Alors qu'il se terre à New-York, John Wick prépare discrètement son plan pour mettre un terme définitif aux activités de la Grande Table. Malheureusement l'ancien tueur à gages ne tarde pas à découvrir que de leur côté ces puissants caïds de la pègre souhaitent ardemment se débarrasser de lui.
Il est prêt John. Le jour se lève sur sa vengeance destructrice. Pour tuer le serpent, on dit qu'il faut lui couper la tête et au fin fond du désert il le fait. Enfreindre les règles est devenu une habitude chez lui, il en assume les conséquences. Le Marquis est désigné comme le seul juge, le jury et le bourreau. Faire chanter ses tueurs et les obliger à exécuter des contrats contre leur volonté, telles sont les règles de ce nouveau représentant des douze de la Grande Table. Nous vous donnons un nom, vous nous devez une vie, sinon on vous prend une vie. Les yakuzas de l'hôtel Continental d'Osaka vont prendre cher. C'est parti, et ce n'est que le début ! Spectaculaire chorégraphie dans l'art des combats, stupéfiante, étonnante, toutes armes confondues, dans des décors et jeux de lumières aussi improbables que beaux. Alors oui ce volume 4, je le place au dessus des autres parce qu'enfin on comprend, on sait, on compatit, on soutient, on accompagne, on espère, qu'il retrouve une famille, mais surtout la paix. John Wick n'est qu'un tueur sans pitié pour ses adversaires, sauf les chiens. Mais parmi cette sombre organisation cruelle qui jamais ne pardonne et qui a la main mise sur le monde. Il pourrait passer pour un ange noir maudit à jamais.
C'est dans un Paris mystérieux et lumineux qu'il joue sa vie. Sur une reprise de Paint in Black des Rolling Stones notre homme en noir va tout faire pour ne pas être repeint en rouge sang. Paris se déchaîne, c'est un contre tous. Paris et sa fameuse place de l’Étoile, cet énorme rond-point que tout parisien considère comme impraticable à une circulation fluide va être témoin d'une scène d'affrontement sanglante et mortelle. A toute vitesse, à contre sens, à moto, à pieds, à l'envers, à l'endroit !! Ah, ces américains à l'instar d'Ethan Hunt de Mission Impossible- Fallout- ils prennent nos rues de Paris pour un terrain de jeu.
Notre héros a quand même ce truc de tomber d'une hauteur de plusieurs étages et de toujours se relever, increvable le mec. C'est ce que lui reprochera Harkan, un gros vilain qui finira par succomber sous ses coups. Il a aussi un bien pratique costume pare-balles, bien utile. Il nous dévale, quand même, en roulé-boulé les 222 marches de l'escalier de la butte Montmartre, et il est toujours debout. Il est 6 heures 03 et Paris se lève sur le duel de la dernière chance. Ma note sera de 3,97 sur 5. Parce que, ainsi s'achèvent les aventures de John Wick et on en en a pris plein les yeux.
Télérama conclura :
Avec cette chapelle Sixtine de la baston, le réalisateur et ex cascadeur Chad Stalheski signe un solde de tout compte en forme d'apothéose qui culmine à Paris. Interminables et sidérantes, les scènes de combat confinent à l'abstraction.