Apocalypse Now Final Cut
Note moyenne
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1 006 critiques spectateurs

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lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2014
C’était l’époque où le festival de Cannes aimait le cinéma… le vrai. Voilà pour moi (et pour beaucoup) ce qui reste la plus grosse baffe en terme de « cinéma de guerre ». Ce n’est pas forcément pour la reconstitution des combats, ou le réalisme du rendu que beaucoup osent prétendre ceci, c’est justement pour l’inverse. Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce film, c’est plutôt la folie qui emplie progressivement ce film jusqu’à atteindre une certaine forme de paroxysme. Ce film a plus le pouvoir captivant d’un film d’épouvante que la beauté glacée et l’émotion d’une reconstitution. C’est là toute sa force. Et c’est aussi cela qui le rend à ce point intemporel.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2016
Seconde palme d'or pour Francis Ford Coppola, Apocalypse Now nous immerge en plein cœur de l’horreur et de la folie de la guerre, ici celle du Vietnam. Emmené par d’excellents comédiens (Martin Sheen, Brando, R. Duvall…), cette œuvre apocalyptique nous fait ressentir toutes les sensations de cette boucherie ainsi que celles des personnages, dans un endroit où la morale et l’humanité n’existent plus, dans des zones où les humains errent comme des fantômes jusqu’à une fin, bien souvent, inéluctable…
Roy Batty
Roy Batty

197 abonnés 215 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2014
"Apocalypse Now" est un des films les plus étranges, torturés, fascinants et profonds que j’ai pu voir. Les mots me manquent pour qualifier ce long-métrage. Je trouve d'ailleurs que la version Redux (avec la fameuse scène de la plantation des français) est encore plus forte. Ce n’est pas vraiment un film de guerre, même si c’est l’idée de départ, mais plutôt une réflexion philosophique sur l’Homme, une quête introspective du héros. La mise en scène de Francis Ford Coppola est extraordinaire, mais ce n’est que justice vu le temps qu’il a passé sur ce film, que beaucoup considérèrent comme maudit. Coppola a d’ailleurs failli se suicider et Martin Sheen a fait une crise cardiaque ! L’ambiance sur le plateau, ça devait être quelque chose ! Martin Sheen, parlons-en. Cet acteur, malheureusement pas assez reconnu, est vraiment très talentueux. Excepté dans "La Balade sauvage" et "Dead Zone", il n’a jamais été aussi bon dans un film. Marlon Brando a, quant à lui, posé beaucoup de problèmes sur le tournage (il était trop gros et ne voulait pas apprendre son texte), mais sa performance est quand même excellente et totalement hallucinée. On retrouve aussi un Robert Duvall en grande forme ("J’adore sentir l’odeur du napalm le matin") et un Dennis Hopper bien barré, comme souvent dans ses films. La musique donne une grandeur supplémentaire à de nombreuses scènes du film, dont la fameuse "Chevauchée des Walkiries" lors de la scène des hélicoptères. En conclusion, on peut dire qu'"Apocalypse Now" est un chef-d’œuvre, mais un chef-d’œuvre pas facile d’accès, auquel il faudra accorder toute son attention.
gregoire s.
gregoire s.

43 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2022
Tant de choses ont été dites sur ce film. Un tournage catastrophique qui aboutit à l'un des plus grand chef d'œuvre culte du 7ème art.
Marlon Brando, capricieux, livre une performance d'anthologie, dans un décor époustouflant.
Fidèle aux films du même genre de cette époque, les langues se délient pour dépeindre une Amérique en pleine guerre controversée.
Coppola s'affirme une fois de plus, caméra en main, et arrive à saisir et retransmettre cette époque difficile, pour que jamais elle ne soit oubliée, car c'est aussi ça le cinéma.
Mais au-delà de cela, on est happé par ce que subissent les protagonistes du début à la fin, et on n'en ressort pas indemne.
Chef d'œuvre, et cultissime : 5/5.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 avril 2013
un chef d'oeuvre absolut, tout simplement magnifique, une mise en scène bleffente, un scénario impeccable et une ambiance de guerre qui laisse perplexe. Un chef d'oeuvre signé coppola.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juillet 2014
Au début, je voulais écrire une longue critique romancée sur ce film. Mais bon, vu tout ce que j'ai à en dire, je vais plutôt partir dans une histoire véridique et une critique assez approfondie et plutôt détaillée. On va commencer par la petite histoire, si ça te dérange pas. Exil en vacances, loin de Marseille, plus près de Saint Trop que d'autre chose, le soleil sur le crâne, frappant comme un coup de batte, Ray Ban sur le nez, plaqué sur les yeux, soleil à donf, mer à proximité, ciel bleu de malade. Sauf que non, c'est ce que je voulais, pas ce que j'ai vécu les premiers jours. Le ciel était crasseux; sombre, plein de nuage, le sol trempé, une odeur de pluie dans les narines, complètement dégoûté du temps global. Et puis, je suis obligé de rentrer. Petit resto, pas terrible soit dit en passant, et à la fin, chose inattendue, la patronne lance une blague aux trois mecs avinés affalés sur le comptoir, le genre de blague qui te fait t'inquiéter pour l'avenir de l'humanité, et rentre dans les annales des plus grands flops des pires vannes faîtes en France par d'étranges personnes. Sauf que c'était la réponse à une autre mauvais vanne, "En Bavière, t'amène pas ta bière". Et la femme, alors, réplique : "Au vietnam, t'amène pas ta femme". On se dépêche de payer et hop, à des kilomètres du resto en quelques secondes, on s'en va du secteur. Sauf que cette femme là, avec son humour de macaque, elle m'a donné une idée, une bonne idée, le genre qui t'occupe pendant une bonne partie de la journée, de me mater un film sur le vietnam. Et comme j'ai rien de plus à faire dans la maison de vacance, je m'en vais à la médiathèque. Ben oui, faut trouver un truc à faire. Et là, j'emprunte trois films. Taken 2, Apocalypse Now et surtout!, surtout!!, surtout!!!, "Le Loup de Wall Street". QUE du beau monde quoi! Et là, je mets le film, "Apocalypse Now". Et ce film, tu vois, c'est monstrueux, c'est mythique, unique, inoubliable, bref, c'est génial! C'est surtout qu'il s'ouvre sur la plus belle scène d'introduction que j'ai pu voir jusqu'à ce jour. Direct, les "Doors" arrivent, Jim Morrison en tête de liste, sa voix magnifique retentissant à la télé. Je monte le son, profite de la musique, écoute les paroles, superbement écrites, commençant par un "This is the end, Beautiful friend, This is the end, My only friend, the end" des plus mémorables, avec une voix enchanteresse et envoutante ( je déconne pas ), qui donne au tout un côté unique et atypique. Plans impressionnants de maîtrise, don apparent du réalisateur, qui nous gratifie d'un magnifique moment, font que, dès le début, je suis emprisonné dans l'oeuvre. Et là, il apparait Martin Sheen. Non, pas Charlie. Moi aussi j'en ai fait une étrange confusion. Faut dire que le père et le fils se ressemblent encore plus que Kirk Et Michael Douglas. "Tel père tel fils" n'aura jamais été aussi véridique et bien approprié que pour ces deux gars. Après ce début impressionnant et bluffant, viennent d'autres acteurs. Pas des acteurs inconnus, non, des mecs qui se sont taillé leur propre réputation au fur et à mesure que les films se sont entassés au rythme des années. Des mecs alors tout bébé, que tu reconnais seulement parce que leur nom figure sur la pochette du DVD. Là, je parle de Laurence Fishburne et d'Indiana Jones, tonton Harry sortant tout juste du berceau, alors inconnu, dès lors un véritable acteur. Le pauvre gars avait plus une tête de lézard que celle du mythique aventurier. Et puis, au milieu de tous ces gars, il y en a un autre, beaucoup plus célèbre, star du monde entier, cultissime rockeur d'un film encore plus ancien que "Psychose". Et ce gars, je l'attendais de pied ferme, parce que non de Dieu, c'est Marlon Brando quand même! Sauf que petit soucis, il n'apparait que cinq minutes, sept tout au plus. Un soucis qui n'en est pas un, en fait, parce que ses quelques apparitions sont suffisamment bien filmées pour lui offrir charisme et mysticité ( et pour nous frustrer un bon coup, aussi ). Cette manière de le montrer sans le dévoiler ( il est toujours caché dans la pénombre, on n'en aperçoit que des parcelles, un peu comme pour montrer le côté prudent du personnage ) lui offrent un côté presque divin, carrément fascinant, en font une sorte de gourou. Et chaque phrase qu'il prononcera sera un régal de profondeur, un étonnant mélange de folie et de clarté, parce qu'il faut bien l'avouer, presque tout ce qu'il débite est entièrement vrai. Ce perso, c'est un peu le génie dénonciateur des méfaits de la guerre, le genre de mec "Peace and Love" mais qui sort les armes quand il le faut, et, sans jamais se montrer cruel, ne montre aucune pitié pour ses ennemis, autant qu'ils soient. Mais ce film, il est aussi fait de bonnes choses, mais surtout, de bonnes idées ( les cartes lancées sur les cadavres en guise de signature, ou le colonel complètement badass qui fait du surf sur une plage à peine arrachée aux mains des viets-congs ). "Apocalypse Now" est, étrangement, aussi réaliste que surréaliste. Réaliste pour ses combats, surréaliste pour la partie avec Brando, complètement hallucinée. Et "La Marche des Walkyries" sur fond de mitrailleuse et d'éclats de rire, qu'est-ce que c''est bon sans déconner! C'est LE truc mythique du film, ce qui le caractérise aux yeux du monde entier et l'a rendu aussi célèbre. Véritable voyage que ce film, il comporte également des scènes qui te rentrent dans la tête pour n'en plus ressortir, comme le pétage de câble dans le bateau, vraiment marquante celle là, et la fin du règne de Kurtz, complètement inoubliable. Mais au final, qui est réellement fou? Est-ce Marlon Brando, ou bien Martin Sheen? A toi de te faire ta propre réponse en le voyant, si ce n'est pas déja fait. Un drame passionnant et éprouvant, véritable chef-d'oeuvre signé d'une main de maître. Et n'oublie pas, profite bien de la vie, parce que l'Apocalypse, c'est maintenant et dans ce film...
Mr. Renton
Mr. Renton

151 abonnés 95 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2017
Apocalypse Now. La simple prononciation de ce titre remplit ma tête d'images sublimes. Que dire a part que ce film est parfait. En tout point. Les acteurs sont géniaux, Martin Sheen est ultra impressionnant en soldat désabusé victime d'une guerre qu'il n'a pas voulu, le reste de son équipe joue très bien également. Mention spéciale a Robert Duvall en colonel fou, j'ai du mal a croire que c'est le même acteur qui faisait Tom Hagen dans le Parrain! Quand a Marlon Brando, il est excellent, comme toujours. La réalisation est magnifique, chaque plan est une oeuvre d'art sublimé par la photographie incroyable! C'est ultra beau! Le scénario est simple mais génial, un road movie sur fond de guerre du Vietnam en quête d'un personnage énigmatique. Le nombre de parallèle avec 2001 l'Odyssée de l'espace (oui!) est impressionnant. La BO est cultissime, La chevauchée des Valkyries intervient parfaitement dans une scène parfaite et culte! Satisfaction des Rolling Stones également mais surtout, la scène d'ouverture lyrique sur The End de The Doors est magique! Je suis toujours en admiration face a cette scène magnifque!! Apocalypse Now par le grand Francis Ford Coppola est un film riche, intense, sublime, fou et parfait. Une des meilleures Palme d'Or et un des plus grand film de tout les temps! A voir en version Redux car c'est la vraie version voulue par Coppola qu'il a monté en 2001, elle se contente d'ajouter des scènes et en rendre plus longues certaines, que du bonheur qui rend ce film encore meilleur. Si vous ne deviez voir qu'un film de tout votre vie, regardez Apocalypse Now.
Marty08
Marty08

23 abonnés 388 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2011
Un film de guerre génial et intelligent. La réalisation est avant tout parfaite, j'ai rarement vu mieux dans un film de guerre. Les cadrages, l'utilisation des décors, du climat, de l'obscurité, tout ceci est utilisé et manié à la perfection par Coppola. Les acteurs sont tous géniaux, de Martin Sheen aux débuts de Lawrence Fishburne, le ton est juste. "Apocalypse Now", c'est aussi un film de guerre clairement du style road-movie en fait, où nos héros croisent petit à petit le monde qui les entoure dans cette jungle immense. Le film n'est en soi pas très riche en péripéties, mais ce qui fait sa force, c'est sans aucun doute tous les évènements hors-combat qui surprennent nos héros au fil du film. Coppola signe là un film exceptionnel et rare, porté par d'excellents acteurs et un certain suspense.
Monsieur_Patate
Monsieur_Patate

17 abonnés 184 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2016
"Apocalypse Now" fait partie de ces films dits mythiques, qui sont considérés comme des joyaux du cinéma. Lorsqu'un film bénéficie de ce titre ronflant, on est toujours tenté de le voir au plus vite. Ca y'est, c'est fait. La première partie est de très bonne qualité, on apprend le but de la mission du capitaine Willard (parfaitement interprété par Charlie Sheen dont je ne suis habituellement vraiment pas fan), on a le droit a des plans magnifiques du Vietnam, des scènes magnifique visuellement, on découvre des personnages intéressants. Ensuite, ça y'est, le capitaine Willard et sa troupe montent sur le bateau. Les personnages sont approfondis, et on veut clairement nous parler de l'aspect psychologique de la guerre, et on veut bien sur nous faire voir que ce sont des hommes, et que la guerre leur fait mal moralement. On s''en doutais mais c'est bien approfondis, avec des chaines touchantes. Au fil du trajet en bateau, on a hâte de voir enfin le face à face Willard - Kurtz. Après plus de 2H30 de film, on va enfin voir Kurtz. Tout le film est basé là dessus et malheureusement, ce moment est très très décevant. On se rend compte que Kurtz est à la tête d'une secte, qu'il pête des câbles en tranchant des têtes, et pendant des hommes et des femmes, qu'il est devenu dingue. Le premier face à face entre Willard et Kurtz est décevant et aurait pu être beaucoup plu marquant. Et le reste, sans intérêt, long, la fin où Willard tue enfin Kurtz que j'ai trouvé pas très stylisé. A noté que Marlon Brando est charismatique mais j'ai vraiment pas accroché à son rôle et son personnage. Au final, pour moi, c'est un bon film, ça passe vite, il a d'indéniables qualités, comme la qualité d'interprétation des secondes rôles, mais sans plus. Je ne le regarderais pas deux fois, et il manque cruellement de punch et de profondeur. Ca aurait pu être beaucoup mieux.
ZOGAROK
ZOGAROK

17 abonnés 179 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2013
Suave et absurde, Apocalpyse Now, référence du film de guerre, est pourtant plus encore un film-trip. Il comprend deux axes essentiels : un aspect psychologique et un aspect sensoriel. Le contexte historique n’a aucune importance, car le récit est universel et immatériel. C’est justement en dissertant poussivement sur la nature humaine que Coppola s’égare. La véritable ampleur d’Apocalypse Now est révélée par un vertige communicatif, qui trouve son point d’orgue lors de plusieurs illustrations hypertrophiées, à la fois violentes et planantes, à l’instar de la séquence culte de l’attaque des hélicoptères sur les Walkyries (ou des hommes prennent leur dose d’adrénaline en orchestrant une boucherie voluptueuse).


>> Lire la chronique intégrale sur Zogarok le blog : http://zogarok.wordpress.com/2013/02/10/apocalypse-now/
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2016
Rongeant son frein dans une chambre d'hôtel à Saïgon durant la guerre du Vietnam, le capitaine Willard attend qu'on lui assigne une mission. Il ne va pas être déçu : les grands pontes de l'armée américaine l'envoient au Cambodge sur les traces du colonel Kurtz, militaire à la carrière exemplaire qui est devenu fou et vit désormais isolé dans la jungle avec une armée d'autochtones à ses ordres. La mission de Willard, confidentielle, est de tuer Kurtz. Mais avant d'atteindre le colonel renégat, il faut remonter le fleuve, affronter les horreurs de la guerre et arriver aux confins de la folie... La folie, voilà bien le maître mot d'"Apocalypse Now". Une folie qui transpire à l'écran mais qui est également celle de son metteur en scène Francis Ford Coppola, celui-ci se lançant dans une aventure sans précédent avec à la clé un tournage chaotique magnifiquement relaté dans l'excellent documentaire "Au cœur des ténèbres : l'apocalypse d'un metteur en scène". Mais ce tournage de fou, avec acteurs drogués, acteur frôlant la mort (Martin Sheen et sa crise cardiaque), acteurs ne connaissant pas leur texte, destruction de décors, problèmes de logistique avec les hélicoptères et fin encore inconnue de la part du cinéaste, sert parfaitement le film. A vrai dire, "Apocalypse Now" aurait sûrement perdu de sa puissance si le tournage s'était déroulé comme prévu. Pour réaliser une œuvre aussi folle (l'une des plus intenses de l'histoire du cinéma), il fallait bien un tournage épuisant et imprévisible. Cela se ressent à l'écran, cela transpire par tous les pores de la peau des acteurs, cette incertitude, ce danger, cette fin inconnue de tous. Paradoxalement, pour un film dont le tournage fut aussi chaotique, le cadre a quelque chose de parfaitement maîtrisé. Chaque plan est parfaitement cadré, parfaitement éclairé et pas une image du film n'est pas à couper le souffle. Coppola mène donc sa barque sur un équilibre précaire, une alchimie rarement vue à l'écran et qui donne naissance à ce chef-d’œuvre qu'est "Apocalypse Now". Un film aussi bien dans sa version cinéma (plus efficace) que dans sa version Redux (plus intense, plus tortueuse) et qui ne laisse pas le spectateur se sortir indemne de ce voyage aux confins de la folie, où l'on ne sait plus qui est sain d'esprit ou non (est-ce Willard ou finalement Kurtz ?) et où tout se brouille. Le voyage est ponctué de scènes d'anthologie (la charge des hélicoptères sur fond de Wagner, le show de play-mates qui tourne au désastre, l'arrivée dans un camp à la limite du psychédélisme), d'images fantasmagoriques, de violence viscérale, de personnages hauts en couleur (un colonel fan de surf incarné par un Robert Duvall survolté, un journaliste-photographe illuminé qui correspond parfaitement à Dennis Hopper et bien évidemment le colonel Kurtz auquel Marlon Brando prête son magnétisme) et bouleverse à chaque scène. Offrant à Martin Sheen son meilleur rôle au cinéma, "Apocalypse Now" nous embarque le long d'une rivière superbe mais dangereuse et si le voyage aller est assuré, le retour ne sera sûrement pas aussi facile...
Mosse.
Mosse.

109 abonnés 445 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2013
"Apocalypse Now" ( Francis Ford Coppola, 1979 ) est considéré comme un des meilleur film de tout les temps! C'aurait pu être vrai pour moi aussi si il n'y avait pas eu la partie centrale du film, ou qu'elle avait été un peu moins longue... Quand je dis "partie centrale", je veux parler de la descente du fleuve, beaucoup trop longue à mon goût et surtout où il ne se passe pas grand chose...
Par contre, le début ( avant qu'il parte sur le fleuve ) et la fin ( quand il arrive dans le village où est le Colonel Kurtz ) sont superbes! Beaucoup de plans, de phrases ou de scènes sont devenues cultes, comme l'éclairage sur Marlon Brando quand il est dans sa chambre et qu'il parle avec Martin Sheen, ou le survol des hélicos avec la musique des Walkiries, ou encore la phrase prononcées par Robert Duvall 'J'adore l'odeur du napalm au petit matin'.
La première partie, au vietnam, est magnifique, les dialogues sont brillants, chaque scènes est magique, bref du pur bonheur!
La dernière partie, dans le village, est intense, et ce qui doit arriver, ce pourquoi Willard à été envoyé là-bas, c'est à dire le meurtre du Colonel, est parfaitement mis en scène.
Heureusement, puisque c'est le but du voyage de Willard, et donc, le but du film lui-même.
Les acteurs maintenant, Brando, qui retrouve Coppola 7 ans après "Le Parrain", est pour moi moins marquant que dans ce dernier, car moins présent, mais tout aussi charismatique. Martin Sheen est tout aussi bon, il porte littéralement le film.
On remarquera aussi les présences de Robert Duvall, assez méconnaissable par rapport à son personnage dans "Le Parrain", les tout jeunes Laurence Fishburne et Harrisson Ford, et Dennis Hopper, inoubliable en photo-journaliste complètement fou!
Apocalypse Now est donc un film culte à voir, bien sur, mais tout de même un peu trop long et surtout qui aurait été beaucoup mieux sans sa partie centrale inutilement longue, dommage...
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2015
Film-monstre : si ce terme doit exister, c'est bien pour Apocalypse now. Un tournage titanesque : plus d'un an de tournage, un acteur principal changé au bout de dix jours, ce même remplaçant qui fait une crise cardiaque en plein tournage (ce qui ralentit celui-ci) , des décors ravagés par un typhon, une star (Marlon Brando) beaucoup plus grosse que prévue et qui fait tout pour éviter de tourner, des hélicoptères prêtés par l'armée des Philippines qu'il faut repeindre chaque jour aux couleurs américaines, une dépendance à cette même armée qui peut quitter brusquement le tournage, un budget doublé... Un résultat monstre : un premier montage de 4h30 qui sera réduit à 2h30 avant d'être rallongé plus de 20 ans plus tard d'une heure dans la version Redux.
Apocalypse Now, récompensé au Festival de Cannes d'une Palme d'or (partagée avec Le Tambour de Volker Schlöndorff), est à la fois un film spectaculaire (dont la célèbre séquence de La Chevauchée des Walkyries est le moment le plus connu) et un voyage initiatique, le tout doublé d'une plongée progressive dans l'horreur et la folie dont l'humain est capable (on rase tout de même un village uniquement pour qu'un des soldats puisse faire du surf...). Le personnage du colonel Kurtz est un pur symbole de cela étant un haut gradé qui, bien que déifié par une espèce de secte, en arrive aux pires atrocités en attendant que la mort vienne le chercher. Malgré un tournage chaotique, Francis Ford Coppola arrive à donner une totale cohérence au résultat quelque soit la version diffusée. Les acteurs (un casting tout de même exceptionnel : Martin Sheen, Marlon Brando, Robert Duvall dans un rôle qui préfigure le Sergent Hartman de Full metal jacket, le jeune Laurence Fishburne, Dennis Hopper, Harrison Ford, Scott Glenn et, pour la version Redux, Aurore Clément et Christian Marquand) vivent complètement leurs personnages (Marlon Brando offrant même un des rôles les plus mythiques de l'Histoire du cinéma), les décors sont fabuleux, la reconstitution de la Guerre du Vietnam est très réaliste, l'équilibre entre l'action et la réflexion est parfait, le rythme assez lent n'ennuie jamais et sert le propos du film, la photographie est magnifique (que ce soit dans les couleurs criardes des fumigènes ou l'évolution progressive vers des teintes de plus en plus obscures), le montage n'hésite pas à oser des expérimentations (comme dans la séquence d'ouverture), l'utilisation de la musique est excellente (tout le monde peut associer Wagner et les Doors au film des années après l'avoir vu) et le film représentait une véritable innovation de l'utilisation du son en créant le 5.1 qui est désormais la norme. Le résultat est donc une date importante dans l'Histoire du cinéma et nous offre deux versions que chacun peut préférer pour des raisons différentes : la version de 1979 se concentre plus sur le principal propos du film (la plongée dans l'horreur) alors que la version Redux offre une narration plus fluide ainsi qu'une plus grande description de la vie des soldats américains (la séquence de sexe avec les Bunnys) et de l'histoire de la colonisation du Vietnam avec la fameuse séquence de la plantation française. Un chef-d’œuvre qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 avril 2020
.Il était temps ... Temps de voir ce film culte de la fin des années 70 et en version Redux qui plus est.
3H30 d'une durée à double tranchant, forcément.

Dans la même veine que "Full Metal Jacket" l'oeuvre de Coppola met la patte sur les dérives psychologiques que peuvent avoir l'impact d'une guerre et l'horreur qui en résulte. Ce n'est pas un film de guerre à proprement parlé, il ne s'attarde pas sur un conflit historique ni ne retrace la vie d'un héros de guerre, non. Si la toile de fond est bien réelle puisqu'il s'agit de la très controversée guerre du Viêt-Nam le reste n'est que pure fiction, on est donc loin de la retranscription d'une bataille d'antan.

D'ailleurs, le rideau s'ouvre et se ferme sur une sorte de trip hallucinogène de Martin Sheen qui se déphase de la réalité, lui et tout son équipage qu'il ne maîtrise plus, au fur et à mesure de l'avancement de sa mission à bord d'un patrouilleur de la marine.

La force de ce film est d'avoir su créer cette ambiance psychédélique de la première à l'ultime seconde, car même quand le film se veut moins sérieux, voire totalement loufoque, notamment durant tout le passage avec le lieutenant Colonel, sa nature intrinsèque n'est jamais loin. Pour preuve, les discussions et les agissements totalement lunaires du Lieutenant Colonel qu souhaite profiter de la marée pour exhorter ses hommes à aller surfer la vague sous fond d'un décor apocalyptique.
D'ailleurs, Robert Duval qui incarne ce militaire de haut rang le fait d'une part avec maestria, et ceux d'entre nous qui avaient vu le film de Kubrick vont forcément faire le rapprochement avec l'interprétation grandiose de R.Lee Ermery qui habitait un sergent instructeur aussi dément et charismatique que ce dernier, la sympathie en moins.

Mais la très grande force de ce River-Movie c'est ce que j'ai pris en pleine face durant plus de 200 minutes. Des volutes de fumées bariolées des nuages de poussières, de terres, de cendres ... Des explosions crépusculaires démentes, avec un jeu de lumière que j'ai rarement vu en ce jour. Ca m'a rappellé un peu le Batman de Tim Burton dans l'utilisation des effets pyrotechniques, de fumées et de lumières avec son atmosphère de Gotham si particulier qu'on ne retrouve malheureusement plus dans les films de notre époque. C'est bien dommage. Ni plus ni moins que GRANDIOSE.

La musque presque en continue s'incorpore au film et le plonge encore plus dans cette ambiance stone et mortifère avec par séquences des instrus aux sonorités propre à la science-fiction. Elle n'est donc pas qu'un simple apparat mais une partie intégrante du chef d'oeuvre de Coppola.

J'ai cru dire que la version longue permettait de mettre à la lumière du jour le visage de Brando qui demeurait jusque la dans la pénombre renforçant son côté cryptique et désincarné. Je ne peux de ce fait être déçu n'ayant vu que cette version, nul doute cependant que si j'avais la version initiale cela aurait été une déception de le voir de son blanc visage.

Les Bémols de ce film :
- Le jeu d'acteur du héros, très fade. Il ne dégage rien avec son visage inexpressif et son corps d’arbalète. Il était loin d'être le premier choix, mais quand je sais que le formidable Harvey Keitel a été évincé du projet après trois semaines car le cinéaste le trouvais mauvais, ça me laisses pantois.
- Les Longueurs ... Je ne regrette absolument pas de l'avoir vu dans sa version la plus longue, j'en ai même de la gratitude, étant donné le film dont il est question. Mais, je pense qu'il aurait été encore plus agréable sans tout ce supplétif dispensable.

Pour les non-initiés, plongez-y les deux mains en avant, ce film est une pépite visuelle et sonore.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2017
« Mon film n’est pas un film. Mon film ne traite pas du Vietnam. Il est le Vietnam. Exactement comme il l’était. C’était fou. Et la façon dont nous l’avons tourné était très proche de celle dont les Américains on fait la guerre au Vietnam. Nous étions dans la jungle, trop nombreux, nous avions accès à trop d’argent, trop de matériel et peu à peu nous sommes devenus fous ». Cette phare de Francis Ford Coppola résume à elle seule les 4 années d’élaboration de cette libre adaptation du roman de Joseph Conrad, "Au Coeur des Ténèbres". Un tournage particulièrement éprouvant qui s’échelonna sur 16 mois dont 238 jours effectifs, sous l’oeil de la caméra d’un réalisateur de plus en plus mégalo et parano. Le budget explose, la post-production et le montage des plus de 300 km de pellicule s’opèrent durant près de 3 ans. L’ouvrage fit couler beaucoup d’encre bien avant sa sortie avant que celui-ci se partage avec «Le Tambour» la Palme d’Or à Cannes en 1979 avec une copie de travail non finalisée. Le résultat, fascinant, est proprement hallucinant. De la beauté des images à la densité de la bande son, « Apocalypse Now » marque durablement l’esprit à l’instar de l’attaque du village au son des pales des hélicoptères et de "la Chevauchées des Walkyries" de Wagner. Une vraie folie un peu trop psychédélique à mon goût cependant. Le casting est emmené par un Martin Sheen habité, qui fit une crise cardiaque en plein tournage en mars 77, et permet surtout à Robert Duvall, qui adore l’odeur du napalm au petit matin, et à Marlon Brando de nous offrir des performances hors normes, contribuant ainsi largement à la légende et au caractère unique de l’un des sommets de l’histoire du cinéma américain.
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