Note moyenne
3,9
7866 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
45 critiques
4
144 critiques
3
94 critiques
2
65 critiques
1
21 critiques
0
12 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
La route est un sujet iconique du cinéma américain et il est abordé ici dans une dimension contemporaine et sociale qu'on a pas l'habitude de voir souvent.
Comme si Ken Loach devenait une femme et faisait un grand western contemplatif.
C'est beau, sobre, voire dépouillé mais fin, sincère et sans esbroufe ni de mise en scène, scénario, photo, dialogue.
Pourtant tout est bien là, et bien sûr Frances McDormand dans un rôle qui lui va comme un gant.
Très beau film.
Comme si Ken Loach devenait une femme et faisait un grand western contemplatif.
C'est beau, sobre, voire dépouillé mais fin, sincère et sans esbroufe ni de mise en scène, scénario, photo, dialogue.
Pourtant tout est bien là, et bien sûr Frances McDormand dans un rôle qui lui va comme un gant.
Très beau film.
À la hauteur du précédent , cette réalisatrice qui trouve là encore une empathie avec ses personnages et son film une justesse et une sensibilité hors normes !!!!!!
Beaucoup d'émotion de tous ces portraits d'écorchés de la vie qui se retrouvent sur les routes à la recherche d'un sens à leur vie.
Nomadland
L’autre rêve américain… celui de la fraternité
J’avais découvert, comme beaucoup la chinoise Chloé Zhao, en 2017, avec un drame étonnant, The Rider. Avec ses 108 minutes – dont on aimerait qu’elles ne s’arrêtent jamais -, de road-movie, elle touche, non seulement 3 fois sa cible avec les Oscars de meilleure réalisatrice, meilleure actrice et meilleur film, mais aussi les cœurs par la simplicité et une sensibilité de chaque instant. Après l’effondrement économique de la cité ouvrière du Nevada où elle vivait, Fern décide de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade des temps modernes, en rupture avec les standards de la société actuelle, dans les vastes étendues de l’Ouest américain. Entre Terence Malick et Ken Loach, ce pur chef d’œuvre est à voir de toute urgence. Une leçon magistrale qui fait du bien.
L'intrigue est tirée du livre Nomadland : Surviving America in the Twenty-First Century écrit par la journaliste Jessica Bruder, et publié en 2017. Pendant longtemps, elle a suivi plusieurs seniors devenus précaires (suite à la crise financière de 2008) ayant décidé de partir à la recherche de petits boulots, à bord de mini-vans. De son côté, Pour se préparer à son rôle, Frances McDormand a réellement vécu dans une camionnette pendant quatre à cinq mois et s'est déplacée à travers sept Etats des Etats-Unis. Et elle a réellement travaillé aux côtés de vrais ouvriers d’un centre de traitement des commandes chez Amazon, dans une usine sucrière, dans la cafétéria d’un parc touristique et en tant que responsable de camping dans un parc national. 6 mois d’un tournage qui s’est déplacé du Dakota à l’Arizona en passant par le Nevada, le Nebraska et la Californie. Ce merveilleux film a reçu le Lion d'or à Venise en 2020, deux Golden Globes et quatre BAFTA avant ses trois Oscars. Il dérange jusqu’en Chine où on a minoré ses récompenses, la réalisatrice n’y étant pas en odeur de sainteté, depuis qu’elle a parlé d'un pays où le mensonge était partout. Je ne veux pas trop en dire sur le film lui-même et vous le lisser découvrir comme je l’ai fait. Une merveille où poésie, mélancolie, quiétude et lyrisme tranquille se mêlent dans cet ode aux laissés pour compte de l’Amérique dans un film poignant et intense, mais qui sait éviter tout pathos et tout misérabilisme. Incontournable.
Après Three Bilboards, - qui lui vaut son deuxième Oscar -, l’extraordinaire Frances McDormand, que je suis avec délectation depuis 1996 et le Fargo des Frères Coen – elle est l’épouse d’Ethan -, son 1er Oscar de la meilleure actrice, récidive dans ce qui s’est fait de mieux sur nos écrans orphelins cette année. De vrais nomades incarnent les camarades et mentors de Fern et l’accompagnent dans sa découverte comme David Strathairn, Gay DeForest, Linda May… j’aurais aimé tous les citer tant ils sont justes et bouleversants, car ils s’avèrent l’un des points les plus forts de cette errance du quotidien. Quand on pense que le prochain film de Chloé Zhao – qui est seulement la deuxième femme, après Kathryn Bigelow, à avoir décroché l'Oscar de la meilleure réalisation -,.est un blockbuster des Marvels, Eternals – à sortir en novembre prochain -, on mesure non seulement son éclectisme mais aussi la reconnaissance d’Hollywood pour son immense talent. Pour elle, j’irai voir un film de super-héros. Mais, n’oublions pas qu’à sa manière, ce magnifique Nomadland est aussi une sorte de film de super-héros. Ceux de la misère et de la fraternité. Bouleversant.
L’autre rêve américain… celui de la fraternité
J’avais découvert, comme beaucoup la chinoise Chloé Zhao, en 2017, avec un drame étonnant, The Rider. Avec ses 108 minutes – dont on aimerait qu’elles ne s’arrêtent jamais -, de road-movie, elle touche, non seulement 3 fois sa cible avec les Oscars de meilleure réalisatrice, meilleure actrice et meilleur film, mais aussi les cœurs par la simplicité et une sensibilité de chaque instant. Après l’effondrement économique de la cité ouvrière du Nevada où elle vivait, Fern décide de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade des temps modernes, en rupture avec les standards de la société actuelle, dans les vastes étendues de l’Ouest américain. Entre Terence Malick et Ken Loach, ce pur chef d’œuvre est à voir de toute urgence. Une leçon magistrale qui fait du bien.
L'intrigue est tirée du livre Nomadland : Surviving America in the Twenty-First Century écrit par la journaliste Jessica Bruder, et publié en 2017. Pendant longtemps, elle a suivi plusieurs seniors devenus précaires (suite à la crise financière de 2008) ayant décidé de partir à la recherche de petits boulots, à bord de mini-vans. De son côté, Pour se préparer à son rôle, Frances McDormand a réellement vécu dans une camionnette pendant quatre à cinq mois et s'est déplacée à travers sept Etats des Etats-Unis. Et elle a réellement travaillé aux côtés de vrais ouvriers d’un centre de traitement des commandes chez Amazon, dans une usine sucrière, dans la cafétéria d’un parc touristique et en tant que responsable de camping dans un parc national. 6 mois d’un tournage qui s’est déplacé du Dakota à l’Arizona en passant par le Nevada, le Nebraska et la Californie. Ce merveilleux film a reçu le Lion d'or à Venise en 2020, deux Golden Globes et quatre BAFTA avant ses trois Oscars. Il dérange jusqu’en Chine où on a minoré ses récompenses, la réalisatrice n’y étant pas en odeur de sainteté, depuis qu’elle a parlé d'un pays où le mensonge était partout. Je ne veux pas trop en dire sur le film lui-même et vous le lisser découvrir comme je l’ai fait. Une merveille où poésie, mélancolie, quiétude et lyrisme tranquille se mêlent dans cet ode aux laissés pour compte de l’Amérique dans un film poignant et intense, mais qui sait éviter tout pathos et tout misérabilisme. Incontournable.
Après Three Bilboards, - qui lui vaut son deuxième Oscar -, l’extraordinaire Frances McDormand, que je suis avec délectation depuis 1996 et le Fargo des Frères Coen – elle est l’épouse d’Ethan -, son 1er Oscar de la meilleure actrice, récidive dans ce qui s’est fait de mieux sur nos écrans orphelins cette année. De vrais nomades incarnent les camarades et mentors de Fern et l’accompagnent dans sa découverte comme David Strathairn, Gay DeForest, Linda May… j’aurais aimé tous les citer tant ils sont justes et bouleversants, car ils s’avèrent l’un des points les plus forts de cette errance du quotidien. Quand on pense que le prochain film de Chloé Zhao – qui est seulement la deuxième femme, après Kathryn Bigelow, à avoir décroché l'Oscar de la meilleure réalisation -,.est un blockbuster des Marvels, Eternals – à sortir en novembre prochain -, on mesure non seulement son éclectisme mais aussi la reconnaissance d’Hollywood pour son immense talent. Pour elle, j’irai voir un film de super-héros. Mais, n’oublions pas qu’à sa manière, ce magnifique Nomadland est aussi une sorte de film de super-héros. Ceux de la misère et de la fraternité. Bouleversant.
Indéniablement Frances McDormand joue admirablement bien et méritait l'Oscar !
Beaucoup de réalisme, de belles images et d'humanité dans ce film. Mais hélas le rythme est vraiment très très lent et il faut s'accrocher pour ne pas s'endormir. Pour amateurs de films contemplatifs de la vie.
Beaucoup de réalisme, de belles images et d'humanité dans ce film. Mais hélas le rythme est vraiment très très lent et il faut s'accrocher pour ne pas s'endormir. Pour amateurs de films contemplatifs de la vie.
Une actrice époustouflante dans un scénario malheureusement bien réel. Une historie surprenante et touchante.
Ennuyeux à mourir ! Je ne comprends pas du tout cet emballement pour ce film ! Un spectateur a quitté la salle au milieu de la séance, et franchement j'ai hésité à faire pareil. Mais j'ai attendu pour voir si, enfin, il allait se passer quelque chose d'interessant dans ce film et surtout ce qui justifiait toutes les récompenses qu'il a reçues. Grosse déception !
Taiseuse, lente, cette réalisation est éprouvante. Elle met en avant une sexagénaire solitaire à cause des affres de la vie avant de l'être par choix. A travers elle, c'est aussi à tous ces nomades, ces vagabonds que la crise a malmené, mis à terre, que Chloé Zhao rend hommage. Ils sont chez eux dans ces étendues américaines, superbes, inviolées, loin de toute civilisation, inadaptés à la société de consommation, refusant ces normes qui ont été leur perte - invisibles. Ce long-métrage est ainsi nécessaire mais d'une âpreté amère (plus de détails : https://pamolico.wordpress.com/2021/06/17/nomadland-chloe-zhao/)
Oscar du meilleur film, "Nomadland" n'en a pourtant pas forcément la carrure. Car en dépit de qualités indéniables (notamment l'authenticité des personnages et le casting), le scénario minimaliste ne permet pas toujours d'éviter un certain ennui de pointer.
Documentaire poussif dans lequel ont été injectés la très pénible Frances Mc Dormand (par ailleurs co-productrice de ce non-film) et son voisin (si j'ai bien compris...). Non, ça n'a rien à voir avec "Les Raisins de la Colère" ! C'est pénible et ennuyeux du début à la fin. A fuir !
Très bon film. Il mérite tous ces oscars. Un film remplit d'amour d'empathie, on voyage et on parcours la vie d'une femme qui survit difficilement sans ce plaindre, avec force et dignité. Un exemple à suivre pour
Un manque de mixité mais la mise en scène sublime et délicate, le récit toute en errance doux et intelligent et la merveilleuse Frances Mcdormand nous emportent.
Beau film pour s'émerveiller sur des paysages américains désertiques avec 2/3 de ciel (et des aubes et crépuscules magiques), sous la douce et savoureuse musique de Ludovico Einaudi...
Aussi intéressant pour ses portraits, tous très bien joués, de nomades, décalés de la société, mais solidaires et bons vivants. Une sorte de grande famille qui sort de l'ordinaire, à laquelle on ne correspond pas forcément, mais qu'on découvre par ce long-métrage.
Aussi intéressant pour ses portraits, tous très bien joués, de nomades, décalés de la société, mais solidaires et bons vivants. Une sorte de grande famille qui sort de l'ordinaire, à laquelle on ne correspond pas forcément, mais qu'on découvre par ce long-métrage.
Effectuer un road trip dans l’immensité des étendues sauvages Américaines est souvent lié à une exploration touristique. Pourtant, il est de ceux qui n’ont d’autres choix que de tailler la route pour aller de petits boulots précaires à des travaux saisonniers. Bien entendu, vacanciers et travailleurs profitent tous deux des magnifiques paysages aux couleurs à couper le souffle. Cependant, les touristes seront des tâches hautes en couleurs et souvent bruyantes alors que nos travailleurs de l’ombre s’apparenterons plus à des fantômes d’une conquête de l’Ouest devenue conquête de travail partout sur le territoire.
Ils passent le long des routes et vivent dans leur Vans aménagés, loin des quartiers huppés et des cités dortoirs.
Avec « Nomadland », Chloé Zhao prouve une fois de plus qu’elle connait bien l’Amérique profonde. Pas celle des caricatures, non ; celle d’un esprit d’exploration, de courage, de partage et de liberté.
Les laissés pour compte devenus, bon gré mal grés, nomades, se croisent, font du troc, échangent des bons plans et font un pied de nez à l’American Dream, même s’ils doivent travailler durement pour obtenir quelques dollars.
Bercé par les superbes compositions de Ludovico Einaudi, charmé par la beauté formelle des images de Joshua James Richards et totalement convaincu par la réalisation et le souci d’authenticité de Chloé, nous ne pouvons que savourer ce road movie atmosphérique et poignant.
Nous suivons les péripéties de France McDormand qui campe superbement une anti-héroïne très digne malgré sa situation instable, libre, déterminée et résolument courageuse.
On pouvait s’attendre à une vie solitaire et désemparée, on découvre un groupe en marge, très conscient et terre à terre, on savoure de la douceur entre les douleurs.
Contemplation, rires et larmes sont au programme, comme lors d’une soirée intense autour d’un feu de camp où l’on découvre de magnifiques leçons de vie.
Ils passent le long des routes et vivent dans leur Vans aménagés, loin des quartiers huppés et des cités dortoirs.
Avec « Nomadland », Chloé Zhao prouve une fois de plus qu’elle connait bien l’Amérique profonde. Pas celle des caricatures, non ; celle d’un esprit d’exploration, de courage, de partage et de liberté.
Les laissés pour compte devenus, bon gré mal grés, nomades, se croisent, font du troc, échangent des bons plans et font un pied de nez à l’American Dream, même s’ils doivent travailler durement pour obtenir quelques dollars.
Bercé par les superbes compositions de Ludovico Einaudi, charmé par la beauté formelle des images de Joshua James Richards et totalement convaincu par la réalisation et le souci d’authenticité de Chloé, nous ne pouvons que savourer ce road movie atmosphérique et poignant.
Nous suivons les péripéties de France McDormand qui campe superbement une anti-héroïne très digne malgré sa situation instable, libre, déterminée et résolument courageuse.
On pouvait s’attendre à une vie solitaire et désemparée, on découvre un groupe en marge, très conscient et terre à terre, on savoure de la douceur entre les douleurs.
Contemplation, rires et larmes sont au programme, comme lors d’une soirée intense autour d’un feu de camp où l’on découvre de magnifiques leçons de vie.
Une sorte de documentaire sur des gens qui vivent commes des nomades (comme insiste Frances "on n'est pas des SDF mais on ne vit pas dans une maison).
Toute l'histoire raconte pourquoi pour rien au monde ils laisseraient leurs campings pour se poser dans une maison.
Il ne suffit pas d'avoir une idée noble.
Pendant 1h41 on voit défiler des paysages.
Un vide sidéral.
Toute l'histoire raconte pourquoi pour rien au monde ils laisseraient leurs campings pour se poser dans une maison.
Il ne suffit pas d'avoir une idée noble.
Pendant 1h41 on voit défiler des paysages.
Un vide sidéral.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse