Josep
Note moyenne
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92 critiques spectateurs

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Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2020
On parle souvent du drame de la Shoah qui a défiguré l'Europe, en prenant le soin de mettre à l'index la politique allemande de l'époque. Mais qui parle des campements de concentration au sud de la France, de l'autre côté des Pyrénées, où la France retenait des prisonniers politiques de l'infame dictateur Franco ? "Josep" raconte la sauvagerie qui s'est abattue sur ces espagnols bannis de leur pays. Souvent communistes, en tous les cas révolutionnaires, ils ont vécu l'humiliation, la séparation, la torture mentale ou physique par les soldats de leur pays, mais aussi par les gendarmes français.

"Josep" raconte sans concession la difficulté de servir son pays quand on n'adhère pas aux orientations politiques. Le film d'animation donne la voix à un gendarme en fin de vie qui raconte à son petit-fils les monstruosités que le gouvernement de Vichy l'a contraint, qu'il s'agisse de ces espagnols reclus dans la misère totale ou de ce peuple juif qu'il fallait livrer à l'horreur des trains de la mort. L'animation, la beauté des images donnent au récit une connotation presque mystique. L'épouvante de ce qui se passe sur notre territoire français est rendue supportable par des couleurs, un maniement du dessin et une musique remarquables.

"Josep" fait honneur à la création artistique. Josep Bartoli, Frida Kahlo habitent ce récit tumultueux où il est question de peinture, de sculpture, et d'amour. L'art enveloppe les personnages comme un rempart puissant à l'injustice humaine et à la barbarie. Bartoli est autant un artiste qu'un homme politique. Sa voix s'élève du film, comme un exemple à suivre pour échapper au pire de l'humanité.
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2020
Josep a levé le voile sur une partie de l’histoire que je méconnaissais totalement. Et pour cause. Pas facile d’évoquer ces camps de la honte et le rôle inhumain des autorités françaises. Le format utilisé déroute au premier abord mais il offre une liberté qui renforce le message et les émotions.
Cédric P
Cédric P

8 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2020
Pas fan de la forme, un scénar léger, mais un film utile nous rappelant un pan de l'histoire de France que les livres de l'éducation nationale ont mis sous le tapis.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2020
Ce film a le double mérite de raconter à la fois le destin d'un dessinateur peu connu ici et aussi un épisode peu glorieux de l'histoire de France qui résonne encore aujourd'hui si on pense au sort réservé aux réfugiés.
Le fait de le raconter par le prisme de ce personnage de gendarme évite les simplifications et le manichéisme.
Le dessin et les couleurs sont à la fois belles et évocatrices. Mais pour ma part j'ai regretté cette animation toute en plans fixes. Un parti pris sans doute, mais un peu trop lourd à mon goût, là où du mouvement aurait permis de jouer avec une gamme plus élargie.
Très belle musique aussi.
Un film à voir.
Einleiger
Einleiger

8 abonnés 106 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2020
L'animation est étrange et perturbe car il s'agit d'une approche dont les spectateurs n'ont pas l'habitude. C'est simple en dessinant, c'est un peu un film de poupées rousses en quelque sorte : on suit un ado qui suit un épisode de la vie de son grand-père qui lui-même est en relation avec Josep. Jusque là c'est simple. Et dans tout ça, on rajoute le contexte : l'exode des Espagnols en 36 et leur captivité en France. Si Aurel évoque les républicains, les anarchistes et les communistes, il n'explique pas l'idéal de ces gens. Le réalisateur est meilleur quand il montre les motivations des personnages français. Là où le film est spectaculaire, c'est lorsqu'Aurel évoque qu'un simple individu peut être en lien avec des personnages (ou lieux historiques) tels que Frida et Trotsky. C'est un dessin court portant sur une partie de la vie d'un artiste fermé dans un cadre historique. Dommage que le cadre ne soit plus explicite que le dessin, mails il a le mérite d'être exposé.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2020
Le fond encore plus fort que la forme ?
J’ai appris beaucoup de choses sur cet épisode douloureux des espagnols qui ont quitté leur pays.
Je n’avais jamais pensé que nombre d’entre eux, étaient enfermés dans des camps….ni qu’ils étaient indésirables.
L’histoire d’une amitié improbable entre un gendarme et un dessinateur espagnol.

Les dessins, la bande son, soulignent avec justesse, ce moment d’histoire….
Ce film d’animation nous bouleverse.
Marie Guastalla
Marie Guastalla

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2020
Super film Mais quelle honte de lire sur le site d'Allo-Ciné "Josep Bartolí, qui, durant la Guerre civile espagnole, a combattu dans les rangs franquistes avant d’être incarcéré dans un camp de réfugiés du sud de la France."n Vous pouvez svp corriger très vite, et cesser de déshonorer un ancien membre du Poum détenu à Rivesaltes ?
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2020
Quand Aurel rend un hommage à un autre dessinateur, dont le parcours atypique méritait cette très jolie animation, à la fois enfantine par les couleurs bleues et vertes acidulées, pétillantes sans oublier un le message politique, témoignage de cette traversée des temps obscurs si on ne cite que Franco et les camps de concentration, de Josep Bartolí !! Une émotion certes, insuffisamment fluide dans ce procédé trop haché !!**
Pascale Saint-dizier
Pascale Saint-dizier

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2020
Ce serait un film utile et intéressant concernant cette triste période de l'histoire, le sort peu connu de ces prisonniers dont Bartoli , mais une narration hachée comme le dessin qui l'illustre ,des doublages pénibles font que l'on perd le fil et que cela finit par être trop long et presque trop superficiel si on n'en connaît pas préalablement le contenu historique .
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2020
Réalisé par le dessinateur français Aurel, ce film d'animation nous transporte vers la fin des années 1930 dans le sud de la France où des milliers d'espagnols affluent pour venir s'y réfugier et ainsi fuir la dictature du général Franco.
Mais l'accueil tricolore s'avère déplorable, tous ces immigrés sont parqués dans des camps dans lesquels règnent la violence, le racisme et la misère.
Parmi eux se trouve Josep Bartoli, un talentueux artiste et illustrateur catalan, qui va passer le plus clair de son temps à dessiner les conditions de vie difficiles dans ces baraquements de fortune.
Le style visuel de cette histoire vraie n'est pas une animation classique, c'est plutôt un enchaînement d'esquisses en noir et blanc rappelant évidemment la patte si spéciale de ce Josep à cette époque.
Le rendu final est assez particulier et... un peu déroutant.
Je n'ai pas détesté cette oeuvre assez courte (1h14), mais mis à part l'aspect historique de cette période de pré-deuxième guerre mondiale, j'ai trouvé cette biographie très sombre et sans réel attachement pour les différents personnages.
Pédagogique, sans plus.
Site CINEMADOURG.free.fr
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2020
Sélectionnée pour un festival de Cannes 2020 qui n’aura jamais lieu, « Josep » est un film d’animation assez étonnant dans sa forme et sur le fond, qui a désormais sa chance sur grand écran. Le film très court (1h15) de Aurel est d’abord déroutant par sa forme. On est bien loin de l’aquarelle des « Hirondelles pour Kaboul » ou du trait bien net de « Persepolis ». Ici, on est dans un film d’animation aux images un peu saccadées, comme si on assistait plus à une succession de dessins mis bout à bout qu’à un film d’animation traditionnel. Le dessin est particulier, et je serais bien en peine de lui attribuer un adjectif. J’imagine qu’il se rapproche volontairement de celui de Josep Bartoli, même si je dois humblement reconnaitre que je ne connaissais pas cet artiste avant de voir le film. Mais les œuvres de Josep Bartoli elles-mêmes sont intégrées au film, elles ponctuent le récit, elles sont même reconstituées traits par trait en guise de transition. On ne va pas se mentir, il faut quelques minutes pour « accepter » ce graphisme assez peu conventionnel mais une fois qu’on est entré dans le film, alors on comprend que ce parti-pris n’enlève rien à la pertinence du propos, bien au contraire. En jouant sur les touches de couleurs, les constates, les esquisses, Aurel n’est jamais démonstratif mais ce qu’il suggère se suffit à lui même. « Josep » n’a qu’un défaut de forme, il est trop court, et un peu déséquilibré puisque spoiler: la seconde partie de l’artiste, celle en Amérique, celle de la reconnaissance, celle du retour à Barcelone après la mort de Franco, est expéditive.
En réalité, dans le parcours du Josep Bartoli, ce qui intéresse Aurel c’est la France et ses camps de concentration. Pour incarner ses personnages, il a demandé à Sergi Lopez, à Gérard Hernandez et à Bruno Solo de tenir les 3 premiers rôles. Qu’on-t-il en commun ? Ils ont dans leur sang cette Espagne républicaine qui paya le prix du sang et de l’exil et qui fit de la France son pays d’adoption. Alors, j’imagine que pour eux, « Josep » n’est pas tout à fait un doublage comme les autres. A leur côtés on trouve une pléiades de noms bien connus : Valérie Lemercier, Thomas VDB, Sophia Aram, François Morel, tous venu apporter leur talent, parfois dans des rôles minuscules, presque anecdotiques. Pendant 1h15, et je répète que cela est bien trop court, le scénario nous emmène dans une France de 1939 bien laide et (de facto ?) bien mal connue. « La Retirarada », c'est-à-dire l’exil de 500 000 espagnols à travers les Pyrénées en plein hiver et à pieds, sans bagages ni rien, avec les troupes franquistes à leur basques, cette épisode là n’est pas montré, sauf au travers de quelques images du générique. Lorsque le film débute, les réfugiés sont entassés à Rivesaltes dans des camps même pas construits, preuve que la France n’avait pas prévu, ou voulu prévoir, cet afflux d’hommes, de femmes et d’enfants. Elle les parque en les entourant de barbelés, sans nourriture, sans soin, sans rien et met juste quelques gendarmes pour les faire tenir tranquille, le temps de savoir si elle peut les renvoyer à Franco, ou pas. Tout ce que je sais de ce triste épisode est illustré par le film, y compris l’hostilité d’une partie des français (pas tous), y compris l’attitude ambiguë des tirailleurs sénégalais (pas tous), y compris la violence des gendarmes (pas tous), y compris aussi la tentative des émissaires de Franco pour convaincre faussement les exilés de revenir, ce que certains feront (beaucoup seront fusillés). Le film évoque aussi les affrontements mortifères entre antifranquistes, les anarchistes qui s’opposent aux communistes qui s’opposent aux Républicains, ces rancœurs jamais surmontées qui leur ont fait perdre la Guerre Civile. Tout ce canevas historique, le film l’évoque, c’est vrai, et cela apporte surement quelque chose à ceux qui ne connaissent pas bien la Guerre Civile espagnole en tant que fait historique. Pour ma part, étant donné que je n’ai rien appris de nouveau sur ce plan là, je ne peux m’empêcher de trouver « Josep » un peu léger, un peu expéditif, un peu simpliste aussi par moment. spoiler: Et puis je l’ai dit, une fois l’évasion accomplie, le film est déjà presque terminé, la vie au Mexique, la rencontre avec Frida Kahlo, la renommée, le retour en Espagne, au mieux c’est montré en quelques dessins, au pire c’est juste résumé en quelques phrases.
Du coup, je suis un peu frustrée aussi ce côté-là. La meilleure idée du scénario, c’est d’avoir pris le parti de raconter tout cela par l’intermédiaire de la mémoire (un peu embrouillée) de Serge, qui raconte à son petit fils ce que visiblement il n’ jamais raconté à sa fille. « Josep » a l’immense vertu de montrer la réalité d’une République Française qui, obnubilée par le « péril rouge », a ouvert des camps de concentration dés 1939 (sans attendre l’occupation). Quand on voit l’attitude des gendarmes français, des autorités françaises avec les réfugiés espagnols, on comprend bien tout ce qui adviendra dans les 5 années suivantes. Le devoir de mémoire, il passe aussi par Rivesaltes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 octobre 2020
c'est un témoignage profond sur les camps de concentration français et ce qu'ils ont fait subir aux réfugiés républicains espagnols à travers l'exemple du dessinateur Bartoli. C'est fort et émouvant du début à la fin. Nous l'avons projeté à un public scolaire et les élèves ont applaudi avec enthousiasme à la fin de la séance. A voir absolument.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2020
Remarquable de cohérence et de fluidité avec un budget surement très limité. Une histoire personnelle inconnue (le dessinateur catalan Josep), une réalité historique des camps de concentration en 39… en France, de belles voix au doublage, le tour est joué pour susciter l'émotion juste et nous proposer un film d'animation de qualité. Sans autre prétention. Cinéma
octobre 2020
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 octobre 2020
Beau film: visuellement, musicalement, narrativement inventif. Le récit d'un épisode de 1939 peu connu et assez honteux de l'histoire de France (et de l'Espagne). La fin d'une époque : la France coloniale et à côté de la plaque qui hésitait dans
les antagonismes politiques qui ont menés aux dérives de la seconde guerre mondiale. Les fans de romans BD aimeront beaucoup.
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2020
" Josep" présenté cette année au festival de Cannes est un plaidoyer utile contre le fachisme . En effet même si j'ai trouvé parfois la réalisation austère, ce film d'animation pour les adultes décrit avec justesse ,émotion et courage la belle histoire d'amitié entre un policier et un prisonnier espagnol qui a fuit son pays pour échapper à la répression de Franco et enfermé dans un camps de concentration en France en 1939 , c'est une œuvre utile .
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