Dernier film (à priori) du Sonyverse, qui nous aura donné des films au mieux moyens, au pire catastrophiques, et on échappe pas à la règle avec Kraven !
Le film ne commence pourtant pas trop mal avec tout une séquence qui nous présente efficacement le personnage de Kraven et ses différentes capacités physiques. Puis arrive le flashback nous montrant son origin story, et bien qu'il y ait certaines idées qui fonctionnent (notamment la relation avec son frère), c'est à partir de là que le film montrera ses limites ! Et à partir de là, le film devient ultra convenu et prévisible !
Pour citer les quelques qualités du film, on a le charisme d'Aaron Taylor-Johnson qui est plutôt bien casté, la course poursuite où Kraven pourchasse une voiture à pied (seule scène d'action à vraiment sortir du lot, même si à l'exception du climax bien moche, il n'y a rien de particulièrement honteux) et la violence qui pour une fois, se fait ressentir dans un film du Sonyverse (avec notamment un bon travail sur les effets sonores).
Pour ce qui est des problèmes du film, on peut notamment parler de sa structure ultra classique, de sa grande prévisibilité
(même le revirement de Dimitri à la fin n'est pas une surprise)
et de ses animaux numériques souvent bien moches (sérieux, l'ours à la fin est digne d'une PS2).
Et globalement les personnages sont inintéressants : Kraven se limite à être un anti-héros violent mais bien intentionné, Calypso n'est là que pour des raccourcis scénaristiques, le père de Kraven est une espèce de cliché ambulant du père dictateur à qui on tente d'apporter des nuances qui ne fonctionnent pas du tout, Dimitri est totalement fade et insipide et le méchant est juste ridicule avec son petit sac et sa métamorphose finale qui fait plus rire qu'autre chose (même le Rhino d'Amazing Spiderman 2 était plus convainquant).
Et pourtant, Russell Crowe, Fred Hechinger, Ariana DeBose et même Alessandro Nivola sont de bons acteurs, mais aucun ne fait une prestation digne de ce nom, étant au mieux moyen (DeBose), au pire bien naze comme Nivola.
Ce qui m'a réellement fait halluciner, c'est à quel point le surnaturel semble normal dans ce monde qui a tout l'air d'être réaliste !
Personne n'a l'air surpris de la super force de Kraven, personne ne s'interpelle d'un mec qui change d'apparence sur une passerelle bondé de monde, Kraven n'a pas l'air étonné d'affronté un mec super rapide et un mec qui se change en Rhino…
Comment voulez-vous que j'en ai quelque chose à faire si tout le monde s'en fiche dans la diégèse.
Et franchement, j'aurais pu pardonner certains défauts si
Kraven devenait un méchant à la fin (il avait en plus le bon prétexte pour le faire en suivant son frère) mais non, encore une fois, Sony nous raconte un film sur un méchant qui n'est pas un méchant.