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Jonathan P
73 abonnés
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2,5
Publiée le 16 octobre 2019
Le grand Ken Loach est de retour, trois ans après sa seconde palme d'or pour "Moi Daniel Blake" . Avec "Sorry we missed you" on retrouve son fidèle compagnon de route au scénario Paul Laverty. Dans son précédent film Daniel Blake interprété par Dave Johns, recevait d'un livreur un colis contenant une paire de basket destiner à son voisin. L'ubérisation de notre société était déjà en marche, de là à parler du cinématic univers Loachien, pourquoi pas. Comme, plus tard durant le film "Sorry We Missed You" Ricky Turner, l'acteur principal et livreur à son compte. Se prend la tête avec un supporter de Manchester City( Loach, fan de Manchester United), ce qui n'est pas s'en rappeler "Looking for Eric" sortie en 2009. Tout est rude où la moindre concession reste un véritable crève coeur. Comme toujours le casting est parfait chez Ken Loach, cependant son nouveau film déçoit en grande partie dans ces vingt dernières minutes. Cette famille s'en prend plein la gueule, casse la tienne Paul Laverty finit le travail et achève son scénario de la pire des manières possibles, enfonçant un peu plus la famille dans un misérabilisme gênant. Boulevardducinema.com
Comme toujours , Ken Loach nous offre une pépite d'émotion et une reflexion sur un sujet social qui touche tout le monde. Le travail n,est plus facteur de stabilité sociale. L'esclavage moderne disloque les familles. Un grand film, un grand réalisateur.
La dernière réalisation de Ken Loach nous propose un film très éprouvant spoiler: avec une bonne progression dans la crise. La mise en scène est sobre, le montage efficace et les acteurs non professionnels se révèlent néanmoins extrêmement efficaces. Le scénario dénonce la misère sociale et une forme d'exploitation de travailleurs en Angleterre. Il est signé Paul Laverty, le fidèle à Ken Loach puisqu'il avait également participé à ses trois précédents films avec les très bons "Moi, Daniel Blake", "Jimmy's Hal" et "La Part des Anges". Il nous conte un drame social se déroulant dans une famille "à problèmes". L'ambiance pesante, naviguant entre sensibilité et violence, nous propose des scènes difficiles et émouvantes.
Ricky vit avec sa femme Abby et leurs 2 enfants dans un sordide pavillon de Newcastle. Ils sont endettés et ont du mal à joindre les deux bouts. Ricky décide d’acheter à crédit une camionnette et de travailler « à son compte » pour une entreprise qui livre des colis. Pour financer l’acquisition de la camionnette, Abby accepte de vendre la voiture qu’elle utilise pour faire son travail mal payé d’infirmière au domicile de personnes âgées isolées et désargentées. A l’ère d’Amazon et de la vente en ligne, on découvre les conditions précaires et de stress dans lesquelles vivent les chauffeurs livreurs : des journées hyper denses durant lesquelles les chauffeurs spoiler: ne peuvent pas s’arrêter pour uriner, des pénalités exorbitantes à payer en cas d’absence ou de retard même légitimes, des agressions verbales/physiques ...
Cette misère sociale s’inscrit dans un contexte familial conflictuel, avec un adolescent qui sèche l’école,spoiler: passe son temps à faire des graffitis sur les murs, est hypnotisé par son téléphone et manque de se battre avec son père.
Dans ce film réaliste et pessimiste, caractéristique de l’œuvre de Ken Loach, le spectateur n’a aucun répit spoiler: et se demande sans cesse quand la situation arrêtera d’empirer.
“Sorry, we missed you”, c’est le titre du film et c’est le texte qui est écrit sur les « avis de passage » déposés par Ricky dans les boîtes aux lettres des clients absents. « Sorry, we missed you », c’est aussi les mots que Ricky et Abby pourraient écrire à leurs enfants auxquels ils n’ont pas l’énergie de vraiment s’intéresser, à leur couple qui passe après tout le reste et à leurs rêves qui ont cessé d’exister. « Sorry, we missed you », c’est un film qui ne laisse pas indemne et qui fait ouvrir les yeux sur l’envers du décor de la société de consommation actuelle.
Le genre d’œuvre avec l'étiquette "pourquoi pas?" intéressant les amateurs de mélos modernes. On ne sort pas de la salle avec la banane c'est certain. Et si la narration de cette pathétique situation ne laisse pas à désirer, le genre de mode de fin en ellipse à tout va, vient en tout cas. renforcer la sensation de déprime XXL du film. Même pas une p'tite ouverture vers un soupçon d''espoir....
Je suis totalement en phase avec le fond avec le film. Malheureusement je ne juge pas un film sur ce qu'il dit ou les idées qu'il défend. C'est la manière, la forme, dont on me transmet l'histoire qui m'interesse. Et la le problème c'est que cinématographiquement le film est pas bon loin de la. Si le début fait vaguement illusion et renseigne efficacement sur les arcanes de l'uberisation, la suite s'avere assez pénible a voir. En fait rien ne fonctionne, tout semble forcé, cliché, afin de dresser un portrait le plus noir possible quitte a sacrifier la crédibilité de l'ensemble. Et ce n est pas la mise en scène démissionnaire ni le jeu d'acteurs, approximative pour être gentil, qui sauvent la mise. Je pense que Loach devrait se tourner vers le documentaire, ses sujets et sa colère semble sincère et juste mais son oeuvre de fiction n'est juste pas à la hauteur de son propos.
Un très grand Ken Loach. Quel coup de poing dans l'estomac ! Loach ne cherche pas à démontrer, il montre tout simplement. La misère sociale bien sûr, mais aussi et surtout le courage et la dignité de cette famille. Un petit regret, cette invraisemblance quant à la disparition des clés... N'en reste pas moins que l'humanisme de Ken Loach est sans égal.
Déçue ou consternée par le dernier film de Ken Loach? Aucune promesse d'avenir, aucune étincelle d'humanité qui est cependant la marque de fabrique de ce brillant réalisateur . Cheminer vers une salle de cinéma par une soirée froide et pluvieuse pour encaisser autant de désillusions et de tristesse, sentiments partagés avec les rares spectateurs en salle, eux aussi accablés et consternés. Un cinéma qui tue le cinéma, un réalisateur au bout du rouleau de la dénonciation des effets de l'ultralibéralisme, au bout du rouleau en terme de créativité. Ce no future raisonne comme le dépit d'une génération qui se meurt . Quel avenir pour le cinéma ? en filigrane de cette soirée plombée, c'est la question qui m'est venue. Rêver ouvre le champ des possibles, Le dernier film de Ken Loach ne fait pas rêver, il ne bouscule pas, il enterre.
Excellent film par ce qu'il dénonce mais quelle tension et quelle vie, heureusement il y a beaucoup d'amour, c'est insupportable cette vie moderne ....
Évidemment le scénario de Paul Laverty est très bien construit, alternant tristesse et spoiler: faux espoir. Évidemment, les acteurs sont criants de vérité et ont, chacun, un point d'orgue à un moment donné du film, avec un monologue absolument génial -- celui du "méchant" et celui d'Abbie au téléphone étant les deux que j'ai préférés -- pour moi c'est un peu la marque de fabrique de Ken Loach.
Cependant spoiler: je vais aussi au cinéma pour rêver. Je sais que Ken Loach et Paul Laverty dépeignent la réalité sociale telle qu'elle est, sans fioritures, mais bon sang on aimerait bien un petit bout de happy end comme dans les films les plus anciens, de temps en temps !
Un Ken loach toujours aussi bien dans sa dénonciation sur la précarité des plus faibles (qui quoiqu’en pensent certaines personnes ont de la dignité et ne sont pas embourbés dans la paresse) et le modèle néolibéral version 2.0 destructeur. Le jeu des acteurs est simple et on se prend d’affection pour chacun des personnages. Film à voir pour son sujet d’actualité. spoiler: J’ai bien aimé la scène avec la vieille dame qui raconte son passé du temps des syndicalistes comme en miroir en creux de l’individualisme contemporain et qui démontre que sur le marché du travail néolibéral , la compétition dans la demande de travail et l’acceptation de conditions dégradées est asymétrique face à une offre qui se joue de ce manque de solidarité . Très moderne dans son propos
Ken Loach fait du Ken Loach... Bien qu'un cran en-dessous de son précédent et excellent opus ce "Sorry we missed you" est bien dans la veine du réalisateur britannique. Cette fois-ci KL dénonce un mal dans l'air du temps : l'ubérisation du travail et par extension l'ubérisation de notre société. On fait miroité à Ricky un travail de livreur soit-disant bien payé et où il sera son propre chef via un statut d'auto-entrepreneur. Mais jour après jour il découvre la réalité de ce système hypocrite: frais cachés (il faut fournir soi-même le véhicule), horaires de dingue, absence de droit du travail (pas de congés payés, pas de congés maladies)... Le film égratigne aussi le fameux contrat zéro heure qui se développe outre-manche par le biais de Abby, la femme de Ricky, aide médicale à domicile et dont les horaires de travail sont tout aussi indécents. Finalement leur situation financière ne fait qu'empirer, et leur vie de famille devient inexistante alors que leur fils est en pleine crise d'adolescence. Bref l'angle d'attque de KL sur ce sujet fait mouche, comme à son habitude.
magnifique , du bon Ken loach , comme d'habitude. Le monde du travail , impitoyable , de l'esclave moderne , une famille anglaise se retrouve dans la spirale du surendettement et obliger de travailler dans des conditions indignes ...
Magistral et bouleversant, Ken Loach livre un nouvel opus social tout en finesse et en simplicité... Un film majuscule qui nous interpelle sur nos modes de consommation et notre relation au travail. Un vrai bijou