Plusieurs vies sur plusieurs années. Je ne sais pourquoi j’ai l’impression que les scènes se succèdent hâtivement , avec une brusquerie gênante. On ne ressent pas beaucoup d’émotions car l’on reste dans une distance peut-être salvatrice mais dérangeante pour l’empathie. Déçu au final.
Un psychodrame choral sombre et prenant malgré un manque de rythme et d'émotion, sur la complexité des relations humaines et l’importance de l’indulgence vis-à-vis des autres.
Superbe récit, très humain, intelligemment écrit et réalisé avec finesse et talent. Les acteurs sont excellents, très bon casting. J'ai été captivée de bout en bout par ces tranches de vies qui s'entremêlent, je me suis laissée porter ne voulant pas en perdre une miette. Une réussite !
Le ton du dernier Moretti est plutôt mélancolique, et le (petit) rôle qu'il s'est attribué est celui d'un juge sérieux et rigide, à l'opposé de l'image qu'il peut donner de lui. Ces trois familles qui sont voisins d'un même immeuble dans se connaitre vraiment, vont vivre devant nos yeux plusieurs épreuves dramatiques, et les traverser comme ils peuvent, comme nous pourrions tenter de le faire à leur place. Sans tutoyer les sommets, le récit est agréable à suivre, la langue italienne toujours chaleureuse. Les histoires individuelles resterons incomplètes, malgré une temporalité de dix ans (durant laquelle on ne voit pas vieillir Charlotte, mais ce n'est pas essentiel). La qualité du casting est hétérogène à coté de valeurs sures comme Margherita Buy ou Alba Rohrwacher et du beau Riccardo Scamarcio. Cinéma novembre 21
Un immeuble est le théâtre de plusieurs événements, touchant chaque appartement. On suit les histoires de plusieurs habitants. Tout commence avec l’accident, au pied de l’immeuble, d’Andrea (Alessandro Sperduti), le fils de Dora (Margherita Buy) et Vittorio (Nanni Moretti). Ivre, il cause la mort d’une femme qui traversait la route à ce moment là. Cet incident détériore encore plus les relations du fils avec ses parents. On suit également Lucio (Riccardo Scarmacio) qui confie sa fille à son voisin. Ils disparaissent dans la soirée, Lucio les retrouve mais le mystère de ce qui a pu arriver pendant ce laps de temps hante Lucio. Il y a également Monica (Alba Rohrwacher) qui vient d’accoucher et élève sa fille seule la plupart du temps, son mari étant toujours en déplacement. Sa mère étant devenue folle après sa naissance, elle craint de reproduire ce schéma familial. Chaque histoire est indépendante, même si les personnages se croisent parfois, comme cela arrive entre voisins. Le film est rythmé, il y a des rebondissements, les histoires sont toutes très prenantes, l’interprétation des acteurs est parfaite. Chaque thème abordé l’est subtilement (on aborde en particulier dans chaque histoire la difficulté des relations humaines), les personnages sont touchants, on ne voit pas le temps passer.
"Tre Piani" de Nanni Moretti raconte avec justesse des moments marquants de la vie de trois familles vivant dans une copropriété. L'histoire est touchante, parfois même prenante, et on ne voit pas les deux heures passer, ce qui est toujours un gage de qualité. Les acteurs livrent de belles performances et la mise en scène est tout aussi soignée. En bref, c'est un film qu mérite le détour. Mon seul reproche concerne les réactions des protagonistes, qui paraissent parfois étranges ou peu crédibles selon les circonstances, mais étonnamment, ça n'entache pas vraiment la qualité générale du film. 7/10
Sombre film, ces 3 étages ne sont que drames et tristesse et même si la toute dernière image laisse un tout peu d'espoir l'ensemble du film est assez pessimiste. Marghereta Buy éclaire le film de sa beauté et de son jeu
Inconditionnel de Moretti je me sens abandonné par le maître qui a perdu de sa vigueur, de sa pertinence, de son ironie pour parler du monde comme il va mal aujourd’hui. Il le cantonne à un immeuble romain où les locataires et propriétaires s’ignorent royalement. Quand ils doivent se rencontrer, c’est en raison de plusieurs drames survenus chez les uns et les autres. Moretti les convoque tour à tour dans une valse hasardeuse, où seules les femmes tentent de garder la cadence. Mais le rythme du cinéaste est assez flou, brouillon parfois, qui s’étiole au fil d’un dénouement qui ne trouve jamais sa raison d’être, sinon celle de la désunion et du désaccord. Ce n'est pas vraiment réalisé, laissant au montage souffreteux de tout raccorder, mais ça part dans tous les sens. Le cinéaste joue un vieux juge fatigué, malmené par son fils insupportable. Une figure qui étrangement se reflète dans sa mise en scène. Le ressort a lâché. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Un drame intéressant, sombre et sobre, porté par un excellent casting mais amoindri par une certaine amertume. La critique complète sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Un film italien très plaisant, avec une distribution parfaite, tous les acteurs sont justes. Ce n'est pas un très grand film mais on suit avec intérêt l'histoire de ces couples (dysfonctionnels) qui habitent le meme immeuble.
C'est un bon film, contemporain qui relate une belle histoire de vie sur la vie de trois familles qui habitent un bel immeuble bourgeois au centre de Rome. Les trois familles ne sont pas vraiment liées mais leurs destins s'entrecroisent.
Moretti signe un film sur nos difficultés à faire le bien. Je vois le bien, je le reconnais, mais je n'y arrive pas. Ce que les stoïciens nomme l'acrasie, la faiblesse de la volonté. Comment alors persévérer ? C'est au fond un film pas si pessimiste qu'il en a l'air à première vue. La fin est bouleversante.
Chronique de mœurs sur les vies entrecroisées des occupants de trois appartements en co-propriété sur trois périodes distantes entre elles de cinq années. Le scénario est assez intéressant mais la réalisation laisse à désirer. Ca commence mal avec l'accident très mal mis en scène et la voiture qui enfonce le mur de plein face et n'a pas une trace de choc alors que son conducteur est blessé à la tête. Et ça continue avec Lucio le père obsédé par le viol possible de sa fille, qui sait dans quel parc elle et son voisin ont l'habitude de se promener et qui demande un peu plus tard "Quel parc?" Ou bien alors Charlotte qui va harceler Lucio cinq ans après qu'ils aient copulé, avec son consentement alors qu'elle était mineure, ce qu'il devait savoir puisque la connaissant depuis toute petite et vierge. Heureusement le scénario permet de rattraper souvent les questionnements du spectateur face à une mise en scène maladroite. L'histoire nous fait également savoir qu'en Italie de nos jours contrairement à la France les femmes veulent savoir ce que signifie porter la vie et enfantent dans la douleur. Beaucoup de place est laissée au 'hasard qui fait bien les choses' (les retrouvailles entre Andréa et sa mère en sont l'exemple le plus emblématique de ces tranches de vie qui finissent quand même sur une note optimiste, malgré la perte de certains (le père d'Andréa) et la disparition inexpliquée d'autres ( l'agent immobilier escroc et frère de l’un des personnages centraux ..) Une bonne histoire mais mal racontée, jouée assez platement. On est loin d'un film indispensable.
Le cinéaste italien Nanni Moretti suit l'évolution de personnages durant une quinzaine d'années. Le film dégage un certain charme avec des destins croisés, des séparations, des drames et des réconciliations. "Tre Piani" a pour principal défaut de rendre certains protagonistes assez inexpressifs comme le fils responsable de l'accident mortel lors de la scène d'ouverture. Après, le film ne marquera pas la carrière du réalisateur/acteur. Il se dégage quand même de ce film choral une sobriété bienvenue même s'il y a beaucoup de choses à redire sur le vieillissement des acteurs de cette saga par exemple. Un Moretti tout juste correct.
Trois étages et autant de familles dans cet immeuble romain. L'accident routier du fils de l'une d'entre elles va toutes les impacter et les fissurer. Moretti brasse large avec ce film, de la naissance à la mort, d'un soupçon de pédophilie à une romance "nabokovienne", de la justice à l'injustice. La mise en scène est un peu surannée et le film sans doute trop long mais il se regarde bien.