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novemberromeo
54 abonnés
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5,0
Publiée le 2 mars 2022
Waouh quelle claque ! Malgré les critiques élogieuses, je me méfié toujours du cinéma français...et bien voilà un quasi chef d'oeuvre ! Au-delà de l'âpre réalité décrivant la situation des cités sous domination des caïds, le film est formidablement scénarisé et dispose d'une BO et d'une photographie magnifiques. Tois les acteurs jouent remarquablement et donnent une vraie épaisseur à leurs personnages. On passe du rire à l'émotion puis à la tension avec un tempo juste. Une réussite !
Film très réaliste sur le trafic de drogue dans les quartiers Nord de Marseille. Au moins, on sait où il ne faut pas partir en WE... un film qui devrait faire bouger nos politiques...
Grosse dinguerie BAC Nord. Film coup de poing, qui offre un portrait impactant de trois personnages imposants. C'est un pur plaisir de cinéma, brutal, fort, rythmé, qui n'hésite pas à mettre les deux pieds dans le plat et prendre parti, quitte à diviser.
Un Polar dirigé de main de maître par Cédric Jimenez. Le réalisateur de " La French " nous propose avec Bac Nord un film tourné comme un documentaire. Avec cette réalisation bien rythmée, il nous montre des scènes d'action spectaculaires, beaucoup de violence, et malheureusement énormément de réalité. Ce film qui dit et montre les choses, est un constat sans concession d'une situation désespérée sur les zones de non-droit et les conditions de travail d'une police sous très haute tension. Au casting, Gilles Lellouche est comme toujours très impliqué et immensément crédible dans son rôle de flic borderline. Il est très bien entouré par ses deux collègues interprétés par François Civil et Karim Leklou, eux aussi très justes.
Un uppercut comme le fut il y a deux ans « Les Misérables » de Ladj Ly. Cédric Jimenez ne fait pas que relater librement l’affaire qui avait médiatiquement fait grand bruit en 2012 et vu déférer en correctionnelle 18 membres de la brigade anti-criminalité de Marseille, il nous envoie surtout au front au côté de 3 flics en proie à un système dévorant en état d’urgence. Puissamment efficace, le film est aussi tendu qu’explosif. La séquence de l’assaut d’une cité par les forces de police est à ce titre redoutablement mis en scène. L’intensité du jeu de Gilles Lellouche, de Karim Leklou et de François Civil est du même acabit. Y’a pas photo, « BAC Nord » est le polar de l’année, tout simplement.
BAC Nord, au-delà des polémiques autour de ce film, est un film franchement convaincant. Le casting est très bon avec un trio Gilles Lellouche, François Civil et Karim Leklou. Le film est en revanche assez pessimiste sur la situation dans les quartiers sensibles mettant en avant des policiers pris en étau entre leurs directions les poussant à agir au-delà de leurs compétences puis les abandonnant sans hésitation. BAC Nord a également le mérite d'être bien filmé et les scènes de tensions sont franchement oppressantes. Un très bon film.
Film tiré de faits réels, on suit en 2012 dans les quartiers Nord de Marseille la BAC Nord et principalement 3 flics de terrain qui vont adapter leurs méthodes pour obtenir des résultats quitte à franchir la ligne rouge... jusqu'à ce que la justice s'en mêle. Tension, acteurs impeccable, suspense et scénario astucieux rythme ce très joli film. On passe alors un très bon moment. Bref : pas besoin d'avoir le Bac pour regarder ce joli film.
BAC Nord, intitulé "The Stronghold" pour la distribution à l'international par Netflix, est un film d'action, policier et judiciaire français co-écrit et réalisé par Cédric Jimenez, sorti en 2020. Le film s'inspire de l'affaire de la Bac-Nord de Marseille de 2012 où 18 policiers furent incarcérés pour trafic de stupéfiants et racket. Un film qui a fait polémique, trop anti-flic pour les uns, trop complaisant pour les autres. Réaliste pour les uns, caricatural pour les autres. Au-delà des polémiques, le film est bien réalisé, une belle photo et il demeure assez fidèle aux faits relatés. Une bonne distribution et une plongée dans les quartiers nord de la ville avec : Gilles Lellouche,François Civil, Adèle Exarchopoulos (très belle prestation) et Karim Leklou. De l'action, de l'actualité, de l'humour aussi. Un bon film.
Film d’action aussi efficace que spectaculaire, BAC Nord nous embarque aux côtés de trois flics (Gilles Lellouche, François Civil et Karim Leklou) dans les quartiers nord de Marseille, gangrenés par un trafic de drogue qui irrigue des cités entières. En nous plongeant dans le quotidien de ces policiers, le film dresse le terrible constat de quartiers livrés à eux-mêmes, mais aussi de policiers contraints de se débrouiller comme ils peuvent pour faire respecter le peu de loi qu’il subsiste dans ces secteurs à l’abandon. Quitte à franchir la ligne jaune. Inspiré d’une histoire vraie qui fit la une des médias au début des années 2010, BAC Nord adopte le point de vue des policiers, spoiler: ici méchamment lâchés par une hiérarchie bien pleutre, et victimes de l’indifférence coupable de responsables publics qui finiront par les blâmer pour l’exemple. Un film coup de poing sans concession et sans temps mort.
BAC Nord est un très bon film, qui parle du manque de reconnaissance que peut avoir la société en général, et la hiérarchie en particulier, envers le travail de trois policier dévoués, dont l'un célibataire et sans famille a voué sa vie au maintien de l'ordre. Le monde décrit, celui de Marseille, est celui d'une ville en déclin, en proie à l'insécurité et une violence généralisée (du gang au simple adolescent casseur de voiture), qui contraste violemment avec la plage, le soleil radieux...On croirait à un autre pays, avec sa propre culture, ses propres lois et ses propres pouvoirs. Là dedans, le trio de policier est clairement démuni (face à l'ultra violence et surtout la haine quasi généralisée) ; et malgré toute leur bonne volonté, ils sont obligés de faire des concessions afin de pouvoir continuer leur métier. C'est ce qui leur sera reproché de manière injuste par une hiérarchie et des médias lâches et éloignés du terrain et de la réalité. Le film nous montre donc une triple fracture: celle entre les quartiers Nord de Marseille et le reste du pays; entre les quartiers Nord de Marseille et la BAC; et celle entre ces trois policiers (et la BAC en général) et les élites politico-médiatiques. Un film qui met habilement en lumière de graves enjeux...
BAC Nord fait polémique, mais pas pour les bonnes raisons. Qu’il prenne la défense des trois agents de police s’avère on ne peut plus louable compte tenu de la complexité de l’affaire investie d’une part, de la précarité de leurs conditions de travail et de l’image négative qui leur colle à la peau aujourd’hui d’autre part. Aussi, les commentaires vite formulés reprochant au film de glorifier la police ne mettent le doigt que sur la seule haine de leurs auteurs à l’égard desdites forces publiques, une haine souvent entretenue non par conviction personnelle mais par souci de se fondre dans la masse. Non, la crise que suscite et traverse le long métrage de Cédric Jimenez ne peut que reposer sur des critères esthétiques : pourquoi représenter Yass, Greg et Antoine comme des avatars des dealers et criminels qu’ils traquent au quotidien ? Leur proximité, voire leur assimilation au sein des bandes rivales dans les cités marseillaises conduisent le réalisateur à les changer en des héros gangsters qu’iconisent moult ralentis inutiles, gros plans, éclairage aux néons et bande son tonitruante. Aveuglé par les images qu’il compose, Jimenez ne semble aborder ces séquences qu’en vertu de leur potentiel artistique, sans penser qu’elles produisent du sens ; en résulte une complaisance chic qui dissone avec la rugosité revendiquée par les interventions musclées. À force de vouloir en faire toujours plus, d’aller plus loin dans la création d’icônes, le film perd de sa spontanéité ; en cela, il applique le constat exprimé par Greg selon lequel « plus je fais ce métier, moins je le fais ». Ce manque de maturité ne l’empêche pourtant pas de fonctionner et d’offrir, grâce à sa réalisation alerte et à ses acteurs remarquables – Gilles Lelouche aura rarement été aussi bon – une poignée de séquences mémorables.
Librement inspiré d’une histoire vraie, ce film de Cédric Jimenez, sorti en 2020, nous plonge dans le quotidien d’une brigade anti-criminalité des quartiers nord de Marseille. Dotée d’un rythme très soutenu, l’histoire dépeint sans fioriture cet univers criminel dans lequel flics et trafiquants utilisent des moyens peu orthodoxes pour survivre. A une première partie terriblement percutante, s’ensuit un épilogue marqué par la détention et le procès de ces trois flics accusés de corruption. La violence morale succède alors à la violence physique avec autant de cynisme. L’excellente prestation des comédiens (en particulier Gilles Lellouche et François Civil) mérite également d’être soulignée. Bref, une œuvre d’une grande tension qui surfe habilement entre « La haine » et « Les misérables ».
Depuis 2011, Cédric Jimenez a fait ses preuves dans le genre du thriller, avec Aux yeux de tous, La French et HHhH. Ces 104 minutes bien fichues, bien jouées et haletantes à souhait de dépareront pas son palmarès. 2012. Les quartiers Nord de Marseille détiennent un triste record : la zone au taux de criminalité le plus élevé de France. Poussée par sa hiérarchie, la BAC Nord, brigade de terrain, cherche sans cesse à améliorer ses résultats. Dans un secteur à haut risque, les flics adaptent leurs méthodes, franchissant parfois la ligne jaune. Jusqu'au jour où le système judiciaire se retourne contre eux… Un film coup de poing pour une immersion dans un univers flippant. Le film est inspiré d'une véritable affaire de corruption au sein des forces de l'ordre à Marseille. En 2012, dix-huit membres de la brigade anti-criminalité de la ville ont été déférés en correctionnelle pour trafic de drogue et racket. Pour écrire le scénario, comme il était évidemment impossible d’avoir accès aux pièces du dossier, le réalisateur a pu entrer en contact avec les vrais flics de l’affaire. Quand le procureur a abandonné les charges principales, il n’y a pas eu un mot dans les médias alors que leur arrestation avait fait la une pendant plusieurs jours. Aussi étaient-ils heureux d’être enfin écoutés et de raconter comment ils en étaient arrivés là. Ils ont fait des conneries, c’est indiscutable, mais l’ampleur médiatique que ça a pris était parfaitement disproportionnée. Le film a l’habileté de défendre une version nuancée de faits. Malgré le sujet sensible, Cédric Jimenez n’a pas voulu condamner ces policiers, ni les disculper ou légitimer leurs actes. Un film dossier hyper solide, au suspense abouti et à la réalisation plus que soignées. Le casting est évidemment à l’unisson. Gilles Lellouche, François Civil et Karim Leklou forment un trio de flics parfaitement plausible et convaincant. Chacun dans son registre, ils réussissent une formidable performance. Les deux rôles féminins sont tenus à la perfection par Adèle Exarchopoulos et Kenza Fortas. Un thriller nerveux et tendu qui fait passer un très bon moment dans un genre qui se fait rare sur les écrans français. En fin de compte, on s’en fout de savoir si ces flics dévoués sont victimes ou coupables. Il sont les deux à la fois, prisonniers d’un système qui les broie totalement ne laissant que peu de place à leur vie d’hommes. Il y a du José Giovanni ou du William Friedkin dans l’air pour qui, souvent, la ligne démarcation entre flics et voyous était plus que floue. L’adrénaline coule à flots
J'ai pris le temps de lire les nombreuses critiques ( majoritairement positives) sur ce film que j'attendais avec impatience avant d'aller le voir et je suis franchement tombé de très haut. Vivant moi-même à Marseille dans les quartiers Nord, donc connaissant un minimum la réalité de ceux ci, je ne vais pas vous dire que je m'attendais à un documentaire, mais au moins à un bon film d'action , une bonne fiction policière , certes inspirée de faits réels, mais un tant soit peu réaliste , surtout concernant la réalité des habitants des quartiers , que ce soient les trafiquants de drogue qui y font régner leurs propres lois, comme le restant de la population. Mais dans ce film, tout est rempli de CLICHES, tout est CARICATURAL à outrance, tout est grotesque du début à la fin. Je déteste spoiler d'habitude , mais là je me sens obligé de le faire : VOUS NE VERREZ JAMAIS , et ce quelque soit le quartier de Marseille dans lequel vous voulez aller toucher, de Felix Pyat aux Oliviers, en passant par Campagne Leveque, Bassens, la Castellane, Saint Mauront etc... des charbonneurs se faire alpaguer de cette manière par des flics de la BAC , et tous leurs acolytes( tous Noirs et Arabes , encore un stéréotype à deux balles qui va inciter le beauf de base qui ne connait pas la cité phocéenne à voter FN et croire n'importe quoi, bref un électeur décérébré potentiel d'Eric Zemmour) se comporter de manière "aussi sauvage". La seule chose positive que je retienne de ce film est le jeu des acteurs : Gilles Lellouche crève littéralement l'écran dans son rôle de flic désabusé par son métier, lâché par sa hiérarchie, ainsi que Karim Leklou. Adèle Exarchopoulos est pas mal aussi, dommage que son rôle soit aussi limité. Un film assez médiocre pour ceux qui connaissent réellement Marseille et ses quartiers populaires, un bon polar digne d'un téléfilm de France 2 pour ceux qui n'ont jamais mis un pied dans la cité phocéenne.