Un film lumineux, à la fois beau et intelligent, romantique et politique. Je n'avais pas été aussi touchée à la fin d'une projection au cinéma depuis longtemps... Courez le voir!
Un pari risqué que ce film en costumes minimaliste (un lieu unique, quatre personnages, des décors presque nus) avec Adèle Haenel en jeune fille fraîchement sortie du couvent. Le résultat fonctionne bien, grâce à une très belle photographie, quelques plans magnifiques, des dialogues très bien écrits et surtout une Haenel surprenante de nuance. Il y a quand même quelques longueurs (ça ne mérite clairement pas deux heures), quelque chose de statique dans la réalisation et un peu de lourdeur dans la façon de souligner la symbolique du regard par des références appuyées et peu originales au mythe d'Orphée. Heureusement, les moments de drôlerie sauvent le film de sa propre froideur et on ressort avec quelques belles scènes en tête, comme ce magnifique chant nocturne et féminin autour d'un feu.
Désolé mais ce film m'a profondément ennuyé Je pense qu'il doit être de bon ton d'apprécier ce genre de film sous peine d'être accusé d'h ... eh bien tant pis j'en prends le risque : film à éviter sous peine d'ennui mortel - 2 heures de vide sidéral !
J'adore les films qui se passent à une époque révolue, j'adore les films qui sont lents et contemplatifs et j'adore les films qui parlent d'une histoire d'amour. Ce film réunit les trois. Sincèrement, comment ne pas être conquis, charmé par cette histoire remarquable ?
C'est certe très beau à l'écran mais d'une vulgarité et d'un malsain, pas étonnant de la part de Céline Sciamma. Mais bon comme c'est très féministe et que Adèle Hanel et Noémie Merlant s'en donne à cœur joie dans ce torchon, on crie au chef d'oeuvre. Eh, bien je suis bien content que ce film ai été boycotter aux Césars car c'est une horreur.
Film respectant énormement la période historique jusque dans les details. Jolie histoire d'amour très vrai. Ca fait du bien de vouloir les relations entre les femmes enfin bien representées
Film ennuyeux , long , mou , lourdement militant . Et le pire : Adèle Haenel qui est effectivement une jeune fille en feu depuis ses débuts est ici terne , éteinte...Un tour de force !
Tout est esthétique dans le film de Céline Sciamma. Les décors, extérieurs -des côtes bretonnes rocheuses d'une saisissante beauté- comme intérieurs, superbement éclairés pour créer une ambiance à la Le Nain. Il y a une remarquable recherche dans l'évocation de l'époque; les bougeoirs; les feux dans l'âtre; les lents déshabillages, jupons, corset.... Tout est juste dans la naissance de cet amour improbable entre Marianne, peintre parisienne, mondaine peut on dire et Héloïse, sauvageonne ilienne tirée du couvent pour faire le mariage qui permettra enfin à sa comtesse de mère (Valeria Golino) de fuir son enfermement. Marianne doit faire le portrait à envoyer au futur pour achever de le décider; Héloïse refuse d'être peinte parce qu'elle refuse le mariage. Ce sentiment qui les pousse l'une vers l'autre, elles mettront un certain temps à lui donner un nom, parce que ni leur époque, ni leur milieu, ni leur environnement ne le leur permettent! Ce sont par des regards, par des sourires au fur et à mesure qu'une certaine complicité se crée, mais jamais par des gestes, qu'elles vont s'apprivoiser -apprivoiser le sentiment impossible, innommable qui monte en elles... La brune Noémie Merlet et la blonde Adèle Haenel sont magnifiques. Il y a aussi une réflexion intéressante sur l'acte créatif. Les différentes étapes du travail de Marianne pour aboutir à ce portrait qui doit être réaliste, mais flatteur, des plis du satin de la robe jusqu'au teint de la jeune fille, tout en respectant les régles du portrait mondain de l'époque. Dommage donc que Sciamma n'ait pas, par contre, soigné le contexte de cette belle histoire d'amour car là rien ne se tient, à commencer par l'existence de ce château perdu au milieu de la mer, assez loin des côtes, et entretenu par une seule petite bonne, Sophie (Luana Bajrami). Laquelle de plus est enceinte (le saint Esprit? vu qu'il n'y a pas un homme à l'horizon) et amenée à avorter; les manoeuvres abortives et le passage chez la faiseuse d'ange sont aussi traités de façon intéressante -sur le lit où la femme charcute la pauvre Sophie, il y a un bébé, crasseux mais rondouillard et heureux de vivre... - mais cassent l'atmosphère du film. Et puis, au delà de la solidarité féminine, le véritable "copinage" entre les trois jeunes femmes laissées seules au château est, pour l'époque, invraisemblable. Enfin, il y a une scène ridicule de fête sur la plage autour du feu où les villageoises (rien que des femmes là encore) chantent dans une espèce de transe... Comme si la réalisatrice avait voulu en faire trop....
Quel pensum ! Un étalage d'états d"ame féministo-saphique d'un ennui profond. Pourtant l'idée de base est plutôt bonne, les actrices jouent très bien et la photo assez belle. Malheureusement, plutôt que mettre l'accent sur la création artistique et le processus créatif, sujet qui n'est qu'effloré, on se perd dans des relations totalement ennuyeuses. Non, montrer un pinceau parcourir une toile pendant 5 minutes pour faire genre ce n'est pas intéressant.
Un film plutôt ennuyeux avec beaucoup de longueurs et peu de surprises. L'image a un aspect est très numérique, en particulier de jour en extérieur, ce qui m'a empêché de me projeter dans le passé. En intérieur certains plans sont plus réussis mais, à force de vouloir imprimer à toute force une esthétique picturale, ça a finit par me lasser profondément. Pour ne rien arranger, je n'ai pas compris les éloges pour Adèle Haenel : elle plombe le film par son jeu qui me semble totalement faux. Au final un beau gachit de scénario et une perte de temps.
Si vous voulez quand voir ce film, évitez de regarder la bande annonce qui dévoile 80% du film.
Il y avait tout pour faire un grand film autour de ce huis clos féminin sur une île quasiment inaccessible où les passions vont se consumer au fil d’un récit romanesque et sulfureux. Deux femmes à priori sans cause, ni commune mesure entre elles, vont s’aimer. La passion entretenue par un double secret ( la demoiselle qui ignore qui est sa dame de compagnie, va devoir cacher leur liaison ) demeure très conventionnelle au regard d’une mise en scène appuyée, voire parfois lourdingue. Seuls quelques face à face , théâtralisés parfois, illuminent le discours de la réalisatrice assez maladroite quand elle se penche sur le chevalet de son sujet. Pour le romanesque j’ai souvent pensé à Jane Campion. Pour la technique et le savoir-faire pictural, Pialat et son « Van Gogh »… Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Un véritable petit bijou artistique, dans tous les sens du terme... Eblouissant, paroxystique, une quintessence qui vient saisir l'instant, et toutes ces petites perles de seconde... Lorsque le désir de capturer son sujet en peinture vient se superposer au désir subtil et abyssal... Les deux actrices principales crèvent l'écran. Adèle Haenel transperce et foudroie. Pas étonnant que la jeune femme à son chevet succombe elle aussi...
Voici une œuvre particulière qui ne peut rencontrer qu'un public cinéphile et exigeant. Un film où chaque plan ressemble à un tableau, ou la lumière magnifie les visages et les corps. Beaucoup de pudeur dans le traitement de cette histoire d'amour, de la lenteur aussi, mais Quelle beauté ! Une mise en scène remarquable et une musique économe qui lorsqu' elle se déploie nous fait vibrer à l'unisson de ses 2 interprètes