Viggo Mortensen réussit son passage à la réalisation avec cette fresque familiale subtile. Le montage qui alterne deux époques est particulièrement saisissant et tous les interprètes sont excellents, à commencer par le vétéran Lance Henriksen.
Au travers de cette relation père fils que tout oppose de manière presque caricaturale, Falling illustre avec brio l'amour indéfectible qui les unit malgré tout. Le duo Viggo Mortensen, Lance Henriksen est éblouissant.
Malgré une histoire vue, revue et corrigée, "Falling" s'imprègne de l'air du temps, des questions de société, de son évolution. L'interprétation de Lance Henriksen est brillante, voir fascinante. L'écriture flirtant avec la caricature, difficile donc d'en rester totalement coi, mais c'est une véritable claque émotionnelle qui peut surprendre un spectateur un tant soi peu dissipé.
Le grand acteur qu'est Mortensen devient un élève appliqué lorsqu'il passe derrière la caméra. Il est intelligent, a beaucoup de sensibilité, et de métier, mais on ne sent pas ici un don naturel pour la mise en scène. Du coup, la prestation de l'acteur perd de la force et nous offre une prestation sans aspérité ni beaucoup d'émotion devant la caméra. Au contraire de son compatriote Henriksen, qui compose le rôle insensé du père atteint de démence, et porteur d'un probable lourd héritage depuis l'enfance. Mortensen ne raconte pas sa propre histoire mais on sent que le scénario est constellé de souvenirs personnels qui confortent la crédibilité de certaines scènes. En revanche, le montage nous inflige de constants flash-backs bien appuyés pour être sur que le spectateur comprendra le pourquoi du comment, toujours et encore l'élève bien appliqué. On ne coupera pas non plus aux beaux paysages et au couple gay de service. Un passage obligatoire quand on veut se faire produire à Hollywood? Car il parait que le bouclage du financement ne fut pas facile. DVD VO novembre 2021 PS Sortir de plus sur les écrans simultanément au Father de Zeller fut une concurrence redoutable.
De Viggo Mortensen (2021). Viggo Mortensen que l'on connait bien en tant qu'acteur signe son premier film. Et c'est une grande réussite à la fois touchant et poignant. Une analyse fouillée, humaine autant que déchirante sur une relation impossible entre un père et son fils. Un film à la fois puissant et extrêmement touchant et empli de compréhension et d'humanité. Le tandem formé par V Mortensen et Lance Henriksen est exceptionnel. Du grand cinoche intimiste !
Mes retrouvailles avec le cinéma se poursuivent avec ce film pas très facile ni très agréable. Pendant 1h30, on assiste à un déchainement de violence verbale d’un homme qui ne sait pas comment aimer les siens. C’est long … et assez pénible tant les périodes de répit sont courtes (en fait quasi-inexistantes). Le personnage du fils joué par Viggo Mortensen tente désespérément de ne pas rentrer dans le jeu de son père, car il sait d’expérience que le phénomène d’engrenage sera inévitable. Mais on le voit tiquer de plus en plus, se crisper, la mâchoire qui tremble au détour d’un énième « fils de pute » tant de fois beuglé par son père, jusqu’à l’explosion, en forme de libération, seule scène vraiment puissante du film. Les acteurs sont tous très bons, mais je vous garantis que ce Falling n’est pas de tout repos.
Pour son premier passage derrière la caméra, l’acteur Viggo Mortensen incarne un homme vivant avec son mari en Californie accueillant son père atteint de démence mais au caractère très irascible et homophobe. Sans parvenir à éviter certains écueils tels qu’une propension trop facile au pathos ou encore des scènes parfois trop démonstratives, le néo-réalisateur touche avec cette relation paternelle conflictuelle. Impeccable dans sa direction d’acteurs, frappant par la justesse de sa propre interprétation ainsi que celle de Lance Henriksen à qui il donne la réplique, l’acteur tisse une première œuvre délicate dont les maladresses de mise en scène sont oubliées face à la qualité de l’écriture et une distribution émouvante.
Un très bon drame poignant sur la maladie d'Azlheimer réalisé par Viggo Mortensen. Lance Henriksen incarne très bien le grand-père atteint de sénilité.
Ce premier film de Viggo Mortensen comme réalisateur est tellement différent de Maïwenn; mais encore de sombres histoires de famille... Cette fois le gouffre des générations entre le vieux Papa qui ne peut s’empêcher de s’en prendre de façon véhémente et agressive à son fils homosexuel…….. Les schémas si différents de la famille 2010 comparée à celles des années 70; même si le grand-père n'a jamais été dans les clous un peu provocateur mais c’est bien !!! Le comédien qui fait le vieux « traditionnel » remarquable Lance Henriksen
J’aime beaucoup Viggo Mortensen en tant qu’acteur, un peu moins comme réalisateur, son film se laisse regarder mais il y a des longueurs et on ne sait pas trop quel est le message du film, est-ce qu’il faut se mettre du côté du fils ou du père ? C’est un premier film et les acteurs sont bons. A suivre, donc..
le film est de traité de manière classique opposition des générations..des points de vue , progressif/ réactionnaire...ça manque d originalité....L.Henricksen est génial, les flashbacks apporte de la tendresse et explique les désaccords mais au mauvais moment dans le présent.
Drame familial dur et trop long. Mais d'une grande intensité dramatique, et magnifiquement filmé :les paysages bucoliques alternent avec des scènes d'affrontement d'une grande violence entre un père mourant et son fils. Le vieux est odieux et le fils trop parfait mais peu à peu on saisi la complexité du personnage du père. Les 2 acteurs sont excellents. Il s'agit donc de la1ère réalisation de Viggo Mortensen qui a mis beaucoup de ses souvenirs dans ce film, dédié d'ailleurs à ses 2 frères.
Contrairement à The Father, je n’y ai jamais cru et j’ai eu l’impression de voir ce film déjà dix fois. Ce père sans limite verbale, insultant tout le monde tout au long du film. What else. Déjà vu et revu. Peut-être que passer après The father est casse gueule je le conçois, peut-être que je n’ai pas été assez attentif dès le début. Cela étant je ne me suis jamais senti proche des personnages, notamment avec Viggo Mortensen que j’aime tant et qui m’a déçu. Aragorn est devenu Gimli. Alors oui il y a quelques scènes qui remuent l’estomac mais dans l’ensemble il m’a laissé de marbre.
La première de Viggo Mortensen du côté de la réalisation et c'est un très beau film proposé ! Une très jolie fresque familiale, illustrant une difficile fin de vie avec démence . C'est pourtant dans un tel contexte, que VM affute la précision de son rôle ( c'est le fils). Les dialogues sont subtils, bien que souvent "très acides" et le père (Lance Henriksen) ne manque pas de reprocher, à la fois le choix de vie de son fils, de son ex-femme, ne sait plus qui est vivant ou pas, relève de la plus grande violence verbale, raciste et homophobe notoire...C'est donc un portrait à deux faces, la douceur, la modestie et la bienveillance face à la démesure dans l'indécence et la méchanceté dans ces rapports "père-fils" - Belles images et fabuleuse lumière.... !!**
"Falling". Un fils tente d'aider son père malgré que celui-ci est sénile avec tout ce que cela comporte niveau trouble du comportement. Sachant que ce dernier à fais vivre un enfer à sa famille... Première fois pour Aragorn derrière la caméra et bien tr_s belle réussite. Le film est vraiment touchant, on assiste avec tristesse et colère aux scènes où le père multiplie les esclandres à base d'insulte homophobe (sachant que son fils est gaie), raciste etc... perso je l'aurais claqué tout du long!! Avec une scène encore plus forte en émotion entre les 2 acteurs principaux qui peut tirer une larme à l'oeil. Mortensen et Henriksen sont excellent sans tombé dans le cliché je trouve car ce genre de situation peut nous arriver avec nos parents malheureusement. Les flash back permettent de bien comprendre la situation sans alourdir l'émotion dégagé par le film. Vraiment une belle réussite que voilà. NOTE : 8.5/10