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    Alpha - The Right to Kill
    note moyenne
    2,7
    79 notes dont 12 critiques
    répartition des 12 critiques par note
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    12 critiques spectateurs

    Kinopoivre
    Kinopoivre

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    2,5
    Publiée le 19 avril 2019
    Ce « droit de tuer » accordé à la police des Philippines, s’il est moralement discutable, peut néanmoins se comprendre : le trafic de drogue fait des ravages dans ce pays (dont le très contesté président Rodrigo Duarte, qui a déclaré lors de sa campagne « Oubliez les droits de l’homme, si je deviens président, ça va saigner », encouragerait plutôt la méthode forte !).

    Le récit, basé sur des personnages imaginaires mais très vraisemblables, oppose un policier et un trafiquant. Leurs motifs sont évidemment différents, mais tous deux y laisseront la vie, le premier spoiler: étranglant le second avant d’être abattu par la bande des trafiquants
    ... qui ne manquent pas d’ingéniosité, puisqu’ils utilisent même... des pigeons pour livrer leur marchandise !

    Nous voyons peu de films philippins, et le maître de ce cinéma, Lino Brocka, est mort en 1991. Il possédait un énorme talent, et il était près du peuple. Mendoza semble voir prendre sa succession, mais il est inégal, et a signé quelques horreurs, comme l’épouvantable « Kinatay », en 2009.
    Marc L.
    Marc L.

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    3,0
    Publiée le 20 janvier 2021
    Très populaire en Asie et aussi pléthorique que le cinéma nigérian, le cinéma philippin ne bénéficie que d’une exposition minimale en Europe, qu’il s’agisse de ses nanards ou de ses productions récompensées. ‘Alpha’ et sa plongée dans les bas-fonds corrompus de Manille, fait évidemment partie de la seconde catégorie. Son scénario, s’il reste tout à fait classique - un flic ripoux s’allie à un petit dealer pour escamoter le butin de l’assaut contre une planque de trafiquants - se double ici d’une lecture sociale intransigeante : si l’officier de police compte utiliser l’argent pour assurer son statut social et celui de ses enfants, pour le dealer, qui vit à l’arrière d’une déchetterie, il s’agit tout simplement de survie pour lui et la famille dont il a la charge : la relation et le partage sont donc inégalitaires dès le départ. Le film s’attache d’ailleurs surtout aux pas de ce dernier, aux milles et une ficelles qu’il utilise pour survivre et convoyer la dope dans un quartier quadrillé par la police. Le choix d’un tel sujet n’est pas anodin puisque le controversé président Duterte s’est lancé dans une guerre impitoyable contre le crime organisé et le trafic de drogue, qui aurait déjà fait près de 10.000 victimes et ses méthodes expéditives ne sont pas sans rappeler celles des Escadrons de la mort des dictatures latino-américaines. Voilà un autre point commun, avec la nervosité de ses scènes d’action et son image brute proche du documentaire, qui rattache ‘Alpha’ aux célèbres ‘Tropa de elite’ brésiliens, en moins accompli toutefois.
    AMCHI
    AMCHI

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    3,0
    Publiée le 2 juin 2020
    Je m'attendais à un film beaucoup plus cru et violent, Brillante Mendoza a voulu un film à l'approche très réalise ce qui ne me dérange pas par contre Alpha - The Right to Kill frôle souvent l'aspect documentaire ce avec quoi j'ai un peu de mal pour une fiction.
    Cela reste assez classique dans son genre bien que cela se passe à Manille, les problèmes de drogue, d'indics et de flics corrompus sont à peu près les mêmes partout. Pas mauvais or je suis déçu dans le sens ou j'attendais un film plus percutant voire "coup de poing".
    this is my movies
    this is my movies

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    2,5
    Publiée le 1 mai 2019
    Ça commence plutôt pas mal, comme un polar classique en fait, avec l'arrestation programmée d'un dealer. L'opération se passe bien, et on comprend donc que c'est l'après qui va intéresser le cinéaste. B. Mendoza est reconnu pour ses films polémiques, et il signe là une charge évidente contre le pouvoir en place, l’État policier dans son ensemble, et charge la mule au maximum, tout en nous immergeant dans le quotidien des exclus et des opprimés (qui survivent donc en vendant de la dope, à qui, on ne sait pas, et c'est bien pratique pour sauvegarder la morale que le cinéaste veut défendre). Visuellement, on est dans le cinéma d'auteur moderne, avec ses gros plans et ses travellings derrière les persos. C'est aussi un peu trop ennuyeux, pour rester poli, et au bout d'un moment, j'ai décroché, j'en avais vraiment marre. On comprend où le film veut en venir, mais ça reste un peu trop facile et caricatural. C'est aussi assez risible quand les journalistes philippins interpellent le chef de la police en disant que la communauté internationale s'est émue de l'intervention de la police (ce qui n'arrive jamais, on est aux Philippines, pas aux USA). Je comprends où Mendoza voulait en venir (avec ce film, il veut interpeller la communauté internationale), mais ça reste un film redondant, pénible et trop moralisateur. Non merci, et à jamais ! D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 23 avril 2019
    Le film commence et se termine par une parade à la gloire de la police de Manille, avec drapeaux flottant au vent et hymne patriotique. Faut-il y voir un soupçon d'ironie vu que Alpha-The right to kill a parmi ses deux personnages principaux un flic corrompu jusqu'à la moelle ? Contradictions et ambigüités, le cinéma du philippin Brillante Mendoza en est pétri y compris dans sa vision de la violence qui a parfois été complaisante et insoutenable. Ce n'est pas le cas dans Alpha qui exploite de manière intense une histoire polardeuse autour des coups de filet menés par la police pour lutter contre le trafic de drogue. A juste titre, on a souvent reproché à Mendoza de filmer des scénarios opaques et mal agencés. Ce genre d'observation ne saurait être fait à son dernier long-métrage qui, à l'inverse, est presque trop limpide dans son déroulement. Bien entendu, la grande force du cinéaste philippin reste son attention au côté documentaire de la vie (et de la misère) des habitants de Manille. S'y ajoutent dans Alpha, les portraits croisés de deux pères qui, s'ils trichent, le font avant tout pour survivre dans la jungle urbaine et assurer l'avenir de leur famille. Inutile de dire que Mendoza dresse un constat très pessimiste de cet environnement et ne laisse guère de chances à ses protagonistes. Corruption et châtiment, sans échappatoire. Le film se termine par un carton précisant que tout y est fictif à commencer par ses personnages pourris. Moui, ne doit-on pas à voir là aussi une grande part d'ironie ? Hum.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    3,5
    Publiée le 14 avril 2019
    Encore discret en France, Brillante Mendoza est pourtant un habitué des festivals. Dans « Alpha, the right to kill », le réalisateur philippin dénonce la corruption qui règne dans la police du pays. L’action se déroule à Manille. La lutte antidrogue fait rage et il faut faire preuve d’imagination pour pouvoir faire circuler la drogue. Un officier de police et un petit dealer ont passé un accord. Sous leurs apparences à vouloir faire tomber le plus gros trafiquant de la ville, ils en profitent pour en faire des affaires lucratives. Le policier Espino est alors corrompu mais le jeune Elijah s’est surtout engagé pour subvenir aux besoins de sa famille. « Alpha, the right to kill » est un thriller écrit sur des œufs où tout peut exploser à tout moment. La grande force du film repose justement sur cette tension qui ne désemplie jamais. Un film hyperréaliste joué avec vigueur.
    D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    islander29
    islander29

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    4,0
    Publiée le 6 mai 2020
    Même si le soin accordé à la technique, couleurs, cadrages, grain de "pellicule", n'est pas le point fort de Mendoza (à croire qu'il s'en désintéresse) force est d'avouer que le discours politique est très fort (je m'étonne, que le film n'est ^pas été censuré aux Philippines)…..Le film est un thriller fort réussi, qui frôle le documentaire par son réalisme sans concession….Le film dénonce avec un couple d'acteurs principaux (l'indic et l'inspecteur) la corruption de la police...Le film s'intéresse au milieu fort peu fréquentable de la drogue...On est immergé dans Manille ????, les rues sont omniprésentes, les gens, on sentirait presque les odeurs, ça grouille, fourmille, mais pas que….Les réunions de travail de la police valent leur pesant d'or...L'humanité est peu reluisante et le clinquant des parades policières montrent avec force et détermination scénaristique la corruption à l'état brut, dans une ironie parfaite??Je recommande surtout dans ce format de 90 minutes; on ne sent pas passer le temps….
    Yves G.
    Yves G.

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    2,5
    Publiée le 14 mai 2019
    À Manille, de nos jours, la police philippine mène une lutte sans merci contre les trafiquants de drogue. Bon mari, bon père, le lieutenant Espino est à la pointe du combat. Pour l’aider, il peut compter sur Elijah, son indic – un « alpha » dans l’argot policier.

    Avec son titre à la "Rambo" et son pitch simpliste, "Alpha – The Right to Kill" n’a rien pour lui. D’ailleurs, quatre semaines après sa sortie, il a quasiment disparu des écrans. Mais ce serait oublier le talent de son réalisateur.

    Brillante Ma Mendoza est le plus grand cinéaste philippin contemporain – c’est en vérité le seul que je connaisse, n’ayant jamais eu le courage de regarder les films de Lav Diaz dont les plus courts dépassent les deux cents minutes. Sa dernière réalisation "Ma’Rosa", présentée à Cannes en 2016, avait valu à son actrice principale la Palme d’Or de la meilleure interprétation féminine.

    On retrouve dans "Alpha" les mêmes décors que dans "Ma’Rosa" : les bidonvilles de Manille, l’inextricable lacis des ruelles qui les sillonnent filmées caméra à l’épaule dans d’impressionnants plans séquence. Mais le point de vue n’est pas tout à fait le même : si dans ces précédents films, Brillante Mendoza s’était intéressé aux petites gens et à leurs déboires face à un pouvoir autoritaire, il renverse ici la perspective en prenant pour héros un flic corrompu.

    On a beaucoup reproché au réalisateur d’avoir pris parti en faveur du nouveau président philippin, Rodrigo Duterte, partisan de la manière forte pour démanteler les réseaux de trafic de drogue. On a même fait à Alpha le reproche de s’en faire la propagande. Je ne comprends pas ce mauvais procès. Je ne vois aucune complaisance dans la caméra de Mendoza. Au contraire : Alpha est une dénonciation implacable de la corruption qui gangrène, à tous les niveaux, la police philippine. Et la prise d’armes qui le conclut loin de lui rendre hommage stigmatise son cynisme.
    soulman
    soulman

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    3,0
    Publiée le 23 avril 2019
    Un polar qui atteint sa cible, sans temps mort et avec un talent documentaire appréciable. Ce qui gêne, c'est cette glorification de la police philippine, dont on voit à-travers l'un des deux personnage principaux, à quel cynisme et à quelle corruption elle peut faire appel. On aurait aimé un minimum de recul de la part de Mendoza et, sans doute aussi un brin d'humour, à la manière du remarqué "Le Caire Confidentiel".
    mat niro
    mat niro

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    3,0
    Publiée le 6 novembre 2019
    Ce polar philippin est assez bien ficelé. Le cinéaste, Brillante Mendoza, met en relation un flic corrompu et un indic pour le moins magouilleur, le tout sur fond de trafic de drogue. Le film dresse un portrait peu reluisant de la police philippine mais interpelle aussi sur la précarité de la population de ce pays qui ne voit que les stupéfiants comme échappatoire à la pauvreté.
    William Dardeau
    William Dardeau

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    3,0
    Publiée le 18 avril 2019
    Ce polar réaliste philippin est constamment intéressant. Rien de très original certes, un infiltré, un ripou, une descente violente chez les dealers, on a vu cela à maintes reprises. Mais Mendoza filme bien Manille, et décrit sans fards la lutte contre la drogue telle que la pratique le président Duarte, sans s'embarrasser des droits de l'homme. Le film est bien sûr très pessimiste. L'ambiance est tendue du début à la fin. L'indic et le flic sont deux jeunes pères, qui, d'une certaine manière, entendent survivre pour leur progéniture. Pas de manichéisme ici. A voir.
    Ingrid2171
    Ingrid2171

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    3,5
    Publiée le 9 avril 2019
    Prix du jury au festival policier de Beaune. Bon scénario qui nous montre l opposition et le contraste de vie et differences sociale entre les deux personnnages principaux. La réalisation nous plonge en immersion au Philippines. On est vite embarquer dans l histoire. Mérite son prix.
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