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mattdvl
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3,5
Publiée le 10 juillet 2021
Film plein de promesses qui ne sont qu'à moitié tenues, la faute à un casting inégal, notamment un acteur principal sans relief, et à des dialogues assez plats qui ne donnent pas sa pleine puissance à l'histoire. Dommage.
Un film vraiment atypique. Gagarine est un film qui veut mettre de la magie dans un environnement social compliqué. Une cité et des vies promises à la destruction et une volonté de s’élever par rapport à ce qui parait déjà écrit. La musique discrète mais aérienne souligne le propos à merveille. Poétique et magique il peut passer pour utopique, mais il se dégage de ce film une simplicité et une sincérité qui font plaisir à voir.
" Gagarine" acclamé par la critique est un drame social qui se regarde . En effet je fus un peu déçu par ce film qui manque d'émotions selon moi, de plus j'ai trouvé que parfois le scénario cédait à la facilité malgré un sujet intéressant (la crise des banlieues française), certaines séquences sont poétique et touchante et la belle performance du jeune Alséni Bathily sont les atouts de ce film.
Un film qui ne se prend pas la tête pour évoquer le passé encore tout récent de certaines cités de banlieues, ici celle d’Ivry rasée en 2019. En posant les rêves du jeune Youri, un gamin de cette banlieue devenu adolescent, Fanny Liatard et Jérémy Trouilh évoquent entre tendresse et nostalgie ce que l’Histoire peut nous laisser comme héritage. De la conquête spatiale au déracinement de l’humanité, l’espace demeure encore assez vaste nous disent-ils pour l’imagination vers une voie aussi lactée que féerique. Entre les deux Youri attendra toujours sa mère , bien lové dans son vaisseau spatial construit avec des matériaux de récupération. Son rêve ultime qui le fait triompher des démolisseurs dans un final sublime avec lequel il nous avait bien promis la lune ! Magnifique Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Je n’ai jamais vu un film aborder la banlieue comme celui-ci. Loin des clichés habituels, l’audace des auteurs Fanny Liatard et Jeremy Trouilh est payante. Même si le scénario de cette chronique sociale n’est pas exempt de défauts, j’ai été happé par la singularité et la poésie de leurs regards sur la cité Gagarine.
Fanny Liatard et Jérémy Trouilh attirent notre regard au coeur d'une cité en voie d'extinction. Gagarine en est le théâtre, Youri l'interprète principal. Il y a beaucoup de fantaisie dans la tête de ce jeune homme. Et le cinéma de cette co-réalisation insiste sur la forme. C'est agréable et coloré. Cela montre que la démolition n'est pas qu'une affaire matérialiste, c'est aussi l'enfouissement de multiples souvenirs à jamais. Tout çà est raconté avec énormément de douceur, antinomique pour un quartier n'est-ce pas ? J'aime ce parti pris d'éviter tout acte de violence mais d'exprimer sa colère par l'action. Innovons avec le terme de "poésie sociale" qui colle assez bien avec l'idée générale du film. Une bonne première.
Premier long-métrage du duo composé de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, Gagarine est une plongée onirique et organique au cœur de la cité du même nom à Ivry-sur-Seine, tournée avant et pendant sa démolition en 2019. Œuvre politique et poétique, cette balade intime et amoureuse se vit comme la cartographie émotionnelle d’un lieu voué à la destruction, malgré l’amertume de ses habitants qui y sont viscéralement attachés. Proposant des ponts improbables entre l’espace et les cités de banlieue, Gagarine se vit plus qu’il ne se décrit, avec ses incroyables personnages plus solaires les uns que les autres. À commencer par Youri (Alseni Bathily), le personnage principal, jeune homme qui refuse d’abandonner son immeuble et les souvenirs d’une mère définitivement absente que celui-ci contient, et dont l’ambition de transformer son lieu de vie en navette spatiale fera basculer le film dans le fantastique. Une mention spéciale à tous les acteurs, ainsi qu’à la cheffe décoratrice – le film regorge de trouvailles géniales, tendance bricolage, que ne renieraient pas Michel Gondry – et au chef opérateur qui nous offre une magnifique lumière. Un coup d’essai remarquable.
Youri 16ans rêve d’être astronaute, il a grandi dans la cité gargarine inauguré par le cosmonaute lui-même à l’époque, les bâtiments ont vieillis et sans devenu insalubre, ils vont être détruit, mais youri fait de la résistance car il refuse de quitter gargarine. On a tellement voulu faire un beau film que c’était écrit dessus,la poésie ne surprend pas, j’ai pas accroché.
Premier long métrage du duo de réalisateur, qui nous présente un film social de très bonne facture. Une véritable surprise pour ma part, gagarine est une cité hlm qui s apprête à être détruite. Un jeune homme ne l entend pas de cette et tente tant bien que mal à sauver de la destruction cette cité qui l aime tant. en scène est un bijou. La cité est filmé de façon à ce qu elle peut être perçu comme un vaisseau spatiale , ou ses habitants attaché à ces lieux sont incompris Des idées de plan bien maîtrisé en fait un film spécial mais non moins intéressant. J ai toujours en tête cette scène géniale ou en toile de fond la version de la marseillaise de Serge gainsbourg resonne et ou 3 jeunes gens dansent sur cette musique qui proviennent d endroit différents, très émouvant.
Ma cité va décoller! Un jeune garçon apprenant que la barre d'immeubles dans laquelle il a grandi va être détruite tente de la sauver et l'idéalise en station spatiale. Un joli film poétique et bienveillant qui pose, enfin, un regard neuf et loin des clichés habituels sur la banlieue et ses habitants. Beaucoup de premières fois dans cette œuvre, à la réalisation, à l'interprétation principale et elles sont toutes à suivre de près.
C’est un autre regard sur la banlieue que celui qu’on a l’habitude de voir que ‘Gagarine’ a à proposer,, un regard qui ne fait pas l’impasse sur les difficultés des cités françaises, la promiscuité et le dénuement qui y règnent mais préfère emprunter la voie d’une utopie qui célèbre le fragile vivre-ensemble qu’elles avaient pour objectif (théorique) de développer à l’origine et qu’elles parviennent encore parfois à incarner…et aussi le constat que ces lieux périphériques et plus ou moins ignorés par le pouvoir (à l’exception de sa branche policière) sont, pour leurs habitants, ce qui se rapproche le plus d’un foyer et de “racines”. Le film a été tourné dans la véritable cité Gagarine à Ivry-sur-Seine, avant sa destruction en 2019 qui constitue d’ailleurs l’objet central du film, et mélange acteurs confirmés et figurants locaux…mais il s’agit de son seul point d’ancrage avec la réalité car à ce niveau aussi, ‘Gagarine’ choisit la voie de la poésie et du réenchantement du quotidien pour asseoir son propos, avec ce jeune homme prénommé Youri, comme le cosmonaute qui inaugura l’endroit en 1963, qui se démène pour sauver sa cité de sa destruction programmée. Lorsqu’il se rend compte qu’il n’y parviendra pas, alors que les résidents déménagent les uns après les autres, il décide de rester caché sur place, son appartement devenant, métaphoriquement et au sens propre, la capsule de survie d’un cosmonaute à la dérive dans l’espace. Le jeu de miroirs entre la réalité de l’environnement et la vision fantasmée d’une mission spatiale est permanent et plutôt inspiré, tandis que les à-côtés (par exemple, la relation entre Youri et la jeune rom du campement voisin) s’insèrent harmonieusement dans la vision des réalisateurs. ‘Gagarine’, galop d’essai pour Fanny Liatard et Jérémy Trouiilh (qui devaient au départ réaliser un simple documentaire sur l’endroit) possède la spontanéité des premières fois sans trop souffrir de leurs maladresses et de leurs hésitations, et le plus beau compliment qu’on puisse lui faire, c’est qu’il y a du Michel Gondry - en bonne forme, en plus ! - dans la capacité de ces deux jeunes cinéastes à faire naître une certaine forme de magie au détour d’un bricolage inspiré.
Gagarine sonne comme une épopée, la réalisation de l'ambition d'une nation, du monde . Gagarine,nom d'une cité de banlieue . Humanité, solidarité, connivence et on a tellement envie d'y croire ! Solitude, abandon mais aussi de belles rencontres avec de belles personnes. Et surtout l'idée d'aller au bout, tout au bout de ses rêves. Réaliser sa vision de la vie ... Un film qui permet de se dire "je sais pourquoi j'aime le cinéma " un film qui va raisonner encore longtemps. Les acteurs, les occasionnels ceux du quartier et les professionnels donnent à l'histoire toute sa force . Vraiment je conseille.
De bonnes intentions, de l'originalité et une envie de mêler poésie et social honorable. Mais il y a un problème de scénario (on dirait un court étendu en long), de construction des personnages et de montage. Dommage.
Un premier film très maîtrisé et unique qu on pourrait situer quelque part entre Kechiche (pour le côté terrien) et Nolan (pour le côté cosmique). Les deux jeunes acteurs sont excellents. Seul petit reproche : la fin spoiler: (l'équipe de démolition n'a pas remarqué le jeune héros encore dans la cité qui s'apprête à être détruite) laquelle on peine à croire.
Désolé mais je n'ai pas réussi à décoller avec ce Gagarine. Le film, certainement ambitieux, se révèle au final lent et un peu mièvre. Sans doute est-il difficile de réaliser un chef d'oeuvre en comptant avant tout sur de bons sentiments.