Un excellent drame/western/thriller. A mi-chemin entre ces 3 genres, on suit le couple Kevin Coster- Diane Lane dans la recherche de leur petit-fils. Les 2 acteurs sont très bons, de même que Blanche la mama terrifiante de la fratrie. Un bémol sur la fin un peu bâclé.
Il y a dans la réalisation de ce film un petit air d'Eastwood... Une belle image, un scénario classique mais solide, un couple d'acteurs talentueux... Un bon film.
Thriller familial autant que western moderne, "Let Him Go" aborde un sujet plutôt rare, de manière classique. C'est assez minimaliste, à l'image d'un Costner vieillissant, taiseux et taciturne. mais dont le charisme est inaltérable! La bonne facture de l'ensemble, la rareté du genre et du sujet, ainsi que la qualité de l'interprétation, font de ce film un rendez-vous agréable mais d'une force toute superficielle, alors qu'on rêvait d'un brasier intérieur...
Un très bon film avec un atmosphère pesante. Toujours un plaisir de revoir Kevin Costner. Les deux grand-maman Diane Lane et Lesley Manville magnifique. Cette spoiler: dernière, on a tout simplement envier de la tuer dès le début de son rôle[spoiler] . Bref, un bon moment de cinéma sans crier au génie non plus .[/spoiler]
Un bon film mais sans plus,l histoire n est pas mal si on veut,mais le film manque de panache dès la première heure,un peut trop longue a mon gout de plus un Kevin Costner un peu a l abandon dans ce film,le grand rôle du film est plus attribué à Diane Lane qui sauve un peu les meubles de ce film par rapport à un Kevin Costner,un film à voir mais pas le meilleur de Monsieur Costner,je m attendais a mieux de ce film même si il se laisse regarder.
Le cinéaste peu connu Thomas Bezucha, dont le seul fait d’armes connu au cinéma date d’il y a quinze ans (la comédie de Noël « Esprit de famille » avec Sarah Jessica Parker), reforme le couple des parents adoptifs de Superman dans le DC Universe. En l’occurrence Diane Lane et Kevin Costner, dont la complémentarité n’est plus à démontrer et qui le confirment dans « L’Un des nôtres ». Ils sont au diapason et font pour beaucoup dans la réussite de ce film à l’ancienne qu’il sera difficile de faire rentrer dans un genre. Nous sommes dans une œuvre qui prend son temps, entre drame, suspense, polar et un peu de western au vu du contexte. Dans tous les cas, c’est un film rare et unique dans le paysage cinématographique actuel qui semble tout droit sorti des années 70 ou 80 tant il est à rebours des modes actuelles et c’est tant mieux.
Bezucha a d’ailleurs situé son film dans ces années-là car l’histoire ne fonctionnerait pas de la même manière aujourd’hui, ce qui lui permet une reconstitution sobre mais appliquée de l’époque. Il filme également les grandes étendues du Nord des États-Unis avec un beau sens de l’esthétique, les immenses paysages du Dakota du Nord et du Montana semblant écrasés par le ciel et l’horizon sans fin, interminable. Il y a donc du goût au niveau du visuel et la photographie et la patine de « L’Un des nôtres » en font un film complètement rétro et vintage, presque nostalgique. Les notes de musique discrètes et les silences ajoutent à cette ambiance particulière d’un monde à l’ancienne qui n’est plus. On est très loin de tous les canons du genre actuels en termes de cinéma, de façon de filmer et de rythme. « L’Un des nôtres » fait office d’œuvre crépusculaire.
Le scénario est assez simple mais la manière dont il est traité ainsi que la psychologie des personnages, bien fouillée et qu’on prend le temps d’installer, densifient le propos de manière à le rendre captivant. Même si le long-métrage peut sembler un tantinet lent, l’image capte le regard du début à la fin et on est vraiment pris dans ce suspense qui monte doucement. On alterne émotion et tension dans un équilibre parfait ici. Les protagonistes, leurs motivations et leur deuil nous touchent, merci au couple vedette vraiment bien associé et à leur jeu toute en retenue mais complice. Puis, lorsque vient le moment des confrontations, notre attention est au plus haut. Celles-ci sont rares, au nombre de trois, mais la tension monte crescendo et, ici, on a le bon goût de ne jamais aller dans l’excès ou la surenchère. « L’Un des nôtres » est une vraie bobine à l’ancienne, passéiste et presque minimaliste. Comme le chant du cygne d’une époque, de plusieurs genres et de deux acteurs en état de grâce. Pas inoubliable mais tout à fait plaisant et rare.
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Autant l'affiche du film aurait pu me faire passer à côté, autant les acteurs m'ont donné envie de tenter le coup. Et quel coup ! Un triller sur fond de western et de liens familiaux. Foncez, c'est très bien tourné et prenant. Les jeux d'acteurs sont au top
Le Costner vieillissant a Gagné en épaisseur et rien perdu en charme. Il porte de bout en bout ce film au scénario simpliste, auquel nous, citoyens d'un pays et un "état de droit" où les affaires familiales ne se traitent plus (en principe et en général)) à coups d'enlèvements et de massacres, ne pouvons plus guère accorder de vraisemblance. spoiler: Le personnage interprété par Diane Lane attire finalement peu de sympathie: cette vibrante mamie se révèle progressivement animée par l'égoïsme et la passion. Elle est finalement la seule à s'en tirer "plutôt bien"...
Si vous étiez en manque d'un bon vieux western moderne comme Taylor Sheridan sait par exemple en signer avec talent récemment, "L'Un des nôtres" arrive in extremis en cette fin d'année 2020 pour combler et même surpasser vos attentes !
À travers la dernière chevauchée d'un couple de retraités prêts à tout pour récupérer leur petit-fils de mains douteuses, Thomas Bezucha signe un film crépusculaire tout aussi incroyablement prenant que poignant. Non seulement "L'Un des Nôtres" offre quantité de séquences d'une tension rare dans cet affrontement inter-familial mettant toujours un peu plus ses personnages au bord d'un précipice sans retour mais il dresse aussi à travers ce dernier, le portrait très bien pensé d'une Amérique sur le point de se fracturer à un tournant de son histoire (l'action se déroule en 1963), où ses idéaux et leur part sombre entrent en collision dans une violence qui ne peut que laisser place à l'inconnu. Et puis, il y a cet attachement redoutable, instantané et qui perdure bien après le film à un des plus beaux couples de cinéma -de vrai cinéma- que l'on ait vu depuis longtemps, ceux-là même qui ont incarnés, et ce n'est probablement pas un hasard, les Kent, ces Américains modèles parents de Superman : Kevin Costner et Diane Lane, absolument exceptionnels. Grand film !
Violent,, bienvenue dans l'ambiance glauque de "la collinne a des yeux". Sauf qu'ici, on n'est pas dans le film gore de Wes Craven, mais bel et bien dans l'Amérique profonde. Tiré du roman "Let him go" de Larry Watson, sorti en 2020, un couple de fermiers du Montana se voit privé de leur petit-fils retenu dans la famille dégénérée de leur beau-fils, et décide de le récupérer en se rendant dans le Dakota du nord. Un scénario simple et ultra efficace, en partie grâce à l'interprétation du couple Kevin Costner et Diane Lane, impeccables, tout en intériorité. Les paysages somptueux du " Big Sky State" ajoutent à l'ambiance western moderne que Kevin Costen affectionne. Les premières images du film font d'ailleurs replonger le spectateur dans l'excellente série " Yellowstone" ( pour ceux qui connaissent ), avec Costner en patriarche,qui pourraient faire penser à la nouvelle saison attendue. Un bon film, anxiogène, solide comme un uppercut.
On retrouve, dans Let Him Go, l’âpreté des grands westerns dont le souffle brûle et glace à la fois et dont les étapes, qui participent de cette gradation dans l’épouvante et la violence, filent une même métaphore introduite en ouverture : la destruction que produit la perte d’un enfant, la douleur d’un deuil impossible parce que contre-nature – un parent n’a pas à enterrer son fils. Aussi le récit de sauvetage du petit garçon prend-il l’aspect d’une croisade opposant deux milieux sociaux et culturels ainsi que deux rapports à l’existence : les Blackledge sont du côté de la rigueur et font preuve de valeurs humaines inestimables (compassion, courage, amour désintéressé) là où les Weboy forment une fratrie innombrable dont les membres tombent comme des mouches dans un environnement hostile. Nul hasard, par conséquent, si l’un d’entre eux a disparu gelé à moins de dix mètres de la porte d’entrée de la maison familiale : leur seuil est infranchissable et cruel, uniquement traversé pour perpétuer un nom et une gangrène à la manière de la boiterie de Gervaise qui, dans le grand cycle de Zola, évolue au fil des générations en dégénérescence physique et mentale. Le réalisateur et son scénariste ont l’intelligence de ne jamais plaquer la violence des Weboy mais de l’insinuer petit à petit, depuis le baiser à la mariée fait lourdement jusqu’aux coups portés à l’enfant et à l’épouse pour une glace tombée sur le sol. Le repas de famille prend aussitôt des allures de séquestration sous tension à la The Texas Chain Saw Massacre, tout en rejouant la première rencontre entre belles-familles et ce qu’elle peut avoir de gênant ou de maladroit. Un choc des cultures et des caractères, en somme. En dépit de flashbacks qui viennent alourdir la narration et la gonfler d’une grandiloquence doloriste malheureuse, malgré une partition musicale parfois envahissante et simpliste, Let Him Go constitue donc une excellente surprise, un grand western contemporain comme on n’en attendait plus, fort d’acteurs excellents, à commencer par Kevin Costner dont la prestation tout en retenue et en puissance intérieure fascine.