18324 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 066 critiques spectateurs
5
463 critiques
4
424 critiques
3
113 critiques
2
39 critiques
1
16 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Claudine G
229 abonnés
518 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 23 octobre 2019
je suis sûre que beaucoup de spectateurs ne seront pas de mon avis, mais j'avoue que ce film, bien que très bien interprété, a quelques longueurs et surtout ne m'a pas accrochée. Certes le thème est de nature à émouvoir, mais surtout on se demande comment peut-on faire pour que le ministère de la santé donne plus de moyens afin d'éviter que des enfants hospitalisés soient toute la journée enchaînés à leur lit, de peur qu'ils ne se fracassent la tête ou se mutilent. Ces deux associations (Bruno et Malik) qui travaillent ensemble, de plus en embauchant des jeunes défavorisés afin qu'ils puissent apporter de l'aide à plus malheureux qu'eux, est une excellente idée, mais faute de moyens, ne peuvent réaliser ce qu'elles souhaiteraient réellement faire. On ressort totalement impuissant, sachant que pour ces enfants autistes demain sera toujours demain...
En termes de racolage et de propagande vivre-ensembliste, les deux liés au rose bonbon, ce "Hors normes" passe en effet toutes les limites ! Comment ce pauvre brouet a-t-il pu "faire" Cannes (hors compét'), et être "nominé" dans plusieurs catégories aux Césars ? Voilà qui donne la mesure du degré de nullité où est tombé le cinéma français..... On pourrait, côté casting, sauver Hélène Vincent (la mère d'un des protégés de "Bruno"), Vincent Cassel (le Bon Samaritain, juif pratiquant qui fait bon ménage avec les Musulmans de cités...) et Catherine Mouchet (médecin aliéniste).... Mais cela ne peut suffire à mettre un simple point, de consolation.... Le duo Toledano/Nakache persiste dans le mélo tous azimuts - là, en surfant de façon roublarde à nouveau sur le handicap - après "Intouchables", mental (x - fausses - nuances d'autisme pédiatrique) - ni un honnête documentaire, ni une fiction propre.... à fuir !
AVANT PREMIÈRE (exceptionnelle) - « Les chevaliers blancs » Comme En Liberté !, découvrir un film « à l'aveugle » sans aucune connaissance du script, ni de visionnage de bande annonce fait souvent du bien ! De plus, on fait entièrement confiance au travail commun des réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano mais aussi des acteurs présents au générique. Nakache et Toledano suivent leur parcours abordant toujours des thèmes sensibles qu'ils savent maîtriser derrière la caméra - les handicapés pour Intouchables, les sans papiers pour Samba - et ici, les autistes pour Hors Normes ! Présenté hors compétition du dernier Festival de Cannes, Hors Normes relate de faits réels sur le monde des enfants et adolescents autistes. Bruno (Cassel) et Malik (Kateb) aident ces êtres complexes dans leur propre association et forment aussi des jeunes de cités voulant avoir le diplôme... L'émotion prend beaucoup le dessus (comparé à son prédécesseur Le Sens de la fête - le grand oublié des Césars l'an dernier) autour de ces éducateurs voulant aider au maximum ces jeunes en difficulté spoiler: - souhaitant faire des activités, les occuper ou tout simplement à rechercher un travail - Hors Normes se rapproche donc plus du style de Samba. En effet, une certaine tension dramatique domine le long-métrage surtout envers une finale spoiler: assez prenante (à la recherche du jeune Valentin). On en apprend davantage sur la vie de ces autistes : comment vivent-ils, que font-ils de leur journée ?... Bien entendu, l'humour a quelquefois sa place dans les moments les plus sérieux et fait souvent mouche à plusieurs répétitions, c'est surtout le cas spoiler: avec le personnage de Joseph hilarant et touchant ne cessant de déclencher le signal d'alarme dans les stations de métro parisien. La force du film provient également de la présence de ces deux talentueux acteurs à savoir Vincent Cassel et Reda Kateb ! Cassel s'avère bouleversant, préoccupé à passer sa vie à aider les autres plutôt que sa personne spoiler: (comme rencontrer une femme), et trouve un rôle mature et juste depuis bien longtemps à l'écran. Son partenaire Kateb est à son tour, étonnant et très doué dans l’exercice. Il nous l'avait bien prouvé dans Hippocrate ! Ce sont des chevaliers blancs ! Alban Ivanov fait de courtes apparitions complètement décalé spoiler: dans la peau d'un restaurateur juif... A noter les magnifiques partitions du groupe de musique Grandbrothers dont celle de Bloodflow est mémorable !! Elle appartient parfaitement à l'identité du film et aux réalisateurs d'Intouchables. En conclusion, Hors Normes est un beau film français à la fois drôle et émouvant dont on en ressort grandi après la séance et transmet, un message très fort envers ces jeunes enfants en difficulté : la vie est un combat de tous les jours, il faut se battre avec de la patience. Très humain.
Film magnifique. Des acteurs au top et une mise à nu des faiblesses de notre société face à la différence en l'occurrence la maladie. Une prise de conscience serait la meilleure récompense pour les réalisateurs et les acteurs. Aussi fort qu'Intouchable. Bravo
J'avais vu la bande-annonce et je pensais avoir tout vu. J'ai lu de très bonnes critiques et franchement je n'ai pas de regret. J'ai été ému comme je ne l'ai pas été depuis longtemps. Il n'y a ni angélisme ni misérabilisme et c'est ce qui m'a plu. Je recommande ce film.
Depuis 20 ans qu’ils les côtoient, Eric Toledano et Olivier Nakache ont voulu évoquer l’immense travail de Stéphane Benhamou et Daoud Taou, respectivement créateurs des associations pour autistes, « Le Silence des Justes » et « Le Relai ». Les deux cinéastes avaient déjà signé un court-métrage On devrait en faire un film qui racontait leur quotidien en 2016 pour Canal +. Il leur a toutefois fallu attendre trois ans pour se sentir prêts à passer au grand écran. Pari réussi. Hors Normes est un film bouleversant. Les deux réalisateurs d’Intouchables nous entraîne dans un monde que l’on ne connaît pas ou très peu si l’on n’y évolue pas. On en ressort...
Venez lire la suite de ma critique sur mon site ScreenReview !
Un film très touchant qui aborde le thème de l autisme de manière subtile et bienveillante. Vincent Fassa et Reda Kateb livrent une performance d acteur parfaite au diapason avec ce film bouleversant. Une pépite.
Ce film très réussi, au contraire de ce qu’ont écrit de rares critiques professionnels qui font profession de n’aimer rien (“Les Inrockuptibles” et “Les Cahiers du cinéma”) et veulent y voir un désir d“’instrumentaliser un handicap comme faire-valoir invisible d’acteurs surpuissants” (sic) et de “distribuer des câlins à tout le monde” (re-sic), atteint au contraire pleinement son but : fustiger les pouvoirs publics, qui se désintéressent des autistes et de ceux qui sacrifient leur existence pour s’occuper d’eux. Tout cela est fort bien dit dans la tirade de Vincent Cassel, peu avant la fin, qui fait remarquer aux officiels que l’argent fait défaut, comme dans tous les ministères chargés de la Santé, et leur fait observer qu’ils feraient mieux de prendre eux-mêmes en charge les quarante jeunes gens déboussolés dont s’occupent lui-même et son copain joué par Réda Kateb. Car enfin, prendre en charge des autistes qui, à tout instant, remettent en question le peu qu’on a réussi à leur inculquer afin de leur éviter de tomber dans le pire, ce n’est pas une sinécure. Et le régime que les dirigeants français sont parvenus à imposer aux Français en se fichant de tout, et de ceux qu’ils ne voient jamais car ils ne veulent pas les voir, ce régime conduit à la faillite humanitaire. Là comme ailleurs, cette catastrophe, nous y allons tout droit...
A suivre le quotidien de ces éducateurs et de jeunes « en difficulté », handicapés de surcroit (atteints d’autisme), on a l’impression de voir défiler un film sur le tonneau des Danaïdes : au fur et à mesure que les damoiselles Danaïdes remplissent des tonneaux, ceux-ci se vident parce que percés. Il n’y a plus qu’à remettre le couvert, encore et encore. Aussi bien dans le cas des tonneaux que de la prise en charge de ces laissés pour compte par manque de moyens, par manque de coups de tampon. C’est désespérant, zéro résultat, no future. Surtout quand l’administration, oh pardon, l’Administration, tatillonne butée bornée aveugle sourde muette et… bègue, s’y met. Et pourtant. Et pourtant. Même si les uns comme les autres aboient, mordent, cognent, partent en claquant la porte, ils reviennent, et remettent eux aussi le couvert. Très belle performance de Vincent, de Reda et de chacun de leurs jeunes compagnons de route (acteurs non professionnels autistes), qui nous livrent une histoire humaine, bouleversante, bourrée d’émotion mais aussi d’humour, dépeignant des personnages motivés, engagés qui, pour atteindre des résultats dans l’accompagnement et l’insertion, vont devoir sortir des clous, procéder hors normes. C’est plein d’espoir envers et contre tout. Et tous.
Magnifique. Je ne sais pas si tel est l'univers de l'autisme, mais c'est un film très poignant. Reda Kateb est toujours aussi excellent. On en sort avec l'énergie de vouloir changer les choses et le regard des gens.
Eric Toledano et Olivier Nakache sont très forts. Pour nous alerter sur le problème jamais réglé de l’accueil des autistes en milieu spécialisé, ils font leur cinéma. Celui qui raconte une histoire , avec des cas particuliers, et des situations quotidiennes ( appelons ça scénario ) autour d’une aventure humaine hors du commun. Le décor ? Un établissement imaginé à bras le corps par un homme qui depuis vingt ans forme des jeunes issus des quartiers difficiles au métier d’éducateur . Leur rôle, encadrer ces fameux autistes dont personne ne veut. Les accompagner dans leurs thérapies, de l’hôpital à la patinoire, du bowling aux séances de récupération physique… Tout ce que nous montrent les deux cinéastes, sans jamais s’apitoyer sur une situation quasiment désespérée. En dehors des clous , Bruno risque la fermeture de son établissement … Sa vaillance et sa détermination trouvent en Vincent Cassel un porte-parole de première urgence. Il est tout bonnement formidable dans ce rôle que relaie tout aussi parfaitement Reda Kateb. Un film tellement utile qu’à la fin on ne peut éluder la question : et maintenant on fait quoi ? Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Un film vrai ! Pas de chichis, pas de fioritures ! Que du vrai, des vrais moments, des vraies aventures ! Des moments certes de joies, mais des moments très difficiles à surmonter, à vivre. Le jeu est très bon, la lumière, la musique, la mise en scène, tout est mis en place pour nous plonger au coeur d'un film impressionnant !
Ils sont forts Nakache et Toledano pour trouver le ton juste, c'est impressionnant. Les acteurs et la direction d'acteurs sont excellents. Le message est magnifique et l'émotion est présente. Une réussite.
Sensible et documenté ce film est une belle surprise. Le sujet est traité avec délicatesse et humour. Les rapports humains décrits entre les éducateurs, les jeunes et les autistes et les histoires des familles et des enfants sont touchants et réalistes. Mais ce film nous interroge aussi sur notre incapacité à intégrer les personnes hors normes, sur notre nécessaire fraternité qui ne s’étend pas à tous.