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Marie Breton
83 abonnés
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4,0
Publiée le 29 février 2024
Il y a des films comme ça, on ne sait pas pourquoi, mais ils ne nous font pas envie. Quelque chose dans l’affiche, dans le pitch, un état d’esprit particulier et nous apparaît un préjugé totalement inexplicable qui dit « bof ». Et puis on se laisse convaincre par un ami ou une critique qui nous a interloqué. C’est ainsi que j’ai finalement découvert « Disco Boy », et je suis heureuse d’être passée au delà de mon appréhension originelle.
Il s’avère que j’ai assisté à une œuvre singulière et très envoûtante. Pour clarifier un peu l’expérience : Il m’a semblé entrer dans un voyage mental proche de la transe, accompagnée par la musique de Vitalic (quel ravissement) et par un réalisateur qui savait parfaitement comment me faire planer en évitant le bad trip, mais en choisissant de me le faire apercevoir quand même de loin.
Un moment de cinéma comme on les aime. À découvrir absolument.
Aleksei fuit la Biélorussie et rejoint la légion étrangère à Paris. Il va se retrouver envoyé au Niger pour combattre des groupes armés qui sévissent. A son retour, ce voyage l’aura bouleversé plus qu’il ne l’imaginait. Ce film est magnifique par sa réalisation mais décevant par son récit. Les images sont belles, les musiques de Vitalic sublimes mais l’histoire laisse un goût amer et inachevée.
Du traumatisme à la possession surnaturelle, nous sommes ballottés entre la raison, le factuel et l'onirisme, l'hallucination et l'irraisonné. Il est mutique, indépendant, souvent à l'écart des autres et on ne sait pas ce qui le fait vibrer. La BO est par instants diabolique ou hypnotique soulignant des situations en nous guidant ou nous déroutant. Qui est DISCO BOY? Il y aura transfert mystique (cf. l'épilogue et sa chorégraphie brillante évocatrice du transfert). Déroutant mais très intéressant!
Hmm est ce que c'est très mal joué ou je délire (toujours compliqué pour des étrangers de jouer en français de façon crédible aussi) ? Déjà que le film n'a aucun dialogue (pas toujours une mauvaise chose mais ici ça aurait été bien d'un peu avoir de l'échange. Le personnage principal est vraiment osef et on ne s'attache à aucun moment à lui. Pourtant le scénario essaye de nous dire que sa vie est compliqué, qu'il a du remord ?, qu'il a fait des mauvais choix ? ou des bons ?... Je sais pas trop enfait ce que le film veut dire. Il est trop brut et manque d'un réel investissement, d'une ligne directrice, d'une morale, d'un scénario, d'une passion... L'esthétique est sympa mais malheureusement le cheap est là, du coup pour être esthétique on a de la grosse lumière artificielle. J'ai trouvé intéressant le passage en infrarouge même si encore une fois pourquoi ? Il ne va jamais assez loin dans l'expérimental pour qu'il en devienne intéressant. Je met deux étoiles car il y a des belles images par moment et globalement on regarde le film sans trop broncher mais un peu une perte de temps.
Alexev est un jeune biélorusse qui accompagné de son ami Mikkaïl décide d'émigrer en France pour rejoindre la légion étrangère. Lors d'une opération au Niger, son commando se heurte à un groupe rebelle local dont le chef et sa soeur ont une mystérieuse pupille dorée qui va changer la vie du légionnaire. En salle le 3 mai.
spoiler: Disco Boy est une œuvre assez spéciale qui ne plaira pas à tout le monde. L'histoire est assez peu détaillée et laisse de très nombreuses parts à l'interprétation : quelles sont ces pupilles ? Quel est le lien qui unit désormais Alexev et la soeur de l'homme qu'il assassine ? Personnellement j'ai aimé ce côté mystérieux et eu un petit frisson en comprenant que le film était terminé. La musique et l'image sont envoûtantes et parviennent à créer des liens sensoriels entre des personnages qui ne se parlent presque pas. Dommage pour l'acteur principal peu charismatique.
Au debut j'etais curieuqe de continuer, tres vite j'ai decroche, les flash back et les paralleles m'ont deboussolée. Un ours d'argent paq mérité à mon avis!
Un film aux bonnes idées, bien réalisé et très bien rythmé mais qui manque cruellement d’approfondissement et de personnalité. Le protagoniste peut être assez touchant, mais il est le seul personnage un temps soit peu développé. Les acteurs ne sont pas tous très bons et la musique est assez insupportable. Les intentions étaient là mais l’exécution laisse souvent à désirer.
Toute la première moitié du film est impressionnante. Dépouillée dans sa mise en scène. Quasi documentaire. Aucun effet, ni fioriture. Les comédiens ont de vraies et belles gueules de cinoche. On pense à Joachim Phoenix en mieux. C’est Intense, âpre et prenant jusqu’à la bascule où le film dévie de sa trajectoire et change de ton pour partir dans un égo trip psychadélique prétentieux et indigent qui plonge ce sans-papiers biélorusse dans une névrose obsessionnel déclenchée par le trauma de ce magnifique et fatal corps à corps dans le delta du Niger. À partir de là le film se dilue, se perd, se noie. Et nous avec.
Un film long qui se révèle terriblement creux, l'histoire tient sur 2 lignes, un soldat hanté par le fantôme de celui qu'il a tué. C'est visuellement pauvre, on sent par le montage lent que chaque image est censé nous plonger dans une intense réflexion ou admiration mais ce n'est pas le cas. En voyant que c'était Vitalic qui signait la musique, je m'attendais a quelque chose de plus vibrant ou au moins de plus dynamique.
D’entrée je me suis ennuyé. Je n’ai jamais accroché, ni au récit, ni au personnage. Certes les images et la musique sont belles, mais au final je crois que je n’ai pas compris grand chose. J’ai été largué assez vite et ai eu du mal à aller jusqu’au bout. L’acteur allemand Franz Rogowski (Great freedom) a vraiment la gueule de l’emploi et s’en sort très bien. C’est à peu près tout ce que je retiendrai de ce Disco Boy…
Disco Boy. C'est un film co produit par plusieurs productions et par plusieurs associations de pays différents européens. Les scènes en Afrique sont tournées à la Réunion. C'est le premier film long métrage du réalisateur italien Giacomo Abbruzzese. Il y a pas mal de trucages informatiques. Un bon début, avec un biélorusse qui se rend en France pour intégrer la légion étrangère. Un africain de la région du Biafra au Nigéria. Une région remplie de pétrole et convoité par les compagnies pétrolières. Un bon film, mais à force de minutes, le scénario dévit dans la contemplation personnelle. L'égo prend le dessus et on assiste à une remise en question personnelle aléatoire.
Film envoûtant, doté de bons acteurs inconnus, et d'une b.o digne. On prendra plaisir à le faire découvrir. La pellicule est soignée. Un bon 3 étoiles. ----Mars 2024----
Aleksei (Franz Rogowski) est un jeune Biélorusse qui quitte son pays au péril de sa vie, arrive à Paris et rejoint la Légion étrangère. Après sa formation, il sera déployé dans le delta du fleuve Niger dans une opération spéciale visant à secourir des otages retenus par des guérilleros. spoiler: Leur chef aux yeux vairons, Jomo, a une sœur, Udoka, dont Aleksei, de retour à Paris, croisera le chemin dans d’étranges circonstances.
Disco Boy est un curieux film qui ne tient pas en place. Il commence à la frontière polonaise de la Biélorussie, continue dans un camp d’entraînement de la Légion (qui ressemble plus à l’Ile de France qu’à Castelnaudary) avant de faire un détour par la jungle africaine (filmée, pour les besoins du genre, à La Réunion). Son sujet est la rencontre improbable entre deux hommes que tout sépare sinon l’engagement militaire : un réfugié biélorusse en mal d’intégration et le chef d’un obscur mouvement d’indépendance nigérian (et non pas nigérien comme l’indiquent à tort les sous-titres).
Mais on va dire que, mal réveillé, bougon, je pinaille ce matin… et on aura raison.
Disco Boy est le premier film d’un plus si jeune réalisateur d’origine italienne et formé en France, Giacomo Abbruzzese, qui a eu toutes les difficultés du monde à en boucler le financement. Sa patte est étonnante qui rappelle tout à la fois Bertrand Bonello (on pense à l’ambiance noctambule de Nocturama mais aussi au vaudou de Zombie Child), Clément Cogitore et ses soldats français dépêchés en Afghanistan filmés en caméra infrarouge de Ni le ciel ni la terre et, bien sûr, Claire Denis et le fascinant ballet homo-érotique des légionnaires de Beau Travail.
Comme souvent dans les premiers films, Disco Boy brasse beaucoup de sujets, dont on sent que le réalisateur, trop gourmand, a voulu parler. C’est à première vue un film de guerre qui réussit à s’affranchir des canons ultra-balisés du genre dans la scène centrale du film qu’on n’oubliera pas de sitôt. C’est ensuite une oeuvre qui flirte avec le fantastique, peuplée de fantômes, dont le sujet, tout bien réfléchi, et une fois éclaircies les questions légitimes qu’on pouvait se poser à la sortie de la salle, se réduit à un argument très simple : une réincarnation. C’est aussi un film musical habité par la musique techno de Vitalic. C’est enfin et peut-être surtout une réflexion sur l’immigration et l’intégration. On ferait fausse route en espérant un film sur la Légion étrangère, ses us et ses coutumes. Ce registre là était autrement mieux traité dans Mon légionnaire, un film beaucoup plus académique dont l’action se déroulait près de Calvi.
"Disco Boy" est un film quelque peu déstabilisant. En effet, on passe de la fuite d'Alex et son ami dans le but de rejoindre la France et intégrer la Légion Etrangère à la résistance armée de jeunes nigérians. Seulement, l'intérêt de cette oeuvre prend tout son sens quand les deux histoires vont se recouper. Franz Rogowski est parfait en légionnaire qui va voir ses certitudes s'effriter peu à peu. Dommage que le cinéaste use et abuse d'images subliminales et de sons criants. Un ensemble original et détonnant qui laisse un peu sur sa faim devant la dérive de notre héros.