487 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
55 critiques spectateurs
5
15 critiques
4
10 critiques
3
16 critiques
2
8 critiques
1
4 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CinÉmotion
221 abonnés
226 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 6 septembre 2020
Olivier Babinet réalise ici un film dont le style est vraiment différent de son film précédent, ce qui surprend si on s'attend à la même dynamique et ton. La bande-annonce et l'histoire me paraissait loufoque mais originale et donc tentant à aller découvrir. La thématique sous-jacente de Poissonsexe est intéressante, avec un petit goût de conséquence climatique, de fin du monde, et extinction animale juxtaposée aux relations humaines. Il est alors question de dernière baleine au monde échouée sur la plage, avec les poissons qui disparaissent car ils ne s'accouplent plus, et une astucieuse mise en parallèle et constat similaire sur l'humain lui-même, à travers le personnage de Daniel et la ville de Bellerose qui comporte seulement 3 femmes en âge de procréer. On découvre alors petit à petit au fil de l'eau l'aspect psychologique du personnage de Daniel, désabusé, solitaire mais avec l'envie d'être père dans un monde à l'avenir pourtant peu propice à l'épanouissement d'un enfant. Le tout accompagné d'une salamandre faisant office de métaphore et de guide spirituel. spoiler: L'amour triomphe alors sur le triste état du monde. C'est audacieux et vraiment décalé, il faut vraiment rentrer dans l'univers et apprécier le ton qui est très spécial, ce qui n'est pas très difficile avec un Gustave Kervern dans un rôle quasi sur mesure. Malheureusement cela n'a pas suffit pour ma part, pas plus emballé que cela par l'histoire racontée en 1er plan qui, pourtant fondée sur de bonnes idées, est un peu étirée en longueur, avec un rythme très lent.
Ce long-métrage, réalisé en 2020 par Olivier Babinet, est une expérience farfelue mais attachante. Dans un futur proche où les océans n’abritent plus qu’une seule baleine, des scientifiques tentent de reproduire des poissons. Cette histoire aborde de manière lunaire le désir d’avoir un enfant et les difficultés de la procréation. Finalement, la clé de l’équation repose sur le don de l’amour. Gustave Kervern trouve ici un rôle taillé sur mesure, lui permettant d’exprimer sa drôlerie avec tendresse et poésie. Il est aidé en cela par la présence rayonnante d’India Hair. Bref, un conte fantastique qui à défaut de s’appuyer sur un schéma narratif coordonné reste très original.
Le principal défaut de Poissonsexe est sa conviction que la léthargie d’une humanité qui s’autodétruit en détruisant la planète doit s’incarner à l’écran par une léthargie rythmique et tonale. Tout mou, tout plat, le long métrage d’Olivier Babinet échoue à composer une forme apte à mêler la tragédie environnementale dont nous sommes les contemporains avec le drame intimiste d’un homme qui souhaite donner la vie et fonder une famille sans y parvenir, teinté d’un sens du décalage rappelant le cinéma de Quentin Dupieux – entre autres. L’image semble ici se suffire à elle-même, fascinée par son esthétique soignée dont l’artificialité, quoique liée au thème investi, rend caduques ses enjeux et stériles ses protagonistes. Nous ne nous attachons à personne, nous ne rions ni ne sommes embarqués par un absurde très facile qui cultive l’image insolite dans l’espoir de greffer à son ensemble rachitique un tant soit peu de folie. Devant nous se joue le triste spectacle d’une déchéance ponctuée çà et là de sursauts de vie, que filme complaisamment une caméra qui convertit, de manière systématique, presque machinale, ses situations en éléments de décor d’un vaste aquarium dans lequel restons à la surface.
J’ai trouvé cette comédie plutôt bien. Elle a un style peu ordinaire. J’ai apprécié cette ambiance psychédélique par moments. Que ce soit la bande originale, ou encore des séquences pleines de couleur, il y a quelque chose qui se crée. J’avais l’impression d’être dans une petite bulle et de profiter d’une histoire sympathique. Elle n’a rien d’extraordinaire en soi la recherche du bonheur étant un thème récurrent, mais son contexte porte à réfléchir. À noter tout de même, que malgré ses aspects un peu loufoques, le scénario arrive à bien se tenir. Ça reste agréable à suivre et prenant. On est plongé dans un monde où les poissons ont disparu à cause de la pollution. J’ai apprécié les références à l’urgence climatique dans laquelle nous sommes actuellement. Une mise en condition discrète ce qui empêche les passages lourding. De plus, on a affaire à des personnages attachants. Vont se distinguer le scientifique et la serveuse, joué respectivement par Gustave Kervern et India Hair. Ce duo détonne par son opposition qui se transforme en complémentarité. Cette actrice que j’avais surtout vue dans des rôles secondaires, m’a beaucoup plu. Malgré qu’il apporte de bon passage humoristique, j’aurais aimé tout de même que Gustave Kervern mette un peu plus d’énergie par moments. En effet, on va avoir quelques passages mous qui vont trop ralentir le film et provoquer des flottements. Je tiens à saluer le casting secondaire de qualité. On peut retrouver notamment Sofian Khammes (CHOUF) et Alexis Manenti (LES MISERABLES).
Qualité d'une réalisation étudiante, le peu de 3D utilisé est affligeant, une critique sociétale un peu ras des pâquerettes, un filtre nocturne visible pour un borgne, prises de vue bof, franchement pas drôle, fin nulle, Kervern ne fait aucun effort sur la prononciation pendant la 1ere moitié du film.. Je pense que je peux m'arrêter là
Le cinéaste tente d'imposer un certain onirisme qui ne fonctionne pas bien, d'abord parce que le contexte très scientifique ne s'y prête pas franchement, et la dimension fantastique frôle trop l'absurde car pas assumé franchement. Mais ce sont surtout les passages qui ne servent strictement à rien qui laissent perplexe outre la baleine où la voix du poisson via le téléphone sans téléphone on peut citer aussi la roue de secours qui fait des kms ou le fait que Gustave demande de l'aide pour attraper un poisson ridiculement petit. On peut aussi tiquer, carrément ne pas y croire du tout, à cette histoire d'amour entre Gustave soixantenaire et une jeune femme qui pourrait presque être sa petite fille. Site : Selenie
Le film séduit par sa tonalité douce, son coté absurde et tendre. Autour de personnages gentiment barrés et un humour pince-sans-rire, des questions sur le devenir de monde, la paternité, l'amour, l'écologie. La mise en scène est précise, réfléchi, le film est un petit OFNI qui mérite le détour.
Film assurément décalé, à l'image de son créateur. "Poissonsexe" se consomme avec un zeste de second degré, une pincée de tendresse et une persillade d'indulgence. Mais attention aux proportions pour éviter l'indigestion.
" Poissonsexe" est une comédie d'auteur agréable mais au sujet trop mineur pour réellement adhérer au film.En effet j'ai apprécié le naturel du tandem Gustave Kervern et India Hair ainsi que la belle photographie et le message romantique et sociétal que le réalisateur souhaite faire passer cependant je me suis ennuyé parfois car il ne se passe pas grand chose, le sujet du film ( la reproduction des poissons) même si il est original n'est guère passionnant .Bref le scénario est léger mais sera vite oublié à la sortie de la salle .
Film assez inclassable. Les acteurs sont bien , l'histoire avec un coté post moderne écologiquement plus que dégradé plus un coté surréaliste peut laisser perplexe et on peut rester complètement indifférent a ce film.
Un extrait de titre de presse mentionne dans la bande-annonce : un remède contre la solitude moderne. Je trouve que c'est joliment tourné, et assez juste dans le fond. Le film met en avant deux acteurs français, qui dans l'inconscient collectif sont considérés comme borderline : Gustave Kervern enfile sa tenue de Grolandais, et met plein phare sur la non-moins talentueuse India Hair. Je persiste à penser qu'ici nous avons une comédienne de gros calibre, qui ne demande qu'à jouer de grand rôle. Poissonsexe est un peu timide dans son contenu, mais est autant délicat que ces deux interprètes principaux. Tout autant que la destiné des poissons est plus que fragile, il en va de même pour leur histoire d'amour. Mais qu'importe, çà fait quand même du bien.
Avec sa dimension écologique, « Poissonsexe » est une fable désenchantée et agréable à suivre malgré sa lenteur. Une lenteur qui s’impose tant le récit respire un parfum de fin du monde, comme pour mieux se poser pour mesurer les profondes cicatrices de l’Humanité et apprécier ce qui reste à vivre. Vivre, justement, passe aussi par la procréation pour perpétuer les espèces comme chez les poissons et comme chez les humains. Seulement la procréation ne peut pas être toujours clinique, il faut réapprendre à aimer, à s’aimer, ce serait mieux. « Poissonsexe » c’est deux solitudes, Daniel (Gustave Kervern) et Lucie (India Hair) qui finissent par se croiser dans ce récit flirtant avec l’absurde. Pour esprits curieux.
C'est un film singulier, particulier, qui traite de plusieurs sujets, mais le principal reste l'amour avec un grand A. Sur fond de déclin biologique, les poissons ont disparu et il reste une seule baleine dans le monde, un scientifique échoué presque par hasard dans une petite ville de province, cherche l'amour et en même temps cherche quelques poissons survivants pour les reproduire. C'est touchant, parfois émouvant et le binôme Kervern-Hair est plutôt sympa mais l'ensemble reste plat et mou.