Poissonsexe
Note moyenne
2,6
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55 critiques spectateurs

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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2020
Poissonsexe est le film le plus original du moment, pas très aimé d'une certaine critique, ce qui est plutôt bon signe. Dans cette fable dystopique où des scientifiques tentent de ressusciter la libido en berne des poissons et où la dernière baleine vient s'échouer sur une plage, il y a comme un air de fin du monde qui stagne. Un climat qui inspire visiblement le réalisateur de Poissonsexe qui nous enchante par son ton poétique, surréaliste et mélancolique, tout en reprenant les bons vieux procédés de la comédie romantique américaine. Certains trouveront certainement l'ensemble bien trop indolent mais c'est justement cette manière apaisante de s'exprimer à travers une bonne dose d'humour perché et un sentiment inexorable d'absurde qui ravira les amateurs de cinéma non calibré pour flatter le spectateur dans le sens de la branchie. Car si le monde d'après décrit par le film est évidemment très inquiétant, avec le règne animal en voie d'extinction, il reste quelques motifs non pas de croire en un univers meilleur mais au maintien de valeurs humaines impérissables telles que la tendresse, la douceur et la bienveillance. Il n'est pas interdit de souscrire à la candeur de Poissonsexe qui rejoint celle de ses deux personnages principaux, timides, complexés et pas très joyeux, il faut bien le dire. Pour les incarner, le choix des très atypiques et lunaires Gustave Kervern et India Hair ne pouvait pas mieux tomber.
Berry's Bear
Berry's Bear

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5,0
Publiée le 14 septembre 2020
Drôle, émouvant, justement interprété, filmé avec sensibilité, une pépite à ne pas manquer ! Je vous laisse le plaisir jubilatoire de le découvrir.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 644 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2020
“Poissonsexe” se déroule dans un futur proche où les poissons ont cessé de se reproduire. Pour Daniel, biologiste qui en étudiait leur disparition, c’est un peu la fin de son boulot puisque même la dernière baleine va bientôt s’éteindre. Dans sa vie personnelle, le moral n’est pas non plus au plus haut. Obstiné par l’idée d’être père, il désespère à l’idée qu’il a une chance sur 6232,33 de rencontrer la mère de ses futurs enfants. Il s’inscrit alors sur un site de rencontre et en parallèle, se lie d’amitié avec Lucie, l’épicière du coin. Certains pourraient voir en “Poissonsexe” une fable écologique sur la vie aquatique. Nous y voyons plutôt une histoire d’amour improbable mais cohérente entre deux personnes qui d’un premier regard, n’ont rien en commun. Olivier Babinet réalise une comédie déprimée mais loin d’être déprimante. Les personnages sont loufoques, un peu simplets, mais jamais il n’est question de se moquer. Nous sommes plutôt attendris par tant de bienveillance.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
PLR
PLR

556 abonnés 1 768 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 septembre 2020
C’est ce qu’on peut nommer un petit film, sans rien de péjoratif, réalisé avec des moyens assez minimalistes. Scénario sur fond écologiste, questionnement sur l’avenir de l’humanité, recherche de l’âme sœur pour l’amour certes mais aussi… pour se reproduire. Bref, à la manière d’une fable animalière, une romance à plusieurs entrées et donc lecture avec une morale qui s’adresse à nous, sinon à qui d'autre ? L’ensemble est peu dynamique. Mais, étrangement ça se laisse regarder comme vous pourriez rester des heures devant un aquarium à scruter les détails de la vie dans cette bulle. Ce n'est pas pour un très grand public. Ça fera certainement faible recette même dans les salles d'Art et Essai. Ce film trouve sa place à l'affiche comme une contre-programmation, profitant du calme plutôt plat.
REM_75
REM_75

1 abonné 29 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 septembre 2020
Quelques bonnes idées mais qui ne sont pas assez exploitées. L'introduction de cet amphibien néoténique, l'Axolotl, par exemple, aurait pu être la source d'une réflexion sur la capacité de survie et l'adaptation à l'environnement or il ne semble être la que pour sa forme quelque peu originale. La mise en scène est assez insipide et sans relief et le scénario finalement assez naïf.
Ciné-13
Ciné-13

171 abonnés 1 419 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 février 2021
La poésie n'exclut pas un minimum de cinéma.
Tout est ridicule :les bras ballants du mollusque Gustave, les mimiques de piranhas, la danse avec le balai-serpillère sur une musique de Phil CARMEN, l'axoloti téléphone sans téléphone, masturbation pour offrir ses spermatos, il perd une roue puis la roue de secours et se retrouve sur la plage qq kms plus loin.
C'est filmé par un stagiaire : la caméra tangue pour simuler le malaise de Gustave,...
La poésie n'est pas forcément absurde!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 septembre 2020
Quand la réalité rejoint les poissons !!
Bravo film émouvant, doux, drôle et très poétique!! merci le Luxy pour cette soirée mémorable
merci Olivier Babinet pour nous raconter des histoires toujours aussi tendre...
GIJoe
GIJoe

138 abonnés 629 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2020
Comédie dramatique mignonne et authentique, sans fioritures. Les acgzurs jouent très bien, un agréable moment et un sujet original
ffred

1 987 abonnés 4 252 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2021
Passé totalement inaperçu à sa sortie en salle en septembre, voilà un petit film bine sympathique. Et assez bizarre aussi. Une ambiance feutrée et étrange dans un futur proche où tous les poissons ont disparu. Gustave Kerven et India Hair (nommée en révélation aux César pour ce rôle, elle ne l’est plus vraiment depuis un moment...) forment un couple atypique mais attachant. Une jolie, mais assez sombre histoire, émouvante et souvent drôle. Une jolie surprise.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2020
Un drôle de drame, pour gens pas drôles et planète itou (80 % des bêtes sauvages ont disparu, la dernière baleine est en perdition, les poissons refusent de se reproduire et leurs espèces disparaissent à qui mieux mieux.... quant aux humains... ce n'est guère plus brillant). On est en 2026 (si le calcul est bon - grâce à la date de naissance du héros notée à la volée sur son arbre généalogique, dont il ne se résigne pas à être le dernier rejeton, et à son âge, énoncé dès le début du film) - autrement dit demain : ce curieux "PoissonSexe" pourrait se classer (catégorie cinématographique peu répandue !) en "fable drolatique et (dés)enchantée".... Olivier Babinet, dont c'est le 3e "long" (mais que je découvre, pour ma part), qu'il (co)scénarise aussi, sait éviter les poncifs de l'écologie politique bien-pensante, ainsi que ses gênantes contradictions (défense des animaux, et promotion concomitante de la reproduction humaine standardisée en labo et "marchandisée" - spoiler: voir ce qui arrive à "Full Moon", la voleuse de sperme
)... Pour cela, et de façon générale pour l'originalité du récit, la notation méritée me semble être un "Bien". Gustave Kervern est très à l'aise en ictyologue atypique spoiler: (qui s'intéresse au langage des poissons)
, et India Hair lui donne avec bonheur la réplique, tout aussi atypique en vendeuse à tout faire ("Lucie", aux cheveux roses). Il y a cependant pas mal de "ventres mous", et les ellipses rendant l'histoire peu cohérente spoiler: (voir, par exemple, quand "Daniel" perd ses roues... et se réveille sur la plage, dans sa voiture opérationnelle)
ont un peu trop tendance à se multiplier...
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2021
Une très bonne comédie marrante , absurde et écologique qui ne manque pas d'originalité et d'humour.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

219 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2021
« Poissonsexe », une comédie romantique collaposologique, un fable écolo, un film fantastique, un film d’anticipation tendre, un film inclassable, un film franco-belge réalisé par Olivier Babinet en 2019.
Avec Gustave Kervern et India Hair, dans un duo touchant. Ellen Dorrit Petersen, Okinawa Valérie Guerard (dont on ne comprend pas un seul mot des répliques) et un axolotl très mignon.
Un beau film, touchant, bien réalisé.
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2020
Film un tant intello, fort critique sur la situation des rapports homme-femme de nos jours ou dans une future très proche. Vraiment intéressant.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 septembre 2020
ce fut une très belle surprise
ce fut un très bon moment .
Un très beau conte où les personnages sont très justement interprétés.
bref très très très... on a adoré.
le plaisir aussi de rester durant l'échange avec le réalisateur O. Babinet sa vision d'homme , mon ressenti de femme .
Lui nous a parlé du désir de paternité ....
Moi j'ai vue un amour qui panse les vies blessées.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2020
Dans un futur proche, la pollution a vidé les océans de sa population. Il n’y a plus de poissons et une seule baleine qui s’approche des côtes françaises et menace de s’y échouer.
Daniel (Gustave Kervern) est ichtyologue titulaire d’un doctorat que personne n’a lu sur le langage des piranhas (sic). Il travaille dans un laboratoire qui cherche sans succès à éclairer les causes de la baisse de fertilité des poissons. Sa vie privée est elle aussi un champ de ruines. Sans conjoint, sans enfants, sans amis, retrouvera-t-il goût à la vie auprès de Lucie (India Hair), la serveuse qui lui sert tous les matins son café et sa viennoiserie au café où il a ses habitudes ?

Une semaine après Effacer l’historique, on retrouve Gustave Kervern, cette fois-ci de l’autre côté de la caméra. Gros nounours triste et attachant, il joue ici sous la direction d’Olivier Babinet dont le précédent film, "Swagger", avait pour cadre les HLM déshumanisés d’Aulnay-sous-Bois.

La présentation que j’en ai faite ne doit pas induire en erreur : "Poissonsexe" n’est pas une dystopie façon Black Mirror qui interroge l’avenir de l’humanité confronté aux défis écologiques. Si son action se déroule dans un laboratoire, s’il y est beaucoup question de la reproduction et de la fertilité des poissons, si même une curieuse salamandre y joue un rôle important, l’essentiel est ailleurs : "Poissonsexe" est avant tout l’histoire d’un homme un peu paumé qui va renaître à la vie.

On a vu se multiplier ces temps ci ce genre de films qui croisent deux sujets en un : une étude de mœurs dans un laboratoire où se réalisent des recherches avant-gardistes. Ce fut le cas l’automne dernier de "Little Joe" avec une plante capable de diffuser du bonheur ou en 2016 du "Secret des banquises" où Guillaume Canet étudiait l’ADN des pingouins. La recette ne convainc qu’à moitié. Sans doute l’ambiance futuriste, parfois angoissante, parfois loufoque, donne-t-elle à ces films une connotation particulière ; mais bien vite cette « ambiance » s’épuise, résumant l’histoire à sa plus simple expression, une banale histoire d’amour.

Tel est le défaut de "Poissonsexe". Comme son titre, mot-valise faussement imaginatif, la fable futuriste qu’il échafaude révèle vite ses limites. Ces poissons qui disparaissent, cette baleine qui s’échoue se dévoilent vite pour ce qu’ils sont : la métaphore d’un monde houellebecquien incapable d’aimer et hanté par le spectre de sa disparition. Mais la démonstration ne va pas à son terme. Comme s’il avait été effrayé par pareille noirceur, Olivier Babinet termine son film, ainsi qu’on l’avait pressenti, par un rayon de douceur rassérénant, mais un peu trop convenu.
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