Nomadland
Note moyenne
3,9
7742 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

377 critiques spectateurs

5
44 critiques
4
143 critiques
3
93 critiques
2
64 critiques
1
21 critiques
0
12 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2021
À la fois tenté par le sujet et, quand même, l'Oscar (entre autres) du meilleur film mais inquiet par la présence de Chloé Zhao derrière la caméra, son précédent « The Rider » m'ayant plus ennuyé qu'autre chose : il est peu dire que le premier aspect l'a emporté, et de loin. C'était magnifique. Pourtant, « Nomadland », ce n'est pas trop mon genre, normalement. Lent, contemplatif, « social » (comprenez « prétexte à être ennuyeux »)... Sauf que le charme a opéré. Quasiment tout de suite.

L'histoire est simple mais claire, fluide. Ce n'est jamais trop ni trop peu. La réalisatrice sublime les paysages comme peu l'ont fait ces dernières années, aussi admirablement choisis qu'exploités. Je peux comprendre qu'on y soit hermétique : j'ai l'impression que cela se joue dans l'inconscient. Mais me concernant, j'avoue m'être rarement senti aussi bien que devant ces décors sublimes, cette musique harmonieuse, ce portrait de femme puissant, fidèle à elle-même et ses convictions jusqu'à la dernière minute.

Il y a une dimension presque religieuse, un rapport à la foi implicite que j'ai trouvé très fort, comme cette description des rapports humains, montrée avec beaucoup de chaleur et de sensibilité, sans jamais les idéaliser ou les simplifier. Ce film, je l'ai juste trouvé beau. Il m'est allé droit au cœur, que ce soit son rapport à la nature, aux plaisirs simples ou la force qui se dégage de cette héroïne inoubliable, surtout lorsqu'elle interprétée par Frances McDormand. Du cinéma à l'état pur, que je suis heureux d'avoir découvert dans l'une des plus belles salles de la région parisienne.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 octobre 2021
Un film dédié à tous ceux qui se retrouvent du mauvais côté de la barrière dans la vie.
Les perdants, les perdus, les marginaux, les sans-abris, les nomades...
Une œuvre qui met un gros coup de projecteur sur ce style de vie difficile, sans pathos, le tout sous une sublime photographie.
Sildenafil
Sildenafil

87 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 septembre 2021
A traiter d’une cause que tout le monde ne peut qu’embrasser et soutenir, le film dégage une vanité pincée, finalement assez propre à certains « films à Oscar », comme si le traitement sans développement d’un propos se suffisait à lui-même. En outre, Nomadland tombe dans un misérabilisme déplacé, tout en suggérant à plusieurs reprises que la vie de ces travailleurs nomades relève plus d’une choix que d’un impératif économique.
Les plaisirs des mots
Les plaisirs des mots

9 abonnés 65 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2021
Nomadland, c'est tout d'abord un film lent, qui a un rythme très doux avec des scènes simples. En soit, en venant le découvrir en salle, je ne m'attendais certainement pas à un film d'action, mais je n'avais pas envisagé la narration que nous propose sa réalisatrice, sans fil rouge défini, sans but établi, simplement le parcours de Fern, celui de son deuil, à sa manière. Même si cette perspective me convient, j'ai malheureusement trouvé que l'histoire manquait un peu de dynamisme, en particulier pour son début et sa fin. Toute l'heure du milieu m'a beaucoup plus, mais les extrémités, majoritairement centrées sur le personnage principal, m'ont paru plus ternes, moins émouvantes quand elles auraient justement dû l'être davantage.

Parce que mon vrai souci dans ce film, c'est elle, Fern. Une femme qui souffre, qui lutte pour garder une place dans cette société qui ne lui offre plus rien, et qui ne laisse pas passer beaucoup d'émotion, ni dans sa relation aux autres, ni en aparté à l'écran. Comme elle est très fermée, j'ai eu beaucoup de mal à l'apprécier, à me sentir concernée et à m'identifier. Bien sûr, son histoire est touchante, mais je me sentais trop loin pour que mes sentiments s'y épanouissent. En revanche, j'ai adoré la multitudes de personnes qui sont amenées à croiser son chemin. À mes yeux, ce sont eux la véritable force du film. Dave, Linda, Swankie... eux m'ont amenée dans l'émotion et le partage, j'ai adoré passer du temps avec eux.

En parallèle, le road trip m'a plu. La vie en van, les paysages, les rencontres... et la relation aux objets. Ça m'a fascinée. Dans cet univers où on ne peut pas s'encombrer de tant des choses avec lesquelles nous vivons, nous les sédentaires, le superflu n'a pas sa place, mais un objet utile prend toute sa valeur. Vivre sans un pot pour faire office de toilettes, sans ouvre boîte ou sans réchaud, paraît hautement compliqué. Sans cesse, l'objet est ramené à l'écran, comme un bien précieux alors même que les personnages en possèdent peu et s'en sont détachés. Ça m'a fait réfléchir à tout ce que j'entasse dans mon cagibi au fur et à mesure de mes déménagements... a-t-on vraiment besoin de tout ça ?

Pour conclure, Nomadland m'a plu même si je n'ai pas eu de connivence avec Fern. J'ai adoré découvrir ce mode de vie, la liberté et les contraintes, les gens qui se trouvent sur la route, les philosophies de chacun pour se reconstruire après des drames ou une vie difficile. Je ne pense pas m'essayer à la vie en van de si tôt, mais c'est un beau concept.

Lien vers l'article du blog : https://www.lesplaisirsdesmots.fr/le-retour-du-cinema/
Thomas Brioude
Thomas Brioude

5 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2021
Le long de la route, les notes de piano et les paysages nous soufflent un message d'espoir alors que la détresse et la solitude rythme le récit.

Seule la solidarité donne la force de continuer le chemin.
Georges P.
Georges P.

95 abonnés 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2021
Un bon film sur l'errance et le choix de vie. Difficile néanmoins de croire le personnage qui reste dans des paysages désertiques et hostiles renforçant le sentiment de solitude. Je crois que pas une fois on ne voit le soleil... Etrange...
gizmo129
gizmo129

133 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2021
Nomadland représente l'égoïsme américain dans toute sa splendeur ! Cette vision d'une Amérique pauvre, nomade, brisée par les crises successives, délaissée, incomprise a fait naitre une prise conscience aux élites votante des Oscars. Plutôt que de questionner le propos, le film ne fait que montrer la vie subie et rêvée de ces voyageurs en quête de petits boulots. Choqué, les Oscars ont donc décidé de remettre le prix à Nomadland, sans réellement chercher à comprendre si le film le méritait. Cet égocentrisme américain fait doucement rire, les différences exacerbées de richesse sociale sont bien connues à l'extérieur du pays de l'Oncle Sam et on s'amuse presque à constater que les américains soient également victime d'une certaine forme de migration des miséreux. L'actrice est bonne, comme de coutume, mais le film ne vaut même pas une nomination à cette cérémonie !
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2021
Chloé Zhao a réalisé une oeuvre magistrale, tant par l'histoire qu'elle raconte que par ses choix de mise-en-scène. L'histoire, simple, universelle, est celle d'une femme frappée par le deuil et la précarisation sociale ; elle est dès lors amenée à s'interroger sur le sens de sa vie. Frances Mc Dormand est peu loquace et c'est au spectateur de l'observer de réfléchit pour comprendre sa transformation psychique. Le camping-car est l'autre protagoniste de cette histoire. Il ne traverse pas seulement les routes américaines mais nous transporte aussi hors de la ville, hors du temps, hors du confort matériel, en quête de l'essentiel. Un road-movie existentialiste. Le génie de la réalisation de Chloé Zhao est d'avoir su créer un film à cheval entre la fiction et le documentaire en faisant jouer de vrais personnes parmi les quelques acteurs professionnels. Cela aboutit à un ultra-réalisme qui porte le spectateur au coeur de l'histoire et de cette quête métaphysique. Grandiose.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 septembre 2021
Ce film a surement gagné aux Oscars dû à l'hipocrisie bien connue des américains, les bourgeois des oscars ont dû être choqués d'apprendre que dans leur pays il y avait des pauvres qui travaillent toute la journée pour une misère et que le pays a réduit un nombre incalculable de travailleurs à l'état de sans domiciles fixe. Nous, malheureusement, on le savait déjà. Film plat, scénario plat, Fern mange des nouilles, Fern coupe du bois, Fern fume des clopes, il y avait tellement mieux à faire sur ce sujet. Une éscroquerie.
HenriIV
HenriIV

4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 septembre 2021
Rare sont des films où ça devenait tellement insupportable que je dois quitter avant la fin.

Multi primé, j'étais excité au début. Quelle ne fut pas ma très grande déception. Histoire d'une femme qui quitte sa maison et son travail, après la mort de son mari, pour faire un voyage à travers les États-Unis, vivant dans son van.

N'attendez pas de voir un road movie avec de beaux paysages et avec des rencontres intéressantes.

Ce n'est l'un ni l'autre.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2021
S’il fallait choisir un seul mot pour définir ce magnifique road-movie, ce serait mélancolie. En effet, la mélancolie t’investît dès le début jusqu’à la fin.
Un film de vérité que se décline dans tous les aspects de la vie, quotidienne et vital, où tout le poids de l’émotion est porté par Frances McDormand, la protagoniste, bien que certains (presque tous) des secondaires ont un rôle remarcablement émouvant. C’est à travers Fern que les petites choses, finalement, ce sont l’essentiel de la vie, qui ne doivent jamais s’arrêter, tout en prenant le temps de les vivre pleinement…le reste est superflu et n’a pas la place dans le cœur de Fern…
Un bijou qui me restait à voire …
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 septembre 2021
Avec "Nomadland", Chloé Zhao entend faire entendre la voix des déclassés, des premières victimes de la crise économique et plus particulièrement de ceux qui font le choix de prendre la route en tournant le dos au système. Le film possède plusieurs atouts dont le premier est inévitablement sa photographie. Des paysages léchés, une lumière magnifiquement travaillée qui démontrent un véritable savoir-faire cinématographique. Frances McDormand livre en suite une nouvelle prestation de haut vol. Dommage que le fond du sujet ne soit pas aussi consistant. Car la question qu’on se pose après l’énumération de ces deux qualités est : et après ? La cinéaste ne fait qu’enchaînera les situations d’esquisses, comme interrompues au moment où cela devenait plus intéressant. Rien de nouveau sous le soleil, si ce n'est un long-métrage qui tourne un peu en rond. Un film visuellement beau mais qui perd en singularité par son sujet non approfondi. Inabouti.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 septembre 2021
Un film documentaire ? Oui, un voyage dans le monde des retraités en recherche d'un moyen de subsistance.
Un film qui ne donne pas aux spectateurs une vision différente de ce que l'on sait. La retraite n'est pas, partout, un moment de vie de tout repos, et surtout pas aux USA.
Fredodoow
Fredodoow

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 septembre 2021
L'espoir qu'il se passe enfin quelque chose laisse petit à petit place à la certitude qu'il ne se passera rien. Le naturalisme ne laisse aucune place à la fantaisie, à l'humour, à la subversivité, à la surprise. Frances McDormand, que j'adore dans son travail avec les frères Coen, choisit ici de céder à ses travers. Elle se présente à nous laide, comme elle le fait aux cérémonies, lançant un message de rébellion et d'acceptation de soi. Mais ce-faisant, elle oublie de nous présenter un spectacle captivant, superbe. Elle en est bien sûr coupable au même titre que le reste de l'équipe qui a fait ce film. D'un ennui mortel, très irrespectueux du spectateur, l'Oscar décerné est une farce.
Yaes
Yaes

5 abonnés 43 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2021
Très honnêtement, je n’avais jamais entendu parler de cette réalisatrice avant de voir ce film. Je me suis déplacé en salle à cause de, ou grâce à, Frances MC DORMAND. Mais au-delà de sa performance plus que crédible (comme d’habitude), j’ai vite été happé par l’aspect quasi-documentaire de cette fiction et son aspect ultraréaliste.
Je me suis retrouvé transplanté dans ces chansons de Bruce SPRINGSTEEN que j’aime tant qui décrivent le quotidien des badauds, mais surtout des oubliés de notre société en général et du système libéral américain en particulier. Comme chez le Boss, pas de larmes ni de pathos : c’est l’humanité qui est mise en avant.
En aucun cas moralisatrice, la réalisatrice nous montre ces gens exclus, volontairement ou non, du système et qui mènent une existence de nomades modernes.
Pour autant, nous ne sommes pas face à un téléfilm. Les paysages sont beaux et bien filmés, et la photographie de Joshua James RICHARDS est au service du récit plus que de la pure rhétorique cinéphile. Tout est filmé à hauteur de femme et l’on est immergé dans cet univers tout à tout drôle et pathétique, empreint de tristesse et de mélancolie.
Le choix de son actrice principale n’est d’ailleurs pas innocent, tout comme celui de David STRATHAIRN (La vengeance dans la peau, Dolores Claiborne, Comme un chien enragé), qui incarnent depuis des années leurs personnages avec un humanisme foudroyant.
Les Oscars sont passés par là, à juste titre, même si ce film n’a pas la force de 3 billboards et Mme Zhao devrait nous étonner en passant dans l’écurie Marvel pour sa version d’Eternals.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse