Abattoir 5
Note moyenne
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51 critiques spectateurs

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Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2025
J'ai été plutôt déçu par ce film. en effet les voyages dans le temps me passionnent et sont, je trouve, une source incroyable d'histoires. Mais ici tout est un peu brouillon et parfois sans queue ni tête. On passe d'une époque à une autre avec une redondance sur la seconde guerre mondiale qui n'est pas justifié. Bref, c'est décevant.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2025
Malgré son échec commercial, "Abattoir 5" avait réussi à se faire un nom en son temps. Mais passées les années 70, le temps l'a laissé sur le bord de la route. A vrai dire, c'est un film très particulier que l'on pourrait critiquer bien plus sévèrement. Et pour cause, il est déjà difficile d'y prendre racines, puisque chronologiquement délicat à réellement situer puisque son personnage principal effectue sans arrêt des voyages dans le temps. Aussi bien dans le passé que dans le futur. Son présent n'est que très peu abordé. Le but de ces voyages quasi ininterrompus n'est jamais clairement défini, même si l'on peut effectivement penser à un décrochage progressif du monde réel. Quant au personnage en lui-même, l'identification n'est pas aisée non plus. Puisque distant et arborant des allures presque neuneus qui, potentiellement, peuvent exaspérer à la longue. Quant à l'aspect science-fiction pur et dur, il n'intervient qu'à la fin du film et il dénote tellement avec tout le reste qu'il en paraît incongru. En clair, un film très inabouti, parfois donnant l'impression d'être vain et qui accuse le poids des années, mais qui a un petit truc (ne s'expliquant pas forcément, d'ailleurs) conduisant à le (re)prendre en considération.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 avril 2023
Il a fait « L’arnaque », « La Kermesse des aigles », « Butch Cassidy and the Kid », évidemment, mais il a surtout fait « Abattoir 5 » totalement écarté des discours officiels quand ce film marque encore aujourd’hui l’empreinte d’un cinéma en évolution perpétuelle. Une trame narrative non linéaire ne fait plus forcément rêver et pourtant la manière dont George Roy Hill empoigne le livre de Kurt Vonnegut « Slaughterhouse Five or the Children's Crusade » mérite déjà une attention particulière. On se fait promener dans l’univers de la même manière que le héros, Il peut se perdre dans le temps, voyager sans contrôle, et en restituer la plus honnête des existences. Depuis son home confortable auprès de sa femme qui ne le quitte pas des yeux, Billy revit ainsi la seconde guerre mondiale, sans replonger dans les poncifs des bons et des méchants. Les stéréotypes du genre volent en éclat et le genre ne tient pas en place : film de guerre, de SF, comédie policée ou franchement hilarante, satire sociale, Billy Pilgrim s’accommode de tout. Et nous aussi. AVIS BONUS Le héros se souvient de l'aventure, un collaborateur également. Jean-Baptiste Thoret a beaucoup de choses à dire mais il les dit trop vite.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 février 2023
Le genre de film qui devrait être plus souvent diffusé sur nos chaînes de tv. Malheureusement trop rarement diffusé. Je me souviens de ce film et a l’époque je pense que ce fut difficile de suivre les diverses paraboles cinétiques. Les différentes ellipses narratives ou temporelles rendent très complexe la lecture du film. Mais les moments fugaces d’images presque sortie d’un rêve nous laissent à penser que nous sommes en train de rêver. Le souvenir et sa place dans notre évolution. Avec l’âge je comprends mieux ce film alors qu’il me paraissait très fictionel. Il ne l’est pas, même si son habitat sur la Lune le laisse pense. Queneni il s’agit d’une image symbiotique d’annihiler les mauvais souvenirs en se construisant un espace vivant et apaisant. Je pense que le cinéma  ce terme devrait s’appeler autrement. Par exemple la Psychologie imagée, serait le bon terme. La force de la psychologie dans le cinéma et souvent dans les grands films sont en petite pris imposant et effrayant car qui aimerait voir sur le mur de sa chambre alors que les yeux se ferment un flash back un flashforward une tristesse viendrait se mêler avec la joie et l’horreur. Ce que ce film semble essayer de thèser.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2022
Le réalisateur George Roy Hill également connu pour des chefs-d'œuvre du septième art comme « L'arnaque », « Butch Cassidy & le kid », nous livre là un film d'une richesse extrême rendant compte des comportements humains aussi bien d'un point de vue large (le ressenti de la guerre avant, pendant et après le conflit) que réduit (la vie de tout un chacun à travers le prisme du cadre familial) et ce, sans jamais prendre véritablement parti, laissant soin aux spectateurs de se faire leur propre opinion. Ainsi, ce long-métrage construit sans consensus, manichéisme ou autre intention politique avérée, nous montre la vie telle qu'elle est, avec ses bons et mauvais côtés. Un film comme on en voit rarement avec un scénario incroyable faits de sauts dans le temps et dans les époques, doté d’un discours simple sans fioriture, bien loin de certains produits uniformisés qui pullulent malheureusement un peu trop au goût de certains cinéphiles avérés…
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mars 2021
Kurt Vonnegut Jr était plus que digne du National Book Award qu'il a reçu pour le roman Abattoir Cinq mais son humour et son expertise littéraire sont souvent perdus dans les scénarios. Ce film défectueux a été un classique culte dès sa sortie car les légions de fans de Vonnegut Jr aimaient tellement le roman qu'ils pouvaient ignorer les défauts du film. Il s'agit probablement du seul roman de Vonnegut à avoir été porté à l'écran sous la forme d'un film que plus d'une poignée de personnes sont prêtes à regarder. Ce film semble être le meilleur de tous les films possibles tiré du livre de Vonnegut Jr. L'histoire est largement allégorique car ce n'est pas de la science-fiction. Vonnegut Jr fait face au traumatisme de la Seconde Guerre mondiale en particulier aux horreurs dont il a été témoin lors du bombardement de Dresde. L'engourdissement émotionnel et l'aliénation de Billy Pilgrim sont caractéristiques de l'épuisement au combat ou du stress post-traumatique. Malgré l'absence d'une intrigue chronologique le jeu d'acteur de Billy Pilgrim est linéaire. Pour les non-initiés être décollé dans le temps peut être déroutant. C'est peut-être pour cela que le film est meilleur au deuxième ou troisième visionnage. La clé pour apprécier Abbatoir 5 est de se concentrer sur les meilleures scènes et performances un peu comme le conseil de Billy Pilgrim sur la vie. Mais le mieux c'est encore de relire le livre de Kurt Vonnegut Junior..
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 octobre 2020
« Abattoir 5 » est une sorte d'OVNI cinématographique, bien difficile à appréhender et qui perdra sans doute une bonne partie de ses spectateurs en cours de visionnage. Pour autant l'histoire n'est pas dénuée d'intérêt et se démarque vraiment par sa grande originalité. Malheureusement les « sauts spatio-temporels » dont le héros est continuellement victime rendent l'ensemble difficile à suivre, d'autant qu'ils se produisent sans prévenir et sans véritable logique scénaristique. Heureusement, le réalisateur est loin d'être un débutant et il parvient tout de même à garder un certaine cohésion à son histoire, au moins jusqu'à la dernière partie. Cette dernière part carrément dans la science-fiction psychédélique, un peu kitsch, comme il était de coutume dans les années 70. Au final, ce film étrange (pour le moins!) garde un certain charme malgré le nombre des années. Prix du jury au Festival de Cannes 1972, il était destiné à devenir Culte... il est aujourd'hui totalement oublié ! Je peux comprendre pourquoi, tant je n'arrive toujours pas à décider si je l'aime ou pas. À réserver aux passionnés du genre et aux plus curieux (ce sont d'ailleurs souvent les mêmes).
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2019
Abattoir 5 s’ouvre sur une fille horriblement bourgeoise qui cherche son père en hurlant son nom autour de la maison ; cette danse ridicule ouvre le bal d’une circularité obsédante, à l’image de cette bulle finale dans laquelle est enfermé Billy. Son nom de famille, à Billy, c’est Pilgrim, soit le pèlerin. Intertexte intéressant puisque son chemin de croix désordonné s’apparente à un pèlerinage en terre inhospitalière et folle qu’un seul repli dans l’imaginaire permet de réorganiser et ainsi d’affronter. L’important n’est pas le temps, ce temps qui écrase l’homme comme l’horloge écrase le soldat. L’important réside dans l’assemblage des instants heureux, raccommodés les uns aux autres de sorte à écarter l’horreur ambiante et ainsi survivre. Le bonheur s’incarne dans le chien, fidèle compagnon de notre héros avec lequel il semble partager un langage secret, parler le langage des dieux. Au-delà de proposer une déconstruction fort pertinente, Abattoir 5 dresse un portrait sans concession de l’autodestruction humaine à différentes échelles : historique, idéologique, sociale, familiale. Un père se montre cruel avec son fils ? Optons pour un père de substitution dans les camps de concentration. Une femme fait preuve d’inertie pesante ? Choisissons l’actrice sur laquelle fantasmer, en cachette. De la couverture sous laquelle il se terre jusqu’au fossé dans lequel il choit, le film n’a de cesse de cacher Billy, de l’isoler dans le cadre. Héros à distance du monde pour mieux l’habiter, Billy est le grand laissé-pour-compte : son histoire devient des bagatelles sociales ou le prétexte à une opération commerciale – la fameuse publication du pseudo-historien sur son lit d’hôpital –, chacun choisit à sa place. Pourtant, nul mélodrame ici, mais une certaine résilience qui n’est en fait que résistance intérieure. Car tout le monde meurt autour de lui, mais lui demeure. Par sa simple présence en tant que spectateur-témoin, voilà toute une Amérique des années 60 qui se trouve l’objet d’une féroce satire : guerre du Vietnam, embourgeoisement compulsif qui change les corps en ballons de baudruche, ces fléaux s’abreuvent tous au même puits souillé du traumatisme refoulé. Au chemin pavé d’or du Magicien d’Oz, préférons les saccades d’une imagination où peut s’exercer, totalement, l’art de s’approprier un destin qui ne nous appartient pas.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2018
Ce n'est pas un film de Science-fiction, cela ressemble autant à de la science-fiction qu'une carotte à une banane. C'est un film de style biopic qui traite plus de métaphysique que d'autre chose, axé sur un épisode de la guerre qui est le bombardement de Dresde en février 1945 qui a fait des dizaines de milliers de victimes civiles. Dans l'absolu c'est pire que celui d'Hiroshima car on est encore en train de supputer si cela pouvait avoir été utile ou non, un massacre complètement gratuit et barbare de la part des britanniques et américains comme une vile vengeance. Biopic parce que l'on voit le personnage qui reprend sans doute beaucoup de la vie de Kurt Vonnegut le romancier au moins, toute la partie qui concerne Dresde, d'où le titre, à différents âges. spoiler: L'aspect science-fiction est juste une sorte de fantasme où les extra-terrestres ne sont visibles que par une lumière et une voix humaine. Il se retrouve dans une sorte de dôme aménagé en appartement avec une actrice de film érotique !! (on est en 1969 pour le roman et 1972 pour le film).
Il voyagerait dans le temps? cela n'apparaît pas du tout ou de façon absurde et peu réaliste dans le déroulé du film qui ressemble en tout point à un biopic qui relie habilement les différents moments marquants de sa vie. Le film est métaphysique, il expose une vision de l'absurdité de la vie fait d'une succession d'événements relativement disjoints, spoiler: c'est ce que professent les extra-terrestres Ceux-ci semblent être issus d'une réaction à l'absurdité du bombardement. A un moment il lui est fait des électrochocs et cela laisse penser soit qu'il a eu des sortes de pouvoir de visions du futur après ceux-ci soit qu'il est sujet à un dysfonctionnement mental mais tout cela est dans le flou du film et ce n'est pas assez développé pour en saisir le sens. Il y a aussi en parallèle le fou dégénéré de 1945 qui ne pense qu'à le tuer et finit par le faire bien plus tard
. Il montre deux types de personnes : celles qui acceptent que l'on est que de passage dans ce monde et qu'il faut faire pour le mieux pour les siens même si l'on est trop naïf à cause de cela spoiler: (c'est son ami en 1945, les soldats allemands qui paraissent dépassés par les événements et son fils en fin de film)
et ceux qui ont craqué et sont pris de folie à ne faire qu'à détruire autour d'eux sans même s'en apercevoir spoiler: (le fou, les soldats endoctrinés vulgaires et sa femme qui ne réussit jamais à maigrir, devenue hystérique avec sa voiture)
. Le tout est complexe mais relativement flou, cependant on arrive à déceler les idées exposées car ce n'est pas un pur délire et l'ensemble reste intéressant presque 50 ans après.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2017
Billy Pilgrim possède une particularité : celle de faire des allers-retours dans le temps, et ainsi de voir sa vie fragmentée et dans le désordre. On verra ainsi sa vie familiale, mais surtout son expérience de prisonnier de guerre. "Slaughterhouse-Five" est un étrange mélange de drame et de SF, qui aborde plusieurs sujets très variés. Outre une vision cynique du modèle familial américain, le scénario dénonce notamment le bombardement massif de Dresde par les Alliés, crime de guerre qui est resté longtemps mis de côté par les historiens. En revanche, le montage de l'ensemble décontenance, car le protagoniste semble subir des visions et ne pas avoir de contrôle sur ses bribes de vie (pas d'utilisation de connaissances du futur...). Ainsi, on a davantage l'impression de voir des flashbacks que de voir un voyage dans le temps, ce qui est un peu dommage vu le postulat. Toutefois, les acteurs sont plutôt bons, la mise en scène tient la route et offre quelques passages intéressants.
py314159
py314159

2 abonnés 144 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2017
Adaptation du roman de Kurt Vonnegut (1969), ce film de science-fiction est pour le moins déroutant. Il se passe à différentes époques (passé, présent, futur) ce qui le rend difficile à suivre. C'est intéressant mais l'acteur principal manque cruellement de charisme.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 janvier 2017
Le titre est sympa, curieux, un peu bizarre voire énigmatique... oui "Abattoir 5" est un très bon titre. Cela dit, le "5" est très important aussi mais ç'aurait pu être un 3 ou un 13 ou quelque chose en rapport avec la Suite de Fibonacci ou les nombres premiers et de là, l'allusion aux Illuminatis avec l'oeil au dessus de la pyramide et le sphynx bien sûr.

Oui, chouette titre, même pour un film de guerre ou surtout pour un film sur la guerre à Dresde, oui pauvre Dresde réduite à néant par les Alliés avec notre héros prisonnier des Nazis, puis le retour alternatif, le va-et-vient entre le présent et le passé, le présent, le passé, puis le futur (?) les extra-terrestres, sa femme débile, son fils crétin et... donc ?

Oh finalement ce n'est pas bien difficile de raconter n'importe quoi, après il suffit de filmer n'importe quoi et de faire du remplissage. Des étudiants y trouveront toujours un message même s'il n'y en a pas, et s'il n'y en a pas, il en inventeront un, deux, trois, puis des milliers comme autant de petites étoiles des intello-bobos, dispensées à tort et à travers sur les inepties filmiques qui ne veulent rien dire.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 août 2016
Un film époustouflant, à la fois drôle, mélancolique et terriblement ironique sur le sens de la vie. George Roy Hill, le metteur en scène de la simplicité, parvient à nous offrir une histoire complexe filmée avec une telle fluidité que le tout en devient clair comme de l'eau de roche. Le récit aussi puissant et infini qu'un écho dans la montagne est également plus charnu que chez.. disons Tarkovski, et résonne en permanence chez le spectateur. Souvent déchirant, très drôle parfois et en tout cas d'une grande richesse, ce film marque profondément par la leçon qu'il donne, tant sur la forme que sur le fond. On est là dans une catégorie de films extraordinaires, dans la ligné du Miroir, de La Jetée ou du Monde sur le fil, voire même d'un 2001 ??
ManoCornuta

359 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 août 2016
Il y a des adaptations littéraires qui ont tout du casse-gueule, et visiblement celle-ci en était un bon exemple. Si l'on peut relever un effort et un soin tout particuliers apportés aux reconstitutions d'époque ainsi qu’au montage afin de souligner le parallélisme des différentes périodes vécues par le personnage, le message antimilitariste assez clair se double d'une réflexion métaphysique beaucoup trop bancale et insondable. Le film entretient le flou sur sa motivation profonde, flou encore renforcé par le caractère lunaire du personnage principal qui semble aussi spectateur que nous et finalement peu attachant. Les scènes de la Deuxième Guerre Mondiale (qui constituent d'ailleurs l'essentiel du film) sont plutôt réussies, mais la construction labyrinthique et les scènes finales explicatives (si tant est qu’elles le soient) laissent le spectateur que je suis dubitatif. Sans être inintéressant, le film s'avère trop prétentieux et à la limite du cafouillage.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2018
J'avais écrit une critique d'Abattoir 5 du temps où la médiocrité de mon style n'était pas relativisable. Maintenant qu'elle l'est, je suis content de pouvoir dire la même chose : ce film est un chef-d'œuvre ignoré. Adoptant avec une jubilation visible la chronologie non standard de l'ouvrage de Vonnegut, Roy Hill s'en donne à cœur joie : métaphores visuelles, parallèles… un escalier d'abri antiaérien ou un escalier de maison, le couloir d'un hôpital �moderne� ou celui d'un inquiétant bâtiment militaire… Rien ne le trahit si ce n'est l'époque. Les va-et-vients temporels adoptent naturellement le rythme d'un gimmick, et le tout est si sobre qu'on n'a pas besoin de se casser la tête pour les comprendre. Pas cher et pas bourré d'effets visuels, Abattoir 5 puise sa ressource dans un casting qui n'a pas à pâlir, sauf dans le cas du personnage principal quand il est vieillit (pas très bien d'ailleurs). Fantasmagorique et envoûtant, c'est le genre d'œuvre qui vieillit bien et mal à la fois, et quelle meilleure nature pour un film qui veut se jouer poétiquement du passage du temps ?

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