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Kincaid
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4,0
Publiée le 18 février 2025
Un film d’espionnage, au scénario bien machiavélique et des personnages particulièrement bien campés, en particulier ceux de l’espion anglais (Pierce Brosnan) et du tailleur (Geoffrey Rush), qui sont super efficaces. Une belle et passionnante histoire d’arnaque, dans laquelle on ne s’ennuie pas du tout.
Le duo Pierce Brosnan - Geoffrey Rush est nettement plus palpitant que le duo Julia Roberts - Clive Owen dans « Duplicity » vu dernièrement ; le duo m’avait plongé dans une torpeur inattendue et profonde. C'était quand même Julia Roberts et Clive Owen. « The Tailor Of Panama » que je considère être une autre variante du jeu de dupes m’a tenu en éveil. Entre un espion obsédé sexuel et un tailleur mythomane, évolue une Jamie Lee Curtis toujours aussi attractive. A cette époque, j'entends ! Pierce Brosnan, le James Bond du moment, semble prendre plaisir à interpréter un espion peu aimable et malhonnête. Enfin, je me plais à penser que John Boorman rend hommage à « Docteur Folamour » concernant les scènes où l’état major U.S est en réunion ; président et militaires se tiennent prêts à envahir Panama sur la foi d’élucubrations abracadabrantesques ! Sympa.
Cette parodie de film d’espionnage est ennuyeuse à mourir. Pierce Brosnan et Geoffrey Rush ont beau faire le job, cela manque cruellement de rythme et l’histoire est peu (voire pas) intéressante. De plus, pour une parodie, cela manquait d’humour ou alors un humour très paresseux. Bref, je suis peut-être passé à côté de quelque chose ou je n’étais pas dans un bon jour mais je ne recommanderai pas ce « Tailleur de Panama ».
En langage châtié nous dirions que ce film souffre d'un gros problème narratif et qu'on y déplore ellipses et facilités se scénario. En langage moins châtié nous dirons qu'on y comprend que dalle. A noter tout de même l'excellente prestation de Geoffrey Rush. Et puis rendons grâce à Boorman spoiler: de ne pas tenir compte des codes hollywoodiens, au moins dans ses films on ne fait pas l'amour en soutien-gorge !
Le tailleur de Panama est une parodie de film d'espionnage. L'idée de départ, un tailleur qui est victime d'un espion britannique sans scrupule qui le menace de révéler son passé s’il ne lui livre pas des informations sensibles et qui finit, faute d'informations réelles, par imaginer un complot visant à vendre le canal de Panama à une puissance étrangère, est plutôt séduisante. Malheureusement l'intrigue s'enfonce, les acteurs ne sont pas toujours très convaincants et on s'ennuie plutôt ferme pendant près de 2 heures. On notera la présence de Jamie Lee Curtis qui s'est égarée dans ce naufrage panaméen. Une grosse déception en ce qui me concerne. Dans cette catégorie, je préfère, et de loin, un OSS117 avec Jean Dujardin.
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1,0
Publiée le 21 octobre 2021
Ce qu'il faut comprendre avec John Le Carre c'est qu'il n'est pas Ian Fleming c'est un écrivain qui ressemble à bien des égards à Graham Greene ses romans sont des drames humains déguisés en histoires d'espionnage afin de faire avancer l'idée que les gens seront toujours pris dans des circonstances qui échappent à leur contrôle. Premièrement Le Tailleur de Panama n'est pas une histoire de James Bond auquel nous pourrions croire. Deuxièmement cela peut sembler improbable mais je pense que Geoffry Rush était plutôt mauvais dans le rôle de Harry Pendel le tailleur éponyme...
Exigent mais qui ne renouvellera pas le genre. John Boorman procède sans trop de contraintes et surtout sans passion, avec beaucoup de réserves sur ce qui semble n'être q'une commande.
Une très agréable comédie d'espionnage servi par un excellent duo Brosnan/Rush. Dans les décors paradisiaques du Panama un espion se met en quête d'informations sur le canal. Il fait la connaissance d'un tailleur et décide d'en faire son indicateur. Bien mené le film bénéficie aussi de la présence de l'excellent Biuan Gleeson et des charmantes Jamie Lee Curtis et Catherine Mc Cormack. Un divertissement de qualité.
Un rythme étrange, navigant enter le film d'espionnage , le burlesque,et l'aventure . On y croit pas trop, même si pourtant l'intrigue se base sur des faits historiques; Noriega et la crise du canal de Panama. Les acteurs font ce qu'il peuvent sans brio : Pierce Brosman force son jeu, et
Pour Andy Osnard, un séduisant espion sans scrupule récemment muté à l'ambassade britannique, Harry ferait un parfait informateur. Le convaincre de collaborer devrait être chose facile, puisque Osnard a découvert le secret de son mystérieux passé. Pendel n'a pas le choix. Contre son gré et la peur au ventre, il doit fournir des informations de première qualité. A défaut d'en découvrir auprès des généraux et des politiciens qu'il habille, Harry n'hésite pas à les inventer. Pris dans un engrenage qu'il ne contrôle pas, Harry doit chaque fois imaginer davantage. Son penchant pour le mensonge pourrait très vite se retourner contre lui et avoir des répercussions désastreuses au plus haut niveau.
Un bon petit film d'espionnage très bien écrit, en tout cas avec intelligence. C'est drôle, c'est touchant et surtout ça fait réfléchir. La mise en scène est bonne et les acteurs sont bien dirigés.
PB est un cynique et un manipulateur qui use de son charme. Le tailleur est légèrement dans défense. Le sujet ne m’a pas vraiment passionné. Il reste léger en surface.
C’est sur un mouvement de renversement que repose « The Tailor of Panama » : la fiction (le mensonge) entraîne avec elle le film dans son ensemble, dans une sorte d’apologie du faux, qui écrase tout sur son passage. Ambigu jusqu’au bout, le film aboutit à une expérience de pur cinéma, mais aussi au portrait sensible et complexe d’un homme qui va se révéler à lui-même. L’opposition entre deux menteurs donne au film son impulsion. D’un côté le tailleur qui habille la réalité de ses fantasmes (et son amitié pour Mickie traduit un désir inconscient d’être quelqu’un d’authentique comme lui), typique du Britannique qui se réinvente dans les colonies – interprétation à la fois bouffonne et empreinte d’humanité de Geoffrey Rush. De l’autre, Pierce Brosnan dans un de ses meilleurs rôles : l’espion cynique qui ne pense qu’à monnayer les fausses informations, personnage plus contemporain, très représentatif du monde moderne : absence d’idéologie, aucun sens de l’identité, totalement matérialiste, aucun but dans la vie sinon son propre intérêt. Il n’a de lien avec rien sinon ses propres appétits, le sexe et l’argent. Rien que dans sa manière de fumer, on sent qu’il est gouverné par la luxure. Bref, un salaud de l’ère Tatcher-Reagan, élevé dans l’idéal matérialiste. A eux deux, Harry et Andy composent deux pôles irréductibles (c’est la sensibilité face au matérialiste), ouvrant sur cette inversion jubilatoire : le mensonge qui court-circuite le réel jusqu’à devenir la vie tout entière, l’art non plus comme simulacre du monde mais le monde lui-même comme inépuisable chantier de cinéma. Cela engage évidemment une réflexion sur la paranoïa universelle (et nord-américaine en particulier à travers l’emballement belliqueux de la machine de guerre US), mais surtout une satire cruelle, un constat désemparé devant le malin génie de la désinformation généralisée. Sous couvert d’une jubilatoire satire au rythme effréné, le film appelle donc une morale politique et dresse aussi le portrait psychologique d’un individu complexes. Bref, du cinéma total. Nous sommes bien chez John Boorman.