Zombi Child
Note moyenne
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L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juin 2019
"Zombi Child" a un fond très riche, rempli de mystère, mais une forme pauvre qui fait perdre toute l'intensité et l'émotion du sujet. Bertrand Bonello ("Saint-Laurent", "L'Apollonide") s'attèle ici à un long-métrage avec peu de moyen qui s'avère être un exercice intrigant. En effet, il établit un lien entre deux genres, deux figures, deux espaces-temps ; le "teen-movie" et le film fantastique, l'enfant et le zombi, Paris de nos jours et Haïti dans les années 60. Le montage alterne avec fluidité ces deux cadres qui s'opposent et se rencontrent.
Bien vite, on met de côté nos attentes car on s'aperçoit que la lenteur du zombi sert en fait de modèle au rythme de son récit. Ainsi, un cours d'histoire sur le libéralisme d'une dizaine de minutes ouvre le film. Les déambulations du zombi se perdent dans un clair-obscur sans fin. Les ados chantent en coeur les paroles du rappeur Damso. Quotidien et mystère se mélangent. Personnellement, j'ai eu du mal à établir un lien et à déterminer ce que voulait raconter le réalisateur à travers cette histoire. Le vaudou, qui apparait comme le thème principal, préserve notre curiosité de bout en bout mais "Zombi Child" ne se révèle jamais envoutant et dévorant...
Le scénario est extrêmement contemplatif, la fin est grand-guignolesque, la musique composée au piano électrique est vraiment agaçante et les jeunes actrices manquent clairement de direction et d'investissement (par moment, je comprenais un mot sur trois tellement leur articulation était approximative). Heureusement, Katiana Milfort, dans le rôle d'une mambo, apporte toute la justesse et la sincérité qui manquaient. Bertrand Bonello réussit tout de même à créer une étrangeté en abordant un thème exclusif et passionnant. Mais son traitement trop expérimental, malheureusement, fait un gros flop et manque cruellement de charisme. Il y avait pourtant de quoi faire un chef-d'oeuvre.
Les choix de pauline
Les choix de pauline

161 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 novembre 2019
Une déception !
Le thème est envoûtant et fort à souhait! Mais Bertrand bonello ne fait rien de son sujet.
Pourquoi traiter de l’adolescence si c’est pour ne rien en faire ?
Il fait un parallèle entre la zombification des êtres en Haïti sous la dictature Duvalier ( zombification ancestrale qui se pratique toujours !) et les ado d’aujourd’hui en France.
Mais il ne dit rien du caractère vénéneux de l’adolescence, de l’envoûtement des sens et des cœurs, et des excès de cet âge. Ou plutôt il croit en dire quelque chose mais rien n’est vraiment incarné, tout est fade et artificiel. Les ado sont terriblement ennuyeuses. Les dialogues sont insipides et surfaits. L’esthétique ne suffit pas !
L’intention était bonne et le sujet original donnait vraiment envie!
Mais on aurait aimé plus de folies . Qu’il aille au bout de son sujet et qu’il n’ait pas peur d’exploiter plus à fond le thème du zombi haïtien et de l’influence de son héritage .il aurait fallu que ce soit moins démonstratif et appliqué et surtout mieux écrit . Seule la description de la zombification et des rites haïtiens est intéressante et réussie, la photographie magnifique mais ce n’est pas assez incarné trop descriptif.
Dommage ! A refaire!!
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juin 2019
DÉCIDÉMENT, j’ai beaucoup de difficulté avec « l’irrationnel » …
De superbes images, une bande son qui colle à l’image n’ont pas suffi à mon « bonheur » …

Le rythme inégal du film, l’histoire des jeunes filles à la Légion d’honneur reliée à celle du grand père Zombi ne m’a guère intéressée.
Seule les relations des « lycéennes » entre elles, entre Haïti et la France ont retenu mon attention…
Passé à côté !!!
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2019
Pour son nouveau film, Bertrand Bonello s'attaque au mythe du zombie et le revisite d'une manière originale. "Zombi Child" ne ressemble pas à ce que l'on a l'habitude de voir avec des zombies affamés de chair fraîche qui s'attaquent à tout le monde. Le réalisateur prend comme base ce qui s'est passé en Haïti et c'est ce qui est intéressant, car le cas de Clairvius Narcisse est bien réel. On redécouvre ce mythe en remontant jusqu'à ses origines avec ce lien avec le vaudou. Et en parallèle, on suit l'histoire de jeunes filles pensionnaires d'un collège uniquement réservé aux proches de parents qui ont été décorés par le gouvernement français. Mélissa fait le lien entre ces deux parties et va en quelque sorte ouvrir la porte du vaudou à ses nouvelles copines. Je me suis demandé si le fait d'avoir ces deux histoires en parallèle était nécessaire, mais la partie en Haïti apporte une certaine crédibilité, si on peut dire, à ce qui se passe chez nous, à notre époque. Si ce film n'est pas le plus rythmé ou le plus dynamique, il n'est jamais ennuyeux. Je dois dire que je l'ai trouvé assez captivant avec ce côté envoûtant. C'est bien mis en scène et la lente montée en puissance mérite le coup d’œil avec une dernière partie particulièrement efficace même si je l'ai trouvée trop courte. "Zombi Child" est plus un film fantastique qu'un film d'horreur, donc il ne vous fera pas bondir de votre siège, même si la dernière partie est perturbante, mais c'est un bon film avec de vraies qualités, dont une très bonne ambiance qui fait honneur à cette culture si étrange et particulière.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2021
tout n'est pas clair dans le scénario, les liens entre Haïti et Saint Denis sont opaques.....Je retiens les scènes de classe avec les professeurs, les souvenirs de l'esclave de Haïti, qui font vibrer par l'atmosphère de Vaudou et d'étrangeté....Le reste du film entre les élèves entre elles, est peu convaincant, ( la sauce ne prend pas à cette sororité adolescente)...ça se laisse voir, mais je crois que j'oublierai le film assez vite...La réalisation aurait du être plus rigoureuse dans les émotions des jeunes filles, pas toujours claires....A vous de voir
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 octobre 2019
Un scénario nous laissant penser, apprendre certaines réalités de l'époque au niveau de l'esclavage, la maladie.. Agrémenté d'un peu de touche "légèrement horrifique" par rapport au coutume de l'époque et de diverses pratiques comme par exemple le vaudou. Malgré cela, tout ceci n'est que partiellement exploité. Du moins dans les grandes lignes. On reconnait également assez vite, le coté "French". Les acteurs, notamment celle qui attire les convoitises vis à vis de la curiosité de ses amis sur sa vie. Afin de pouvoir la faire entrer dans une sopporité crée par plusieurs filles.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juin 2019
Film assez spécial, aux relents de cinéma dit d’auteur. Assez indéfinissable, c’est sans doute fait exprès. C’est plus profond et différent que le simple récit au fil conducteur fantastique. Un fantastique, si je classe le vaudou et les zombis dans cette catégorie-là (cartésien que je suis !), qui n’est pas totalement absent en prenant quelque peu, au détour d’une scène, les chemins d’un film comme l’Exorciste (1973 et opus suivants). On en frisonne, ce qui vaut d’ailleurs un avertissement pour âmes sensibles (vivantes celles-là). Mais l’essentiel, en tout cas le plaisir, n’est pas de ce côté-là du film. Il est plutôt dans cette immersion parmi les Demoiselles de la Légion d’Honneur. Nombre de spectateurs seront sans doute étonnés que cette institution, fabrique à élite féminine bien comme il faut, existe bel et bien. Des têtes d’ange, intelligentes, vivaces, étouffées dans leur écrin. Ça aurait tracé un cadre suffisant pour nous raconter une histoire quelconque. Mais le réalisateur et scénariste aura préféré mélanger deux tableaux, à charge pour nous spectateurs de trouver le lien entre les deux si on peut. Troublant, interrogeant. Ne laissant pas indifférent.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2019
Incursion de Bonello dans le cinéma de genre, se jouant des temporalités et des registres pour donner corps à un récit de filiation mystique, pur exercice de funambule oscillant entre l’intime et le grotesque, d'une tendre brutalité, à l'image de la mise en scène.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2023
J'aime beaucoup Bertrand Bonello, c'est d'ailleurs très souvent avec curiosité et surprise que j'accueille la découverte de ces films, mêmes si, parfois j'ai pu m'y heurter. Zombi Child, signe, il en va de soi, une concordance avec le cinéma dans son ensemble de ce même réalisateur porté sur la colère, sur un sentiment qui retourne la table, dans le bruit et la fureur, qui cote à cote se toisent, s'observent et entre, de manière toujours particulière, en collision !

Ici, le film démarre par une recette que l'on découvre, apprend à voir ses tourments, dans un anti-silence. Le mimétisme de la composition laisse place un chancèlement dans le pas, par une démarche qui se saccade avant l'inéluctable perdition qui entraine cris et chants, un rituel qui en succède à un autre. Bertrand Bonello va vite, il combine le dépaysement, capte sa superbe et fructifiera par la suite des retours vers ce Haïti de 1962, une quasi divergence avec la lumière de cette salle de classe qui n'a plus rien de comparable, à première vue seulement.

La pièce blanche, aux visages blancs, canalise pour autant un discours qui, à bien des égards regorge aussi d'un mythe, comme une correspondance par les mots d'un professeur qui théorise par l'explication à son auditoire - au sens large - le résidu de ce sentiment qui chahute, collectivement, par une révolte, comme il en est fait ici mention. On reviens à une prise de vue plus ordinaire, du moins, familière, de par cette approche, néanmoins la marge est de suite rechercher.

Le mouvement, l'observation, le soin du programme certifie d'installé le cadre, d'y placer des idées, connues ou non, à dessein dans faire resurgir, une fois les bascules, les transitions faites, répondre et superposer un calme sur une lutte. Bonello, cherche constamment l'étincelle, il aime d'ailleurs faire référence à son élite ( il y excelle ! ) au travers de l'héritage, des convenances, de cette rébellion bourgeoise face aux verrous de la posture et de la ligne qui se trace il retoque la certitude, puise et creuse le vertige de l'instant ( Bresson me viens momentanément ici et maintenant ) pour en sillonner son étendu, là devant nos yeux. La technique, parallèlement joint à entretenir le flou, de la beauté de l'intrigue, à la mise en relief des moyens, somme toute de la même obstination à contempler sa joliesse. Il veut, en cela, au travers de ses films, nous faire encore buter, comprendre et assimiler, s'arrêter et puis poursuivre ...

L'occupation de l'espace est une autre constante dans le cinéma de ce réalisateur - compositeur. Des lieux bondé du jour, à sa " privatisation " la nuit, le désir, l'envie souvent stimulé par l'ennui, une bizarrerie autre, parfois fantasque disons-le, porte au nue une poésie, y compris dans l'acte de politique, de connaissance, partage, comme d'abandon de toute ses motions, une fièvre froide, j'irai jusqu'à dire une tête froide, mais un sang chaud, bouillant, à profusion ! L'alliage hybride fascine par la déroute de ses chemins tracés, comme une fuite face à la soumission / résignation de l'édifice par une cavale romantique, une connivence bonne ou non, encore une fois, qui n'a d'illustre qu'une inconnue comme sortie. C'est là ou particulièrement Zombi Child devient selon moi génial. Par le biais du miroir, Haïti et la France coopte par le jeu de fusion, interroge et livre une bataille sur l'introspective et raconte des vies, des morts, sans hauteur particulière, ou plutôt, cette dernière gesticule selon point de vue. Des cols blancs immaculés de l'institut de cette bande de filles, aux retours vers le camp d'exploitations des zombis, on retrouve le même besoin de vouloir justifier, de combattre, mais surtout comme le dit Mélissa lorsqu'elle évoque son grand-père, faire autrement si possible ...

Zombi Child, est de ses films un peu difficile parfois, son étrangeté, sa détermination acté faisant acte de foi et de contrition devant sa propre présence titille des habitudes de spectateurs standardisés. La manivelle est activé et regorge de subtilité, il suffit de regarder ces actrices, qui viennent toutes, quelles que soit leurs temps de présences à l'écran, demeurées merveilleusement à définir des portraits fantasmagoriques et à la fois enivrante mais également d'une réalité plus précise, l'une et l'autre de ces visions sont superbes. Ces jeunes filles, dans le phrasé comme dans le geste fuse, tranche, pèse avec le poids opportun, magnifiquement !

J'insiste maintenant sur les yeux qui pleurent, sur ses deux orifices dessinées par un contour blanc qui rappel la femme qui rit de L'Apollonide. La différence, qui intervient par le drame vécu, ici par la zombification, est admirable autant que contestable. Peu importe, pour moi sa seconde constations, car je n'y ai vu que le braise de sa signification. La genèse du parcours est une douceur malgré la violence, surtout si l'on subit, comme moi j'avoue l'expérience de spoiler: l'apparition du Barron avec autant d'intensité et un peu de trouille ! J'en souris à écrire ces quelques lignes là-dessus, mais oui la conjugaison de vie et de mort manifesté dans cet instant m'a perturbé et attristé. Sans doutes, encore plus les heures passées ce visionnage ...
Acceptons l'inattendu You'll Never Walk Alone avec manganisme et réconfort, de surcroit comme fin des peines. Avec un sourire, comme retrouvailles !
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 369 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 avril 2024
Film fantastique et dramatique, écrit et réalisé par Bertrand Bonello, Zombi Child est une véritable déception tant le long-métrage était prometteur sur le papier mais que le résultat n'est pas à la hauteur dans les faits. L'histoire débute en Haïti en 1962 où un homme meurt, puis revient à la vie, et se retrouve envoyé de force à travailler dans les plantations de cannes à sucre. Plus d'un demi-siècle plus tard, Mélissa, une adolescente haïtienne du prestigieux pensionnat de la Légion d'honneur à Saint-Denis, raconte à ses camarades de classe le secret de sa famille. Mais cette révélation va provoquer chez Fanny, une des élèves, des sentiments imprévisibles. Ce scénario, inspiré de l'existence de Clairvius Narcisse, un haïtien drogué qui aurait vagabondé en tant que zombie et esclave après avoir été déclaré mort, n'est hélas pas très prenant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. Si les premières minutes s'avèrent intrigantes, on se rend vite compte que l'attente ne sera pas comblée. Et en effet, plus les minutes défilent et plus l'intérêt disparaît tant il ne se passe rien. Résultat, on s'ennuie ferme devant cette intrigue mal menée, ne permettant pas de se sentir impliqué dans le récit. Il ne se passe vraiment pas grand-chose et cela se ressent fortement à travers des scènes insipides tirant en longueur. Il faut malheureusement attendre les dix dernières minutes pour qu'enfin un évènement captivant se produise, mais même lui accouche d'une souris. Le problème principal provient sûrement en partie de la structure même de la narration, puisque celle-ci nous fait suivre en parallèle les séquences en Haïti et celles en France, sans qu'on ne comprenne vraiment le lien entre elles tant les deux milieux n'ont rien en commun. Mais même sans cela, difficile de s'attacher aux personnages qui portent l'ensemble. Ceux-ci sont tout de même bien interprétés par une distribution comportant entre autre Wislanda Louimat, Louise Labèque, Sayyid El Alami, Saadia Bentaïeb, Mathilde Riu, Mackenson Bijou, Ninon François ou encore Adilé David. Hélas, tous ces rôles ne procurent pas vraiment d'émotions. La faute à des personnalités peu développées malgré quelques légères tentatives, mais également à cause de dialogues assez pauvres ne permettant pas de toucher l'âme en dépit de son sujet traitant de culture vaudou, d'esprit et de sorcellerie. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français est assez simpliste. Cependant, sa mise en scène bénéficie d'une belle photographie naturelle et lumineuse à la faveur de ses environnements. Deux cadres de vie totalement opposés entre la nature sauvage verdoyante de l'ile et l'aspect urbain et civilisé à outrance de la banlieue parisienne. Malheureusement, ce visuel attirant n'offre que très peu de plans vraiment marquants pour la rétine. Il est tout de même accompagné par une b.o. signée par Bertrand Bonello lui-même, dont les compositions se mêlent bien avec le propos et confèrent une atmosphère, sans pour autant donner plus d'impact aux images. En même temps cela est difficile tant l'action est aux abonnés absents. Cette zombification exotique s'achève sur une fin correcte, venant mettre un terme à Zombi Child, qui, en conclusion, est une œuvre atypique ayant le mérite de proposer une expérience à part, même si celle-ci n'est pas au niveau des attentes.
NammJones
NammJones

139 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2019
Le scénario est alambiqué, les actrices un peu trop scolaire pour certaines mais l'histoire est intéressante.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 novembre 2019
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes, le nouveau film du réalisateur de “Nocturama”, “Saint-Laurent”, “L’Apollonide” ou “Le Pornographe” était plutôt attendu. “Zombi Child” joue entre deux époques. En Haïti dans les années 60, un homme est ramené d’entre les morts pour être exploité dans des plantations de canne à sucre. En France à Paris aujourd’hui, une adolescente cache un secret lié à la pratique du vaudou. Ce mélange est confus et l’atmosphère est davantage dérangeant qu’inquiétant. A force d’invoquer les fantômes, Bonello se noie dans une mise en scène maladroite qui font perdre toute crédibilité à un casting déjà très fragile. Si on imagine la volonté du cinéaste à confronter deux réalités différentes, on cherche encore à comprendre la réelle ambition du long-métrage.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 avril 2021
Bertrand Bonello, c'est avant tout une mise en scène soignée en toutes circonstances, une photographie délicatement choisie (ici le brillant Yves Cape), une partition musicale captivante. Mais Bertrand Bonello, c'est aussi, des parties pris scénaristiques forts, à vouloir raconter la grande histoire par la petite histoire. Son Zombi Child à l'air comme çà d'être fait par une économie de moyen. Le choix de ses actrices débutantes, ou quasiment, est intéressant, mais donne une impression étrange de premier film. Vous savez ce fameux premier film, estampillé film d'auteur français, qui est modeste et bancal ? Sauf que le cinéaste est à son huitième long métrage. Etrange sensation. Bref. J'ai encore véritablement un problème de croyance en l'histoire, et ce personnage qui revient à la vie. Je dis encore car ce même problème de croyance était présent dans son précédent long, Nocturama. Je pense que tout vient de sa volonté d'esthétiser, plus que de raconter une histoire. Il possède donc un point de vu original, mais déroutant. Et il est loin, très loin, de sa pépite Saint Laurent.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2019
Bertrand Bonello est plus que jamais avec ce dernier opus un cinéaste d'ambiance. Il sait instaurer très vite ici un climat oppressant avec pourtant un minimum d'effets. Cette histoire de zombies n'a donc rien de gore, elle met surtout en scène des êtres à la dérive qui ont du mal à trouver leur place dans la société, celle d'Haiti des années passées comme celle du Paris d'aujourd'hui pour des adolescentes certes de milieu privilégié mais à la recherche de quelques sensations. Plus que jamais, le cinéma de Bonello est plus intellectuel que sensationnel et on ne rentre pas dedans sans un minimum d'effort, mais si on passe ce stade, le film de Bonello est beau, élégant et intelligent et mérite franchement le détour.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2019
De Bertrand Bonello (2019).
Une claque à vous glacer de par les vérités que l'on découvre ! Un film sur une réalité mal connue voire totalement taboue sur la ombification utilisée pour transformer des êtres humains en esclaves ! Passionnant le film se veut presqu'un thriller autant qu'un film antropologique comme il y en avait beaucoup à l'époque coloniale. Une plongée à la fois intrigante, effrayante dans la culture ''vaudou'' et haitienne . Très bien documenté limite documentaire . Tout comme la description fouillée de la vie au sein de l'institution éducative de la ''Légion d'Honneur''. Très instructif . On comprend mieux à la vue de ce film, l'origine de l'imagerie ''Zombie'' avec un e ! L'autre force du film est sa virtuosité simple et immersive et sa transposition dans la France d'aujourd'hui c'est à dire emprunte de modernité éloignée (quoi que) de ses propres légendes !
Educatif, et de fait assez effrayant ! On n'en ressort pas indemne !
Avec des actrices et acteurs inspirés comme Louise Labeque, Wislanda Louimat, Adilé David.
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