Sorry We Missed You
Note moyenne
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278 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 25 octobre 2019
j aime ken loach, mais la c est vraiment toujours la meme chose, depuis quelques annees avec l humour en moins,
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 octobre 2019
« Sorry we missed you » by Ken Loach. Immersion dans une famille au bord de la misère qui accumule les soucis: dettes et autres problemes d’éducation. Le sujet est d’autant plus dramatique que malgré les efforts consentis par les parents, la famille s’enfonce progressivement dans la guigne comme dans des sables mouvants. Jusqu’à ce que plus rien n’aille plus. Dans ce Newcastle désespérant et trébuchant, au pays de la livre stérile, le désespoir -comme un fog - stationne et plombe l’horizon. Tandis que le maillot des Magpies est strié de bandes noires et blanches, ici tout est gris sombre et définitif. Le film pousse à l’anxiété et aux rongements d’ongles. On se dit que la Grande Bretagne a dévissé pour de bon. L’individualisme a vaincu. L’individu est vaincu. Un marasme, un bourbier, une grande déprime inquiétante car crédible. 15/20.
amafu
amafu

10 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2019
Le film se laisse voir avec intérêt, les acteurs sont bons, mais Ken Loach comme à son habitude force un peu trop le trait, et donne un peu trop dans le misérabilisme, le personnage principal accumule les galères d'une façon qui semble parfois artificielle. Néanmoins c'est un bon film.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 novembre 2019
Le thème de départ aurait pu être très intéressant. C'est raté , entre misérabilisme à outrance, incohérences et un scénario plus que poussif.
AS69
AS69

8 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2019
Comme tous les films de Ken Loach c'est criant de vérité et le jeu des acteurs est magnifique et sensible. Le parcours de travailleurs pauvres qui essaient de faire de leur mieux mais sont pris dans une spirale infernale et qui peut broyer même les meilleurs.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2020
Pour son nouveau film, Ken Loach dresse le portrait d'une famille sur le point d'exploser. Ricky et Abbie travaillent d'arrache-pied pour s'en sortir et donner une vie meilleure à leurs enfants qui sont directement impactés par ce mode de vie contraignant qui ne leur laisse quasiment aucun temps libre. Le réalisateur, qui travaille une fois de plus avec le scénariste Paul Laverty, ne surprend pas avec cette chronique familiale sur fond de contexte social difficile, mais comme très souvent, il nous propose un film réussi qui est parfois éprouvant à regarder. Dans ce style engagé, Ken Loach est décidément très bon. "Sorry We Missed You" est moins mélodramatique que "I, Daniel Blake" que j'ai quand même préféré, mais il est tout aussi réaliste et touchant. De base, les personnages ne sont pas plus attachants que ça et pourtant on finit par s'attacher à eux. Le plus marquant dans ce film, c'est le fatalisme qui en ressort. La situation est telle qu'elle est et on a pas l'impression qu'elle peut évoluer. C'est malheureusement la vie de nombreuses personnes. Un quotidien difficile avec des journées pleines dans le seul but de survivre. En regardant le film, on n’a même pas envie d'en vouloir à ce style de métier avec ces employeurs qui exploitent au maximum, car ils savent qu'il y aura toujours quelqu'un derrière pour prendre la place, mais plus un système tout entier qui ne fonctionne pas. D'ailleurs, je ne trouve pas que Ken Loach charge tant que ça l'employeur même s'il critique l'uberisation du travail. Il met surtout l'accent sur cette famille qui part en éclat et selon moi tout n'est pas dû aux métiers des parents. Bref, encore une réussite pour Ken Loach, un bon film tristement réaliste avec des acteurs vraiment convaincants.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2020
Avec ce nouvel opus, le plus social des cinéastes anglais nous offre un film presque jumeau à son précédent, « Moi, Daniel Blake », qui avait reçu la Palme d’or il y a trois ans. On pourrait dire même complémentaire si on voit le verre à moitié plein mais inutile si l’on voit le verre à moitié vide. En effet, avec « Désolé de vous avoir manqué », il présente à nouveau la vie de personnes désœuvrées et broyées par le capitalisme économique sauvage dans lequel sont noyées nos sociétés contemporaines. Fidèle à son œuvre et ses convictions, on ne peut s’empêcher de ressentir une forme de redondance ici, comme si Loach avait fait le tour de la question et qu’il en était réduit à radoter son propos. Il traite ici néanmoins cette misère sociale par le prisme de l’uberisation galopante du travail. Le premier tiers, comme une espèce de documentaire sur le sujet, nous montre cela de manière scolaire et pas forcément très captivante, au point de procurer un ennui poli. On est dans une cuvée mineure du réalisateur octogénaire anglais, c’est sûr, mais pas inintéressante pour autant.



En effet, plus le film avance, plus le savoir-faire du cinéaste permet de rendre « Désolé de vous avoir manqué » plus probant et nécessaire. On pourra regretter que le script qu’il a écrit avec son complice de toujours, Paul Laverty, pêche par excès de misérabilisme. Noir c’est noir et rien ne sera épargné à cette famille qui tente de survivre. On est dans un engrenage du malheur et un dolorisme appuyé destiné à corroborer voire marteler le message et ça peut ne pas plaire. C’est parfois comme si Loach n’avait pas confiance en son histoire et qu’il fallait enfoncer le clou de son propos de manière encore plus extrême. D’ailleurs, il clôt son film de manière ultra pessimiste sans aucun espoir de lumière et de façon excessivement abrupte. Il n’empêche, il y a assez de moments édifiants dans ce long-métrage comme de séquences qui retournent le cœur, non sans un certain pathos, pour être relativement conquis. Et cette rage inébranlable pour défendre les injustices sociales et des idéaux considérés comme justes fait que l’on ne peut taxer « Désolé de vous avoir manqué » de ne pas être fidèle à sa proposition artistique et sociétale.



On est donc dans du Ken Loach pur jus, qui ne surprend pas, mais qui touche à son but : éveiller les consciences face au capitalisme sauvage, à la nouvelle aliénation de l’homme par le travail. Son film a beau être programmatique, il n’en demeure pas moins profondément humaniste et juste, que ce soit dans la description de ces nouvelles formes de travail que celle d’une famille de petites gens aux abois par faute d’argent. Les problèmes d’adolescence du fils de la famille alourdissent encore ce qui peut apparaître comme du chantage à l’émotion mais le talent du cinéaste pour croquer ce portrait de famille et créer des moments tragiques si déchirants est intact. Et quelle direction d’acteurs! Encore une fois bardé de comédiens presque tous non professionnels, il leur fait ressortir le meilleur d’eux-mêmes. On se souviendra longtemps de ces disputes familiales intenses comme de ces courts moments de bonheur simple et de leur incroyable justesse de ton. A l’opposé de ce spectre, une séquence qui fait froid dans le dos voit le patron de la société de livraison où est employé le patriarche expliquer de manière totalement déshumanisée comment l’absence d’affects fait marcher son affaire. On sort de là en larmes, déprimés par la façon dont tourne le monde mais sensiblement plus éclairés et empathiques. Même presque avoir la sensation d’avoir finalement aimé et adhéré.



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Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2019
Comment, à partir d'un script qui paraît quasiment téléguidé, Ken Loach et son scénariste fétiche, Paul Laverty, parviennent-ils à nous émouvoir à ce point ?

D'abord, parce que le scénario est assez fin : les coups durs attendus n'arrivent pas forcément aux moments prévisibles, ni pour les raisons prévues. Ensuite parce que la mise en scène est au cordeau : près des acteurs (tous parfaits, quel casting exceptionnel !), déliée et en même temps très ramassée.

Si le film se résumait à une charge contre l'ubérisation de notre société, il serait intéressant. En peignant avec un ton d'une justesse impitoyable la façon dont ce fait de société bouleverse une cellule familiale donnée, Sorry we missed you devient plus qu'un pamphlet : le tableau poignant et très féministe de la charge mentale qui repose sur les femmes.

La dignité extraordinaire qui pare le film, et lui confère sa grandeur d'âme, n'exclut pas de savoureux clins d'oeil, dont l'exemple le plus parfait est sans nul doute la discussion entre supporters de foot.

Un petit chef d'oeuvre, comme le duo Loach / Laverty nous en donne parfois.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2019
14ème sélection à Cannes pour Ken Loach qui, avec son vieil acolyte Paul Laverty au scénario, n’a rien perdu de sa verve et de son antilibéralisme chevillé au corps malgré ses 82 ans. Après avoir condamné le sort fait aux chômeurs par le service de l’emploi britannique, il s’attaque à la déshumanisation du travail. Sa cible : l’ubérisation du travail. Les victimes : tous ceux qui voient sous couvert de devenir leurs propres patrons ne plus : toucher de salaire mais des honoraires ; avoir une réelle protection sociale ; être protégés par le code du travail comme les salariés ; voir s’arrêter leur journée de travail au bout de 8 heures de labeur ; toucher le smic pour 8h de travail par jour mais pour 14h ; voir son outil de travail fourni par son employeur mais devoir s’endetter pour pouvoir travailler ;… Et j’en passe sur tout ce qu’a d’écœurant un marché du travail dans le lequel seule les demandeurs s’ajustent à l’offre d’activité pour pouvoir survivre. En prenant comme témoin de cette déshumanisation du travail une famille de classe moyenne, Loach démontre au combien sur cette famille, c’est plus largement une déshumanisation de la société dont ils sont victimes ; donc bien au-delà uniquement du travail. Lui livreur à son compte ou plutôt forçat des temps modernes (Chaplin ne l’aurait pas renié mis à part que Loach n’est jamais drôle ici) et elle est assistante de vie. Qui verra ce film comprendra aussi pourquoi les emplois d’assistante de vie ont du mal à trouver preneur !!! Révoltant en diable et sacrément utile que l’on finit par ne plus voir le côté didactique et procès à charge sans nuance du film. Les personnages vont vivre un chemin de croix oppressant pour le spectateur, rien ne leur est épargné, aucune alternative ou issue n’est possible ; même le chien dans la rue n’a que trois pattes. Le misérabilisme n’est pas loin, « Moi Daniel Blake » était plus mesuré avec des moments de légèreté tout en étant aussi efficace. Ici la charge est puissante mais peut être nécessaire ; et à Ken Loach on pardonne tout….
tout-un-cinema.blogspot.com
LE PASSIONNÉ
LE PASSIONNÉ

30 abonnés 242 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 mai 2022
alors au début je pensais mettre mauvais mais j'ai mis très mauvais car il y a aucun dénouement final. c'est une famille qui à tellement d'ennuis à répétition de plus en plus que ça devient risible c'est pas possible . c'est la poisse la pire des poisse . en gros la moralité de ce film est tout simplement que quand on est en bas de l'échelle dans la misère on y reste et une puissance je ne sais pas de où elle peut venir vous enfonce en plus la tête bien profond dans la merde et impossible d'en sortir franchement c'est abusé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 novembre 2019
Un film effroyable de réalisme. Le scénario est glacial. Les acteurs ont parfaitement intégrés leurs rôles et ont su transmettre le message du réalisateur. On ne ressort pas indemne de l'expérience cinématographique, il faut s'accrocher.
Choupi C.
Choupi C.

27 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 avril 2021
Film extrêmement réaliste et juste... mais malheureusement effectivement c'est pas ce que l'on recherche lorsque qu'on décide de regarder un film..
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2020
Sorry We missed you, c’est ce mot que l’on placarde sur la porte d’entrée ou que l’on dépose dans la boîte aux lettres, destiné à avertir le consommateur absent que son produit est reparti en stockage. Et ce n’est pas un hasard si c’est la fille de Ricky Turner qui remplit le formulaire, indiquant au passage les dégâts qu’ont causés les attaques d’un chien sur le pantalon de son père. Car Ken Loach met en scène une ubérisation de la société à deux vitesses mais aux mêmes retombées : manquer ses enfants, sacrifier sa famille. Deux vitesses : Abbie est aide à domicile, elle doit veiller sur les personnes en situation de dépendance tout en faisant en sorte que celles-ci, malgré leurs difficultés, se sentent utiles. Abbie est un corps omniprésent qui réconforte et donne de l’espoir. Ricky, quant à lui, est livreur à domicile : il doit être rapide mais rester invisible, un corps qui arrive à l’heure, ne se plaint pas, ne fait pas de vagues. Deux vitesses pour une seule ubérisation, celle qui, en donnant au particulier l’illusion d’une liberté de mouvement, réquisitionne son véhicule et gangrène son temps de vie, telle une épidémie que transporterait dans ses cellules le travailleur avant de contaminer les siens. Ainsi, la famille est une unité menacée de fragmentation : couchée à côté de son époux, Abbie parle d’enlisement, dit que « plus on travaille plus on fait d’heures et plus on s’enlise ». Ken Loach n’a pas son pareil pour construire un engrenage, pour faire de l’enlisement non pas un simple thème mais le fondement tragique de sa structure dramatique. Les livraisons se font toujours plus douloureuses, de même que les soins à la personne. Face à l’absence des parents, les enfants remplissent le vide : Sebastian tombe dans la délinquance et vole dans les magasins la peinture nécessaire aux expressions plastiques d’une identité en perpétuelle redéfinition qui s’axe autour d’un rejet de la figure paternelle. Sorry We missed you compose donc un drame social à la critique acerbe qui révèle sans artifices les mécanismes d’une servitude volontaire acceptée au nom de l’argent, maître-mot et finalité de toute chose. Il n’oublie cependant pas de brosser le portrait de personnages forts, brillamment interprétés, qui sont enfermés dans une solitude dont ils ne réussissent à se délivrer que dans la douleur. La dépendance ainsi que la détresse affective qui en résulte se voient déclinées sur trois générations – les jeunes, les adultes, les vieux – pour mieux saisir un malaise universel, reflet désespéré de notre société contemporaine tout aussi désespérée. Une œuvre captivante et toujours à fleur de peau qui mêle les tons pour saisir l’humain dans sa justesse fondamentale, créer une urgence cinématographique, un cri de détresse qui dit que là, maintenant, on agonise.
Théo Pouillet
Théo Pouillet

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2019
Vraiment un très beau drame social et familial tout à fait contemporain. Une chute dans un gouffre sans fin qui me conviant totalement. Petit bémol sur le fait qu'il n'y a jamais de répit pour les personnages dans leurs descentes.
Manset
Manset

6 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2019
Ken Loach dans son dernier opus décrit le parcours christique de Ricky digne représentant de la classe laborieuse britannique d avant le brexit.
Malmené par son supérieur hiérarchique une brute épaisse qui n a d yeux que pour les indices de performance et d efficacité, Ricky se démène pour faire vivre sa famille en enfilant les heures supplémentaires non payées. Dans cette Angleterre du travailler plus pour gagner moins, dans ce Newcastle grisâtre ou pas un instant le soleil n apparaît, Ricky dans un long chemin de croix se débat avec un chef harceleur moral, une famille qui part en sucette.
Dans cette description de la classe moyenne inférieure victime du libéralisme, Ricky se révèle être la victime expiatoire d un système déshumanisé où seul compte l indice de performance.
La dernière image nous montre ce gilet jaune britannique le visage tumefie tel Jésus montant au mont des oliviers conduisant son van d'une main energique dans une rue de Newcastle pour aller à son travail.
Avec ce film très réaliste Ken Loach ponctue une carrière de réalisateur engagé commence il y a soixante ans.
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