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Un visiteur
2,5
Publiée le 22 juillet 2013
J'ai vu ce film pour la première fois vu la réputation qu'il a, je m'attendais à un chef d'oeuvre, et bien j'ai été déçu, la première ça va, l'attaque des hélicos sur Wagner est bien, on s'attend ensuite à ce que le film pète puis après c'est de nouveau le grand calme plat où on s'ennuie tout le reste du film, avec d'énorme lenteur. Ensuite quand on aperçoit enfin Marlon Brando, c'est confus et la fin est confuse. Bref je n'ai pas aimé.
Plus je découvre Coppola et plus j'ai de mal avec ses films...la version Redux de cet Apocalypse Now est ce que j'ai vu de plus décevant à propos de la guerre du Viet Nam. Certes, le film mérite d'être loué pour l'important impact qu'a du avoir son message sur les Américains, au vu de sa date de sortie (1979). De son propre aveu, Coppola était indigné des mensonges officiels du gouvernement US à propos de cette guerre et voulait dévoiler la vérité à travers cette oeuvre. Si tel était le but, il est largement atteint; le plus véhéments des nationalistes américains a du être sortir désillusionné des salles à l'époque: crimes de guerre, flirt avec les prostituées, effet traumatique de la guerre sur le soldat...ce film n'est pas à la gloire de la propagande américaine! Au delà de son but louable, que reste-t-il pour le spectateur moderne qui connaît plus ou moins l'histoire de cette guerre et s'attend à une oeuvre poignante ou marquante? Pas grand chose. Hormis cette fameuse scène de bomardement sous la musique de Wagner ou encore la dernière demi heure, on assiste à rien de bien mémorable. Le style de Coppola est excessivement lent, les plans sont interminables, l'histoire peine à trouver un fil conducteur: l'ennui guette le spectateur à chaque instant. Ce qui manque à ce film, c'est un personnage intéressant ou attachant, qui aurait pu découvrir les horreurs de la guerre en même temps que le spectater: ce procédé sera utilisé par Stone dans l'extraordinaire Platoon puis par Kubrick dans FMJ. Mais Coppola opte pour une sorte d'objectivité absolue, de neutralité totale: le spectateur suit l'histoire des personnages, il ne la vit pas avec eux, il les regarde pendant tout le film sans s'identifier à eux. Le protagoniste, soldat d'ores et déjà choqué par la guerre et assoiffé de sang, est un personnage efficace lorsqu'il s'agit de dénoncer la cruauté de la guerre, beaucoup moins si le but est de captiver le spectateur. Ses réflexions philosophiques, venant d'un solat amoral, sont judicieuses pour dévoiler le néant moral de la guerre du Viet Nam, mais sont d'un intérêt moindre pour le spectateur. La folie: voilà ce qu'Apocalypse Now donne à voir: une histoire absurde racontée par un soldat dérangé. Nihilisme semble être le maître mot du film comme il était celui de cette guerre. Qu'est-ce qui cloche alors? Tout simplement la distance introduite entre le spectater et le protagoniste: dans Platoon, le spectateur s'attace à Chris Taylor, il vit cette guerre avec lui, est bouleversé par ses crimes comme lui, et au final comprend mieux que quiconque la folie destructrice qui s'est emparée de ces hommes faits monstres. Le film de Coppola ressemble plutôt à un théâtre macabre, que le spectateur contemple avec une distance malvenue, sans aucune émotion ou empathie. Outre la carence d'un personnage intéressant, on pourrait reprocher au film son flagrand manque de rythme: je ne cesse de fustiger les film pour leur trop courte durée, mais j'aurais volontier raccourci les 3h20 de ce somnifère cinématographique. C'est intéressant, réaliste et extrêmement bien documenté, mais filmé de manière bien trop lente et impersonelle. Cette technique avait marché dans le Parrain, mais la guerre du Viet Nam est un sujet tellement brûlant et important qu'un regard critique s'imposait cette fois. N'eût été sa lenteur extrême, on aurait eu un bon film sur la guerre du Viet Nam, mais Apocalyse Now peut se résumer en une succession de temps morts. Vive Platoon!
Francis Ford Coppola, fort notamment de son succès avec "Le Parrain" et sa suite se lance à l'aube des 80's dans son unique film de guerre et nous emmène avec lui dans un voyage quasi initiatique au fin-fond de la folie humaine ... Bien plus qu'un vulgaire film de guerre, "Apocalypse Now" fera date et arbore une espèce de voile mystique complétement envoûtant dans sa seconde partie comme on en a rarement vu. C'est la force de son récit mais aussi paradoxalement son point faible car pour ma part, je décroche toujours un peu lors de cette partie. En effet, Coppola, prit lui aussi sans doute d'une certaine folie lors du tournage infernal de son métrage a également pris le risque de nous perdre dans un faux rythme et un scénario qui devient tout de même hautement improbable. Certes ça n'enlève rien à l'ensemble de l'oeuvre qui est assez fabuleuse mais ça me laisse inexorablement un goût amer alors que la première partie est juste parfaite. Après que serait le film sans cette séquence ? Difficile à dire mais il ne serait peut être pas devenu l'un des plus grand film de guerre. Le Viet-Nam y est filmé comme rarement et le décalage de certaines scènes et certaines répliques fait mouche à chaque coup, sans oublier la bande originale absolument géniale du début à la fin. Une vérité également à rétablir, s'il y a un bien un acteur qui survole totalement et marque clairement le métrage, ce n'est pas vraiment Marlon Brando et ses 10 minutes à tout péter mais bel et bien Martin Sheen, incroyable de justesse et de sobriété dans sa descente aux enfers. Bref, pour moi ce n'est pas le plus grand film de guerre mas c'est peut être celui qui met le mieux en exergue la folie de l'Etre Humain et pour ça, Coppola mérite un grand et beau coup de chapeau. Culte bien entendu.
"This is the end": c'est par ces paroles des Doors que commence "Apocalypse Now", avec une scène initiale qui mêle en un fondu enchaîné une forêt en feu, des hélices dédoublées et un homme en proie au délire, déjà traumatisé par la guerre. Cette ouverture apocalyptique précède une longue traversée du fleuve où le capitaine Willard (Martin Sheen) devra trouver et éliminer le colonel Kurtz (Marlon Brando), ce dernier ayant perdu la raison et devenu un Dieu pour les indigènes. Le parcours de Willard est fait de rencontres surprenantes et d’événements singuliers qui tendent à démontrer l'absurdité de la guerre, notamment à travers le personnage de Kilgore, figure emblématique de l'américain moyen qui va au Viêt-nam pour mettre Wagner parce que ça en jette et flinguer les civils depuis son hélicoptère, à l'image d'un cow-boy qui tuerait un indien depuis le sommet d'une colline; le photographe sous l'emprise de Kurtz (Denis Hopper cocaïné mais brillant); enfin le colonel Kurtz qui semble passé dans une dimension mystique, même s'il garde de brefs moments de lucidité (il rapporte un discours de Lyndon Johnson). Psychédélique dans son rapport à l'image, labyrinthique dans son rapport à l'esprit, le film joue moins sur des tensions entre les personnages que sur un décalage entre une folie meurtrière et mentale croissante et une fascination de Willard pour Kurtz de plus en plus évidente. Au final, le geste de Coppola est celui d'atteindre le surnaturel tout en le mettant en relation avec la réalité, comme le montrent si bien les mots du colonel : "Horror has a face". Malgré des scènes rajoutées présentant un intérêt inégal (le passage avec les français n'est pas inintéressant mais n'est pas déterminant), la version longue reste passionnante et confirme la puissance d' "Apocalypse Now", film culte à l'ambition démesurée et d'une originalité sidérante.
Apocalypse Now est un film pas mal, mais je n'ai pas tant était séduit que ça par ce film considéré comme culte par beaucoup. Je reconnais que le film est très bien fait et surtout qu'il sort du lot. L'histoire, pour voir que nous sommes en contexte de guerre, est franchement originale (l'histoire d'un groupe de soldats ayant pour mission d'assassiner quelqu'un qui fut l'un des leurs). Les acteurs sont bons : Martin Sheen, Marlon Brando, Dennis Hopper, Frederic Forrest et notamment Robert Duvall que j'ai trouvé génial (tout autant que son personnage). Par contre, c'est plus le visuel du film qui m'a laissé de marbre. Je l'ai trouvé très « coloré », et ça m'a surpris venant d'un film de guerre. Et pourtant, les scènes de guerre sont très crédibles et réalistes. La musique est bien, notamment l'usage très bien trouvé des Walkyries. Cette scène justement est absolument culte. Les décors sont eux très bien réalisés, on ressent vraiment l'étouffement que constituait cette jungle pour les soldats. Un film intéressant, mais je préfère d'autres films de Francis Ford Coppola.
Je pensais avoir tout vu, tout imaginé. C'est faux. Je m'en suis rendu compte après le visionnage de ce film. Je dois reconnaitre que j'ai recu un vrai boulet de canon en pleine poitrine, tellement ce film m'a fait une impression incroyable. C'est à travers ce film qu'on se rend compte que Coppola, sur un film, peut être l'égal des plus grand metteurs en scène qe le cinéma aie jamais connu. Ce film est tout simplement impressionnant de maitrise, la musique donnant à ce film un envoutement supplémentaire, et il est vrai que la notion philosophique, notamment présente dans la seconde partie du film, est vraiment passionnante. Mais ce film s'appuie également sur ces couleurs, absolument somptueuses et on ne peut être qu'impressionné par les couchers de soleil crépusculaires, qui donne à ce film une dimension unique. Enfin, les acteurs sont au sommet, avec notamment la présence d'un Marlon Brando particulièrement ambigu ici, et d'un Martin Sheen épostouflant. Le septième art ne s'en remettra jamais, et moi non plus d'ailleurs.
Après avoir regardé la version Director's cut, je me demande si je n'ai pas fait une erreur. Bien que ce film soit considéré comme étant un chef-d'œuvre par beaucoup, il ne m'a absolument pas conquis. Il est clair qu'il a des qualités indéniables comme l'évolution des personnages. Une évolution progressive au fil du film qui amène à réfléchir sur la mission du capitaine Willard (Martin Sheen). Mais la conclusion de ce film, qui sait se faire attendre, tourne dans le mysticisme morbide. Au cours du voyage, la confusion s'installe peu à peu sur la bateau et sur son équipage. Cette confusion embarque le spectateur jusqu'au terminus qu'est le colonel Kurtz (Marlon Brando) et ne le lâchera plus. Plus le bateau s'avance dans les terres, plus on sent la fin approcher. On s'attend à ce qu'elle survienne n'importe où mais elle prendra son temps à venir, au risque de décevoir.
Francis Ford Coppola nous offre, après sa fabuleuse trilogie "Le Parrain", une épopée furieuse et démentielle sur la guerre du Vietnam, entourée de très bons acteurs : Marlon Brando, Robert Duvall, Martin Sheen, Dennis Hopper, Laurence Fishburne, et Harrison Ford. Apocalypse Now est une très bonne référence cinématographique, on fera immédiatement référence à la toute première scène du film, le ballet des hélicoptères, sur fond de guitare psychédélique, la voix grave et plaintive de Jim Morrison : « This is the end, my only friend, the end ... », que l'on doit aux Doors, des acteurs sensationnels, des scènes cultes et impressionnantes qui frisent la schizophrénie. Un film maintes-fois récompensé, notamment au Festival de Cannes où il y figurait en compétition officielle, c'était en 1979, où il est reparti gagnant avec la fameuse Palme d'Or. Puis, de nouveau vainqueur aux Oscars avec deux récompenses, l'une pour la meilleure photographie et l'autre pour le meilleur son, s'en suivent par la suite, trois Golden Globes (meilleur réalisateur, meilleur second rôle masculin pour Robert Duvall et meilleur musique) et, comme chaque chose à une fin, il termina en beauté avec le César du meilleur film étranger. Presque dix ans plus tard, Oliver Stone nous offre SA version de la guerre du Vietnam avec "Platoon", mais c'est "Apocalypse Now" qui remporte la mise, une oeuvre majestueuse et grandiose, qui avec l'âge passionne toujours, et nous captive du début à la fin, même si il dure plus de trois heures quinze. Tout au long de son film, Coppola dénonce l'inutilité et l'absurdité de cette guerre, chose qui sera reprise juste après dans le film de Michael Cimino "Voyage au bout de l'enfer". Malgré quelques longueurs évidentes sur la fin, le filme arrive à nous captiver durant les trois heures vingt de bobine. Des décors somptueux, une réalisation exemplaire, des scènes d'actions réalistes, une histoire poignante et des acteurs exceptionnels font de ce "Apocaypse Now" un film culte qui aura marqué les générations de cinéphiles.
Apocalypse Now : Roh lala, ça c’est ce que j’appelle un sacré bon film de guerre, ce film est juste énorme et nous plonge au cœur du Vietnam et la folie qui s’empare des soldats, ils ne reviendront jamais pareil après se voyage en enfer. Vraiment Francis Ford Coppola nous réalise d’une façon époustouflant un des plus grands films de guerre, 3 H 20 du pur moment, du pur cinéma : intense et prenant, vraiment ce film est une pure merveille, un vrai claque. Déjà la réalisation et la mise en scène : c’est tout simplement hallucinant : les paysages et les décors sont absolument sublime et magnifique, et les jeux de lumière sont de tout beauté : couleur chaude soleil pesant…comme si on y était et moi je dis bravo. Et encore un bravo car quand j’ai vu le budget du film, j’ai halluciné : 31 500 000 $ pour un film comme sa, c’est du délire, moi je dis respect et chapeau, faire un film de 3H comme sa, c’est juste énorme. Alors que une gros production d’aujourd’hui, j’en suis sur que pour le même film, il leur faudrait 250 millions de dollars et encore, alors ou est le hic dans tous sa. Surtout que je crois que le tournage ce n’est pas passé comme prévu : alors moi je redis bravo. De plus le scénario est captivant, prenant a souhait, montrant a merveille la folie pur et la psychologie des soldats quand ils vont en guerre : leur délire, leur émotion, leur état d’esprit… De plus le film est remplit de moment mémorable et culte : (l’hélico avec la musique, le générale et sa planche ^^, le défilé playboy…). Ensuite, les acteurs sont vraiment très convaincants et parfait dans leur rôle, vraiment rien à redire, ils montrent bien leur émotion du a leur personnages… Et pour finir, les musiques sont vraiment excellentes et colle parfaitement a l’époque et l’ambiance du film de guerre/Vietnam. Voila ce film est un vrai petit bijou qui prend aux trips : remplit de moment fort et intense, d’émotion, une pointe d’humour qui fait plaisir… Vraiment un classique du genre film de guerre devenu culte, à voir absolument une fois. Pour moi c’est un coup de cœur mais pour ce véritable chef-d’œuvre.
L'un des meilleurs films de guerre réalisé jusqu'à présent. Culte pour de nombreuses raisons, notamment l'utilisation de la "Marche des Walkyries" sur hélicos équipés d'enceintes. Une scène de surf inoubliables et des répliques cultes et souvent reprises, notamment celle du napalm. Du grand Coppola !
Apocalypse Now est un film d'une puissance rarement éprouvée, exceptionnel à de nombreux niveaux et bien plus ambitieux qu'un film de guerre traditionnelle relatant un épisode de la guerre du Viet Nam. Tout d'abord, on ne peut occulter l'inspiration extraordinaire de Francis Ford Coppola dans sa mise en scène et dans l'approche de son scénario (le raid aérien bercé par la chevauchée des Walkyries, le concert décalé en pleine jungle, la découverte horrifiante du camp de Kurtz, sans oublier l'omniprésence d'un environnement anxiogène). Visuellement ce film est une remarquable réussite qui parvient de surcroît à emmener son spectateur dans les méandres de l'introspection d'un capitaine américain en mission spéciale au Cambodge. Tout y passe : remise en cause de l'interventionnisme américain, analyse de la jeunesse US des 70's, réflexion sur la violence, la différence entre bien et mal, entre sens du devoir et morale ... L'horreur y est célébrée tantôt avec une mélancolie tragique, tantôt avec panache et folie. Côté casting, la prestation de Martin Sheen, tout en retenue est des plus justes, le côté rigidement décalé de Robert Duvall et l'horreur tant attendue et envoûtante de Marlon Brando nous gagne ... L'ensemble se déroule au rythme de BO au style très différent mais toujours parfaitement adapté à l'action narrée, telle la sublime partition "The End". Un chef d'oeuvre sur lequel le temps n'a pas d'impact !
Apocalypse now est l'un des films les plus mémorables qu'il m'a été donné de voir. Sans voir la moindre scène du film, juste en entendant parler, me donner l'envie de le découvrir; mais il m'a fait surtout comprendre ce qu'était entrer dans un film. L'histoire est simple: pendant la guerre du Viet Nam, le capitaine Willard a pour mission de trouver et de tuer le colonel Kurz, car ce dernier est déclarer fou à lier. Quand on évoque un film sur cette guerre on a souvent en tête un groupe de soldats massacrant des centaines de viet-congs. Cette idée a souvent eu droit à des parodies mémorables (un épisode de South Park par exemple) ou plus récemment avec Tonnerre sous les tropiques. Mais la guerre du Viet Nam montrée dans années 70-80 a toujours été montrée comme sérieuse et le message était contestataire: comme Voyage au bout de l'enfer et sa partie de roulette russe, Platoon et ses drogues dures, Full Metal Jacket et ses machines à tuer. Mais malgré l'irréprochable grandeure de ces films, le mérite de surprendre revient à Apocalypse Now. Ce film est différent des autres, il possède un double statut culte: le film et son tournage. Beaucoup savent que ce film a été un tournage dur (et le mot est faible): Marlon Brando arrive obèse sans avoir appris ses répliques, Harvey Keitel viré pour être remplacé par Martin Sheen qui sera pris d'une attaque cardiaque, ouragan détruisant les décors, Coppola à la limite de la folie... Le film s'inspire du roman Au coeur des ténèbres de Joseph Conred. L'histoire du roman étant différente de celle que traitera Coppola; puisqu'il s'agit (dans le roman) d'un officier de la marine marchande qui doit retrouver un directeur de comptoir nommé Kurz dans l'Afrique profonde. On est bien sûr loin de l'Apocalypse Now de Coppola, malgré des similitudes, l'adaptation a été écrite à 6 mains: Francis Coppola, Michael Herr et John Milius (Conan le barbare). Apocalypse Now n est pas vraiment un film de guerre, même si on retrouve le contexte de l'époque, des séquences de batailles cultissimes. Apocalypse Now est une descente vers les enfers où l'esprit rationnel finit par craquer. Le film s'ouvre de manière brutale et en même temps comme un rêve surréaliste: imaginez du napalm cramant une jungle au son de The end des Doors. Oui Apocalypse Now sera ça pendant tout le film. Rappelez vous de Requiem pour un massacre, j'avais dit que ce film russe avait des similitudes avec Apocalypse Now et je ne mens pas: l'histoire est racontée du point de vue isolé du héros (légère différence avec la voix off de Willard), la guerre semble plus réaliste quand on nous la montre tel un cauchemar éveillée, les héros progressent en accomplissant une succession d'épreuves tel Ulysse et son odyssée et enfin car ce film met les démons intérieurs du héros et lui même. Malgré les similitudes évidentes, Apocalypse Now diffère sur un point: les combats sont montrés au début du film pour disparaître petit à petit (la séquence de la bataille du pont ne ressemble plus à une séquence de guerre, c'est le début de la folie). Et encore, après l'attaque en hélicoptères au son de la chevauchée des Walkyries, le colonel Kilgore laisse exploser sa propre folie, plus obsédé par le surf, il néglige la bataille à livrer. On dirait que tous les personnages sont atteints de folie et que seul Willard semble en échapper, ou peut être qu'il est la source de cette folie. Franchement si je commence à m'étaler là dessus on va me traiter de petit imbécile prétentieux. Ce film est une totale démonstration de démesure, une sorte de opéra hallucinogène ou trop n'est jamais assez. Et quand Willard et Kurz se rencontrent au lieu de se mettre sur la gueule, ils se regardent et discutent: la rencontre avec Kurz est un moment de folie, même le plus grand moment de folie du film, pourquoi? Parce que le cerveau du spectateur a déjà été débranché. Le spectateur est presque acteur du film, car en ne sachant rien dès le départ, il a fini par se laisser envahir par le film et a accepté ce spectacle. Quels esprits rationnels faibles nous sommes. Ce film est fou mais juste incroyable, magnifique, culte et un vrai chef d'oeuvre.
Un grand classique et une bande son absolument envoûtante sont, pour moi, les deux grandes qualités de ce film. Sa qualité technique et ses plans émouvants se laissent pourtant dépasser par le film dont le scénario s'enlise pour 3h et l'apothéose du colonel Kurtz, sa 1ère apparition après des heures d'attente est très décevante. Un film qui se démarque.
Le film de guerre le plus connu de tous les temps,mème si ça n'en est pas un à proprement parler.Plutot une réflexion métaphysique et une descente dans les abimes de l'ame humaine.La guerre du Vietnam est un prétexte pour questionner l'impuissance des hommes devant l'osbcène et le surréaliste d'une situation interminable."Apocalypse Now"(surtout dans sa version longue)voit le temps suspendu en vol,tout au long de la descente du fleuve jusqu'au Cambodge.Un voyage initiatique,sans retour envisagé,ou les arrèts effectués sont autant d'épreuves à surmonter.Grandiose.F.F.Coppola n'hésite pas à offrir un final contemplatif aux antipodes par exemple de l'attaque d'un village au son de la Chevauchée des Valkyrie.La photo,le son;tout est parfaitement étudié.Et si Marlon Brando incarne un Colonel Kurtz stupéfiant,il ne pas oublier le plus discret mais impeccable Martin Sheen en Capitaine Willard.
Francis Ford Coppola nous offre, après sa fabuleuse trilogie Le Parrain, une épopée furieuse et démentielle sur la guerre du Vietnam, entourée dacteurs, qui figurent parmi les meilleurs de nos jours : Marlon Brando, Robert Duvall, Martin Sheen, Dennis Hopper, Laurence Fishburne, et Harrison Ford. En 2001, le réalisateur nous a fait un magnifique cadeau, ressortir en dvd lun des meilleurs films de guerre en version Redux (dans le même style quune version Directors Cut), nous faisant bénéficier dune qualité dimage et dun son exceptionnel (tout ceci a été remasterisé) ! Rajoutant par la même occasion cinquante minutes de films supplémentaires, nous faisant découvrir quelques scènes inédites, notamment celle de la « plantation française ». Apocalypse Now est un trésor cinématographique, on fera immédiatement référence à la toute première scène du film, le ballet des hélicoptères, sur fond de guitare psychédélique, la voix grave et plaintive de Jim Morrison : « This is the end, my only friend, the end ... », que lon doit aux Doors, des acteurs sensationnels, des scènes cultes et impressionnantes qui frisent la schizophrénie. Un film maintes-fois récompensé, notamment au Festival de Cannes où il y figurait en compétition officielle, cétait en 1979, où il est reparti gagnant avec la fameuse Palme dOr. Puis, de nouveau vainqueur aux Oscars avec deux récompenses, lune pour la meilleure photographie et lautre pour le meilleur son, sensuivent par la suite, trois Golden Globes (meilleur réalisateur, meilleur second rôle masculin pour Robert Duvall et meilleur musique) et, comme chaque chose à une fin, il termina en beauté avec le César du meilleur film étranger. Presque dix ans plus tard, Oliver Stone nous offre SA version de la guerre du Vietnam avec Platoon, mais cest Apocalypse Now qui remporte la mise, une oeuvre majestueuse et grandiose, qui avec lâge passionne toujours, et nous captive du début à la fin, même sil dure plus de trois heures quinze.