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Macaron16
16 abonnés
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4,5
Publiée le 22 janvier 2022
C'est un film sobre et magnifique, Juliette Binoche est très juste et les acteurs et actrices qui jouent Chirstelle, Cédric, Nadège, Marilou, sont très émouvants. Une grande réussite.
Un bon film qui met en lumière une population qu'on ignore ...le personnel d entretien....un bon scenario , Juliette Binoche excellente , de bons acteurs qui donne a l ensemble un ton de vérité.
Ouistreham est un très beau film sur les gens invisibles dans la même trempe que les films de Ken Loach. Il montre avec beaucoup d'empathie les employées d'une entreprise de ménage effectuant celui ci sur les ferries en partance pour l'Angleterre entre 2 croisières. En dehors du travail mal considéré, il montre avec beaucoup d'amour la grande solidarité entre ces employés précaires, leurs petits moments de joie. Adapté du roman de la formidable Florence Aubenas, Ouistreham nous montre des actrices et acteurs non professionnels qui nous éblouissent, particulièrement Hélène Lambert et Didier Pupin. Juliette Binoche s'est fondu dans le personnage de femme de ménage et elle nous éblouit. Ce film nous changera le regard de ces magnifiques femmes qu'on appelle femmes de ménage.
Ouistreham n'est pas un grand film, juste un très bon TV Film naturaliste et social. Cependant, Juliette Binoche élève l'intérêt du film par son jeu magnifique et entraine à sa suite les autres acteurs (amateurs, parait-il) à un niveau supérieur. De plus, le scénario échappe au pathos en ajoutant une question au sujet social, lui, assez basique : celui de la légitimité de la supercherie de cet écrivain en quête de "vérité"... Evidemment, la réponse n'est pas simple, d'ailleurs le scénariste se garde bien de répondre et propose deux approches possibles et opposées par le truchement de deux groupes de ses protagonistes (Nadège, Justine, Cédric d'un côté - Christèle, Marilou de l'autre) !
Si vous allez voir Ouistreham, vous ne verrez pas Ouistreham. D'autant plus bizarre que l'on a coupé le titre du livre "le quai de Ouistreham" pour ne garder que Ouistreham ; on peut alors penser que l'on verra Ouistreham, et pas que son quai. spoiler: Au contraire, c'est le quai de Cherbourg à l'écran.
Erreur de scénario : pourquoi dire qu'elle a 45 ans alors qu'elle en a 57 ? Surtout qu'on peut être écrivain de 20 à 80 ans. Imposé par Binoche, l'instigatrice de cette adaption ?
Ouistreham nous bouscule un peu dans notre confort et nous invite dans l univers difficile des ouvriers, des techniciens de surface, illustrant leurs conditions de vie, le mépris et manque de considération dont ils font face, les horaires difficiles récompensées par un salaire misérable, mais aussi leur dignité, grande solidarité et intelligence du cœur, s'invite aussi le mélange des classes et ses obstacles. Très beau film
A cause ou grâce à notre histoire, nous avons tous des histoires différentes, des métiers différents que nous choisissons ou non mais si nous gagnons tous notre vie pour subvenir à nos besoins, certains ont plus ou moins et si le moins a du mal à finir ses fins de mois, le plus dans l'opulence peut se faire plaisir et ne pas tenir compte de ceux qui ont des difficultés financières. Si une journaliste est toujours en recherche de la vérité, une écrivaine elle a besoin de raconter une histoire et qu'elle puisse intéresser le maximum de personnes pour intéresser un éditeur ou une éditrice pour que son livre soit publié et ensuite acheté par un grand nombre pour que tout le monde y trouve son compte financier et humain. A la place de ses deux amies, j'aurai réagi de la même façon car même si c'est difficile de gagner sa vie, nous gardons notre dignité pour nos enfants pour qu'ils aient un toit, même en HLM et de la confiance donnée grâce à la vérité vécue au quotidien, tout est dévoilé dans son intimité et même si faire le ménage pour les autres, c'est humiliant, il faut le respecter et le prendre en considération. S'introduire de cette façon est humiliant où dès le départ, il fallait demander l'autorisation à toutes ces femmes et non pas ne rien dire où pour qu'elles l'acceptent, il aurait fallu expliquer, argumenter que c'était pour la bonne cause et obtenir plus de respect pour que leur ménage soit moins pénible à nettoyer. De l'histoire de maman, issue d'un milieu très défavorisé qui avait eu la chance de rencontrer papa pour lui donner une vie meilleure, je me suis toujours souvenue de toutes ses étapes de vie et même si j'avais eu droit à une meilleure vie, jamais je n'avais oublié la sienne ni celle de papa et alors, quand je croiserai une ou des femmes de ménage, à chaque fois, un bonjour pour leur prouver qu'elles existent et que si c'est propre, c'est grâce à elles toutes. Au moins, si vous allez voir le film et que vous lisez mon analyse, y compris les journalistes et écrivains, vous serez fixés avec ma vérité et ma confiance que je vous donne pour vous écrire vos quatre vérités.
Tout simplement magnifique !!! Le film le plus émouvant que j'ai jamais vu.. on ne peut pas s'arrêter de pleurer car rien ne change malheureusement pour ces femmes à la fin du film.
Film Magistralement joué par Juliette Binoche et ses comparses, dont le sujet déplie un sujet peu traité, les femmes de ménage dans le monde actuel du toujours plus vite quelqu’en soient les conséquences…. Ce n’est pas traité de manière pathologique, bien au contraire et l’on en ressort ragaillardie et le sourire aux lèvres…. J’ai adoré…
Très beau film porté par des actrices magnifiques, une Juliette Binoche sans fard et une réalisation au coeur de l'humain. Et bien évidemment une histoire qui nous fait tous réfléchir sur notre égoïsme et l'attention que nous ne portons pas à ceux que nous ne voulons pas trop voir pour notre confort moderne.
Le film de Carrère diffère un peu du livre dont il est issu, pour autant que je me souvienne de ma lecture du "Quai de Ouistreham" d'Aubenas, qui remonte à un moment. Car le cinéaste aborde deux thématiques : rendre compte, comme Aubenas, des dérives de l'économie capitaliste concurrentielle qui broie les derniers de cordée d'une part, mais aussi poser, d'autre part, le problème du bien-fondé de la démarche d'immersion d'une l'écrivaine journaliste dans un prolétariat qu'elle veut chercher à comprendre en vivant son quotidien, en "jouant le jeu" de la précarité sans recourir à son propre réseau, en cherchant à ressentir avant d'écrire, et par là gagner en vérité.
Pour incarner cette écrivaine Binoche n'en fait pas trop, elle est plutôt convaincante
Pour ce qui est du compte-rendu sur la réalité sociale des forçats du ménage, le choix des acteurs et actrices non-professionnels qui vivent à l'écran leur propre rôle est un plus. Tous sont convaincants, certains sont même bluffants de naturel et il faut saluer Hélène Lambert, au moins aussi percutante que Binoche. spoiler: Très crédible quand elle s'abandonne à l'amitié qui s'installe peu à peu entre elle et la nouvelle dont elle ignore que c'est une... enquêtrice, elle incarne avec une poignante sobriété la révolte, quand elle découvre le vrai statut social de Binoche/Winckler, l'écrivaine en imposture à qui elle balance "tu n'es pas une vraie personne... dégage !".
Le problème pour moi, c'est que l'impact émotionnel que prend cette rupture, dans l'esprit du spectateur empathique, en fin de film, nuit à celui que prend la dénonciation des conditions de vie, ce quotidien harassant qu'endurent les travailleurs jour après jour sans compensation valorisante d'aucune sorte !
On ne peut s'empêcher de penser à K.Loach pour la générosité du propos, mais se demander si Carrère ne s'est pas fourvoyé un peu en cherchant à faire mouche sur deux cibles en même temps. A moins qu'il n'ait voulu terminer par le constat désespérant d'une barrière infranchissable entre les classes sociales ?
Analyse d'une société... Des invisibles indispensables pour ramasser, nettoyer, récurer le non respect. Celles que l'on ne doit pas voir pendant le jour. Solidaires dans la douleur des fin de mois, elles sont rustres et belles... Tellement rincé qu'au bout de 7 ans de retraite, la tombe. Leurs cotisations récupérées pour ceux qui ont sali et continueront longtemps. Cette adaptation du roman de Florence Aubenas est criant de vérité.
Que d'émotion ! Un film Intelligent et fin. L'adaptation ne se voit pas du tout. Le récit se déroule sans accroc. Les actrices et acteurs sont vrais et ils ont tous et toutes une aura particulière. Le spectateur est emballé, embarqué, ému par cette belle histoire d'amitié. Et non, (à ma grande surprise!) ce n'est pas didactique et donneur de leçon ! J'ai adoré !
Dans le film d'Emmanuel Carrère, il y a trois films : le premier dresse un tableau des travailleurs précaires du nettoyage, le second est le récit d'une imposture (sujet de prédilection du réalisateur écrivain), le troisième est une belle galerie de portraits.
Le premier de ces films n'est pas très original. On a vu mille fois, chez Ken Loach et ailleurs, les ravages du travail précaire. L'originalité est ici de s'intéresser particulièrement au travail sur les ferrys, incroyablement dur.
Le second ne m'a pas réellement convaincu. Je trouve que le personnage joué par Juliette Binoche ne fait sentir que superficiellement les affres que traverse l'écrivaine infiltrée, dont on ne comprend pas forcément tous les choix.
C'est finalement le troisième film, qui fait la part belle à une galerie d'acteurs et d'actrices non professionnels, qui pour moi donne toute sa valeur à Ouistreham. Le spectateur n'oubliera pas de sitôt l'énergie brute de la formidable Hélène Lambert (Christèle), la bonhommie de Didier Dupin (Cédric), l'éclatante vitalité d'Emily Madeleine (Justine), la fraîcheur irrésistible de Léa Carne (Marilou) et tranquille sérénité d'Evelyne Porée (Nadège).
L'énergie de ces personnages finit par arracher quelques larmes, reléguant la prestation de Juliette Binoche au second plan et enjambant l'inconsistance de la mise en scène d'Emmanuel Carrère. Un beau film.
Dans la catégorie des rares films sociaux réussis "à la française", Binoche épurée croise des destins de femmes, si essentielles, en bas de l'échelle, meurtries. Moments d'intimité dont un instant saisi sur la plage où la perception du temps qui passe est un marqueur de classe. Fort bien mis en scène jusqu'aux migrants fantomatiques, tout sonne juste.