Au bout du monde
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velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 novembre 2019
Un film japonais qui se déroule entièrement en Ouzbékistan : le tournage d'un documentaire sur ce pays, tourné par une équipe de télévision japonaise, avec Yoko, une toute jeune femme, comme présentatrice. Une visite qui nous conduit au bord d'un lac où, dit-on, on peut trouver un énorme poisson de 2 mètres de long, à Samarcande, à Tachkent, particulièrement dans le théâtre Navoï, construit en grande partie grâce à la main d'œuvre fournie par les prisonniers de guerre japonais et, pour finir, dans les montagnes de l'est du pays. Osons le dire : ce film sur la rencontre d'une culture différente, sur les problèmes que pose le fait de ne pas parler la langue du pays dans lequel on se trouve, aurait pu être excellent. Il l'est par moment, des moments trop brefs malheureusement. Le reste du temps, le réalisateur se contente de suivre Yoko dans des marchés ouzbèkes ou des ruelles des villes traversées sans faire preuve de beaucoup d'imagination, que ce soit dans la conduite du récit ou dans la mise en scène. On atteint le pire lorsque Yoko se met à chanter "L'hymne à l'amour" en japonais. Précision : elle le fait à 2 reprises !
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2019
Loin de ses bases japonaises, Kiyoshi Kurosawa est capable du pire (L'épouvantable Le secret de la chambre noire) comme du pas mal du tout avec Au bout du monde, tourné en terre ouzbèke. Le film est sans cesse déconcertant, accroché aux basques de son héroïne, la fragile Yoko, aussi exubérante dans sa profession de présentatrice de documentaire TV que farouche et incapable de communiquer avec la population de Samarcande ou de Tachkent. C'est le cas d'ailleurs de toute l'équipe de tournage qui l'accompagne et qui filme à peu près n'importe quoi, du moment que cela peut paraître exotique (un lac où vit un poisson mythique mais invisible, un parc d'attractions, etc). Le sourire narquois de Kurosawa est perceptible dans les mésaventures de Yoko et de ses compatriotes et constitue l'intérêt principal d'un film qui se perd cependant parfois dans des scènes sans grand intérêt. Mais de temps à autre, le cinéaste nous rappelle que le fantastique et le magique ne sont jamais éloignés de ses préoccupations (la scène finale et celle dans la salle de théâtre). Quelques passages sont des moments de pure poésie et émeuvent comme quand Yoko entonne L'hymne à l'amour en version japonaise. L'humeur d'Au bout du monde peut faire penser un bref instant à Lost in Translation mais le film s'en éloigne par des chemins narratifs qui peuvent sembler hasardeux et anecdotiques mais qui lui confèrent un charme inattendu pour peu qu'on se laisse entraîner dans ce voyage entre rêverie et réalité. Quant à savoir si le gros poisson ouzbek existe vraiment ...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 octobre 2019
Mais où donc nous emmène Kiyoshi Kurosawa dans son dernier long métrage, « Au bout du Monde « ? Concernant le lieu, on sait : il s’agit de l’ancienne République soviétique, aujourd’hui indépendante, l’Ouzbékistan. Ce qu’il faut savoir de ce pays, c’est que de 1991 à 2016, il est présidé par un dictateur qui réprime toute contestation, censure la presse indépendante, après avoir noyé dans le sang, les menées islamistes au début des années 2000, et probablement ordonné le massacre d’Andijan en mai 2005 faisant environ 1500 morts, massacrés à l’arme lourde par l’armée. Depuis 2016, un nouveau Président tente de démocratiser le pays, selon des observateurs.

C’est dans ce contexte qu’il est bon d’avoir à l’esprit, que se situe le film de Kurosawa. Une équipe de 5 japonais réalisent un reportage pour une émission de variétés, vantant les beautés touristiques de l’Ouzbékistan, reportage présenté par une jeune animatrice au physique d’adolescente, tout sourire lorsque la caméra tourne, et en proie à de profondes introspections sur son avenir. Le spectateur découvrira ainsi les beautés de Samarcande où les touristes affluaient au temps de l’URSS, de Tachkent la capitale, ainsi que de merveilleux paysages de montagne, sous un ciel d’une pureté absolue. On rencontre aussi la police, sous un côté affable, père de famille, bref des policiers comme on rêve d’en voir partout dans le monde. Quant à la jeune journaliste, elle s’égare la nuit en jupette bien courte, dans des endroits sombres, à priori mal famés, sans qu’elle ne soit importunée par quiconque. L’Ouzbékistan, le meilleur des mondes possibles, aurait pu dire Maître Pangloss. Alors qu’à Tokyo, une usine brûle dans le port, provoquant un désastre écologique vu à la télé ouzbèke. On a même une jolie métaphore : une adorable chèvre toute blanche est remise en liberté par la journaliste, symbolisant la liberté retrouvée du pays.

Alors, on se demande si Kurosawa n’a pas été payé par l’office de tourisme ouzbèk, pour nous vanter ses paysages, ses marchés aux mille couleurs dans les villes, et surtout la gentillesse de la police et des autorités. Afin de relancer le tourisme évidemment, disparu sous la dictature.

Ceci dit, l’actrice principale, Atsuko Maeda, qu’on a déjà vue dirigée par Kurosawa notamment dans « Avant que nous disparaissions », est formidable, en journaliste totalement décalée, d’autant qu’elle nous interprète à deux reprises, la chanson de Piaf, « l’Hymne à l’amour », en japonais s’il vous plaît. Un gros brin d’humour, il en fallait, telle la recherche d’un poisson géant dans un lac (non, on n’est pas en Ecosse), nous permet de tenir sans difficulté les deux heures. Mais Kurosawa est bien loin de son meilleur cinéma.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 26 octobre 2019
Je ressors de la salle de cinéma avec l'impression d'avoir perdu deux heures de ma vie...
C'est l'un des films les plus malaisants que j'ai eu à voir...et le personnage principale est juste détestable. Ce film à mon avis dessert beaucoup l'image des japonais à l'international.
Mais peut être est-ce juste la réalité de leur comportement hors de leurs frontières...dans ce cas merci pour l'honnêteté.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2019
Après le beau “Vers l’autre rive” et l’énigmatique science-fiction “Avant que nous disparaissions”, Kiyoshi Kurosawa revient avec une oeuvre plus initiatique en suivant une journaliste japonaise loin de ses terres natales. En reportage en Ouzbékistan avec son équipe de tournage pour une émission de divertissement, Yoko tente l’expérience d’une autre culture mais les choix éditoriaux de sa direction la font vite déchanter. Alors que les ouzbeks connaissent plutôt bien le Japon, le film s’offre une belle réflexion sur la peur de l’étranger. La protagoniste est à l’aise devant sa caméra, mais dès qu’il s’agit de faire face à la réalité, elle n’ose même pas affronter les regards ou tenter de comprendre les autres. “Au bout du monde” est une comédie subtile qui erre dans l’isolement malgré une soif de découverte.
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much n
much n

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2019
Très bons film, un peu long à démarrer mais les émotions sont tellement forte à la fin.
J'ai particulièrement aimer les moments de chants qui sont de véritable envolée lyrique du personnage féminin et une totale ouverte de sa personnalité qui au final se libère au fur et à mesure du film.
Michèle G
Michèle G

47 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2019
Film en "apparence" presque insaisissable, voire déconcertant. Et pourtant... l'émotion, comme une bombe à retardement. Dépasser l'errance d'un tournage qui entraîne les personnages dans un flux incontrôlé, jusqu'à cette lisière où ce qui est essentiel pour soi devient une évidence. Et le choc des cultures, une subtilité qui relie les humains au fil d'une narration où se tissent, dans des "temps morts", ce temps fondateur où la vie reprend forme et souffle. Force émotionnelle. La traversée de scènes inattendues où les mains se tendent, où les liens se tissent dans l'instant fugace d'une inaltérable profondeur. Apprendre l'autre. Apprendre à choisir et à discerner son chemin... C'est peut-être là que la destinée peut s'accomplir.
islander29

1 036 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2019
J'ai adoré ce film, l'ambiance de voyage est d'un grand réalisme...on s'y croirait en Ouzbékistan, dans les villes, sales et imparfaites, dans les chambres d'hôtel, vétustes et sans commodités, dans les rues, les marchés, où le peuple vit difficilement et modestement…..J'en ai fait l'expérience pendant une vingtaine d'années, c'est plus vrai que vrai...Et puis le scénario est simple et vise à éveiller la conscience de la jeune héroïne (charmante japonaise, cultivée et amoureuse)...On est dans un film à la Truffaut, sorte de nuit américaine, pour amateur, et les péripéties se suivent avec gentillesse, courtoisie, dans des paysages parfois grandioses (déserts), montagnes enneigées, le lac où le metteur en scène situe l'un des ses moments de cinéma...J'ai aimé l'ambiance décontractée de l'équipe de tournage (la scène du restaurant fait pitié pour la jeune actrice) , mais c'est un cachet incontournable de la vie de routard…..Au total, ce film qui dénote totalement dans la production de Kurosawa, est un moment de fraicheur et de poésie, que l'on dirait filmé par des amateurs, et ça c'est une brillante idée de cinéma…. Bref, J'ai pris mon pied
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