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Marc L.
69 abonnés
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3,5
Publiée le 9 septembre 2021
Passé plus ou moins inaperçu, ‘Saint Maud’, premier film d’une jeune réalisatrice britannique, impose pourtant sans coup férir cette dernière comme une personnalité à suivre, grâce à un script intelligent et une approche équilibrée qui refuse de choisir entre la réflexion et le spectacle. La Maud en question est aide-soignante à domicile chez Amanda Köhl, ancienne célébrité de la danse moderne, que sa maladie a rendu acariâtre. Cette dernière est hédoniste, athée et volontiers moqueuse, tandis que Maud, après un passé douloureux que le scénario ne fait que suggérer, s’est figée dans une foi rigoriste et intransigeante. A mesure que le comportement de sa patiente heurte ses valeurs personnelles, Maud commence à se persuader que tout fait partie d’un plan orchestré par Dieu pour éprouver sa foi. Du début à la fin, ‘Saint Maud’ procède par petites touches, sans surexplication si ce n’est dans le dialogue en voix off que la jeune femme entretient avec son Créateur. Ce portrait de femme(s) brisée(s), d’essence bien plus dramatique que fantastique ou horrifique, repose intégralement sur les brillantes incarnations des deux protagonistes par leurs actrices respectives, et sur la volonté de la réalisatrice de ne pas essentialiser ces deux archétypes au risque de les rendre unidimensionnels : Amanda n’est ni une victime ni une marâtre mais simplement une femme lasse, que la certitude de sa fin prochaine a poussé à se réfugier dans le cynisme. Quant à Maud: elle est continuellement en proie au doute, tiraillée entre ses croyances et ce que lui dicte sa raison et ses envies. Rose Glass essaye de décortiquer la manière dont des éléments en apparence anodins peuvent en arriver à susciter la dérive chez une personne fragilisée, sans qu’il soit possible de faire reposer l’entière responsabilité du drame à venir sur les épaules de l’une ou de l’autre. De la même manière, les éléments fantastiques présents, dont le film fait un usage modéré, n’existent vraisemblablement que dans l’esprit exalté de Maud, bien que rien ne vienne réellement confirmer ce point de vue, ce qui permet de renvoyer habilement chacun à ses propres croyances face aux mystères de la foi.
Ce film a quelque chose d'intéressant. Une ambiance très bien travaillée, glauque et assez pesante. Les actrices principales jouent très bien, l'histoire est captivante et malaisante avec une fin pour le moins originale.
Descente aux enfers, début de démence, mysticisme exacerbé : il y a un peu de tout cela dans ce St Maud. Souvent le spectateur se perd volontairement dans les méandres de la jeune Maud, totalement habitée voire investie d'une mission. Il y a du Carrie dans St Maud assurément. Il y a aussi une gêne permanente, un malaise à la vision de ce film. L'ambivalence entre l'esprit et la réalité est très bien représentée et cela confère en permanence une double lecture plus qu’intéressante. spoiler: Perso, j'ai trouvé le tout dernier plan splendide : toujours entre enfer et paradis.
Déçu déçu déçu. Comment ne pas l'être quand on a attendu 1 an que ce film sorte pour en arriver à cela. Loin de déplorer le jeu d'acteur vraiment à la hauteur de ce qu'on pouvait espérer je m'attendais en revanche à un vrai film d'horreur pour simplement tomber dans le psychodrame un peu flippant mais qui ne pousse pas au bout le concept. Quel dommage. A quand la relève d'un vrai film d'horreur flippant qui dérange et retourne les tripes?
Ce film d'horreur n'est pas nul étant donné que ce n'est pas un film d'horreur, une comédie romantique peut-être je ne sais pas, mais ce film n'a aucun but, à part des délires de sexe lesbienne et de religion pas très religieux ,le film est linéaire. La musique s' excite, on pense qui va se passer quelque chose, mais rien et le film continue. En faite saint maud c'est un 50 nuances de Grey wish et des délire religieux ( voir satanique )avec quelques pique de musique, un histoire d'amour à la comédie romantique de tf1 et un scénario à la human centiped 2 ( sans le gore bien sur). Après si vous adorez les tirades autobiographiques d'une tarée hérétique shootés au lsd , qui baise avec tout le monde,qui raconte sa vie et ses tracas amoureux et un film qui a strictement aucun but, aucune histoire et aucune logique bah foncé vous allez kiffer
C'est bien du cinéma, tout est très soigné dans ce premier (?) film (mise en scène, son,...) ... mais on s'ennuie aussi un petit peu dans la 2ème moitié assez prévisible. Réalisatrice très prometteuse! A suivre!
Honnêtement je me suis rarement autant ennuyé. L'histoire de cette pauvre fille spoiler: persuadée de recevoir la parole divine, plutôt démoniaque ou imaginaire selon l’interprétation de chacun à ce que j'ai cru comprendre entre 2 baillements, m'a laissé de marbre. Si ça se trouve je n'ai rien pigé allez savoir:)....Ça n'est pas mal joué, on ressent bien la solitude de cette jeune femme empêtrée dans son fanatisme religieux, mais il manque un peu de frisson. je mets 2 étoiles pour ne pas décourager les fans du genre, après tout certaines critique sont plus élogieuses que la mienne alors... que chacun se fasse sa propre idée!
Une jeune infirmière s’enferme dans la foi après un drame, persuadée d’être investie d’une mission divine. Saint Maud cherche à mêler mysticisme, solitude et horreur psychologique, mais finit par étouffer sous sa propre ferveur.
Premier long métrage de Rose Glass, le film a été tourné sur la côte nord-est de l’Angleterre, dans une ville balnéaire à l’atmosphère délavée. Présenté dans plusieurs festivals avant sa sortie en 2020, il a rapidement été remarqué pour la maturité de sa mise en scène et la densité de son univers. Avec un budget modeste et une équipe réduite, la réalisatrice signe une œuvre qui interroge le rapport entre foi, corps et identité, tout en imposant une vision personnelle du cinéma d’horreur contemporain.
J’ai trouvé que le film avait du potentiel, mais qu’il manquait quelque chose pour vraiment décoller. La double lecture, entre extase mystique et folie, est intéressante et bien construite, mais elle peine à s’incarner pleinement. On sent un film travaillé, maîtrisé, parfois trop conscient de lui-même.
Rose Glass filme avec précision l’isolement et la culpabilité, mais son approche trop mesurée finit par glacer ce qu’elle voulait brûlant. Tout semble contenu, calculé, comme si le film craignait son propre vertige. L’atmosphère, certes maîtrisée, devient une chape de plomb. On ressent plus la mise en scène que la folie qu’elle veut décrire.
Le travail sonore et la lumière blafarde créent une tension constante, mais rarement incarnée. Les visions mystiques, censées troubler, paraissent presque sages, comme tenues à distance par la mise en scène elle-même. Le film veut nous faire vaciller entre la foi et la psychose, pourtant on observe Maud sans jamais vraiment être avec elle.
Morfydd Clark livre une performance subtile, mais l’écriture l’enferme dans un personnage trop abstrait. Son mysticisme devient mécanique, et l’émotion se dissout dans une symbolique insistante. Le feu, la douleur, la pénitence : tout est là, mais sans souffle véritable.
Saint Maud impressionne par son contrôle, mais cette rigueur finit par dessécher le mystère. On admire plus qu’on ne ressent, on analyse plus qu’on ne tremble. Reste une œuvre intrigante, prometteuse, mais trop corsetée pour embraser pleinement la foi et la folie qu’elle invoque.
film martyr du covid, c'est forcément un peu triste de penser à quel point ce film est passé inaperçu malgré ses qualités. il vaut le coup d'être découvert. il s'agit avant tout d'un film sur la folie religieuse, la fine frontière entre la foi et la folie. pour le raconter, la réalisatrice utilise un ton et les marques du film d'horreur, mais l'horreur est ici purement psychologique. le film n'est pas un immense chef d'oeuvre, notamment parce que sa première partie est longue, banale, et assez creuse - même si elle pose efficacement les bases de ce qui suit. mais la deuxième partie, où l'on suit principalement une fille seule dans un petit studio, est un beau morceau de cinéma, avec une certaine profondeur. certaines scènes et plans sont inoubliables. à voir.
Le truc le plus fou c'est que l'actrice principale s'appelle Morfydd. Film moyen avec quelques moments plaisants. C'est assez lent et pas suffisamment bien mené pour que l'on reste attentif.
Ayant découvert cette jeune réalisatrice avec Love Lies Bleeding, on a retrouvé dans Saint Maud ce qui nous avait tant séduit dans son cinéma : le film qui lâche peu à peu le réel jusqu'à s'en affranchir complètement, le rapport aux 80's dans la musique électro qui sublime le film, le côté queer assumé, ... Rose Glass, un nom à suivre, à coup sûr!