Piranhas
Note moyenne
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83 critiques spectateurs

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Jorik V

1 367 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2019
Avec “Piranhas” on a le droit en tous points à une version junior de « Gomorra », film devenu un classique du film de mafia réaliste, se déroulant à Naples également, et aussi du chef-d’œuvre magistral qu’est « Suburra », mettant en scène également la mafia mais romaine cette fois. Mais donc aussi à un film moins ambitieux, moins définitif et moins maîtrisé. Est -ce par le fait que les protagonistes soient mineurs que tout cela paraît moins impressionnant et réussi? Difficile à dire mais sur bien des aspects, le long-métrage ne tient pas toutes ses promesses. Néanmoins une chose est sûre, ce film de mafia version culottes courtes a beau être très sérieux, son ampleur est égale à celle de ses protagonistes, c’est-à-dire limitée en dépit de ses ambitions affichées d’égaler ses glorieux aînés. Un peu comme « Gomorra », le film revêt souvent un aspect documentaire et ressemble plus à une chronique sur ces jeunes apprentis mafieux qu’à un thriller avec une intrigue digne de ce nom. Et ce qui ne dérangeait aucunement pour le film cité précédemment, devient beaucoup plus préjudiciable ici. Le script tourne vite en rond et devient répétitif, faute d’avoir quelque chose de plus dense à raconter, ce qui a pour effet de trouver parfois le temps long. Il manque d’un axe narratif clair et le film ressemble à une accumulation de petites anecdotes qui se greffent les unes sur les autres autour du groupe de jeunes et de leur leader mais sans réel but final. Et du coup, on a la sensation que Giovanesi ne sait pas comment conclure son film…



On accorde à cette œuvre originale pour son thème plus que pour son contexte, une plongée sociologique tout autant que sociale dans une réalité effrayante. Une réalité qui voit de jeunes enfants de plus en plus désœuvrés basculer du mauvais côté par appât du gain, misérabilisme du quotidien mais aussi par mimétisme et fascination pour les aînés. Cela égratigne au passage la vision quasi sacrée qu’on peut avoir de la Camorra. Et ça fait froid dans le dos! Mais Giovanesi fait le choix discutable d’esthétiser sa mise en scène ce qui occasionne des plans magnifiques mais sanctifie un peu trop des personnages à la morale et aux motivations douteuses. Parfois, certains plans très beaux réveillent dans l’inconscient une dimension presque mythologique d’une certaine jeunesse. Attention, on n’est heureusement pas dans le clinquant ni le tape-à-l’œil. On voit dans ce récit le passage bien trop rapide de l’enfance à l’âge adulte, comme un récit initiatique violent et abrupt. « Piranhas » doit beaucoup au charisme magnétique de son jeune acteur principal, Francesco Di Napoli, d’une prestance impressionnante qui nous faisant avaler des séquences à la limite de la crédibilité vu l’âge des protagonistes y évoluant. On peut aussi noter que la petite romance présente dans le long-métrage se positionne comme une bulle d’air bienvenue et pas trop imposante dans le fil du récit. Une œuvre tout de même sympathique qui ne révolutionnera rien mais se place comme la petite sœur énervée de bien des films sur le sujet.


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mat niro

468 abonnés 2 189 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2019
Voici une plongée au cœur des règlements de compte et de la criminalité chez des jeunes napolitains. Le film est plaisant et l'on ne peut que constater la montée en puissance de ces jeunes désoeuvrés dans la hiérarchie mafieuse. Cependant, j'ai été surpris de voir que cette œuvre ne montrait pas assez la violence qu'engendre (je suppose…), l'obtention de telles "responsabilités criminelles" pour des jeunes arpentant les rues de Naples en scooter. L'ensemble reste plaisant mais est très loin de films sur le milieu chers à Scorcèse ou d'un "Shéhérazade" , bien plus pertinent sur des ados en rébellion.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 juillet 2019
Un film qui ne donne aucun espoir mais qui, en tant que tel, décrit avec force la montée en puissance " criminelle " presque naturelle de jeunes imprégnés de l'ambiance mafia de Naples
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 juin 2019
Naples, mafia, adaptation d'un livre de Roberto Saviano, la couleur est annoncé dix ans après Gomorra, réalisé par Matteo Garrone à partir d'un roman du même auteur. Cette fois c'est Claudio Giovannesi qui s'est emparé du projet, lui dont la notoriété est jusqu'ici restée cantonnée au milieu des festivals avec Ali a les yeux bleus (2012, festival international du film de Rome) et Fiore (2016, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes). Comment renouveler à sa modeste échelle, la teneur des images traduisent le petit budget alloué au film, le genre mafieux tant de fois magnifié par le passé ? Le scénario opte pour traiter le sujet à hauteur de ses personnages adolescents, sans accabler leurs actes ni les idéaliser. Ainsi, suite à une scène introductive nous offrant un cérémonial guerrier d'un clan victorieux, on s'attache à une tranche de vie de gentils perdants, tentant de s'incruster dans les cercles branchés de la nuit napolitaine sans en avoir les moyens. De cette frustration originelle va naître un ensemble de motivations, pour la plupart purement matérialistes, afin de se retrouver de l'autre côté de la barrière.
On peut regretter le gros coup d'accélérateur mis alors dans cette quête, un deus ex machina simpliste permettant aux petits hommes de main subalternes de devenir aussitôt les rois du quartier. La spirale ultra rapide de la petite à la grande délinquance ne se soucie pas des sensibilités particulières, suppose qu'un dealer ordinaire est forcément habilité à prendre les armes du jour au lendemain. Passé ce défaut majeur rappelant l'ascension dans Scarface (l'ultra surcoté modèle du genre), on se laisse prendre quand même au charme de cette chronique criminelle. Notamment grâce aux traits si expressifs et diversifiés du rôle principal, ce Francesco Di Napoli, que l'on peut croire prédestiné à cette composition de baby boss. Il porte sur ses épaules l'ambiguïté de son rôle social, fils et frère attentionnés, amoureux transi, intransigeant chef de meute. Son idylle façon « Roméo et Juliette » avec une jeune fille d'un quartier ennemi passe crème car elle ne prend jamais le pas sur le propos d'ensemble.
Une autre protagoniste impalpable domine le film : Naples, dont le portrait est de nouveau peu avenant voire rebutant, ses ruelles sombres, ses recoins glauques, ses dédales semblant vouer aux courses-poursuites et règlements de comptes. Comme si le cadre imposait ses codes aux individus et non l'inverse, comme si la saleté des lieux et des esprits étaient intrinsèquement liés. Pour témoin le fatalisme poignant de ce commerçant reprochant à Nicola et sa bande d'être devenus des racketteurs comme les autres, loin des promesses faites initialement. C'est ici le plus gros degré d'engagement du réalisateur, et d'un Saviano vivant sous protection policière depuis des années : affirmer l'impossibilité d'une mafia protectrice servant l'intérêt général, l'appât du gain rendant caduque toute intention d'être un bandit d'honneur. Aussi artisanale soit-elle, la mise en scène réserve suffisamment de fougue pour gagner notre intérêt, en dépit d'un cadre spatio-temporel mal défini (les smartphones vont à l'encontre d'un ancrage dans les 80's) et d'une fin abrupte qui divisera. Après avoir raconté le récit tragique du clan de Nicola, le scénario refuse de prendre partie et renvoie les différentes bandes dos à dos.
war m
war m

39 abonnés 447 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2019
Claudio Giovannesi fait le job, mais sa mise en scène sans surprise n’efface pas l’impression de déjà-vu. Une version junior de la Camorra.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 25 juin 2019
Le recours aux figures du film de gangsters, son application à des personnages qui ont encore l’âge d’aller au collège devrait glacer le sang, mais Claudio Giovannesi se laisse prendre au piège qui guette les portraitistes des rois du crime : trop fasciné par la réussite, il ne parvient pas à mettre en scène ce qui est perdu.
tarmokeuf
tarmokeuf

9 abonnés 106 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2019
Un Gomorra sans la puissance ni l'intensité de ce dernier. On suit malgré tout sans déplaisir les pérégrinations de cette "sympathique" bande de "cailleras" napolitaine. Le casting non professionnel tient la route ce qui prouve que le réalisateur est un talentueux directeur d'acteurs . Quelques longueurs et un certain manque de rythme (au contraire de la bande-annonce particulièrement accrocheuse) se font parfois gênants mais globalement, on ne s'ennuie pas. Napoli et les us locaux y sont pour beaucoup...
Cool_92

374 abonnés 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2019
Un bon film. Le sujet a été 1000 fois traité mais il est intéressant. La bande d'acteurs est vraiment bonne. Je n'ai pas aimé la fin, qui annonce un recommencement. Un bon moment malgré le manque d'originalité.
Joce2012
Joce2012

267 abonnés 774 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juin 2019
film intéressant malgré le sujet, bien joué et montre qu'en Italie la mafia n'est pa prête à disparaître. ...
William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juin 2019
Dans le même style que Gomorra et Romanzo criminale, Piranhas (titre français stupide, La paranza de bambini-l 'escadron des enfants- est bien plus évocateur) tient son rang. Des adolescents napolitains décident de devenir des camoristes, en éliminant la concurrence. Le film montre bien qu'ils demeurent néanmoins des enfants, avec leurs parents, leurs amourettes....Sans gros moyens, le réalisateur nous fait découvrir Naples et ses turpitudes. Pour ces enfants, il n'y a évidemment aucun espoir, sinon celui de vivre vite, comme ceux de Da prisa, da prisa un vieux Carlos Saura, auquel le film fait penser. Triste, mais malheureusement réaliste. Les jeunes acteurs sont excellents. A voir.
L'AlsacienParisien

693 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2019
Adapté d'un roman de Roberto Saviano, l'auteur de l'histoire de "Gomorra", "Piranhas" nous immerge dans le cadre ultra-réaliste des jeunes mafieux de Naples. Ces fils des quartiers, sans ambitions de s'envoler ailleurs, s'unissent pour ne faire qu'un et accèdent ainsi au réseau de la mafia napolitaine. La mise en scène de Claudio Giovannesi bluffe en transformant cette chronique sociale en récit d'apprentissage où l'innocence devient délinquance. Sans effets de frime, la caméra se concentre sur cette jeunesse bafouée et pleine de fougue, qui se précipite aveuglement vers le précipice de la violence et de l'argent facile. Certaines scènes ont un air de déjà-vu mais ce regard aiguisé sur ces corps appartenant encore au monde de l'enfance a de quoi susciter toute notre attention et notre effroi. Francesco Di Napoli, au coeur de tout cet embrigadement, fascine par son visage angélique et son aisance à dévoiler ses émotions. Dommage que la seconde partie du film manque d'impact à cause de ses quelques longueurs. Le film s'achève tout de même en coup de poing ; après cette accumulation de réussite facile vient le temps de la perte fatale, prévisible mais très bien amenée. "Piranhas" a un gout doux-amer ; touchant et effrayant à la fois...
traversay1

4 524 abonnés 5 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2019
Adaptation d'un roman de Saviano, Piranhas démontre le talent de conteur de Claudio Govannesi après le très réussi et romantique Fiore. Du romantisme, mais noir, il y en a aussi dans Piranhas, qui est au fond un nouveau récit d'apprentissage de jeunes adolescents, mais dans le contexte particulier et mafieux de Naples. L'ascension résistible d'une bande de gosses qui veut tout, tout de suite et ne respecte rien, hormis leur mère. Juchés sur leurs scooters, ils sillonnent la ville (le vieux Naples, superbement filmé) à la recherche de sensations fortes, au sein d'un groupe "à la vie, à la mort." Non, nous ne sommes pas dans Bugsy Malone, le réalisme est de rigueur devant la caméra de Giovannesi avec l'interprétation impeccable de jeunes gens recrutés dans les rues napolitaines. Pas d'idéalisation, de caricature ni de misérabilisme dans Piranhas mais des échappées éphémères et bienvenues vers le romanesque dans une mise en scène fluide qui s'éloigne de l'âpreté d'un Gomorra. Glaçant est le qualificatif qu'on lit le plus souvent à propos du film qui n'est pourtant pas d'une extrême violence et qui n'oublie que ses "héros" ne sont que des gosses avec des préoccupations de leur âge (les fringues, les filles, la musique) mais fascinés par les armes dans un environnement où l'émancipation sociale passe par la délinquance, facilitée par une grégarité de survie et de virilité. Les questions morales, dans ce contexte, n'ont assurément pas droit de cité.
Maelicia
Maelicia

2 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2019
Un bon film italien qui traitent des baby gangs à Naples: des adolescents qui s'organisent en bande de malfrats idéalisant la mafia pour l'argent facile et le pouvoir.
De jeunes acteurs convaincants au service d'un phénomène tristement actuel.
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2019
Rien de bien nouveau dans cette guerre des territoires, si ce n'est que ça se passe à Naples et que les protagonistes sont des ados. Dans le déroulement de l'histoire, la narration est classique, on s'attend un peu à ce qui va se passer mais c'est bien fait, c'est prenant, le casting est judicieux, l'acteur jouant le rôle de Nicola en tête. Et effectivement les nombreux plans dans la ville nous imprègnent de l'atmosphère particulier des rues de Naples.
jeff21
jeff21

76 abonnés 296 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2019
Plonger dans la guerre des clans de Naples en suivant la trajectoire et l’ascension d'ados en mal de reconnaissance qui finissent par devenir de véritables meurtriers pour préserver leurs intérêts de dealers de drogues. Ce film est terrible car il mêle à juste titre la jeunesse incrédule et belle à la criminalité et à la cruauté la plus sinistre.
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