Représentant la Pologne aux derniers Oscars, "La Communion" a attisé ma curiosité par son rapport à la foi et à la spiritualité. Dans la même veine, j'ai beaucoup pensé au "Disciple", film russe qui abordait le thème de la religion avec cette même dualité et cette fougue juvénile. Adapté d'une histoire vraie, le film raconte l'usurpation d'identité d'un jeune criminel issu d'un centre de détention qui se fait passer pour un prêtre pendant quelques mois au sein d'un village. Célébrant les messes quotidiennes et assurant les confessions, il gagne la confiance des habitants, jusqu'à se révéler plus efficace que son prédécesseur. Loin des dogmes officiels, c'est avec le coeur et l'esprit qu'il s'adresse à Dieu et aux paroissiens. Difficile de ne pas être charmé par l'aura magnétique de l'acteur principal, Bartosz Bielenia, au jeu ambivalent, tantôt doux comme un agneau, tantôt ultra-violent. C'est lui qui pulse toute cette mascarade avec brio ! Ce rôle de voyou touché par la grâce est attachant mais aussi par moment inquiétant. En effet, le célèbre dicton prend ici tout son sens : l'habit ne fait pas le moine ! Et c'est justement cette dualité que questionne le film. Qu'est-ce que la rédemption ? La vocation ? Croit-il vraiment en Dieu ? Les notions de péché, de renaissance, de légitimité arpentent ce récit d'éveil spirituel et soulèvent des questions. Seulement voilà, tout se concentre sur ce personnage et son évolution ambiguë. Les tenants et les aboutissants restent flous. Les personnages secondaires se font oublier malgré une tentative d'histoire d'amour qui passe totalement à la trappe. La mise en scène, elle, est très statique et le style assez sobre si on omet la scène finale. Pas déplaisant et plutôt interessant, "La Communion" manque néanmoins de saveur pour marquer considérablement les esprits. Sans doute est-ce une question de sensibilité mais, pour ma part, je l'ai déjà oublié.
La thématique de la rédemption par la voie théologique est toujours délicate à manipuler. Il est assez facile de tomber dans une forme de prosélytisme. La communion arrive subtilement à éviter cet écueil, et s'entâche, grâce à une formidable prestation de l'acteur principal, à susciter l'émotion et l'empathie. Le ton est juste, la réalisation au service du scénario. En somme, une production atypique mais captivante.
Venu de Pologne et inspiré de faits réels, "La communion" est un film fort qui marque les esprits. Partant d'un constat social, le film est une histoire d'usurpation et d'abus de confiance qui transformera autant le jeune protagoniste que les gens qu'il dupe tout en les aidant finalement. Mise en scène précise et efficace sans recherche d'effets inutiles, scénario remarquablement construit et habilement mené et enfin une interprétation habitée du jeune acteur principal, tout concourt à faire de La communion" un film postulat réussi.
Daniel est un jeune délinquant polonais de vingt ans. Alors qu’il réside dans un centre de détention juvénile, il ne peut pas accéder aux études de séminariste, sa vocation spirituelle. Envoyé dans une petite ville dans un atelier de menuiserie pour des travaux forcés, il décide alors de se faire passer pour un prêtre et prend la tête d’une paroisse. Marqués par un drame commun, les habitants de la ville vont découvrir des méthodes inédites à la paroisse grâce à la foi de Daniel. A la fois étrange et sombre, mais aussi optimiste, “La Communion” doit sa force à la complexité du personnage principal que le comédien Bartosz Bielenia interprète avec empathie. Cette histoire d’usurpation d’identité offre une réflexion intéressante sur la sincérité des imposteurs et la repentance des honnêtes paroissiens. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Daniel, 20 ans, frustré de ne pouvoir suivre une formation de séminariste en raison de de son passé de délinquant, usurpe le rôle d'un curé au sortir de prison. Sincère dans sa foi, son regard clair et perçant lui donne l'air transcendé chaque fois qu'il prêche, Le jeune homme prendra son rôle à cœur malgré la méfiance de certains et les tentations sur son chemin. Hélas le passé va resurgir et le rattraper. Un film dense, original, d'une puissance troublante, porté par le jeune acteur polonais Bartosz Bielenia.
Un scénario étonnant, inspiré d'une histoire vraie. Une narration bien menée, sans surenchère, ni côté comédie, ni côté drame. Le résultat est maîtrisé, captivant, intéressant dans ses thématiques (le déterminisme social et ses limites, la foi et son expression, la violence individuelle et collective, la justice et l'injustice) et dans son regard (social, politique, religieux) sur la Pologne d'aujourd'hui. L'acteur principal, Bartosz Bielenia, est extraordinaire.
Je voulais voir ce film depuis sa sortie, et c'est seulement maintenant que je le découvre. Je m'attendais à me prendre une claque, au vu de la presse particulièrement élogieuse qu'il avait eu à l'époque, et pourtant j'ai quand même été surpris.
C'est un très bon film, complexe, puissant, presque viscéral et en même temps qui pousse à la réflexion. Jan Komasa traite beaucoup de sujets difficiles avec une grande justesse, qu'il s'agisse de la foi, du catholicisme, de la vie, du deuil ou encore de la situation en Pologne. Il n'apporte pas forcément de réponses (encore que), mais il propose des pistes intéressantes.
« La Communion » est un film impeccablement réalisé, au scénario dense et implacable, et surtout porté par des interprètes extraordinaires. Notamment Bartosz Bielenia, extrêmement impressionnant, capable de passer par toutes les subtilités des émotions et au charisme électrisant. A quand un cinéma de cette qualité en France ?!
Ce film polonais sur le thème toujours passionnant de l’imposture nous fait suivre l’histoire de Daniel, génial Bartosz Bielenia, un jeune homme tout juste sorti d’un centre pour délinquant et qui va se faire passer pour un prêtre dans un village de la campagne polonaise endeuillée par un accident de la route qui a tué plusieurs de ses habitants. Son ardeur et son style peu conventionnel vont rapidement redonner du peps à une paroisse un peu plongée dans le formole. Un long-métrage solide et rythmé, qui offre une réflexion captivante sur les notions d’innocence, de culpabilité et du poids du regard de sa communauté sur sa construction personnelle. S’il s’éparpille un peu dans une sous-intrigue qui vampirise le propos principal, La communion n’en reste pas moins un portrait saisissant de la Pologne contemporaine.
Quelle force ! Le jeune comédien crève l'écran et semble habité par le rôle Quand la fonction transcende l'homme; quand l'habit fait le moine! Vitalité débordante; humanité et le mystère de la Foi, du Pardon ?
C’est un fait-divers aussi invraisemblable que réel qui aura inspiré l’histoire de ce film venue de Pologne. Outre cette usurpation d’identité, on est également captivé par le drame qui frappe ce petit village et dont certains secrets vont être révélés au fil des minutes. On ne peut pas passer à coté, l’acteur Bartosz Bielenia porte littéralement La communion à travers une superbe performance. Charismatique et totalement crédible à travers les deux visages qu’il arbore ; il se montre aussi fascinant lorsqu’il enfile sa robe de prêtre que lorsqu’il se déchaîne tel un chien enragé. Voilà une superbe découverte qui ne vous laissera pas indifférent et qui donnerait presque envie de retourner à la messe du Dimanche !
Est-ce que ce film est basé sur une histoire vraie? Je ne sais pas. En tout cas, c'est un film fort et dur. Certaines scènes sont d'ailleurs très violentes, notamment au début et à la fin du film. On a donc un contraste très fort entre cette violence qui existe dans le centre de rééducation et pour laquelle Daniel semble avoir un vrai penchant naturel et la douceur dont Daniel sait faire preuve dans son rôle de prêtre. Daniel est un délinquant qui au cours d'une bagarre a provoqué la mort de l'autre personne, ce qui l'a conduit en prison puis en centre. Là il apprend un métier dans la menuiserie, et se rapproche de Dieu dans un sens. Lorsqu'il est transféré dans un autre centre et une autre menuiserie, il voyage seul et par un hasard de circonstances se retrouve prêtre dans un petit village, le même village où se situe sa nouvelle menuiserie. Il va dans un sens se racheter, pendant cette période, en tentant d'aider les gens. Pour finalement se faire rattraper par le destin. Plus ou moins en tout cas. Un beau film à voir.
Histoire incroyable sachant qu'en plus cela est inspiré d'une histoire vraie. Le souci de la réinsertion des jeunes délinquants et cette foi naissante. L'acteur principal est incroyable, rien que pour cette performance cela vaut le coup de le voir.
Daniel, jeune polonais qui vient de sortir de son Centre Educatif Fermé, va se retrouver prêtre d'une petite bourgade. De fil en aiguille, celui-ci va s'investir de plus en plus et trouver grâce aux yeux des fidèles avec son style particulier. Scénario original et bonne surprise de ce film vu en séance de rattrapage. Il y a un suspense constant pour savoir si cet usurpateur va se faire démasquer. Le film ne se contente pas de cela ; il amène une vraie réflexion sur la religion et le pardon. Bartosz Bielenia est bluffant de par son charisme et son côté caméléon, sachant s'adapter aux diverses situations. Un très bon film.
Dans ce film inspiré d’une histoire vraie et titré originellement « Corpus Christi », on ne sait pas tout du passé du principal protagoniste, lequel, au lieu d’aller dans une scierie sise dans un village paumé et accueillant de jeunes délinquants, va prendre la place du prêtre local. Habité par sa nouvelle mission, il va alors conduire ses ouailles vers d’autres horizons de façon originale, mais toujours dans le respect de Dieu. Va-t-il alors se faire rattraper par son destin ? Voici, malgré une trame finalement assez convenue pour tout cinéphile qui se respecte, un beau métrage sur une rédemption à la fois individuelle et collective qui repose avant tout sur son acteur principal à l’interprétation éblouissante, à la fois poignant, violent, meurtri, sensible, empli d’espoirs, toute la palette d’émotions y passe et il ne pourra vous laisser indifférent ! « A star is born » !
Bon film polonais sur le pardon et la rédemption, un film d'une froideur impressionnante, excellents passages avec des discours très justes sur l'hypocrisie sociale.