346 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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elkaiser
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3,5
Publiée le 1 janvier 2021
Film profond de sens et magnifiquement bien réalisé. On se sent dans un western tel qu il aurait pu vraiment de dérouler. Ce qui est génial c'est la façon dont on arrive à se mettre à la place de chaque personnage qui sont chacun bien joué. Chapeau, je ne m'attendais pas à un tel film.
Beaucoup trop d'incohérences, un film aux images soignées mais ça ne suffit pas à faire un bon film, le scénario est totalement bancal. Comment un producteur a t-il pu payer pour ça ? Beaucoup de longueurs. Et la scène de la diligence au bord de la falaise. Ridicule. Scènes d'actions irréalistes et risibles. Un western made in france OK, mais faites quand même quelque chose qui rivalise avec les westerns américains. Bref une daube malheureusement.
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1,5
Publiée le 27 novembre 2020
L'Etat Sauvage est vraiment un mauvais film qui devient de plus en plus absurde à mesure qu'il avance. Mais nous avons ri à ses dépens avec ma femme (c'est déjà ca). Une histoire ennuyeuse inutile et prétentieuse...
Que l’on aime ou que l’on n’aime pas cette proposition de cinéma rare et radicale, on ne peut lui enlever une chose : elle ose investir un terrain rare pour le cinéma hexagonal (le genre du western) et fait fi de toutes velléité commerciale en se créant un chemin particulier qui n’est pas destiné à plaire au plus grand nombre. Mais « L’État Sauvage » assume totalement sa ligne de conduite et sa feuille de route en ne tentant pas de faire de concessions commerciales mais sans jamais non plus vouloir déstabiliser son auditoire à tout prix. Et puis, en ces temps d’uniformisation de l’art à outrance, il est bon de voir du cinéma différent mais réussi en dépit de quelques scories notables. Des menus défauts qui empêchent le film d’être un incontournable, à l’image du magistral et violent western sans concession venu de Suède, « Brimstone ».
On pourra reprocher au film de David Perreault des problèmes essentiellement narratifs. Il est vrai que le rythme pourrait paraître un peu lent mais c’est aussi ce qui fait le charme nonchalant et contemplatif de « L’État sauvage ». En revanche, l’histoire n’est clairement pas assez étoffée. Sur les deux heures que dure cette histoire de fuite d’une famille poursuivie par des malfrats dans les grandes étendues américaines. il manque clairement de développement et de dialogues moins basiques. Un peu comme le « Mad Max : Fury Road » de Georges Miller, la folie visuelle et la rage jubilatoire en moins, c’est juste l’histoire d’un trajet sans guère plus de couches scénaristiques. Et les échanges entres les personnages sont réduits au strict minimum et souvent sans grande profondeur. Quant à la scène pivot de la diligence, si elle est visuellement magnifique, elle nous apparaît complètement incohérente et improbable. Mais pour le reste, ce long-métrage envoûte et captive pour qui voudra bien s’y plonger.
Le meilleur de « L’État Sauvage » est sans conteste son esthétique. Perreault sait se servir d’une caméra et le montre de manière non ostentatoire. Ses plans servent le récit et lui donne une saveur particulière entre lyrisme et onirisme, des qualificatifs qui peuvent vite faire sombrer un film dans le ridicule. Les scènes de transe de la méchante incarnée par une Kate Moran déchaînée ou l’assaut final nocturne montrent un sens de la réalisation aigu tout comme un esthétisme raffiné et un appétit formel pour le beau. De plus, la bande son entêtante permet vraiment une immersion complète dans ce périple. S’ajoute également une dimension profondément féministe bienvenue car loin d’être opportuniste. Il est bon de voir que les femmes ne sont pas que des faire-valoir, même à cette époque. De l’héroïne à ses sœurs en passant par la servante noire et la méchante (fait rare dans un western), toutes ont leur moment pour exister. C’est donc un film rare et innovant dans ce genre si galvaudé qu’est le western et qui est pétri de sublimes fulgurances visuelles. Il faut juste adopter cette certaine langueur et une histoire un peu trop linéaire.
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David Perrault signe un film magnifique. Un parti-pris esthétique clair qui sublime l’histoire de cette famille où les hommes sont relayés au second plan. Tout est beau : costumes, musiques, scénario, photographique. Des envolées qui ne sont pas en trop et qui apportent de la force au film. Hâte de suivre le travail du réalisateur.
Force est de constater, que le Genre Western reste la thématique mineure cinématographique et surtout assez pauvre en Réalisation Française - Mais d'ailleurs , ce film n'a que l'apparence de celle qu'il veut bien nous montrer. Un pari osé,risqué,intelligent mais enfermé dans ce contemplatif que la plupart des spectateurs ne sont pas disposés pendant près de deux heures à regarder....la scène d'ouverture semblait donner tort au reste du métrage...non c'est tout de même personnellement long, parfois en interprétation un peu timide...de cet état sauvage, la seule révélation reste peut-être ce féminisme rédempteur du final . Un sujet qui restait délicat mais non dénué de sens, un peu trop dilué dans les séquences en plan fixe, les visages fermés, le mutisme mortel de certaines scènes rendant l'ensemble un peu indigeste. Les quelques scènes d'actions rendent hommage encore une fois à ces femmes courages...mais oblige presque paradoxalement à retenir que ces simples mouvements de caméras et effets pyrotechniques. C'est tout de même regardable, mais les maladresses accumulées plombent tout de même la trame d'intérêt de ce film.
Sorti en salles juste avant le confinement, voilà le nouveau long métrage de David Perrault (Nos héros sont morts ce soir) qui est donc totalement passé inaperçu. Dommage car voilà un bau film. Belle mise en scène, belle distribution artistique et interprétation de qualité (Alice Isaaz, Kevin Jenssens, Deborah François, Bruno Todeschini, Constance Dolé, Pierre-Yves Cardinal, Kate Moran, tous très biens). De plus assez intéressant, surtout au début, avec la position des français expatriés pendant la guerre de sécession américaine. Le film glisse ensuite vers le road-movie et le drame familial mais reste prenant. Aventure, guerre, romance, western, on trouve un peu de tout dans cet État sauvage mais le tout se tient et nous fait passer un très bon moment.
J'ai vu un film... qui m'a fortement déçu... Sa réalisation, trop française, et son histoire trop floue ne m'ont pas embarqué... On sent qu'il y a une ambition forte derrière, une volonté de changer les codes et quelques moments de mise en scène intéressants... Mais certains partis-pris sont vraiment très discutables, et parfois le scénario nous perd un peu dans des méandres trop longs... et des dialogues trop plats... Cet épisode de la guerre de Sécession aurait pu être traitée d'une manière moins maniériste et plus fine... Dommage...
Un film de femmes, à part entière, un western « à la française » , un roman d’émancipation, il y a de tout cela et encore plus dans cet étonnant récit de la guerre de Sécession, vécue à travers l’expérience de colons français qui déjà rêvaient de l’Amérique nouvelle. Cette histoire qui se trame logiquement de façon classique prend sous la plume du réalisateur scénariste une tournure très féministe avec la mise en avant d’une mère, et de ses trois filles, bringuebalées par les événements. David Perrault les cadre dans un décor typique mais sans les atours du genre, leur préférant un esprit proche du fantastique, de la fantasmagorie et de pratiques exotiques inattendues dans un tel lieu. On frôle l’ombre des zombies et le romanesque d’une époque presque sans âge. Peinture sans retouche d’une condition féminine martelée quotidiennement par les soubresauts de l’Histoire. Une œuvre à part entière. AVIS BONUS Un bon éclairage du réalisateur qui surtout nous gratifie d'un excellent court métrage Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
"L'État sauvage est donc un bon film. Honnêtement, j’en suis assez surpris car je m’attendais à ce qu’il soit beaucoup plus classique, et au final il est assez particulier et assez contemplatif… Pour les défauts, je retiens surtout l’intrigue qui a tendance à passer à côté de son potentiel, ainsi que le développement quasi-inexistant des personnages. Pour les qualités, je retiens surtout le rythme, la mise en scène, l’ambiance, le casting, les décors et les musiques. Donc, L'État sauvage est un bon film pour retourner au cinéma."
La proposition est très forte : un western français teinté de fantastique. Le résultat est déstabilisant. Le soin apporté à la mise en scène, à la musique et à la photographie ne compense pas totalement un script assez bancal (quelques incohérences spatio-temporelles...) et des personnages inégalement traités.
Le grand vainqueur de ce film c'est l'ennui. Des scènes inutiles, un cinéaste qui se fait plaisir mais qui oublie qu'il s'adresse a des spectateurs. On est loin des frères sister. le seul point positif c'est de voir des images avec une super photographie. Le bruit du vent avec des arbres immobiles tire sur le comique. L'histoire d'amour naissante, j'en parle pas, je serai trop cruel Je suis un peu dur, mais je le suis moins que le box office. J' ai comme l'impression que les producteurs ne vont pas se bousculer pour le prochain film.
L'Etat Sauvage est un voyage au coeur des plaines de l'Ouest magnifiquement filmées sur une sublime musique. Les grands espaces, les paysages tantôt arides, tantôt enneigés, le jeu des acteurs/actrices nous hyptnotisent de bout en bout. Beau western frenchie (avec beaucoup de dialogues en anglais) tout en longueurs, très soigné dans sa mise en scène. Une réussite.
L’intérêt de L’État sauvage est de révéler la qualité de tous ces films qu’il n’est pas, des westerns en l’occurrence, mais pas que. On pense, bien évidemment, au chef-d’œuvre de Scott Cooper sorti deux ans plus tôt, Hostiles, qui embarquait déjà ses personnages dans un convoi de tous les dangers à travers les plaines de l’Amérique ; aussi, un peu, à The Homesman, surtout pour cette volonté de peindre la fresque d’un âge sur le point de disparaître et dont les protagonistes semblent être les derniers gardiens. Le souci, c’est que le réalisateur confond – comme c’est souvent le cas aujourd’hui – mise en scène et esthétisation gratuite à grands coups de ralentis, de musique envahissante et de poses ; il force sans cesse l’iconisation de ses femmes ainsi que du beau cavalier solitaire, par le biais de mouvements de caméra grandiloquents en totale inadéquation avec l’âpreté exigée par son sujet. Il faut en finir avec le fantasme des femmes qui brisent les chaînes de leur condition en prenant les armes : trop de plans accumulent de tels transferts de virilité de façon incongrue et grossière. En contrepartie, l’écriture des personnages n’est guère convaincante et échoue à apporter la profondeur nécessaire aux trois sœurs : tout est trop statique, figé dans des postures, trop propre sur soi. Seule la relation de domination mortifère qui unit la maîtresse de maison à sa domestique intrigue et dispose d’un tant soit peu d’originalité, l’interprétation de l’actrice Armelle Abibou contribuant à cette force. Surtout, l’exil forcé de cette famille a quelque chose de très balisé : les situations surviennent par la seule nécessité du scénario, nous ne partageons pas assez le quotidien de ce convoi (voir à ce titre l’excellent film de Kelly Reichardt, La Dernière Piste), nous ne ressentons pas la lassitude, le découragement, le danger. Ponctué de réussites locales mais aussi de séquences ridicules – la danse autour du feu qui mute en scène de transe, par exemple –, L’État sauvage a l’originalité d’être un western français. Nous avons surtout envie de lui demander, à l’instar d’un des convoyeurs apostrophant Esther alors qu’elle s’apprête à grimper sur le toit du chariot : « que voulez-vous prouver » ?