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willycopresto
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3,0
Publiée le 23 mars 2017
"Les inconnus dans la maison" (1942) France 3 le 13.03.2017
Ce film a accumulé les rides, et malgré une restauration, ne saurait cacher son âge ! On le voit sur l'affiche, le réalisateur a tout misé sur le vedettariat de Raimu : celui-ci, Henri Decoin, a réalisé quantité de longs métrages et connaît bien son métier : il sait ce qui "marche" pour attirer le ,public de l'époque. A part peut-être Jean Tissier, et Mouloudji (comme chanteur) qui se souvient des acteurs de cette histoire, et qui montrent pourtant beaucoup de conviction à défendre chacun un rôle pas facile ? Qui se souvient de Juliette Faber qui fait pourtant une excellente composition ? On ne sourit plus guère des méthodes employées pour faire rire à l'époque comme le bégaiement qui fera la fortune de Darry Cowl (qu'il perdra au jeu). Le scénario de H.G. Clouzot n'est pas non plus ce qu'il aura fait de mieux, malgré cetteadaptation d'un Simenon, jugez du peu. L'intrigue se tient pourtant, et aurait pu être intéressante, voire trépidante avec la recherche d'un assassin qui n'est pas celui supposé... Mais ça sent trop le décor en carton-pâte et les acteurs jouent comme c'était la mode en 1942 : un peu comme s'il déclamaient sur une scène de théâtre. Raimu quant à lui interprête à sa manière, un rôle bien difficile, et ce film vaut surtout pour son interprétation. On croirait le texte taillé sur mesure, comme seul un Pagnol savait le faire. Il vaut aussi comme témoignage de l'oeuvre d'un réalisateur très prolifique à l'époque : Henri Decoin. Mais malgré la restauration, attendez-vous à voir un film plein de rides... mais qu'on regarde avec respect, justement à cause de ces rides... willlycopresto
Un bon film dans lequel l'atmosphère des romans de Simenon est bien restituée. Raimu y est génial, comme souvent et sa plaidoirie finale est mémorable, seulement égalée par celle de Charles Laughton dans "Témoin à Charge". Même si la mise en scène est plan-plan, l'adaptation écrite par Clouzot reste alerte.
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3,0
Publiée le 15 novembre 2017
L'un des films les plus connus d'Henri Decoin!Dans cette adaptation d'un roman de Georges Simenon,Raimu qui livre ici une prestation magnifique,tient le rôle d'un avocat dèchu et alcoolique qu'une affaire criminelle,impliquant sa propre fille et de jeunes dèclassès,ramène au barreau!Au-delà de l'erreur judiciaire dènoncèe,c'est toute l'hypocrisie bourgeoise des nantis de Province qui est dèmasquèe au terme d'une plaidoirie anthologique,dans laquelle l'acteur donne toute sa dimension!Un classique du cinèma français ou le cinèaste occulte tous les dètails qui auraient pu être rècupèrès par les adeptes du collaborationnisme...
Un très bon Simenon, un Decoin maîtrisé et un Raimu excellent : 3 bonnes raisons pour la note majeure 4 étoiles, et sans boire une goutte d'alcool ! Zéro alccol, Joyce, sinon ce ne sont pas des inconnus que tu verras, mais des arachnéides !
Le film de Decoin, loin d'être son meilleure, met avant tout en valeur le fameux Raimu en avocat alcoolique signant une plaidoirie finale de toute beauté. Hélas, malgré la critique sociale d'une certaine éducation, le film ne marque pas.
Ce film policier français du début des années 40 est vraiment bien agréable à visionner grâce, d'une part, à une mise en scène particulièrement habile de Henri Decoin ( et qui n'est pas sans rappeler celle d'un certain Henri-Georges Clouzot qui signe ici l'adaptation du roman de Georges Simenon ) et, d'autre part, à l'interprétation très crédible de l'ensemble du casting - surtout en ce qui concerne les performances de Raimu dans le rôle de Hector Loursat et de Marcel Mouloudji dans celui de Luska. Une bien sympathique découverte donc et qui me donne bien envie de découvrir le roman.
C est une bonne adaptation de l œuvre de Simenon avec l interprétation de l immense raimu qui campe le rôle d un avocat alcoolique retranché dans sa grande maison accompagné de sa fille,il ne travaille plus suite au départ de son épouse,il boit de plus en plus et ne fait plus attention à sa fille.Mais un soir il va découvrir un cadavre dans l une des chambres de sa maison,ce qui va nécessiter une enquête dont il participera,et grâce à cela il va peu à peu se rapprocher de sa fille et rétablir son honneur. Le reste est à découvrir C est un bon petit polar très bien joué par raimu .
Adapté d'un roman de Simenon, ce film français est du bon cinéma comme on aimerait en voir plus souvent. L'interprétation des acteurs est bonne et mention spéciale à Raimu qui, avec sa verve et sa façon de parler légendaire, rend son personnage intéressant et charismatique. Il campe, avec talent, le rôle d'un avocat alcoolique ayant perdu foi en la vie, vivant en reclus dans sa vieille demeure et qui décide, malgré tout, de reprendre du service pour défendre le principal suspect de l'affaire. Ce qui est intéressant et même drôle, c'est que son personnage parle pas beaucoup, reste taciturne, secret et très fermé au monde pendant une grosse partie du film. Mais vers la fin de celui-ci, Raimu tel un fauve libéré de sa cage, reprend du poil de la bête et arrive à démasquer l'assassin à lui tout seul. Il nous offre également, pour notre plus grand plaisir de téléspectateur, une plaidoirie féroce et un regard critique sur la bonne société, la haute bourgeoisie, l'éducation des jeunes issus de ces familles et leurs comportements pas toujours corrects sans doute influencés par le quotidien monotone et ennuyeux auquel cette jeunesse est confrontée. A voir pour s'en rendre compte.
« Rien ne marche dans c’te baraque, tout est pourriture et dégoûtation. »
Après avoir scénarisé et dialogué Le Dernier des Six du Liégeois Stanislas-André Steeman (Georges Lacombe, 1941) et avant de scénariser, dialoguer et réaliser L’Assassin Habite au 21 du même l’année suivante, Henri-Georges Clouzot a scénarisé et dialogué Les Inconnus dans la Maison, d’après le Liégeois Georges Simenon (roman paru en 1940), avec Henri Decoin à la réalisation. Dans les rangs des fidèles de Clouzot, on retrouve Pierre Fresnay, à la narration seulement et, parmi ceux qui le deviendront, ainsi que de Decoin, Noël Roquevert, Héléna Manson et Jean Tissier. A cette distribution, s’ajoutent encore Gabrielle Fontan et Juliette Faber, entourées de plusieurs interprètes au jeu assez faux ou criard et, enfin, Raimu, impressionnant avocat ayant sombré dans l’alcool et le nihilisme. Son interprétation tient du chef d’oeuvre à elle seule, disons-le clairement.
La faiblesse des moyens techniques et de post-synchronisation de l’immédiat après-guerre ne permet pas de gommer les différences sonores dues aux ajouts de dialogues, réalisés pour changer le prénom du personnage interprété par Mouloudji (crédité Marcel Mouloudjy au générique), jugé trop juif. En effet, ce changement était la condition sine qua non pour que le film échappe à la censure pour antisémitisme.
Fabuleuse diatribe contre la bourgeoisie de province, Les Inconnus dans la Maison souffre d’avoir vieilli, certes, mais garde tout son intérêt par son propos résolument moderne, la qualité de ses dialogues et la prestation exceptionnelle de Raimu.
Procès de la respectabilité bourgeoise permettant un numéro de Raimu célèbre et plutôt réussi. Fort heureusement, car il y a à redire sur le casting des jeunes encanaillés (trop vieux), la direction d’acteurs et les dialogues maladroits.
Étant un fan du remake avec Belmondo, j'ai voulu découvrir l'original. Je n'ai pas été déçu, bien au contraire. Le film à vieilli, comment pourrait-il en être autrement, mais il conserve sa force, son humour et Raimu est parfait!
"Les inconnus dans la maison" (France, 1942) d'Henri Decoin est un film mineur de la grande et productive filmographe du cinéaste. En effet, le film conte une histoire sans grand pic narratif et qui se révèle finalement peu importante. "Les inconnus dans la maison" aurait pu être un fait divers sans importance, Henri-Georges Clouzot en a fait un scénario. Decoin réalise donc ce film avec convenance comme d'habitude. Raimu y joue le personnage principal avec un drôlerie naturel. La stature quasi-permanente de zombie alcoolique qu'affiche Raimu laisse échapper un rire à chacune de ses apparitions. Decoin va même jusqu'à l'affubler de moustaches ridicules. Ceci trompe les personnages de l'histoire mais nous en même temps car jusqu'à la plaidoirie finale, Raimu demeure "impassible". C'est là le meilleur point du film mais paradoxalement aussi son moins bon. En effet, à la fin du film, Raimu libère tout ce qu'il refoulait tout au long du film avec une telle force de persuasion qu'on en est acquis. Mais cette force soudaine parait tellement improbable et est tellement pamphletaire quel peint une fin improbable. Bref, "Les inconnus dans la maison" (France, 1942) se regarde avec plaisir mais n'est rien de plus qu'un "Arabesque" avec la mise en scène ingénieuse du cinéaste français de qualité qu'est Henri Decoin.
Produit par la " Continental " ( Compagnie dirigée par l'occupant pendant la seconde guerre mondiale), " les inconnus dans la maison " (1942 ) est une adaptation d'un roman de Georges Simenon.
Réalisé par Henri Decoin ( cinéaste dont la filmographie a été remise justement en avant par Bertrand Tavernier ), il est généralement cité comme une de ses meilleures réussites.
Le scénario comporte une scène de procès ( c'est la dernière demi-heure ), qui est restée la plus fameuse du titre. C'est la plaidoirie de Raimu ( ici dans un rôle tragique où il fait merveille dans une interprétation d'un personnage désabusé ).
Le scénario traite de la jeunesse délinquante, délaissée par des parents qui ne jouent pas leur rôle et l'on voit finalement que le thème est universel.
La mise en place de l' intrigue prend son temps et est surtout l'occasion de préparer le spectateur à la scène du procès, le morceau de bravoure du scénario.
On peut penser par certains traits du découpage à " Anatomie d'une chute " ( PO Cannes de Justine Trier ).
Henry Decoin, est un metteur en scène qui passa du registre comique à un registre plus sombre après sa séparation avec Danielle Darrieux ( star française de l'époque ).
Il fit aussi partie de ces cinéastes dont l'œuvre fut prise pour cible par les critiques/cinéastes de la nouvelle vague. Elle mérite pourtant largement d'être redécouverte.
Vu ce film dans le cadre du festival Lumière 2018, en version restaurée et numérisée, avec une présentation assurée par le trio Thierry Frémont, Laurent Gerra et Nicolas Seydoux ( président de la Gaumont qui a effectué la restauration du film). Cette affaire de cadavre dans la maison d'un ancien grand avocat du barreau, retiré des palais après que sa femme l'a quitté et tombé dans l'ivrognerie est plutot bien adaptée d'un roman de Siménon par Henri-Georges Clouzot et mis en scène par Henri Decoin. Raimu dans le rôle de l'avocat qui va assurer la défense du jeune accusé amoureux de sa fille, est excellentissime tout au long du film, que ce soit en misanthrope dans les 2 premiers tiers ou brillant tribun qui fera éclater la vérité à la fin du film. La partie narrative est rès sduisante, ce qui est rare à mes yeux, servie par une très bonne voix. Quelques bons seconds rôles, comme celui de l'avocat général, du président du tribunal ou des domestiques de l'avocat. D'autres moins convaincants, avec les critères d'aujourd'hui, ceux du commissaire de police, des jeunes de la bande ou de la fille du Maître
Alcoolique et mysanthrope, l'avocat Loursat n'exerce plus depuis longtemps lorsque se produit sous son propre toit un meurtre. Un groupe de jeunes gens, parmi lesquels sa fille, se trouve impliqué. L'intérêt qu'on peut porter au film de Henri Decoin ne tient sans doute pas à un quelconque talent ou style du cinéaste mais bien plutôt à la rencontre entre Simenon et, à l'adaptation, Clouzot. Du roman du premier, on retient le solide portrait d'un bourgeois usé et désabusé dont un Raimu désenchanté puis véhément fait une composition spectaculaire. De Clouzot, on découvre la noirceur sociale et le mépris de la bourgeoisie (qu'on retrouvera intact, vingt ans plus tard, dans "La vérité", autre film de procès) ouvertement exprimé dans la plaidoirie finale de Loursat, après que celui-ci a repris la robe pour défendre le jeune coupable présumé du meurtre. La défense de l'accusé devient un réquisitoire brutal contre une société de médiocres qui asphixie la jeunesse et la condamne à faire des bêtises. Cependant, ces scènes de procès qui constituent la seconde partie du film, sont plutôt démonstratives et très superficielles. Elles servent, certes, le postulat de l'auteur (Simenon? Clouzot?) mais sont bien peu intéressantes concernant la résolution de l'intrigue. Surtout que les jeunes interprètes du film ne sont pas à la hauteur et paraissent bien ternes à côté des Raimu, Roquevert et autre Jean Tissier. Du film, on retiendra moins les péripéties de l'intrigue judiciaire que cette atmosphère sombre, pessimiste, et ce disours politiquement incorrect en cette période de l'Occupation où il était bon de fustiger le défaitisme.