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MCForce
1 abonné
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0,5
Publiée le 3 mars 2022
Un film parfait si vous avez du sommeil en retard. Tout est terne, delave, lent : la photo, les decors, le scenario sans suspens... seul Depardieu est interessant. Je vous souhaite une bonne sieste
Mortel et soporifique...quel gâchis ! Il est vrai que j'ai eu la chance de voir Maigret et l'affaire Saint-Fiacre de Jean Delannoy avec Jean Gabin, et croyez moi, avec celui-ci, on descend de plusieurs étages ! J'étais pourtant très impatient de voir Depardieu jouant ce rôle mythique qui lui allait comme un gant ! Hélas, la montagne a accouché d'une souris, Patrice Leconte a dilapidé cet héritage et n'a tiré aucune quintessence d'un Gérard Depardieu, amorphe, absent, récitant son texte sans incarnation, déprimé...,qui plus est, film presque entièrement tourné dans des studio, ce qui le rend on ne peut plus aseptisé
Film policier très classique, sympathique. On y trouve une louable volonté de s'éloigner du film d'action. Depardieu est parfois touchant. Le reste du cast n'est cependant pas mémorable, et Depardieu a l'air fatigué, si fatigué... La relation entre Maigret et la jeune fille des rues n'est jamais vraiment réussie, et tout le final tombe un peu à plat.
Un film tres médiocre avec un Depardieu venu à l'évidence cache tonner et ne pouvant masquer son profond ennui,tres contagieux! Pourquoi donc avoir voulu à ce point modifier la tres belle intrigue originelle pour,lui en retirer toute sa substance et sa crédibilité ? N'est pas Simenon qui veut MR le scénariste!!
Je ressors de cette projection quelque peu frustré de cette adaptation du roman de Simenon sur grand écran. En effet, on y retrouve le célèbre commissaire Maigret (Gérard Depardieu) avec un petit moral, qui va tenter d'élucider le meurtre d'une jeune mineure ( moins de 21 ans à l'époque). Le perspicace Depardieu va se lancer à son rythme dans cette enquête au milieu de jeunes femmes venues de province chercher une vie meilleure dans la Capitale. L'ambiance des années 50, l'accent parisien des acteurs, tout y est restitué à merveille. Et pourtant, le flegme de l'immense Depardieu ne suffit pas toujours à combler un scénario assez prévisible. On passe quand même un bon moment à suivre les déductions du commissaire qui en impose comme on dit!
Mais pourquoi je suis allé voir ça?? Pour Depardieu? Pour Maigret ?? Je me le demande encore ... Maigret , pffff ; je l'ai vu 1000 fois avec Jean Richard ou Bruno Kremer et c'est là que j'ai merdé !! Je l'ai trop vu !! Alors comme là , Le Gégé il est monolithique , l'image fade/sombre , le scénario de l'enquête poussif et bien je me suis fait iech et je l'ai bien cherché !
Reprendre Maigret au cinéma en 2022 n'était pas chose facile, tant le personnage de Simenon est ancré dans notre imaginaire, grâce aux interprétations de grands acteurs depuis plus de 50 ans. Très attaché au commissaire du 36, je redoutais néanmoins un rythme trop lent, plus en phase avec notre époque. Sans dénaturer la méthode du célèbre policier, force est de constater que Patrice Leconte a réussi à maintenir le rythme et l'attention du spectateur en enchaînant des scènes assez courtes, dont certaines sont tournées en plans serrés, caméra à l'épaule. Gérard Depardieu se glisse dans le costume de Maigret comme s'il l'avait toujours porté. Patrice Leconte et lui font avant tout du commissaire un homme, las après tant d'années d'enquêtes et par les coups durs de la vie. Il manifeste une grande empathie dans sa manière d'etre toute en subtilité. Si loin des flics super-héros que rien ne touche et qui ne nous touchent pas en retour. Le Paris des années 50 est très bien reconstitué jusque dans les plus petits objets. On ressent l'atmosphère de l'époque dans les rues, les appartements et les cours intérieures, où l'on trouvait alors des concierges... Le film propose même quelques pointes d'humour qui nous rapprochent un peu plus du personnage. Quant à l'enquête, elle n'est finalement pas le pourquoi nous serons contents d'être venus voir ce Maigret.
un film raté, depardieu n'est plus que l'ombre de lui même . Un bruno crémer dans ce role de commisaire était plus en adéquationt avec le personnage. Ici, le film est sombre, lent et interpréter par un depardieu national qui est maintenant vide de talent. Je suis extrèmement déçu.
L'intrigue n'est pas extraordinaire, on peut même parler d'une certaine lenteur, mais on ne s'ennuie pas un instant... Depardieu porte ce film, son jeu d'acteur on ne peu plus sobre, sa voix, son visage, expriment des sentiments et une sensibilité rares. Au delà de son physique, cet acteur est un géant, et rien que pour lui ce film mérite d'être vu.
On ne peut qu'être très partagé lorsqu'on sort de ce "Maigret" : d'un côté, Depardieu qui fait un très bon Maigret, un Maigret loin d'être tout feu tout flamme et qui fait davantage penser à Jean Richard qu'à Bruno Kremer, le reste de la distribution étant également de très bon niveau. De l'autre côté, une histoire loin d'être passionnante et filmée assez mollement. Toutefois, le pire, c'est la photographie : quand on sait que le directeur de la photographie s'appelle Yves Angelo, on se dit que ce ne peut être qu'un acte volontaire de nous faire ce "cadeau" d'une photographie et d'une lumière sont aussi laides. Le but était sans doute de faire penser au Paris des années 50. Etait-il nécessaire d'aller aussi loin dans la laideur, je ne pense pas !
Trop statique. Trop opportuniste. Trop prévisible. Trop contraint. Trop lourd. Trop peu de moyens. Peut-être tout simplement trop tard. Faire endosser le rôle de Maigret à Gérard Depardieu pouvait sembler comme une évidence si l’on songe que Jean Gabin qui comme lui a été l’acteur le plus important de son temps, l’a interprété à trois reprises. Cette assertion était certainement valable il y encore dix ans. Mais en 2022, l’acteur au plus de deux cents films, usé pour avoir trop abusé de tout y compris de son métier n’est plus en mesure d’imprimer au rôle tout ce que son talent lui aurait autorisé s’il avait su ou tout simplement voulu le ménager un peu plus. Patrice Leconte avait d’abord pensé à Daniel Auteuil qu’il connaît bien mais il semble que ce dernier se soit désisté. Devant faire face à toutes les difficultés (diction approximative, mobilité réduite) qui empêchent désormais Depardieu d’être à son meilleur, il fallait bien l’expérience de Patrice Leconte mariée à celle de Jérôme Tonnerre (scénariste de Claude Sautet et de Philippe de Broca entre autres) pour rendre une copie qui ne soit pas indigne de celui qui a pris la place de Jean Gabin au sommet du cinéma français pendant plus de 25 ans. Le choix de « Maigret et la jeune morte » s’avère judicieux qui permet de présenter un Maigret affaibli et apathique qui doit faire face au meurtre d’une jeune femme de 20 ans alors que sa propre petite fille morte en couche aurait aujourd’hui le même âge. Face à des moyens plutôt limités, Leconte a su éviter les plans larges pour se concentrer sur l’atmosphère des face à face nombreux que mène le commissaire qui dans cette enquête semble particulièrement seul et taciturne. Finalement, le résultat est plutôt satisfaisant et même parfois plaisant. Il faut en remercier Patrice Leconte qui à ce stade de sa carrière sait tirer le meilleur parti des moyens qu’on lui alloue. A une autre époque, on aurait pu dire qu’il était de la trempe des grands réalisateurs de l’âge d’or des studios. Pour ce qui concerne Depardieu qui doit désormais gérer une morphologie qui n’est plus celle de sa splendeur, il semble plutôt concerné par ce rôle qui le fait marcher dans les pas de son prestigieux aîné et dont il connaît malheureusement trop bien la déchirure profonde qu’il exprime tout en retenue.
Adapter de nouveau un roman de Simenon au cinéma mettant en scène l’illustre commissaire Maigret, après toutes les adaptations auxquelles ce personnage a eu droit, semblait quelque peu inutile voire paresseux et/ou dépassé. On se demandait bien ce que Patrice Leconte allait bien pouvoir apporter de neuf concernant le célèbre enquêteur du 36 quai des Orfèvres bien connu dans l’imaginaire collectif pour avoir été incarné durant des années par Bruno Cremer à la télévision. A la vue du film sobrement et simplement intitulé « Maigret », la réponse tient en un mot, ou plutôt un nom: Depardieu. Comme si cette nouvelle itération avait été écrite pour lui. Tant mieux si c’est le cas car c’est l’une des deux raisons principales pour apprécier ce film, la principale même.
En effet, Gérard Depardieu, lorsqu’il est bien dirigé et pas en roue libre (quoique cela peut être plaisant également, comme dans l’inénarrable, particulier mais très drôle « Thalasso » de Guillaume Nicloux), reste le monstre du cinéma français que l’on connait. Et qu’on l’aime ou pas, il reste un très grand acteur qui se glisse impeccablement dans les habits de ce commissaire, comme si ce personnage avait été écrit par Simenon pour lui. Sobre et intense, il incarne un Maigret finissant, fatigué, presque désabusé. Il traîne sa silhouette si singulière dans un Paris terne et gris et en impose comme jamais. L’acteur n’en fait jamais trop, ce que l’on pourrait habituellement lui reprocher, mais au contraire il est ici d’une justesse incontestable. Second bon point de ce « Maigret », on apprécie aussi la manière dont Leconte filme ce Paris rétro à la fois triste, gris et désincarné. Comme si on voulait laisser tout l’espace possible au comédien pour briller. La mise en scène n’en demeure pas moins belle et appliquée une fois ce parti pris intégré.
Dommage en revanche qu’au niveau de l’intrigue cela ne suive pas. Pourtant plutôt fidèle à son matériel original, l’histoire que l’on nous conte ici n’est guère palpitante. Sans surprise et semblant presque accessoire, elle avance par à-coups, de manière prévisible et parfois sans qu’on comprenne bien la progression de l’enquête (le commissaire semble faire des déductions et progresser sans plus d’explications que cela). De plus, l’ajout d’une sous-intrigue psychologique avec la jeune fille que Maigret prend sous son aile n’a pas grand intérêt hormis celui de densifier la caractérisation du personnage principal, alors que cela n’était pas vraiment nécessaire dans ce cadre. Et comme le film dure moins d’une heure et demie, on se dit que sans celle-ci, il n’y aurait pas grand-chose à rogner pour le spectateur. Un film qui vaut donc essentiellement pour son acteur principal dans une composition crépusculaire pour une œuvre qui l’est tout autant mais qui nous désintéresse majoritairement sur le reste.
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Un polar sobre et élégant à l’ambiance poisseuse, fidèle à la l’univers de son auteur, mais l’intrigue manque d’intensité avec un Depardieu assez fatigué au diapason.
Après Jean Gabin pour ne citer que le plus célèbre, Gérard Depardieu reprend magnifiquement le rôle de Simenon sous la direction de Patrice Leconte. Dans la mouvance des adaptations US de Kenneth Branagh des romans d'Agatha Christie, Patrice Leconte signe un film au rythme lent et posé, le scénario est prévisible rapidement à la manière d'un Columbo. On oscille entre l'enquête policière et la perte d'un enfant, mais le véritable intérêt de ce film est à mon avis, la performance habitée de Gérard Depardieu, comme souvent avec lui.