Last Night in Soho
Note moyenne
3,7
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285 critiques spectateurs

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Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2021
Il n’y a plus rien à prouver du côté d’Edgar Wright et pourtant, son style continue de fasciner. Le temps de la trilogie Cornetto est loin derrière lui et le cinéaste ne peut pourtant pas s’empêcher de jeter un œil derrière son épaule. La nostalgie aura sa part du gâteau et du spectacle dans sa derrière œuvre, sorte de continuité à son « Baby Driver », où il fait danser sa playlist au montage. Il repousse de nouveau les limites de son rythme enjoué, mais pour justement aborder le contrepied de cette euphorie, qui fait à la fois sa fortune et sa perte. Secondé par Krysty Wilson-Cairns (1917) au scénario, il façonne son récit entre deux mondes, qui se répondent spirituellement et qui partagent une douleur, plus proche du physique et du mental.

Eloise (Thomason McKenzie) est une héroïne que l’on connaît suffisamment pour comprendre qu’elle va trébucher et gaspiller de l’effort afin de subsister au-delà de son patelin rural, qui n’a rien à voir avec la capitale londonienne. L’apprentie téméraire styliste se fait marcher dessus par ses camarades, la poussant à s’isoler dans le quartier de Soho, sorte de bulle temporelle des sixties. Et c’est à partir de là qu’on verra venir le cinéaste britannique, prêt à démontrer son amour profond à cette période et à la ville. Comme Eloise, il fantasme sur le passé et nous donne l’occasion de l’explorer à travers les yeux de cette dernière, ne sachant plus distinguer le rêve du cauchemar. La limite s’expose donc un peu plus lorsque la demoiselle évolue dans un labyrinthe référencé, de Clouzot à Argento, en passant par Polanski. Un jeu de symboles et de teintes nous renvoie à d’autres œuvres, dont on rend hommage avec une aisance mortelle.

Malheureusement, il existe un petit remous dans ce vertige. Techniquement impeccable et implacable, il continue de surprendre avec des effets les plus simples et les plus fantasmagoriques, en pensant fortement à une scène de danse, au zénith de son art. Mais lorsqu'on apprend qu'il souhaite investir les codes de l'horreur, avec le prisme musical qui l'anime, on attendait quelque chose de spécial et de personnel. C’est le cas, c'est un film d'auteur assumé, qui s'embourbe un peu trop dans sa mise en scène et autres jeux de miroir sur-explicatifs. Le frisson n'est pas toujours de rigueur, même s’il y a quelques situations qui ne manquent pas de filer les chocottes pour autant. Ce genre d’avertissement s’adresse autant à notre époque, qui sirote la vibe des années 80 jusqu’à en perdre nos repères et la raison. C’est ce qui arrive à Wright, décidant de passer outre cette barrière dans le but d’expérimenter, encore et encore. Le pari blesse alors plus souvent qu’à l’accoutumer, passé la première partie, aguicheuse et envoûtante.

Sandie (Anya Taylor-Joy), incarne ainsi le glamour qu’Eloise choisit comme modèle d’étude et comme modèle féminin. C'est l'histoire de femmes actuelles et de la misogynie qui sévie entre deux époques colorées, mais surtout d'une passion, celle d'une ambition toxique et amère, dans le showbiz de la chair féminine. Ce n’est pas Matt Smith ou ses homologues masculins qui gagneront à hanter ces « promising young women », elles-mêmes devenues leur propre fantôme, si l’on a constamment un coup d’avance sur les protagonistes. Le message est alors flou ou tapi dans l’obscurité, faute d’une écriture exigeante pour un scénario plus complexe. Les freins se superposent ainsi, jusqu’à ce que « Last Night In Soho » devienne aussi anecdotique que honteusement psychédélique.
Mathilde Herbin
Mathilde Herbin

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2021
Ce film est un réel chef d'œuvre, le scénario est vraiment incroyable, j'ai été prise d'émotion du début jusqu'à la fin.
Mr Justice
Mr Justice

7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2021
Une première partie de haute voltige, une deuxième beaucoup plus quelconque mais conserve néanmoins son esthétisme brillant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 novembre 2021
J’accrochais pas au début mais c’est un film à voir absolument ! meilleure découverte de l’année 2021! je regrette pas je vais allez le voir ! petit défaut c’est qu’il met du temps à démarrer l’action commence un peu tard
MAIS CETAIT EXCEPTIONNEL !!! allez y foncer
Matthieu Matthieu
Matthieu Matthieu

4 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2021
Vraiment l'un des meilleurs films que j'ai vu. La réalisation est parfaite chaque élément à son importance et son explication à la fin du film. La performance d'Anya Taylor Joy et de Tomassin McKenzie sont très convaincante.
Vraiment je recommande
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 octobre 2021
Une histoire originale menée par d'excellents acteurs et dotée d'une solide mise en scène. Le début est intriguant mais malheureusement le film s'avère au final assez simple malgré son message autant fort que léger.
Remi S.
Remi S.

20 abonnés 135 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 octobre 2021
Si *Last Night in Soho* est le premier film d'Edgar Wright que je vois (son cinéma m'apparaissant complètement inintéressant), il ne s'affirme pas non-plus comme celui qui pourrait me donner envie de découvrir l'œuvre du cinéaste britannique. Comme un sous-*Mulholland Drive*, *Last Night in Soho* n'agace pas tant par son vide il faut le dire : il ne raconte surtout rien de bien fascinant. Le jeu de miroir d'Edgar Wright entre le présent et les sixties marque bien trop sa frontière : il sur-explique tout et surexpose tout (l'utilisation de flash-backs étant comme le graal de l'énervement). L'abondance même d'apparitions engendre une destruction totale du potentiel volume du film. *Last Night in Soho* finit par perdre tout son mystère, toute son horreur, et inévitablement tout son potentiel charme. Son fameux récit de l'incursion du cauchemar dans le rêve et la nostalgie chavire ainsi à l'eau.

Il est certain qu'Edgar Wright sait jouer de sa caméra, faisant parfois penser à un De Palma par exemple. Mais le problème, c'est qu'il semble ne savoir faire que ça.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2021
Voilà un film d’horreur tout à fait réjouissant. Horreur parce qu’il y a trois minutes et demie de scènes gore, et un amoncellement final de fantômes façon zombies. Mais on est plutôt charmé, envoûté, par ce qu’il ressort des années 60, de l’affiche de cinéma Opération Tonnerre (1965) à la chanson Downtown de Petula Clark. En passant par une brochette d’acteurs de l’époque : sa patronne (Margaret Nolan) est la masseuse de James Bond dans Goldfinger (1964) ; sa logeuse (Diana Rigg) est l’Emma Peel de Chapeau Melon Et Bottes De Cuir (et la matriarche de la maison Tyrell dans Game of Thrones) —leurs derniers rôles puisque décédées depuis ; et Terence Stamp (qui joue le vieux satyre aux cheveux d’argent) était le beau "visiteur" dans Théorème de Pasolini (1968). Il n’y a bien que le jeune souteneur (Matt Smith) qui soit plus récent (un Doctor Who des années 2010). D’ailleurs l’héroïne, notre jeune provinciale qui débarque dans la capitale, vite moquée par ses copines de classe superficielles et méchantes, a déjà la tête et l’innocence des sixties. Ce film est donc d’abord et avant tout un festival (très musical) de cette époque. Mais on est quand même troublé par l’intrigue, puisque cette jeune provinciale "voit" les sixties et "se voit" dans les sixties (bravo à la réalisation), jusqu’à finalement voir ce qu’il ne fallait pas voir… A.G.
gunbuster

432 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2021
La première bande-annonce m’avait donné envie par son ambiance années 60 et cette veine de thriller et de fantômes, mais la seconde illustre le génie d’écriture et de mise en scène du réalisateur.

Edgar Wright renouvelle le sous-genre du thriller peuplé de fantômes, qui avait connu sa gloire dans les années 70-80.

Ici, la jeune Eloise « Ellie » (Thomasin McKenzie) quitte sa campagne reculée pour faire ses études de mode à Londres, fuyant le fantôme de sa mère, mais réalisant son rêve professionnel. C’est génial que le réalisateur laisse l’actrice utiliser un accent très marqué dans une telle production.

La jeune femme cache un secret, elle voit des fantômes, et en emménageant dans sa chambre de bonne, revît la vie d’une jeune femme des années 60, Sandie (Ana Taylor-Hoy), apprentie chanteuse.

J’aime que le film donne à la fois une vision ultra-forte des années 60, du glamour, des soirées et fêtes dans les clubs et cabarets, tout en dépeignant dans un second temps, l’envers du décor :

prostitution forcée, violences sexuelles, drogue, emprise masculine, tous ces hommes bien habillés et propres sur eux des années 60 étant tous des misogynes, traitant ces jeunes femmes comme de vulgaires bouts de viande.

Et le film nous retourne les stéréotypes avec force : ce n’est pas l’héroïne qui est hantée par ce fantôme, mais c’est cette jeune femme moderne qui deviens obsédée par la défunte, au point de vouloir copier ses vêtements, sa coupe de cheveux, etc.

Et la violence subie par Sandie dans les flashbacks/rêves, accroit la folie rampante d’Ellie par écho.

J’ai adoré le retournement de situation dans le dernier quart du film, où les apparences et les préjugés des spectateurs sont retournées habilement par l’auteur, une vraie leçon de cinéma!

À l’image de Baby Driver (2017), le rythme du film est parfaitement raccord avec chaque séquence, alimentant les aller-retours entre rêves, réalité et cauchemars toujours plus envahissants.

Le film est un grand moment de cinéma, car il crée eux rôles forts et particulièrement bien écrit, laissant le talent de ses deux rôle-titres féminins Thomasin McKenzie et Anya Taylor-Joy briller de mille feux,

se permettant à la fois d’être une oeuvre féministe sans la moindre concession commerciale, tout en livrant un film intense, fébrile, novateur et diablement audacieux.
Hi2816J.
Hi2816J.

8 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2021
Ce film est absolument réussi en quasi tout point, le scénario est super efficace, la réalisation au petit oignons, les personnages attachant et charismatique. Les références au Giallo de Dario Argento sont maîtrisées, mais le film manque malheureusement d'émotions. Si vous avez l'occasion de le voir, n'hésitez pas.
DanDan
DanDan

97 abonnés 272 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 novembre 2021
Film en 2 parties ... ça commence bien c'est léger et gai on pense à "Peggy Sue Got Married" et d'autres films sur les jeunes des 60s et d'aujourd'hui et les comparaisons..la direction de Edgar Wright est maligne et les décors de Londres à différentes époques superbe..mais hélas la deuxième partie vire au film d'horreur (spoiler) et c'est bien dommage car on est déçu et on s'y attend pas forcément...du coup bien que Anya Taylor Joy fraîchement récompensé par Golden Globes et Emmys pour sa mini série Netflix "The Queen Gambit" est toujours excellente..le reste La jeune actrice anglaise Thomasin McKensie erreur de casting elle n'est pas convaincante et s'efface devant Anya..Quant Terence Stamp et Diane Rigg (ex James Bond girl des 60s ou Chapeau Melon et Botte de cuir) ils sont là pour le quota des âges et la pour faire la balance avec les jeunes..aurait pu être bien mieux...pity
lmc-3

307 abonnés 510 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2021
Synopsis bancale accompagné d’une bande annonce énigmatique, le produit finale est une pure réussite.
Expériences visuelles et auditives sont de mises, entre la qualité des décors, des costumes, des musiques d’époque, de montages singuliers et autres effets spéciaux, au-delà d’un scénario peu banal, d’un duo Thomasin McKenzie/Anya Taylor-Joy du tonnerre, du rythme général effréné, de la construction très propre, du suspens en surcouche, des rebondissements, (encore plus si bande annonce (comme dans mon cas) non vue avant le film (mais seulement après), crédibilité dans les comportements humains face à telle situation, de personnages détestables détestables, de personnages attachants attachants, une atmosphère qui fonctionne parfaitement, tout ce tat de travaux effectués par toutes ces équipes, à l’alchimie parfaite: le film mérite largement sa réception positive générale. On est face à un thriller horrifique sortant des moules préconçus, face à quelque chose de neuf, d’intéressant, et d’accrocheur.
Très soigné, des idées neuves écrasant un postulat de base pourtant déjà vu, un film dont-il ne faut pas passer à côté, particulièrement sur grand écran. Maintenant, les voix françaises de ces deux femmes… sont ce qu’elles sont. Riche, bon mélange entre horreur psychologique et horreur visuel, mais peut-être hélas une révélation finale trop facilement soupçonnable dès le début, bien que bien présentée concernant spoiler: l’identité de Sandie
, bien qu’avec un élément clef inattendu.
Certains s’arrêteront aux éléments appartenant au domaine du ‘déjà exploité’, pour ma part je suis séduit, et le reverrai avec grand plaisir.

Hautement recommandé.
eldarkstone

305 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 octobre 2021
De très belles images, de bonnes actrices, pour un Thriller qui peine à vraiment démarrer et qui se perd dans une histoire un peu trop bordélique, dommage, mais pas mal quand même...
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2021
Une jeune anglaise des Cornouailles va réaliser son rêve : venir à Londres faire ses études de styliste de mode.
Après quelques péripéties dans sa résidence étudiante, elle prend une chambre en ville dans une vieille maison tenue par une dame âgée.
C'est pour elle le point de départ de mystérieuses visions dans lesquelles elle est transportée dans les années 1960 dans la peau d'une jeune femme blonde voulant se lancer dans le music-hall...
Ce thriller, plus fantastique qu'horrifique, possède un magnétisme certain, résultant de quelques ingrédients joliment assemblés : le charme des deux actrices principales, une bande-son envoûtante et une esthétique générale travaillée et assez réussie.
L'histoire est également convaincante avec un split final bien pensé et surprenant.
Une bonne pioche assez captivante.
Site CINEMADOURG.free.fr
DENIS DUPUY
DENIS DUPUY

8 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2021
Original et surprenant. Seul bémol autant la musique des années 60 est géniale autant la musique mêlant l'angoisse et le suspense est trop présente et saoule !!
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