En 1985, Claude Chabrol s'attaque à l'oeuvre de Dominique Roulet avec "Poulet au vinaigre". Sous l'angle du polar, le cinéaste poursuit son exploration de la bourgeoisie de province, et de ses faux semblants. Confrontant une fils postier vivant avec sa mère infirme avec un petit cercle de notables, le cinéaste dévoile un monde de magouilles et de rancoeurs tenaces. Le film, sans être un sommet dans l'oeuvre de Chabrol, reste captivant. Apparaissant au bout de 40 minutes, Jean Poiret excelle dans le rôle de l'inspecteur Lavardin, sorte de faux calme amateur de bonne chère. On en sort plutôt rassasié.
C.Chabrol et une adaptation des enquêtes de l’inspecteur Lavardin, un polar honnête dans un cadre de la bourgeoisie de province, l’interprétation est souvent too much malgré pourtant un casting 5 étoiles et expérimenté. Au final un espèce de téléfilm policier au dénouement simpliste.
Une énième enquête policière pour ce film de Claude Chabrol utilisant à nouveau l'inspecteur Lavardin (Jean Poiret). Le milieu rural est encore le lieu propice à toutes les bassesses. Le casting est excellent avec une Stéphane Audran jouant une veuve devenue handicapée et complètement folle, Michel Bouquet interprète un notaire véreux et menteur. Je découvre avec beaucoup d'étonnement Pauline Laffont, une actrice à la plastique absolument superbe mais disparue trop tôt à l'âge de 25 ans dans des circonstances mystérieuses. Un bon Chabrol
Vu à sa sortie en salle et oublié depuis. Claude Chabrol aime la province et sa petite bourgeoisie comme le notaire Lavoisier (Michel Bouquet) et le médecin Morasseau (Jean Topar). Il aime aussi les petites gens comme le jeune facteur Louis Cuno (Lucas Belvaux), fils d’une mère aigrie (Stéphane Audran), et Henriette (Pauline Lafont) employée à la Poste et amoureuse du brave facteur. Claude Chabrol aime aussi prendre son temps pour installer la scène d’exposition. Un peu trop longue à mon goût. Son inspecteur Lavardin sous les traits espiègles de Jean Poiret apparaît après 41 minutes de jeu. C’est long. Ce poulet aurait pu virer au vinaigre tant l’enquête menée par Lavardin m’a paru presque secondaire. Elle ne m’a pas du tout convaincu. Je l’ai trouvée précipitée et très superficielle. Pas plus je n’ai été convaincu des méthodes musclées dudit inspecteur : je ne crois pas au jeu des acteurs où Jean Poiret emploie la force physique pour maltraiter le notaire et le facteur. Réalisation et scénario sont un peu datés. Toutefois, la distribution sympathique de ce « Poulet au vinaigre » avec l’apport coquin de Pauline Lafont reste tout à fait digeste. PS : une pensée pour Caroline Cellier...
Un flic aux méthodes très « brutales » mène une enquête sur le meurtre d’un boucher dans un village sans histoire. Le film met trois plombes à commencer. Pendant une heure, il ne se passe pas grand-chose, ça manque clairement de rythme. L’inspecteur arrive beaucoup trop tardivement et trouve le coupable après deux ou trois interrogatoires musclés. Même si le dénouement est intéressant, celui-ci est très mal amené. J’ai donc trouvé ce film complètement bancal malgré quelques idées intéressantes. On est plus proche d’un téléfilm.
Un film policier à l'ambiance particulière, typique de Chabrol. C'est surtout la présence de l'inspecteur Lavardin (qui d'ailleurs apparaît tardivement) qui donne une tonalité si particulière au film. Poiret est formidable dans son rôle et donne à Lavardin un caractère bien particulier. Le personnage est truculent et ses méthodes peu orthodoxes le rendent finalement très attachant.
J'aime assez la psychologie des personnages (mère nostalgique du mari, fils qui fait ce qu'il peut) mais ça reste moyen et maladroit dans la façon dont c'est raconté. 2,8/5
C’est du pur Chabrol, un crime, une critique acerbe de la bourgeoisie provinciale, ses travers, ses convoitises, ses mesquineries, ses cachoteries. L’humour noir et un côté pince sans rire définissent parfaitement ce film à l’image du personnage de l’inspecteur Lavardin interprété pr l’excellent Jean Poiret qui relance complètement le film quand il apparaît. On peut cependant reprocher un manque de rythme et un manque de nuance chez certains personnages mais on s’amuse quand même.
Claude Chabrol a tant fait pour le cinéma français que l’on ne lui en voudra pas d’avoir raté la cuisson de ce « Poulet au vinaigre » rance et sans consistance. Un polar dans une bourgade tricolore où les notables ne sont pas bon à mettre tous à la même table. Si ce n’est celle des aveux quand les accidents et fuites à l’étranger deviennent de plus en plus suspects aux yeux du commissaire Lavardin qui débarque dans la ville pour y remettre un peu d’ordre. Sa descente épice enfin cette histoire peu palpitante menée de façon très prosaïque par un réalisateur un brin dépassé par la superbe affiche qu’il s’est offerte. Alors saluons l’avènement de Jean Poiret en flic pas très orthodoxe et celle de Lucas Belvaux encore tout jeunot dans son rôle de postier amoureux transi de la belle Henriette. Pauline Lafont tout en grâce et bavardage dont le souvenir se ravive à la vue de cette présence qui aurait dû porter le cinéma hexagonal des années durant. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Hormis la bonne idée de ce duo mère-fils qui espionne ses ennemis locaux par la lecture de lettres détournées par le second, et les personnages de la maman, puissamment incarnée par Stéphane Audran, et, à un degré moindre, celui de l’inspecteur Lavardin, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. L’intrique policière est mal développée, la psychologie et les moteurs internes des notables du cru est à peine effleurée, et l’on assiste à une succession de saynètes, pas désagréables, mais anecdotiques voire superficielles. La réalisation est impersonnelle, pas très éloignée de celle d’un banal téléfilm. La musique est envahissante et laisse à penser que le cinéaste a voulu mettre en avant le compositeur qui n’est autre que son fils. On est vraiment loin du chef d’œuvre que Chabrol avait livré avec « Juste avant la nuit » !
Malheureusement même pour un film policier ça a mal vieilli! Le scénario est sympa mais la réalisation quand même assez nulle! Dur d'accrocher et rester concentré, plein de longueurs qui ne servent à rien alors que le début était passionnant, du mal à s'y retrouver avec les mobiles et 2 personnages que l'on voit très peu et qui se ressemblent un peu, le flic est pas crédible et Poiret pas vraiment bon, le facteur n'en parlons pas! Les seuls qui m'ont paru convaincants sont Pauline Laffont et la mère.
Comme beaucoup de films de Chabrol de cette époque, "Poulet au vinaigre" manque de rythme. C'est dommage car l'histoire est bien ficelée et elle a le mérite d'introduire le personnage de Lavardin, inspecteur génialement interprété par Poiret, auquel le cinéaste consacrera un autre long-métrage pour le cinéma et plusieurs pour le petit écran. Ici, les gentils sont à peine plus ragoûtants que les méchants (une mention spéciale à Stéphane Audran dans le rôle de la pauvre infirme persécutée). On regrette finalement que tout cela reste assez tiède...Pauline Lafont mise à part, plus volcanique que jamais, qui joue la postière amoureuse.
L'intrigue criminelle qu'aura à élucider l'inspecteur Lavardin compte moins, comme on pouvait s'y attendre, que le regard que Chabrol porte sur une bourgeoisie provinciale infecte et sur ses notables grotesques et perfides. D'ailleurs, le dénouement de l'énigme sera vite expédié, voire bâclé, tant l'intrigue est accessoire. Prenant plaisir à bousculer le petit monde médiocre de la province (et Lavardin-Jean Poiret ne s'en prive pas), Chabrol ne se montre pas plus tendre avec les victimes -une vieille folle et son fils, facteur indiscret, que des notables du bourg tentent de faire expulser de chez eux- qu'avec la clique de bourgeois de la petite ville. Quand Lavardin y débarque, tardivement dans le film, le policier joue le rôle de redresseur de moeurs avec ses méthodes musclées et insolentes, son cynisme et son aversion pour ce microcosme délétère. Cependant, le récit nous semble par moments un peu indolent ou terne, à l'image du facteur, figure centrale de l'intrigue, qu'interprète Lucas Belvaux. Et puis, cette peinture de moeurs chabrolienne n'est pas toujours très subtile ni approfondie; Chabrol se livre à une sorte de jeu de massacre malicieux qui donne le ton du film et fait son originalité mais qui est aussi une façon caricaturale pas toujours convaincante.
Ce film caustique, cynique et aussi policier de C. Chabrol reprend les ingrédients classiques des films de Chabrol en y ajoutant un côté policier bien venu. Comme toujours, en province, et en Normandie plus précisément, on suit un groupe de petits bourgeois, mené par C. Bouquet, qui veut racheter par tous les moyens une vieille maison où vivent le facteur (L. Belvaux) et sa mère handicapée (S. Audran). Avec cette petite musique classique et aussi classique des films de Chabrol, on évolue en terrain connu. Belvaux est parfait dans son rôle de facteur déluré, maladroit et timide. Lorsque l''inspecteur Lavardin arrive enfin, on ne sait d'où d'ailleurs, car il semble avoir tous les pouvoirs, et pas de hiérarchie, il va mettre à jour ces petites manigances et résoudre, à sa manière, les quelques meurtres qui se produisent. Chabrol s'intéresse vraiment qu'aux personnages je trouve. Ils sont présentés succinctement à chaque fois mais ce sont eux qui font l'histoire et pas l'inverse. En tout cas ça donne envie de revoir la série des Dossiers de l'inspecteur Lavardin.
Poulet au vinaigre l'un des films culte de claude chabrol dans l'interpretion magistrale de jean poiret. Meme si le scenario reste un peu confut vers le fin.