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On passe un bon moment devant ce long métrage même si il est, à mon goût, trop tiré par les cheveux, certains éléments arrivent trop vite ou sortent de nul part. Je voulais également parler d'Edouard Baer qui m'a quelque peu gêné, le problème est que l'on a pas l'impression de voir un acteur jouer son personnage mais plutôt Edouard Baer réciter ses textes comme il le fait souvent. De ce fait, on a du mal à croire en son personnage et à son histoire.
J’ai repris le chemin des salles obscures ce lundi avec le film que je m’ apprêtais à voir le jour du confinement…La Bonne Epouse…On est en 1967-68, en Alsace, mais cela aurait pu se passer ailleurs tant existaient de ces écoles ménagères où les jeunes filles souvent de la campagne apprenaient à devenir des ménagères accomplies …En ce temps-là, qui n’est pas bien vieux, les filles portaient des jupes plissées, gardaient les yeux baissés, apprenaient à coudre, à broder leur trousseau….à « être avant tout la compagne de son mari, ce qui suppose oubli de soi, compréhension et bonne humeur » comme le précise l’un des sept piliers de cette école privée tenue par Paulette Van den Beck (Juliette Binoche) , son mari (François Berléand) , sa belle-sœur Gilberte ( Yolande Moreau) , célibataire endurcie, et sœur Marie-Thérèse ( Noémie Lvovsky) , religieuse au caractère bien trempé, ancienne résistante….Quant au devoir conjugal, un des piliers précise que cette « épreuve aussi pénible et ingrate soit-elle » s’accepte en y mettant « un peu de soi-même » … Il faut dire aussi que cela ne faisait que peu d’années que les françaises avaient obtenu le droit d’exercer une activité professionnelle, ouvrir un compte bancaire, sans l’autorisation du mari ou du père…et que le port du pantalon par les femmes était proscrit dans la plupart des entreprises…. La confrontation de trio de femmes haut en couleur avec les jeunes filles dont elles ont la charge, toutes caractéristiques de l’époque (Albane, issue d’un milieu favorisé, ne manque jamais d’afficher sa supposée supériorité ; Corinne sacrifiée au bénéfice d’un frère à qui son statut de mâle confère le droit de poursuivre des études supérieures ; Annie, la rebelle qui peu à peu dévergonde Yvette, à qui son père a enseigné la soumission depuis son plus jeune âge) est prétexte à des scènes pleines d’humour et de vivacité.
Malheureusement, la fin se perd dans un activisme un peu trop poussé. La cocasserie du début s’évapore et le film dégringole à mesure qu’il égrène des scènes qui ne sont envisagées que comme des bouées de sauvetage scénaristiques – et donc purement anecdotiques. Noémie Lvovsky et Yolande Moreau, actrices confirmées et sympathiques semblent un peu trop utilisées en pompiers de service pour sauver leurs personnages du néant…Yolande Moreau abuse trop de ses regards égarés, et de ses déhanchements maladroits…Noémie Lvovsky campe une religieuse un peu trop caricaturale…Martin Provost qui avait dans ses mains un sujet en or le gâche en appuyant trop sur les effets et en faisant s’éterniser des scènes anecdotiques comme celle où quatre élèves dansent sur une chanson de Joe Dassin… Film féministe cette Bonne Epouse ? Opportuniste sans aucun doute, cette histoire d’émancipation féminine qui arrive en pleine ère MeToo mais on se surprend toutefois à sourire de l’innocence d’une époque qui a cru que l’abolition du conservatisme suffirait à accorder aux femmes libération et épanouissement…
Malheureusement, la fin se perd dans un activisme un peu trop poussé. La cocasserie du début s’évapore et le film dégringole à mesure qu’il égrène des scènes qui ne sont envisagées que comme des bouées de sauvetage scénaristiques – et donc purement anecdotiques. Noémie Lvovsky et Yolande Moreau, actrices confirmées et sympathiques semblent un peu trop utilisées en pompiers de service pour sauver leurs personnages du néant…Yolande Moreau abuse trop de ses regards égarés, et de ses déhanchements maladroits…Noémie Lvovsky campe une religieuse un peu trop caricaturale…Martin Provost qui avait dans ses mains un sujet en or le gâche en appuyant trop sur les effets et en faisant s’éterniser des scènes anecdotiques comme celle où quatre élèves dansent sur une chanson de Joe Dassin… Film féministe cette Bonne Epouse ? Opportuniste sans aucun doute, cette histoire d’émancipation féminine qui arrive en pleine ère MeToo mais on se surprend toutefois à sourire de l’innocence d’une époque qui a cru que l’abolition du conservatisme suffirait à accorder aux femmes libération et épanouissement…
Film nul, je me suis ennuyée. Sans intérêt. Déçue. Dommage de n'avoir pas plus parlé des événements de mai 68.
Trop de scènes tournées vers le sexe, beaucoup de vulgarité. La scène de fin avec la chorégraphie et la musique est irréaliste. Seule Yolande Moreau s'en tire bien.
Trop de scènes tournées vers le sexe, beaucoup de vulgarité. La scène de fin avec la chorégraphie et la musique est irréaliste. Seule Yolande Moreau s'en tire bien.
un film pour moi il me semble avoir vu ma mere merci et bravo aux actrices et au realisateur de nous frappeller cette epoque pas si lointaine
film sympathique , original et vintage , Juliette Binoche excellente , Yolande Moreau toujours touchante , et la 3 la bonne soeur sublime , honneur aux filles
Ah ! Que ça fait du bien de voir comme premier film après le confinement que cette merveille qu'est "La Bonne Epouse" de Martin Provost. Comédie d'allure potache mais d'un fond bien subtile, on nous représente avec certes fidélité mais aussi quelques libertés la fin des années 60. Evidemment le trait est quelques peu exagéré, c'est là tout le point du film, mais la morale reste juste et intemporel, le film étant pourtant ancré dans une époque particulière. Féministe jusqu'au bout des ongles, mais sans manquer pour autant d'originalité ou de finesse, le film nous présente un casting presque exclusivement féminin ; casting qui est le gros point fort du film : les jeunes actrices interprétant les étudiantes sont très talentueuses et ont sûrement beaucoup d'avenir : elles arrivent à tenir des séquences entières sans aucune tête d'affiche et s'en sortent très bien. Noémie Lvovski et Yolande Moreau campent leur rôle à merveille, à la fois hilarantes et touchantes. Mais bien sûr, la vraie vedette de ce film n'est nul autre que Juliette Binoche. Sortant ici des rôles qu'elle a l'habitude de jouer, ses scènes comiques, mais surtout la manière avec laquelle elle fait évoluer le personnage est tout bonnement merveilleux. Il faut évidemment compter sur un génial Edouard Baer et un François Berléand très bon ainsi qu'une écriture assez parfaite qui complètent le tout. La où le film pêche un peut, c'est dans son rythme. Sa narration baisse en qualité durant le second acte, mais remonte suffisamment durant le troisième pour nous faire oublier ses défauts. De plus, on observe une mise en scène assez coincée et figée au début qui semble devenir de plus en plus libre au fur et à mesure de la libération des personnages. La bande originale est également, même si pas forcément des plus marquantes, qualitative. Entre des chansons d'époque et des thèmes instrumentaux qui accompagnent l'intrigue, on y retrouve son compte. Et en parlant de musique, juste un petit mot sur
spoiler:
cet apothéose en comédie musicale pouvant être assez troublant, mais en réalité assez enjaillant et d'un optimiste qui fait du bien.
En bref, un très bon film à aller voir...
En bref, un très bon film à aller voir...
Un très bon film pour cette reprise, rien que le bonheur d'être en salle, plus de la légèreté, des couleurs, d'excellents acteurs très pétillants, des sacrés personnages même je dirai ! Grand plaisir en regardant ce film. Merci.
Quel plaisir de retrouver les salles de cinéma pour une comédie drôle et intelligente. On y retrouve un trio d'actrices en pleine forme dans cette institution ménagère pour adolescentes en 1967/68 ; tout d'abord Juliette Binoche rayonnante, Yolande Moreau toujours aussi surprenante et Noémie Lvovsky en bonne sœur. C'est un film moins léger qu'il n'y paraît avec chez Martin Provost une bonne dose de féminisme. Les mœurs de l'époque sont très bien dépeintes et le message d'émancipation des femmes est fait avec beaucoup de finesse et d'humour. Une réussite.
En cette reprise d'activité des cinémas, les choix sont limités. "La bonne épouse" est un film plaisant où l'on évoque la condition des femmes avec humour. Le jeu des acteurs y est pour beaucoup. Ce n'est pas non plus le film de l'année mais on passe un bon moment.
A vouloir chasser trois lièvres, le réalisateur se prend les pieds dans le tapis. Il aurait pu rester dans le registre historique, ou féministe, voire même faussement celui de la comédie du genre parapluies de Cherbourg! Hélas il a tout mélangé jusqu’au ridicule. Dommage
Phil
Phil
Si on ne s'attend pas à une comédie on ne peut qu'apprécier et c'est pour cela que ce film m'a un peu déçu.
S'il est vrai que certains passages sont drôles il est vrai aussi que tous les gags sont dans la bande-annonce.
Passé ce problème le film est très intéressant et montre qu'en terme de droits des femmes on vient de loin.
Avis aux philogynes ce film a des qualités.
Un film avec des qualités pas assez mises en avant et des défauts trop "valorisés".
S'il est vrai que certains passages sont drôles il est vrai aussi que tous les gags sont dans la bande-annonce.
Passé ce problème le film est très intéressant et montre qu'en terme de droits des femmes on vient de loin.
Avis aux philogynes ce film a des qualités.
Un film avec des qualités pas assez mises en avant et des défauts trop "valorisés".
Malgré sa thématique en vogue, et utile pour le réveille citoyen, j’ai trouvé cette comédie pas terrible. En effet, son potentiel est mal exploité. Pour planter le contexte, on est balancé en 1968, juste avant la fameuse « révolution sociale » de Mai 68, qui va changer la donne de la société. À partir de cette date, les écoles ménagères vont commencer à disparaitre. C’est donc une date charnière. On va assister à un basculement. Pour découvrir cela, il y aura un zoom sur les deux générations. Celle de la directrice, et celle des jeunes étudiantes. C’est la première qui est un gros point noir. L’histoire de Juliette Binoche a beaucoup moins d’enjeux, en plus d’être ennuyeuse. Elle manque d’énergie. Chaque fois que l’on passe de son côté, on a l’impression de ralentir dans l’avancer. Le seul point positif, est qu’on peut voir un très bon Edouard Baer. Finalement, cela fait partir le récit dans tous les sens. C’est dommage car quand on passe sur les jeunes femmes, c’est plus impactant. On sent le vent de révolte et c’est bien mené. J’aime la manière dont monter la prise de conscience. Plusieurs sujets seront abordés comme l’indépendance ou la libération sexuelle. Les actrices choisies sont fougueuses. J’ai notamment apprécié Anamaria Vartolomei et Marie Zabukovec. Par contre, la fin ressemble à du grand n’importe quoi. On était presque à l’équilibre, mais ce final part dans tous les sens et refait chuter cette comédie.
Après avoir réuni pour la première fois Catherine Frot et Catherine Deneuve dans “Sage Femme”, Martin Provost s’entoure de Juliette Binoche, Yolande Moreau et Noémie Lvovsky pour une comédie sur l’émancipation féminine à la fin des années 60. Les trois drôles de dames tiennent à bout de bras une école ménagère en faillite. Les élèves sont devenus rares et commencent à ressentir le vent de liberté de mai 68. Les femmes commencent peu à peu à exercer des activités professionnelles et de loisirs sans avoir besoin de l’autorisation de leur mari. Si “La bonne épouse” se veut un hommage aux femmes et à leur courage, la comédie ne fait qu’enchaîner les situations cocasses noyant ainsi de plus en plus son message. Bien entendu, les décors, les costumes et les actrices en roues libres font plaisir à voir, mais la légèreté rate également le coche de la subtilité jusqu’à plonger dans le ridicule avec sa dernière séquence musicale.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
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Après biopics (Séraphine, Violette), drame familial (Où va la nuit) et comédie dramatique (Sage femme), Martin Provost s'essaie à la comédie pure. Et c'est toujours aussi bien réussi. Tout le casting est épatant. Juliette Binoche en tête, très drôle en bourgeoise coincée qui découvre la liberté. Yolande Moreau est toujours aussi impayable et Noémie Lvovsky hilarante. Les seconds rôles, masculins (Edouard Baer, François Berléand) et les jeunes filles, sont également parfaitement interprétés. Une belle direction artistique pour une belle reconstitution historique, avec chansons et émissions télé de l'époque. A un point charnière de l'Histoire (mai 68), un récit (avec des dialogues aux petits oignons) aussi drôle qu'intéressant et instructif sur l'émancipation des femmes qui se termine sur ce thème sous forme de comédie musicale. Encore un très bon film donc pour Martin Provost. La bonne épouse est une comédie agréable et rythmée, féministe et nécessaire. Manque peut être un peu plus de corrosif et de délire, à l'instar du Potiche de François Ozon, auquel on pense immanquablement. Une belle surprise malgré tout.
J'ai pas trop aimé ce film alors que j'aime beaucoup J. Binoche (radieuse dans ce film) et Y. Moreau…. Me suis un peu ennuyé. Les femmes et c'est très bien ''commandent'' dans la plupart des foyers depuis bien longtemps. Film à diffuser dans tous les pays musulmans! ET alors la fin comme disent certains frisent malheureusement le ridicule.
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