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4,0
Publiée le 5 novembre 2019
Adaptè d'un roman complètement dèlirant de Kurt Vonnegut Jr, le trop mèconnu "Slaughterhouse-Five" reste le film le plus original et le plus riche de George Roy Hill! Traumatisè par le bombardement de Dresde en 1945, tèmoin impuissant de la violence de la sociètè, obsèdè par la mort, cet amèricain moyen jouè par un remarquable Michael Sacks (ce comèdien n’a jamais retrouvè de rôle à sa mesure), commence par dècrocher de la rèalitè en revivant des flashes de son passè, puis, en se constituant un monde intèrieur où il èvolue entre passè et avenir, de sa naissance à sa propre mort...Le dècrochage atteignant à un tel degrè, et l'imagination à une telle force, que le hèros se retrouve sur une autre planète dèbarrassèe de tout ce qui l'obsèdait : violence, haine, guerre, mort! Cet excellent film fut un èchec commercial qui fait regretter que le cinèma de S.F n'ait pas plus souvent explorè cette veine où il rèusissait finalement fort bien! Enfin, c'est le premier rôle de Valerie Perrine, actrice trop rare, dont la brillante carrière n'a malheureusement jamais atteint le paradis des stars! Quant à la partition de J. S. Bach (judicieusement composèe par Glenn Gould), elle distille une formidable ètrangetè à l'univers intèrieur de cet amèricain qu'on peut difficilement oublier après la projection...
Avec **Abattoir 5** on est en plein dans ces films décalés des années 70 qui critique la société américaine, un film atypique qui oscille entre plusieurs genres guerre, drame, famille et SF enfin d'ailleurs la partie SF vient un peu tardivement et semble presque saugrenue par rapport au reste du film il n'en reste pas moins que Abattoir 5 est un film intéressant à découvrir qui manque sans doute de punch par moment. Les meilleures parties du film sont pour moi celles se déroulant durant la guerre même si les scènes familiales sont assez cyniques ; Abattoir 5 possède par instant une lenteur poétique. Même si je m'attendais à ce que Abattoir 5 me plaise davantage ce film est une belle curiosité à découvrir.
Le titre est sympa, curieux, un peu bizarre voire énigmatique... oui "Abattoir 5" est un très bon titre. Cela dit, le "5" est très important aussi mais ç'aurait pu être un 3 ou un 13 ou quelque chose en rapport avec la Suite de Fibonacci ou les nombres premiers et de là, l'allusion aux Illuminatis avec l'oeil au dessus de la pyramide et le sphynx bien sûr.
Oui, chouette titre, même pour un film de guerre ou surtout pour un film sur la guerre à Dresde, oui pauvre Dresde réduite à néant par les Alliés avec notre héros prisonnier des Nazis, puis le retour alternatif, le va-et-vient entre le présent et le passé, le présent, le passé, puis le futur (?) les extra-terrestres, sa femme débile, son fils crétin et... donc ?
Oh finalement ce n'est pas bien difficile de raconter n'importe quoi, après il suffit de filmer n'importe quoi et de faire du remplissage. Des étudiants y trouveront toujours un message même s'il n'y en a pas, et s'il n'y en a pas, il en inventeront un, deux, trois, puis des milliers comme autant de petites étoiles des intello-bobos, dispensées à tort et à travers sur les inepties filmiques qui ne veulent rien dire.
Ambitieux mais raté, le film de George Roy Hill n'est pas à la hauteur de ses enjeux. Les intentions sont bien trop appuyées, la construction maladroite et la direction artistique cruellement datée. Quant au personnage principal, il est particulièrement insipide (ce n'est pas un "innocent" mais juste un adolescent attardé). La mise en scène, enfin, est lourdement démonstrative et échoue à prendre en charge la dimension poétique du film. Conscient de cet échec, le réalisateur reprendra, quelques années plus tard, et en mieux, la même thématique, la même construction éclatée et le même personnage dans l'excellent "Monde selon Garp".
Un film métaphysique abracadabrant sans queue ni tête, mal joué et extrêmement ennuyeux ! Un soit (soit disant) classique de la science fiction bien largement surcoté selon moi, et qui au jour d'aujourd'hui à très mal vieillit à tous les niveaux !!!
Abattoir 5 est un film curieux, tout le long du film je me demande pourquoi ce titre...On ne s'attend pas à un tel film, il est déroutant, c'est un ovni (du moins pour l'époque). Après on fait quelques recherches et on se rend compte qu'il est issu d'un romancier qui a copieusement enfourné sa vie personnelle dans ses romans, notamment le célèbre Abattoir 5. Le personnage peutspoiler: voyager à travers le temps tout en restant présent dans l'espace qu'il quitte . On le suit à travers l'époque du récit 1972, l'époque de la seconde guerre mondiale et un voyage vers l'espace sur la planète Tralfamadore (joli nom n'est-ce pas ?) Le personnage principal est joué par un jeune homme qui incarne aussi un vieillard (ce qui est visuellement curieux mais ça passe, rassurez-vous) Michael Sacks a tout de même un regard assez étrange car figé avec son sourire glacial ça lui donne une tête de psychopathe. On saute d'époque en époque de manière plus ou moins aléatoire, au sens ou rien ne vous prévient et on avance dans les 2 histoires principales. Visuellement, on ne fait pas d'effort, le film vaut surtout par son scénario et sa musique classique et il est arrivé à être prix du jury à Cannes en 72...Autre temps, autre époque...
Ce petit classique de la science fiction fantasmatique passé aux oubliettes après son échec commercial est pourtant l’œuvre d’un réalisateur de renom, George Roy Hill, et une adaptation d’un roman célèbre chez les amateurs du genre. Basé sur les sautes temporelles pourtant aléatoires de son personnage, le scénario réussit à ne jamais égarer son spectateur tout en faisant naitre en lui des doutes sur la réalité de ses expériences, le dernier quart d’heure nous faisant réellement hésiter entre la folie du héros et un pur délire issu du plus kitsch des space-opéras. La partie centrale de l’histoire ayant lieu en pleine seconde guerre mondiale est d’ailleurs une si belle reconstitution qu’elle pourrait se suffire à elle-même pour justifier un splendide drame historique.
Une histoire déroutante,contant la vie d'un soldat plongé entre,rêve,souvenir et présent.Ce curieux mélange entre profondeur et légèreté fait de abattoir 5 un film intense.
Il y a des adaptations littéraires qui ont tout du casse-gueule, et visiblement celle-ci en était un bon exemple. Si l'on peut relever un effort et un soin tout particuliers apportés aux reconstitutions d'époque ainsi qu’au montage afin de souligner le parallélisme des différentes périodes vécues par le personnage, le message antimilitariste assez clair se double d'une réflexion métaphysique beaucoup trop bancale et insondable. Le film entretient le flou sur sa motivation profonde, flou encore renforcé par le caractère lunaire du personnage principal qui semble aussi spectateur que nous et finalement peu attachant. Les scènes de la Deuxième Guerre Mondiale (qui constituent d'ailleurs l'essentiel du film) sont plutôt réussies, mais la construction labyrinthique et les scènes finales explicatives (si tant est qu’elles le soient) laissent le spectateur que je suis dubitatif. Sans être inintéressant, le film s'avère trop prétentieux et à la limite du cafouillage.
Abattoir 5 s’ouvre sur une fille horriblement bourgeoise qui cherche son père en hurlant son nom autour de la maison ; cette danse ridicule ouvre le bal d’une circularité obsédante, à l’image de cette bulle finale dans laquelle est enfermé Billy. Son nom de famille, à Billy, c’est Pilgrim, soit le pèlerin. Intertexte intéressant puisque son chemin de croix désordonné s’apparente à un pèlerinage en terre inhospitalière et folle qu’un seul repli dans l’imaginaire permet de réorganiser et ainsi d’affronter. L’important n’est pas le temps, ce temps qui écrase l’homme comme l’horloge écrase le soldat. L’important réside dans l’assemblage des instants heureux, raccommodés les uns aux autres de sorte à écarter l’horreur ambiante et ainsi survivre. Le bonheur s’incarne dans le chien, fidèle compagnon de notre héros avec lequel il semble partager un langage secret, parler le langage des dieux. Au-delà de proposer une déconstruction fort pertinente, Abattoir 5 dresse un portrait sans concession de l’autodestruction humaine à différentes échelles : historique, idéologique, sociale, familiale. Un père se montre cruel avec son fils ? Optons pour un père de substitution dans les camps de concentration. Une femme fait preuve d’inertie pesante ? Choisissons l’actrice sur laquelle fantasmer, en cachette. De la couverture sous laquelle il se terre jusqu’au fossé dans lequel il choit, le film n’a de cesse de cacher Billy, de l’isoler dans le cadre. Héros à distance du monde pour mieux l’habiter, Billy est le grand laissé-pour-compte : son histoire devient des bagatelles sociales ou le prétexte à une opération commerciale – la fameuse publication du pseudo-historien sur son lit d’hôpital –, chacun choisit à sa place. Pourtant, nul mélodrame ici, mais une certaine résilience qui n’est en fait que résistance intérieure. Car tout le monde meurt autour de lui, mais lui demeure. Par sa simple présence en tant que spectateur-témoin, voilà toute une Amérique des années 60 qui se trouve l’objet d’une féroce satire : guerre du Vietnam, embourgeoisement compulsif qui change les corps en ballons de baudruche, ces fléaux s’abreuvent tous au même puits souillé du traumatisme refoulé. Au chemin pavé d’or du Magicien d’Oz, préférons les saccades d’une imagination où peut s’exercer, totalement, l’art de s’approprier un destin qui ne nous appartient pas.
Parfois de bons moments intéressants, parfois des choses incompréhensibles, un moment de poursuite de voiture à la Benny Hill. C'est assez bordélique. Il n'y a pas que l'homme qui fait des voyages dans le temps, le spectateur aussi et c'est parfois dur à suivre!!!!! Un film qui doit demander plusieurs visionnages.....Étonnamment me fait penser à "soleil vert" dans l'esthétique. Film qui accuse son âge quand même.
J'ai été plutôt déçu par ce film. en effet les voyages dans le temps me passionnent et sont, je trouve, une source incroyable d'histoires. Mais ici tout est un peu brouillon et parfois sans queue ni tête. On passe d'une époque à une autre avec une redondance sur la seconde guerre mondiale qui n'est pas justifié. Bref, c'est décevant.
Malgré son échec commercial, "Abattoir 5" avait réussi à se faire un nom en son temps. Mais passées les années 70, le temps l'a laissé sur le bord de la route. A vrai dire, c'est un film très particulier que l'on pourrait critiquer bien plus sévèrement. Et pour cause, il est déjà difficile d'y prendre racines, puisque chronologiquement délicat à réellement situer puisque son personnage principal effectue sans arrêt des voyages dans le temps. Aussi bien dans le passé que dans le futur. Son présent n'est que très peu abordé. Le but de ces voyages quasi ininterrompus n'est jamais clairement défini, même si l'on peut effectivement penser à un décrochage progressif du monde réel. Quant au personnage en lui-même, l'identification n'est pas aisée non plus. Puisque distant et arborant des allures presque neuneus qui, potentiellement, peuvent exaspérer à la longue. Quant à l'aspect science-fiction pur et dur, il n'intervient qu'à la fin du film et il dénote tellement avec tout le reste qu'il en paraît incongru. En clair, un film très inabouti, parfois donnant l'impression d'être vain et qui accuse le poids des années, mais qui a un petit truc (ne s'expliquant pas forcément, d'ailleurs) conduisant à le (re)prendre en considération.
Billy Pilgrim possède une particularité : celle de faire des allers-retours dans le temps, et ainsi de voir sa vie fragmentée et dans le désordre. On verra ainsi sa vie familiale, mais surtout son expérience de prisonnier de guerre. "Slaughterhouse-Five" est un étrange mélange de drame et de SF, qui aborde plusieurs sujets très variés. Outre une vision cynique du modèle familial américain, le scénario dénonce notamment le bombardement massif de Dresde par les Alliés, crime de guerre qui est resté longtemps mis de côté par les historiens. En revanche, le montage de l'ensemble décontenance, car le protagoniste semble subir des visions et ne pas avoir de contrôle sur ses bribes de vie (pas d'utilisation de connaissances du futur...). Ainsi, on a davantage l'impression de voir des flashbacks que de voir un voyage dans le temps, ce qui est un peu dommage vu le postulat. Toutefois, les acteurs sont plutôt bons, la mise en scène tient la route et offre quelques passages intéressants.
Il a fait « L’arnaque », « La Kermesse des aigles », « Butch Cassidy and the Kid », évidemment, mais il a surtout fait « Abattoir 5 » totalement écarté des discours officiels quand ce film marque encore aujourd’hui l’empreinte d’un cinéma en évolution perpétuelle. Une trame narrative non linéaire ne fait plus forcément rêver et pourtant la manière dont George Roy Hill empoigne le livre de Kurt Vonnegut « Slaughterhouse Five or the Children's Crusade » mérite déjà une attention particulière. On se fait promener dans l’univers de la même manière que le héros, Il peut se perdre dans le temps, voyager sans contrôle, et en restituer la plus honnête des existences. Depuis son home confortable auprès de sa femme qui ne le quitte pas des yeux, Billy revit ainsi la seconde guerre mondiale, sans replonger dans les poncifs des bons et des méchants. Les stéréotypes du genre volent en éclat et le genre ne tient pas en place : film de guerre, de SF, comédie policée ou franchement hilarante, satire sociale, Billy Pilgrim s’accommode de tout. Et nous aussi. AVIS BONUS Le héros se souvient de l'aventure, un collaborateur également. Jean-Baptiste Thoret a beaucoup de choses à dire mais il les dit trop vite. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com