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Un visiteur
3,0
Publiée le 24 août 2012
Film policier à la trame vraiment trop classique. La première moitié est même banale, la fin avec les scènes du procès sont beaucoup plus intéressantes. Le personnage joué par Raimu a beaucoup plus de dialogues et les révélations sur l'affaire sont assez bien vue. Mais dans l'ensemble ce film est moyen et trop académique.
Bonne performance de Raimu dans ce film qui reste malgré tout mineur, malgré l'infinie précision de Clouzot, qui donnera en particulier toute la dimension de son génie dans un film assez semblable, le cultissime La vérité. L'explosion finale de l'avocat alcolisé surprend et étonne, rien ne justifiant cette autocritique. De plus, la victimisation de la jeunesse, certes partiellement justifiée, est exagérée. La conclusion est un peu facile. Il manque l'ambigüité (et Sami Frey tant qu'à faire ^^) de La vérité pour en faire un grand film. A voir toutefois.
Interdit à la Libération, « Les Inconnus dans la maison », film d’Henri Decoin (à qui l’on doit par exemple « Razzia Sur la Chnouf » est un polar, qui, il faut l’avouer, est tout ce qu’il y a d’académique. A commencer par l’histoire résumée grossièrement: un meurtre, des interrogations, un suspect, un procès et un verdict. Tout ce qu’il y a de classique. Pourtant, malgré cette simplicité, à aucun moment ce film policier n’ennuie son spectateur. Cela est du non seulement à une bonne mise en scène de Decoin et surtout à une bonne interprétation des acteurs. Notamment celle de Raimu, dans le rôle d’un avocat déchu devenu alcoolique. Interdit à la Libération ! Pourquoi? Tout simplement parce que le film adresse une critique (assez virulente d’ailleurs) envers la bourgeoisie de l’époque en pointant du doigt le conformisme. Decoin va plus loin en s’attaquant même aux valeurs éducatives. Le genre de choses qu’il ne fallait pas dire à l’époque (même si c’était absolument vrai). Quoi qu’il en soit, « Les Inconnus dans la maison », n’a pas révolutionné le monde du polar, mais peut en remontrer bien d’autres aux productions françaises actuelles.
Le film, très prometteur au début, s’essouffle quelque peu par la suite, pour terminer sur un final feu d'artifice mais tiré par les cheveux. Mais son intérêt n'est pas là. Il faut voir ce film pour un Raimu au sommet de son art, un an avant son entrée à la Comédie Française. Il porte le film sur ses épaules, et y déroule tout son talent, son épaisseur et sa classe.
Polar français dans lequel des domestiques en tout genre sont pressés de plaire à leurs maîtres, prétextant 1000 raisons... Un classique, bien que fastidieux, déja vu, et à l'aspect vieilli: la critique de la société apparaissant à l'intérieur du film, certes vraie, paraît de nos jours quelque peu désuète chez les acteurs hormis la diatribe contre l'analphabêtisme, et appartenant de fait à un autre monde révolu depuis.
Magnifique évocation d'une jeunesse désoeuvrée (la guerre n'est pas évoquée dans le film, l'histoire se situant probablement peu avant). Et peut-être le plus grand rôle de Raimu. Le vieux lion endormi et abruti par l'alcool se réveillent au bout de vingt ans et laisse éclater toute sa rage contenue. Epoustouflant !
Voilà le film judiciaire le plus bizarre qu'il m'ai été donné de voir. Il ne faut pas comprendre "bizarre" par la négative, mais plutôt dans le positif. En effet, la situation des protagonistes de cette enquête judiciaire est exceptionnellement entremêlée, et l'avocat de l'accusé un fieffé alcoolique, joué par Raimu, n'arrange pas l'affaire. Raimu nous offre encore une immense preuve de son talent comme il est un des rares à pouvoir le faire rien que par la parole. A voir par tous, tant ce film est un exemple de ce que peut faire de mieux le cinéma,que dis-je le 7ème art.