Bones and All
Note moyenne
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Cinemadourg

920 abonnés 1 814 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 novembre 2022
Une jeune fille de 18 ans, au comportement inquiétant et anormalement violent, part à la recherche de sa mère aux Etats-Unis après que son père ait arrêté de la soutenir et de la couvrir.
Dans son périple, elle fait la rencontre de Sully puis de Lee, semblant tous deux animés des mêmes pulsions étranges qu'elle...
Quel film bizarre, gore et malsain !
Certes, le casting est plutôt bon avec la présence de Timothée Chalamet ("Dune", 2021), de Taylor Russell ("Escape Game 1&2", 2019/2021) et de l'inquiétant Mark Rylance ("Ready Player One", 2018), mais diable que ce road-trip fantastico-sanglant est déroutant et nauséabond !
Je n'ai globalement pas apprécié ce long-métrage, mais vous pouvez peut-être vous régaler de cette histoire glauque à la frontière du paranormal, qui sait ?
De mon côté, c'est un ressenti médiocre et nauséeux.
Site CINEMADOURG.free.fr
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2022
Qu’en est-il de la passion, naissant dans l’intimité de deux êtres à la dérive, mais qui peuvent toujours contempler ce même soleil sans pour autant rechercher le même horizon ? Le réalisateur de « A Bigger Splash », « Call Me By Your Name » et du pas très bon remake de « Suspiria » est un adepte des relectures, en passant également par l’adaptation littéraire, afin de se forger un univers, teinté de désirs. Luca Guadagnino Tente alors de répondre à sa problématique en rongeant les pages de Camille DeAngelis, jusqu’à sa moelle sentimentale. Le problème est qu’il ne parvient pas à concilier l’appétence des personnages et la caractérisation de ces derniers. Au-delà du road-trip initiatique, la source de malheur des jeunes « Bonnie and Clyde » ne trouve de l’écho que dans la subversivité, que l’on ne pense pas souvent à renouveler, avec le regard qu’il convient. En nous laissant une multitude de réflexions en suspens, le récit ne fait qu’émietter ses nombreux atouts et délaisse au passage de nombreux arguments de fascination.

Maren (Taylor Russell) trépigne de passer une soirée avec des amies d'école et du haut de ses 18 ans, elle prend ainsi la responsabilité de ses actes, les plus gourmands et les plus crus. Un drame la sépare alors subitement de son foyer et d'un père, qui ne laisse plus qu'une voix et des bribes de souvenirs pour espérer la reconstruction de sa fille, qui cherche autant à expliquer son identité vorace que des réponses sur ce qui stimule son appétit. La première partie dévoile tout un éventail envoûtant du genre horrifique, qui offre de la chair à digérer. Malheureusement, le mystérieux Sully (Mark Rylance) est bazardé comme une ombre sur la chaussée et on reprend la route, avec d’autres tracas, que l’on viendra désamorcer avec l’irruption de Lee (Timothée Chalamet), un vagabond qui partage le même désir que Maren, en consommant autrui.

Il est alors inévitable que l’un et l’autre vont finir par se consommer également, mais d’une manière plus poétique, si l’on croît les intentions du cinéaste et de son autrice. L’alchimie prend à peine entre ces deux jeunes adultes et leurs interprètes respectifs ne manquent pas d’apporter de l’énergie à leur partition. Hélas, quelque chose cloche dans ce voyage, qui multiplie le décor de plusieurs états, sans réellement avoir la sensation de les avoir traversés. On se complaint alors avec la détresse de Maren, qui souhaite prendre du recul sur sa trajectoire, pour le moins monotone, même dans sa phase d’ascension et de compréhension. L’intrigue ne lâche pas l’affaire sur son obsession, qui devrait interroger sa solitude au lieu de la transmettre au spectateur, qui aura déjà fait le tour de sa condition. Et du côté de son partenaire, il n’y a pas grand-chose à dévorer non plus.

La balade devient alors le pivot d’une contemplation, qui peine à captiver. L’Amérique rurale reste en arrière-plan du couple, en proie à leur pulsion, mais on feint de leur offrir un détachement spirituel avec leurs aînés. En somme, « Bones and all » n’oublie pas de laisser la chair s’exprimer, non pas pour capitaliser sur le style ou faire fuir les hématophobes, mais bien pour traduire l’angoisse de la survie et la nécessité d’assimiler les autres. Mais il oublie de s’attaquer à l’os, le morceau qui réclamait toute notre attention, avant que la banalité d’une romance vienne enterrer le film, dans un épilogue dramatique, convenu et malheureusement sans saveur.
Audrey L

829 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2022
Je t'aime, jusqu'à la moelle... Bones and All n'est certainement pas le film de cannibalisme bébête et gore que vous avez vu mille fois, c'est avant tout une histoire d'amour passionnel de l'autre, de peur profonde de soi ("Suis-je un monstre ?"), d'arriver à trouver sa place dans un monde où l'on est loup parmi les agneaux... Découvert lors de l'annonce des films qui ont fait sensation à la Mostra de Venise, avec une nouvelle collaboration de Timothée Chalamet (Oui, on est ultra-fan, inutile de penser même à le nier) et Luca Guadagnino (Call Me By Your Name), avec en rôle principal Taylor Russell, une jeune actrice qu'on ne connaît pas bien (et qu'il nous tardait de voir en-dehors des Escape Game, pressentant qu'elle avait vraiment autre chose à offrir), Bones and All avait tout pour nous plaire, et a encore réussi à nous surprendre. Le rythme est excellent, les 2h11 ont filé entre nos doigts, en cheminant avec cette jeune femme qui cherche à se connaître (et se maîtriser) entre rencontres dérangeantes (Mark Rylance en pervers glauque, dont le final nous a vraiment mis mal à l'aise...) et celle qui changera tout : un "loup" comme elle, qui essaie de nous faire croire qu'il a moins de scrupules qu'elle. Sauf que sous sa carapace de cheveux méchés, on sent toute la fragilité et la répulsion de sa condition, et cet amour naissant va faire voler en éclat sa désinvolture apparente. A cela, vous pouvez ajouter une mise en scène soignée (et aux paysages naturels des grands espaces américains qui n'ont rien à envier à la Dolce Vita précédente), à la musique envoûtante, à l'interprétation désarmante (le binôme d'acteurs fonctionne à merveilles), à la psychologie étudiée des personnages, à l'envie d'explorer les troubles psychologiques et les sentiments qui peuvent naître dans une telle relation... Vous l'aurez compris, l'aspect cannibale de l'intrigue n'est pas là pour faire démonstration de scènes gores (même si l'on en trouve, Luca Guadagnino se permet de filmer un arbre, un bout de mur, quand la scène-choc arrive, comme pour nous rappeler que le propos n'est pas là, et que si l'on cherche un film régressif à sensation, on s'est trompé de titre), mais pour nous laisser apprivoiser ces deux personnages sauvages, dont on ne cautionne évidemment jamais les pratiques, mais dont le malêtre nous touche, avec un final qui nous a beaucoup plu. On s'est rappelé quelques docus sur la pratique rituelle funéraire de certains peuples, spoiler: consommant une partie de l'être aimé, pour la garder à jamais avec soi, un hommage de l'amour qui outrepasse l'emprise de la Mort sur le corps...
Bones and All nous offre une dernière ligne droite qui illustre donc ce concept ancestral, avant de nous proposer, pour les coeurs meurtris par ce final (on assume d'en faire partie), une petite scène ouverte, qui vous laisse interpréter par vous-même : spoiler: on retrouve nos deux amoureux, après un cut noir, qui pourrait n'être qu'une fin fantasmée, ou bien justement la réalité qui confirme qu'ils s'ensont sortis... Pour une fois, on va choisir la naïveté et croire qu'ils sont vivants et heureux (soyons fous),
le film ayant la galanterie de nous laisser choisir. On a donc couru (écharpe au vent) en librairie, en face du cinéma, pour acheter le roman et en avoir le coeur net (réponse dans 350 pages). Bones and All est un film d'amour étonnamment intelligent, interprété avec fureur, au final vous donnant le choix, qui vous donne la fringale de ce genre de bonnes surprises.
selenie

7 482 abonnés 6 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2022
L'histoire démarre vite et entre dans le vif du sujet de façon brutale et énigmatique. Derrière la "faim" il y a aussi un drame, un secret lourd qu'une ado de 18 ans doit affronter et assumer soudainement. Le style réaliste et anthropologique nous ramène à un style qui est bien loin de la majorité des films sur le cannibalisme souvent porté sur l'horreur et l'épouvante classique. Le réalisateur évite aussi les effets spectaculaires, pas d'effets Jump Scare également, ou autres trucs spécifiques aux films d'horreur. Le cinéaste aborde le sujet, tabou par excellence, par le prisme du drame social et familial et par l'histoire d'amour entre deux jeunes paumés qui doivent faire avec un "handicap" qui les marginalise. Le climax est assez fascinant, très réaliste tout en instillant une dose d'onirisme, auquel il manque peut-être un peu de sensualité et d'émotion. La partie romance manque malheureusement d'un peu de chair, "vampirisée" (!) par les secrets du passé. Puis surtout la révélation Taylor Russell, d'une sensualité presque imperceptible, une actrice à suivre, future star assurément. Un très beau moment.
Site : Selenie
Damien Vabre
Damien Vabre

190 abonnés 493 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2023
Un road movie prenant sur un couple de jeunes cannibales dans les grands espaces américains magnifiquement filmé par Luca Guadagnino et bien joué par Taylor Russell et Timothée Chalamet dans une ambiance de romantisme noir.

L'histoire aborde plusieurs sujets comme la recherche de ses origines, l'acceptation de soi et les rapports ambigus au sein d'une communauté. Mark Rylance apporte un trouble et une angoisse marquants dans ses apparitions en cannibale solitaire. La bande originale de Trent Reznor et Atticus Ross accompagne les images avec beaucoup de douceur et de beauté. Exigeant et très âpre dans ses scènes gores, Bones and All est aussi un drame sensible sur des personnages humains et horribles voués à une existence dure et terrifiante.
Mr cinetok
Mr cinetok

363 abonnés 413 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2022
C'est magnifiquement réalisé, les acteurs sont talentueux et investis par leur rôle, rien à jeter... si vous aimez le glauque, une histoire d'amour sans issue et original, encore du gore, et voir les paysages de l'Amérique profonde sur de belles musiques...alors ce film ne vous décevra pas...une véritable ambiance dramatique, envoutante et sanglante vous attend. Un "Bonnie et Clyde" chez les cannibales, il fallait y penser...Bravo.
Samuel Angulo
Samuel Angulo

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2022
Un pur plaisir de cinéma, entre violence, amour et joli paysage on est servi!
Des scènes pas forcément prévisibles et des acteurs qui jouent a la perfection. J'ai énormément apprécié le rôle de Mark Rylance qui est excellent et qui fais le job comme pas possible. Sans parler de la jeune Taylor Russel et Timothée Chalamet que l'on ne présente plus et qui clairement est en train de marché sur le cinéma américain depuis des années.
Je recommande ce film, foncez sans hésiter !
RedArrow

1 898 abonnés 1 697 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2022
Par sa façon de capter les désirs dévorants des personnages de la plupart de ses longs-métrages, il était presque logique que Luca Guadagnino les matérialise un jour sous un prisme littéralement cannibale (et l'ombre d'un Armie Hammer aux fantasmes anthropophages révélés entre autres après "Call Me By Your Name" participe accidentellement à cette continuité).
C'est donc chose faite avec ce "Bones and All" démarrant de manière très prometteuse par la découverte brutale des envies de croquer autrui de Maren, sa jeune héroïne, au sein d'une situation anodine de l'âge adolescent. La suite des événements nous fait même miroiter l'idée d'un possible nouveau "Morse" situé cette fois plus près du passage à l'âge adulte en assimilant métaphoriquement la condition terrible de cette jeune fille, laissée à son sort par un père dépassé à cause de sa véritable nature et de la concrétisation des pulsions que cela induit, à bon nombre d'adolescents abandonnés au seuil de la marginalité pour la seule expression de leur différence. De même, l'élaboration en parallèle d'un microcosme de "mangeurs" vivant dans l'ombre des humains, via certaines règles de survie, et personnifié par les rencontres de Maren avec le personnage aussi insaisissable que borderline de Mark Rylance et ensuite celui vite essentiel pour elle de Timothée Chalamet renforcent cette connexion avec le film de Tomas Alfredson par cette incarnation d'êtres obligés d'évoluer à la marge de la normalité par un monde adulte et dont la force brute de leurs émotions ne peut plus désormais s'exprimer que par la violence que ce dernier leur laisse en héritage.

Cependant, débarrassé de son apparat cannibale et des quelques scènes de repas carnassiers qui cherchent à l'emmener vers d'autres sphères, "Bones and All" prend hélas rapidement la forme d'un road-movie à la progression finalement assez linéaire, où l'évolution de ses jeunes héros passent nécessairement par une exploration (ou un partage) de leurs passés tortueux respectifs pour en dépasser mutuellement la douleur et se tourner vers l'avenir. Certes, ici, les relations difficiles entre adultes et adolescents n'ont jamais pris une dimension aussi cannibalisante au sens premier du terme, amenant sur la route de ce jeune couple aux sentiments grandissants un lot de confrontations tout autant violentes que nécessaires pour affronter leurs démons intérieurs (ce sur quoi les recherches de Maren au sujet de sa mère aboutissent en est peut-être la pire représentation psychologique, à égalité avec les mots prononcés ensuite par son compagnon de route) mais, au-delà de cet aspect forcément plus atypique, "Bones and All" ne quitte étonnamment pas les étapes connues d'un coming-to-age movie (seul le rebondissement final donne un peu le change dans ce contexte inévitablement plus explosif).

Par ailleurs, d'un point de vue personnel, les films de Luca Guadagnino ont un mal fou à me toucher émotionnellement, je peux lui reconnaître toutes les qualités du monde dans sa mise en scène, sa capacité à capter au plus près ce qui bouillonne derrière les visages de ses personnages notamment (et c'est encore le cas ici, outre bon nombre de très beaux plans), il y a un je-ne-sais-quoi dans son cinéma qui n'arrive hélas pas à me transcender sur ce point. Malgré les efforts déployés par le réalisateur et son duo d'acteurs, c'est encore un peu le cas avec "Bones and All" même si, cette fois, j'ai été un peu plus sensible à cette romance plus hors-norme et à fleur de peau (et ce qu'il y a en dessous) partagée par ces protagonistes à travers leurs mal-être commun.
Le cannibalisme a beau servir de vernis choc à un récit en réalité convenu, l'argument est suffisamment maîtrisé pour en faire un moyen d'expression radical des souffrances exacerbées de cet âge.
Benito G

764 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2022
Bones and All est une histoire d'amour entre Lee et Maren, deux parias essayant de trouver leur place dans le monde.
Luca est un véritable artiste maître qui crée de belles scènes pleines d'émotions avec le retour dans le temps dans les années 80. Le paysage est si bien pensé avec des pièces des années 80, ce qui le rend si authentique.
Vous ferez à travers des montagnes russes d'amour, d'inconfort et de bonheur ainsi que de vous sentir un peu malade à travers certaines scènes;)
Le film est parfois un peu lent, mais cela nous fait vraiment comprendre les personnages et le voyage sur lequel ils se trouvent et l'on comprend l'utilisation du cannibalisme ainsi que le passage de l'adolescence vers le du monde adulte. avec une certaine évidence et même chimie des deux réalisateurs nous offre de la magie pure. Teenmovies amateur vous serez déçu.
Ju99-94
Ju99-94

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2022
Un très beau film, touchant tant dans son histoire que dans sa structure. Le film qui vous obsède réellement, envie de le revoir
mat niro

468 abonnés 2 189 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2022
Un road trip à travers les Etats-Unis avec un couple de "mangeurs", ça vous tente? C'est le fruit du travail de Luca Guadagnino qui signe ici un film interdit aux moins de 16 ans avec dans les rôles principaux, Taylor Russell et le déjà célèbre Thimothée Chalamet. En dehors des scènes gore de cannibalisme, cette oeuvre s'apparente plus à une romance avec comme toile de fond une quête réciproque de leurs origines pour les deux personnages. Malgré quelques longueurs, cela s'avère touchant avec des moments poétiques au milieu de ces bains de sang. L'ensemble est plutôt emballant si vous avez le coeur bien accroché, et l'on s'attache à ces deux écorchés vifs accompagnés par un Mark Rylance assez terrifiant lui aussi.
Fabien S.

692 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2022
Un très bon film d'horreur réalisé par Luca Guadagnino en road trip avec Thimothée Chalamet , David Gordon Green, Taylor Russell , Jessica Harper et Mark Rylance .
Le cinéphile

798 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2022
Bones And All est une romance charnelle étonnante, déroutante, tantôt touchante, tantôt repoussante. Doublée d'un road trip à travers les US, l'œuvre rappelle parfois Grave, surtout dans son humanisation du cannibale par le prisme de la maladie mentale obsessionnelle.

https://www.cineserie.com/critiques/cine/bones-and-all-une-romance-sanguine-deroutante-5506713/
Naughty Doc

1 049 abonnés 536 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2022
J'ai adoré !

Alors bon je suis un très gros fan de Luca Guadagnino que ce soit ses films ou sa série, et j'attendais énormément ce Bones and All :le moins que je puisse dire est que je ne suis pas déçu.


Le film est un road movie, autant qu'une coming-of-age story et une romance dans un contexte singulier : le cannibalisme ! Se déroulant en 1988, on y suit Maren, une jeune fille dont le goût de la chair humaine va l'obliger à fuir, dans le but de retrouver sa mère.

Sur le chemin, elle va tomber sur d'autres personnes cannibales, dont Lee, un jeune nomade tout aussi perdu qu'elle.

De cette rencontre naitra une romance, et diverses péripéties dans un film à la douceur exacerbée malgré le sujet très graphique qu'il aborde.


On pourrait aborder Bones and All par plein de prismes, et c'est en cela qu'il excelle : les cannibales dans le film sont finalement une relecture du mythe du vampire (leur goût du sang survient tel un shot d'adrénaline, ils doivent apprendre à contrôler leur nature, leur odorat est surdéveloppé et ils arrivent à se flairer entre eux même à plusieurs centaines de mètres)

Ainsi,le film prend le point de vue de Maren qui est nouvelle dans ce "monde", et se veut les yeux du spectateur. Le film aborde également la recherche identitaire (comme toute bonne coming-of-age story), le poids des responsabilités et les fantômes familiaux dans un melting-pot qui est d'une cohérence assez absolue.


Tout comme les précédentes œuvres du réal, Bones and All ne rushe pas, et multiplie les tranches de vie sur 2 mois à mesure que le duo se découvre, font des rencontres plus ou moins heureuses (dont des "mangeurs" plutôt creepy) et tentent de vivre leur amour.


Le casting est impérial : Taylor Russell était déjà une sacrée révélation dans le trop méconnu Waves il y a 3 ans, mais ici elle inonde l'écran d'une délicatesse aussi renversante que les paysages filmés par le réalisateur. Timothée Chalamet (qu'on ne présente plus) retrouve le cinéaste qui l'a mis sur le devant de la scène, et le tout fait encore des étincelles dans un rôle beaucoup plus brut.

Et niveau acteurs secondaires, outre de petites apparitions d'Andre Holland, Chloe Sevigny, David Gordon Green et Michael Stulhbarg (mais qui laissent une impression durable, notamment ce dernier qui est l'antithèse de son rôle de pater familias rassurant dans Call Me By Your Name), c'est bien Mark Rylance qui impressionne (encore) dans un rôle aux antipodes de ses précédentes performances (je ne vais pas nécessairement en gâcher la nature d'ailleurs).


Enfin, la BO de Trent Reznor & Atticus Ross (mes compositeurs préférés) est d'une beauté divine encore une fois, renforçant le côté planant et aérien du film,saupoudré de saillies graphiques et gores assez étonnantes dans un film de studio (c'est de loin le film Warner Bros le plus étonnant que j'ai vu ces dernières années).


Finalement, mon seul grief, est que j'aurai aimé un peu plus d'émotion pour ce qui est de la peinture de cette romance. Le tout est bien satisfaisant, mais cette histoire aurait pu nous amener vers de plus amples confins émotifs pour se conclure de manière plus marquante.

Mais qu'importe, Bones and All est un très très bon film que je chéris dès ce premier visionnage
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