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peypino
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4,5
Publiée le 20 juin 2010
film violent, intense, immersif comme a ma connaissance jamais un film de guerre ne l a ete .beau et rude magnifique et atroce , c est le paradoxe de ce film que l on regarde jusqu au bout , on ne le regarde qu une fois et on ne l oublie jamais
Réalisé en 1984, ce film met donc en scène un enfant candide et innocent qui va rejoindre la résistance, sans véritablement savoir ce que ça signifie par ailleurs, et qui va vite perdre ses illusions face à la réalité d'un conflit qui n'est jamais mis en scène. Film de guerre sans bataille, REQUIEM POUR UN MASSACRE est surtout un devoir de mémoire, une volonté de restituer l'horreur et l'absurdité d'un conflit, l'ignominie des SS autant que l'incompréhension de la population via une mise en scène efficace et surprenante.
Surprenante en effet car il faut avouer que l'identité visuelle du film passe par un abus de gros plan face caméra. C'est comme ça, il faut s'y faire. Les états d'âmes sont ainsi tous traduit par un jeu qui se borne qu'au visage, ce dernier ne manquera pas d'être altéré au fur et à mesure du récit, Fliora passant l'un après l'autre des degrés dans l'horreur faisant disparaître l'enfance au profit de stigmates. La déshumanisation est en marche.
Passer cet idée de mise en scène, il faut admettre qu'il y a une maestria dans ce récit que ce soit dans l'imagerie (quand le héros comprend que sa famille a du se faire massacrer simplement en voyant les poupées de ses sœurs alignées comme dans un charnier ou ces soldats qui sortent de la pénombre par centaine), les effets sonores (l'acouphène après le bombardement est une idée géniale qui sera reprise bien plus tard par Spielberg dans son Munich par exemple ou le son de l'avion allemand qui revient fréquemment, épée de Damoclès qui pèse sur la population biélorusse), ou par la sobriété de la réalisation.
A ce sens, il faut voir la scène dans le village de Traverse pour comprendre la cruauté SS, voir à quel point ils furent abjectes, et se dire qu'une heure avant, le héros dansait sous la pluie dans une scène idyllique. Cette scène de pogrom est le point culminant de la descente aux enfers de Fliora. Descente inéluctable pour cet enfant qui semble poussé par la caméra dans les pires souffrances afin que son innocence et son humanité lui soit ôtés. Ce n'est qu'après tout ceci qu'il pourra se servir de son arme en vidant son chargeur sur un portrait d'Hitler alors que , façon certes un peu grossière de faire passer son message mais il faut se souvenir que ce film date de 1984 et qu'il renvoi à toute une industrie cinématographique russe qui, depuis Eisentein, use de ces procédés.
Expérience visuelle et émotionnel, ce film est nous met face à aux pires exactions commises par des hommes sur ses semblables et, sans jamais tomber dans la pathétique ou la propagande, Elem Klimov réalise ici un oeuvre puissante, poignante qui immortalise les blessures de la Biélorussie autant qu'elle lui permet d'exorciser ses démons, souvenir de la bataille de Stalingrad qu'il dut fuir alors qu'il n'avait que 9 ans.
Assurément l’œuvre la plus intense que j’ai vécu sur ce contexte historique qu’est la Deuxième Guerre Mondiale… l’immersion à travers les yeux de Flyora, je vais être hanter très longtemps, une telle réalisation sur la guerre m’a entièrement fait trembler, avec certaines scènes juste épouvantables. Je suis marqué et je sais pas si je pourrais revoir cette œuvre un jour tellement c’est une expérience unique. L’œuvre démontre les atrocités de la guerre comme j’ai jamais vu, quel souvenir frappant.
Une oeuvre vraiment à part qui décrit les atrocités de la seconde guerre mondiale d'une manière forte et puissante à travers les yeux d'un garcon de 15 ans qui aura l'air d'en avoir 80 à la fin, complétement détruit par cette violence. C'est une expérience autant visuelle que sonore que propose ce film qui ne plairat pas à tous le monde.
Injustement peu connu en occident, comme la plupart des pays issus d’Europe de l’est encore sous contrôle soviétique dans les années 80, Requiem pour un drame est tout de même un drame terriblement efficace puisqu’il traite mieux qu’aucun autre les ravages de la guerre sur les populations civiles. Loin des productions américaines qui donnent inexorablement leurs récits de la seconde guerre mondiale un point de vue militaire, ce film biélorusse, tourné dans des conditions extrêmement difficiles, apporte un aspect littéralement horrifique à la barbarie des soldats nazie. Si le choix des plans séquences choquants, la photographie âpre, le jeu intense des acteurs et les décors cauchemardesques ressembleraient en effets presque à des éléments de mise en scène d’un film d’épouvante, le réalisme et l’intensité dramatique qu’Elem Klimov donne à la cruelle tragédie qu’ont pu vivre ces jeunes victimes rend la vision de son film parfaitement éprouvante.
Le film avance comme un roulot compresseur dans l' horreur de la guerre, amenant le jeune héros aux frontières de la folie. La réalisation est caractéristique des productions de l' urss mais sans véritable propagande, On retrouve ainsi malgré tout des moments de poésies et d'humour mais aussi quelques lourdeurs.
pendant la seconde guerre mondiale, en Russie, un jeune garçon s'engage, découvre la réalité et ses horreurs.sans concession, sans aucune pudeur, sans tabou le film atteint des sommets de l'insoutenable, notamment lors de la dernière demi-heure.
"Idi i smotri" fait parti des très rares films de guerre traitant ce sujet dans une démarche véritablement artistique. Loin du sensationnalisme ou du spectacle guerrier propagandiste, Elem Klimov a très certainement réalisé là LE chef d'oeuvre du genre. Bien que le propos soit très fort et terrifiant (atrocités commises par les nazis dans les villages de Biélorussie) et que ce qui nous est raconté est humainement éprouvant et insoutenable; la force du film, ce qui nous marque le plus, réside principalement dans l'atmosphère que parvient à créer Klimov. Et si cette atmosphère est si prenante, si fascinante, c'est parcequ'elle est le résultat d'un travail cinématographique remarquable. Mélange d'expressionisme et d'impressionnisme, d'approche naturaliste et onirique (voire symbolique), il se dégage de cette représentation de l'horreur une poésie visuelle de chaque instant. Le lyrisme de la mise en scène, rendu par de longs plans séquences virtuoses, une superbe photographie aux teintes légèrement sépia, et, surtout, un travail absolument exceptionnel sur le son, permet de percevoir tous les évènements du point de vue de l'enfant, de voir le film à travers le prisme de ses sens. Plus le film avance, plus le décalage entre les évènements et la manière dont ils sont percus par la caméra (et donc par nous) devient important. Notre poitrine se resserre, l'absurde nous marche sur les pieds, mais c'est si beau, si fort, qu'on ne veut pas quitter cet état, ces sensations, malgré le malaise qu'elles provoquent. Les visages des protagonistes deviennent de véritables tableaux expressionistes, effrayants, sur lesquels sont peints par couches successives la souffrance et l'horreur. La célèbre scène finale constituée d'images d'archives montrées en retour accéléré, nous laisse tendu comme un arc, le souffle coupé, avant que la caméra ne décide finalement de s'égarer dans la forêt au terme d'un ultime et très beau plan séquence. Remarquable.
Comment écrire, raconter ce que ce film prodigue à son spectateur ? Elem Klimov a su donner à son œuvre une émotion colossale, une ambiance unique. "Requiem pour un massacre" est une réalisation parfaite, une plongée dans les abimes de l'humanité. Le cadre de la seconde guerre mondiale, décidément un nid à idées au cinéma, ne semble presque n'être qu'un prétexte à exhiber cette inhumanité, cette sauvagerie, cette horreur absurde qui poursuit Fliora dans cette odyssée sanglante, au cœur des forêts biélorusses, qui passent pour irréelles, comme un pont entre l'homme et l'enfer. A la fin du film, le jeune garçon semble avoir vieilli, alors que le temps s'inverse et que tous les repères moraux connus semblent vaciller pour ne plus exister. Ces divers paradoxes alimentent cette fin quasi-divine où un sentiment d'horreur nous parcourt, la boule au ventre et la conscience marquée. Même si les performances des acteurs ne sont pas flagrantes en génie (sans doute à cause de cette façon de filmer de Klimov, assez déconcertante), chaque plan de l'un d'entre eux contribue à rendre cette œuvre glauque plus absurde qu'elle n'est. Finalement, le résultat est proprement indescriptible, et presque aucun commentaire ne peut vraiment retranscrire ce film.
Film méconnu en France à tort, le titre Requiem pour un massacre évoque à lui seul ce qui suit dans le film. Certains aspects peuvent repousser le spectateur (scénario confus, longueurs...) d’autant plus qu’il a fortement vieilli. Cependant, la guerre est décrite avec une simplicité et une froideur effrayante, et l’on suit ce jeune biélorusse (interprétation saisissante) s’engagé et découvrir la vie et la mort du haut de son jeune âge. Un film unique pour une expérience bouleversante et très violente psychologiquement. Rarement un film ne m’aura mis aussi mal à l’aise, bravo !