Ma femme est fan de Pierce Brosnan, comme beaucoup de filles de sa génération, donc avec un Geoffrey Rush en plus ça pouvait être pas mal. Sauf qu’un casting ne fait pas un film alors que le contraire peut s’avérer vrai. Ben non en fait, principalement parce que l’intrigue est mal gérée et l’histoire nébuleuse. Ça pouvait être bien pourtant, certes on est toujours sur un thème du mensonge, mais là on s’attache plus à ses conséquences, aux répercussions, à la crise que peut mener un épiphénomène. Brosnan en agent secret recyclé ça fait un peu James Bond à la retraite, ou en reconversion, ça renvoie un peu à son histoire donc pas mal. Oui sauf que mettre ça au Panama et rajouter de la géopolitique ça casse et le rythme et l’histoire. Déjà ça tend à la rendre moins intéressante, puis on passe de manigance, à d’autres, à une ambassade, à un gouvernement, et tous tombent dans un piège pas particulièrement bien monté. En effet, prendre 2-3 papiers en photos, une discussion de comptoir, pas sûr que ce soient des éléments fiables. De plus, on ne voit pas le moment où tous finissent par comprendre la duperie. Enfin les anti-héros nécessitent un traitement spécial au cinéma, chose que l’on n’a pas ici. Hormis la construction un peu étrange donc, une histoire moyenne, un jeu d’acteur plus que potable, on a aussi une trame assez originale en ce sens qu’on n’est pas dans le happy ending banal. Si cela n’amène pas grand-chose non plus au moins ça ne dessert pas l’ensemble, contrairement au rythme haché, aux longueurs, aux dialogues pas toujours très clairs (en vf en tout cas) mais cyniques, aux musiques quelconques et aux décors pratiquement absents (non notables surtout). Certains parlent de parodie, perso je trouve qu’on en est loin, c’est plutôt « inspiré de ». Si le film demeure une petite étrangeté, il ne reste pas dans les mémoires pour autant. Entre manque d’ambition et réalisation médiocre il s’en sort déjà bien, mais on aurait pu faire tellement mieux, notamment avec ce casting…
En langage châtié nous dirions que ce film souffre d'un gros problème narratif et qu'on y déplore ellipses et facilités se scénario. En langage moins châtié nous dirons qu'on y comprend que dalle. A noter tout de même l'excellente prestation de Geoffrey Rush. Et puis rendons grâce à Boorman spoiler: de ne pas tenir compte des codes hollywoodiens, au moins dans ses films on ne fait pas l'amour en soutien-gorge !
John Boorman (Délivrance - 1972 & Zardoz - 1974) adapte le roman de John le Carré et en restitue un film d’espionnage à la fois lourd, fatiguant, ennuyant et consternant ! L’histoire dénuée d’intérêt, son intrigue pantouflarde et ses acteurs qui surjouent viennent plomber cette pseudo parodie du film d’espionnage qui ne mène à rien au bout de ses 110 minutes.
Très bon film d'espionnage de Boorman... Ce dernier a réalisé son dernier grand film en 1998 ("The general") ; avec ce film-ci il réalise un film sous-estimé mais qui n'est pas le chef d'oeuvre de la renaissance. Un scénario très bien écrit avec un casting de choix dont un Geoffrey Rush en grande forme ; Pierce Brosnan étant toujours cloitré dans une statique présence bondienne... La mise en scène de Boorman semble plus sclérosé que d'habitude, les décors pas toujours mis en valeur mais qui reste dépaysant. Cependant on plonge sans problème dans la vie d'un anti-héro plus malin qu'il n'y parait. L'histoire se déroule après la dictature de Noriega, parfois drôle toutefois tout repose sur un jeu du chat et de la souris avec un twist certe attendu mais parfaitement mené et maitrisé. Un film très plaisant et agréable à défaut d'être le nouveau chef d'oeuvre de Boorman.
Un petit film d'espionnage qui ne paie vraiment pas de mine mais qui se révèle parfaitement cynique et très drôle. Scénario astucieux, plus sombre qu'il n'y parait dans la bande-annonce. Pierce Brosnan est percutant dans un rôle à contre-emploi, aux antipodes de son James Bond. Pas forcément très original mais bien construit. Une découverte fort sympathique...
Maisons closes, Jamie Lee Curtis et Pierce Brosnan en maillot de bain, corruption...que demander de plus? Ce film m'amuse beaucoup. Je le revois régulièrement. Entre autres scènes, celle dans la maison close est hilarante (je ne m'attendais pas à Pierce Brosnan sur un lit vibrant où il est très drôle, encore); Gleeson est très touchant et quel plaisir de retrouver Jamie Lee Curtis (pfiouuu). ...l'idée du personnage imaginaire/fantôme est très intrigante aussi. C'est un peu comme faire une visite de Panama avec un guide privé: un de ceux qui savent maintenir l'intérêt. Je fais pas de voyages et là j'ai eu l'impression d'en faire un virtuel; découvrir la face cachée de Panama à un moment particulier de son histoire. ...et aussi et encore à voir pour Jamie Lee Curtis (pfiouuu
Un bon film d'espionnage à prendre au second degré. Le duo Brosnan/Rush offre un excellent moment de comédie au spectateur. D'ailleurs, Pierce Brosnan dans son rôle d'espion, parodie à merveille 007. Les personnages féminins sont également très bien joués. La mise en scène est agréable et le scénario accrocheur. Un bon moment.
"The tailor of Panama" est une brillante satire sur l'espionnage et les films qui ont glorifié cette activité souvent fantasmée. Pierce Brosnan joue le rôle d'un James Bond réaliste (juste un poil plus misogyne et arrogant que le personnage fictif) et Geoffrey Rush campe un mythomane compulsif manipulé par le premier. John Boorman a le bon goût de filmer dans des décors naturels, captant l'atmosphère de la décadente Panama City et l'intrigue, un poil trop compliqué malheureusement, paraît tout à fait crédible. Et c'est bien ce qui fait froid dans le dos, qu'il suffit de si peu de preuve pour exciter les faucons US. Impossible de ne pas penser à l'Irak! Fim à voir.
Un film étrange,quelque part entre la parodie d'espionnage et la fiction politique."Le Tailleur de Panama"(2000)propose dans ses meilleurs moments une réflexion pirandellienne,sur l'incommunicabilité des hommes,accentuée par le mensonge et les apparences.Geoffrey Rush tient son rôle de tailleur avec une précision toute britannique,alors que Pierce Brosnan persifle à tout va.John Boorman,percutant à ses meilleures heures,n'arrive pas à développer son mince sujet,nous gratifiant tout de même d'une belle et chaude photographie,et de quelques pincées d'humour sec.
Andrew, agent du MI6 prétentieux aux méthodes peu reluisantes est muté au Panama pour y étudier la situation, qui n'y est pas vraiment stable. Le contact qu'il se fait sur place n'est autre qu'Harry Pendel, un tailleur réputé qui fut un petit escroc en Angleterre où il a fait de la prison. Andrew va donc utiliser Harry pour obtenir des informations et sous la pression, Harry, ayant peur que son passé et ses dettes soient dévoilés, préfère inventer des mensonges plutôt que d'avouer que personne ne lui dit rien. C'est le début d'un engrenage infernal... Basé sur un roman de John Le Carré, "Le tailleur de Panama" est un régal. Film d'espionnage tragi-comique, il bénéficie du duo surprenant formé par Pierce Brosnan et Geoffrey Rush. Le premier joue avec un certain plaisir son rôle d'espion sadique et cupide, sorte d'anti James Bond tandis que le second excelle une nouvelle fois dans le rôle de ce tailleur quasiment pathétique qui s'enfonce dans ses mensonges. John Boorman, qui n'est pas né de la dernière pluie, orchestre parfaitement cette histoire où le mensonge prime sur la vérité, quitte à faire des dégâts.
Envoyé en mission punitive à Panama, un britannique s'entend avec un tailleur pour inventer une histoire de coup d'état. Adaptée d'un roman de John Le Carré, une rocambolesque comédie d'espionnage à la fois divertissante et dépaysante.
On a connu John Boorman beaucoup plus inspiré, notamment avec le "Point de non-retour" ou son extraordinaire "Délivrance"... Là, son adaptation de John Le Carré tient bien évidemment la route, mais son oeuvre tient plus de la farce policière que du véritable film d'espionnage. Du coup, le film s'en ressent un peu. Et Pierce Brosman a beau se démener comme un beau diable pour rendre crédible cette comédie dramatique, il n'y a rien à faire, l'histoire ne tient pas et ne parvient pas à captiver son auditoire...
John Boorman, féru d'exotisme et de dépaysement, nous convie à un voyage au Panama. Avec habileté, il détourne les codes du film d'espionnage et offre une partition rêvé à Pierce Brosnan, dont la carrière avait été malheureusement éclaboussée par le smoking de 007. Et pour combler son casting impeccable, il invite Geoffrey Rush à la fête. Le résultat donne un film très sympathique qui permet non seulement à ses interprètes de s'illustrer brillamment (Brosnan en tête) tout à racontant une histoire qui en a vraiment dans le ventre. En abordant l'épineux sujet du canal de Panama et des conséquences géopolitique de son possible "rachat", Boorman devient engagé, et le film s'élève un peu plus. Une excellente surprise.