C'est lent lent lent, et pourtant c'est plein de rebondissements... Rien n'est dit, il faut remplir les blancs des non-dits. C'est un met fin et délicat servi par un excellent duo d'acteur...
Jamais un fim m'a tant ému, bouleversé! La vie du monde muslim, moderne et progressive du Maghreb y est réprésentée d'une façon admirable. Le retour chez moi j'ai prié pour que dieu nous aide à construire un monde meilleur. Masterwork! Erik / Hollande
Superbe film, bien écrit , intelligent, intense , subtil . Les acteurs sont juste , il y a une vraie réflexion derrière . Une bonne surprise , sachant qu en plus c’est le premier long métrage du réalisateur.
Pour son premier film en tant que réalisateur, Mehdi M. Barsaoui nous offre un sacré morceau de cinéma. « Un fils » est une œuvre forte et intense qui vous captive dès les premières minutes pour ne plus jamais nous lâcher durant une heure et demie. C’est un long-métrage intense et maîtrisé de bout en bout qui alterne et mêle les genres de manière fluide sans jamais se perdre dans sa narration ni se heurter à un résultat peu probant. Et le duo d’acteurs au centre du récit, un mari et une femme incarnés par un Sami Bouajila bluffant de détermination et de fêlures et une Najla Ben Abdallah tout aussi émouvante et impressionnante, frappe fort et nous emporte sans réserve. Le film marie de manière quasi parfaite la tragédie familiale et le suspense en forme de course contre la montre.
La première demi-heure, à forte consonnance dramatique, démarre sur les chapeaux de roue et ne nous laisse aucune minute de répit même si après ce démarrage en trombe, la tension retombe un tout petit peu. On pense un peu aux films de Fred Cavayé comme « Pour elle » concernant la sensation d’urgence et la force de frappe des événements présentés, un film qui associait également drame et thriller. Voir ce couple anéanti après que leur petit garçon ait reçu une balle nécessitant une transplantation d’urgence est déchirant et souvent les larmes sont au bord de couler. Face à des choix cornéliens et une révélation inattendue, ce couple va vivre des moments de douleur d’une puissance dramatique rare et « Un fils » parvient à nous faire ressentir les hésitations, les doutes et les combats de ces deux personnages dans une situation cauchemardesque. Poignant et immersif, on retient notre souffle avec eux. Puis, petit à petit, « Un fils » va se doubler d’un sacré thriller quand il va devenir évident que pour le sauver ce couple va devoir passer au-dessus des lois. Et là la machine à suspense va s’emballer et tenir bon jusqu’aux dernières secondes de manière magistrale.
Mais cette œuvre au récit impeccablement condensé qui va droit au but ne se limite pas à un thriller dramatique carré et réussi. Il a l’intelligence de se parer d’un sous-texte politique fort. Il pointe du doigt de manière claire les lois archaïques de la Tunisie encore sous le joug d’une religion bien trop présente et répressive. Le message est clair et n’empiète aucunement sur le reste. Et Barsaoui parvient même à dénoncer le trafic d’organes lors d’une intrigue secondaire parfaitement raccrochée au récit principal, un scénario optimisé doté d’une ossature parfaite. La mise en scène chirurgicale s’adapte à chacune des situations. Elle est précise et percutante et met bien valeur ce coin reculé de la Tunisie durant les belles séquences en extérieur magnifiant le désert tout comme les couloirs de cet hôpital de région avec une caméra aux plus proche des émotions des protagonistes. « Un fils » est donc une excellente surprise, bouleversante et prenante du début à la fin.
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"Un fils" est avant tout un drame familial, celui du petit Aziz grièvement blessé, et celui de ses parents, Farès et Meriem qui vont se déchirer. Le film est porté par le talent de Najla Ben Abadallah et surtout celui de Sami Bouajila qui rayonne dans son rôle entre incompréhension et colère. Sans vouloir en dire trop, le film aborde une multitude de sujets comme la filiation, le pardon, le trafic d'enfants, le tout en 2011, époque compliquée pour la Tunisie Au milieu de tout ça, le petit Aziz attend en silence. Un ensemble qui soulève bien des interrogations et captive pleinement.spoiler: Dommage que le film se termine si brutalement, laissant le dénouement en suspens.
Un beau drame conjugal tout autant qu'un double suspense habilement mené, entre mélo médical et dénonciation politico-économique. Sami Bouajila retrouve un rôle digne de son immense talent.
c'est un film boulversant , et qui devoil les problemes du terrorisme, et des delabrements de personnes malveillantes mais cette histoire reste tres belle les heros malgre l'adversité reussisent à s'en sortir avec dignité et amour superbe
Nous étions partis pour voir un autre film et nous ne savions rien de celui là, tant mieux, car la divulgation du cœur du scénario lui aurait fait perdre de son intensité. Les dilemmes qui se présentent à un père et à une mère sont capitaux, mais ce qui aurait pu être un lourd mélo est crédible, bien que certaines situations fassent dire: « c’est incroyable ! » Le drame familial s’inscrit habilement dans une réalité sociale palpitante mais pas dénoncée à la façon appuyée de tant de reportages se voulant éducatifs. Pour un retour en salle de cinéma c’était parfait : un format familier qui devenait rare (1h1/2), avec découverte d’excellents acteurs Sami Bouajila et Najla Ben Abdallah qui mélangent arabe et français dans la même phrase, rappel de la vitalité du cinéma tunisien : http://blog-de-guy.blogspot.com/2016/01/a-peine-jouvre-les-yeux-leyla-bouzid.html occasion de remonter à un film qui nous avait marqué http://blog-de-guy.blogspot.com/2012/03/never-let-me-go-mark-romanek.html et vers des auteurs cités par des commentateurs Asghar Farhadi http://blog-de-guy.blogspot.com/2012/10/les-enfants-de-belle-ville-asghar.html Nuri Bilge Ceylan, http://blog-de-guy.blogspot.com/2018/09/le-poirier-sauvage-nuri-bilge-ceylan.html
Histoire poignante... Très belle réalisation... Acteurs magnifiques ..Merci pour cette histoire poignante qui nous met en haleine pendant toute la durée du film... A voir absolument
Un très beau film sur la paternité, la force de l'amour et les limites qu'on se fixe pour sauver la vie d'un être qu'on aime. Sur fond de terribles trafics profitant de la faiblesse des réfugiés fuyant leur pays. Sami Bouajila est parfait
2011 en Tunisie, la Libye proche est très instable. Fares, Meriem et leur fils de 11 ans, Aziz forment une famille moderne et aisée. Ils participent à une fête entre amis. Sur le chemin du retour ils sont la cible de terroristes dans le désert aux alentours de Tataouine.
Ce film est sorti avant le confinement je viens de le voir après avoir lu d’excellentes critiques méritées. Je n’en dirai pas davantage, dommage de gâcher le suspense.
« Un fils » est un film très équilibré, tout en retenue, à l’image soignée et précise offrant de beaux plans de visages. Le cinéaste parle d’abord du couple en crise, des sentiments et de la filiation.
Il y a tout un contexte : géopolitique, médical, culturel, sociétal, bien intégré au scénario. Ce monde est parfois miné par la corruption, parfois intègre et professionnel.
L’histoire construite comme un thriller tient en haleine, le suspense est savamment distillé, les acteurs font la crédibilité de l’intrigue.
Mehdi M. Barsaoui offre un cinéma intelligent et sensible, un film à ne pas manquer. Mon blog : larroseurarrose.com
« Un fils » enfin découvert sur le tard, mérite bien finalement cette attente, quand on considère les multiples enjeux de ce film ô combien sensible et intelligent ! En effet, Mehdi M. Barsaoui a su aborder avec beaucoup de tact et de pertinence le problème de la filiation à travers d’autres problématiques dues à la culture du pays lui-même et à ses lois, ainsi qu’en mettant en avant le scandale monstrueux du trafic d’organes... À partir d’un terrible fait divers lié à l’instabilité en place en 2011 en Tunisie, le réalisateur a donc construit un drame familial d’une grande justesse, où le suspens donne rendez-vous à l’émotion, à l’angoisse et au doute ! C’est cette course contre la montre afin de sauver désespérément le petit Aziz qui sera le fil conducteur de cette histoire plus que bouleversante... À travers ce drame familial plongé dans cet hôpital étouffant et vétuste de Tataouine, on ressent tout le désarroi lié à l’attente de l’espoir, à la peur de la mort, tandis que parallèlement les bases de ce couple volent littéralement en éclat... Chaque regard en dit ici très long sur l’état psychologique de ces deux êtres qui vivent un séisme à rebondissements ! Les acteurs sont ici d’une justesse incroyable, on les sent à fleur de peau, que ce soit Sami Bouajila ou Najla Ben Abdallah, tous les deux extraordinaires, ou même ce médecin presque dépassé et impuissant face aux limites de ses propres possibilités. Un film magnifique qui fait froid dans le dos quand on repense encore aux yeux immenses et perdus de ce petit garçon, dont ce qui compose son propre corps représente sa seule raison d’exister ! C’est ainsi toute une réflexion qui va une fois de plus émerger, celle qui évoque l’horreur d’un monde qui n’a vraiment plus de sens, où là encore le profit et l’argent règnent toujours en maître, comme le prouve encore d’ailleurs cette honteuse polémique sur les soins lors de cette crise sanitaire, en cette triste année 2020 !