La Llorona
Note moyenne
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53 critiques spectateurs

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Loïck G.

391 abonnés 1 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2020
Dans les années quatre-vingt, un coup d’état au Guatemala entraîne le génocide du peuple Maya. Son responsable, le dictateur Rios Montt est maintenant prisonnier du peuple qui manifeste devant son domicile où il s’est réfugié après la condamnation du tribunal qui l’a tout autant acquitté. Un non-sens patiemment filmé par Jayro Bustamante qui en écrivant le scénario a sciemment retenu l’option du bourreau au centre des débats, avec tout autour sa famille qui découvre plus ou moins ses exactions. Les rapports inexistants mais persistants entre la colère extérieure et la quiétude du foyer forgent ce huis-clos extraordinaire dans ce qu’il a de fantastique ( la légende emprunte les ressorts du scénario ) et de profondément engagé. Voire révoltant. La grande force de ce film est de composer un drame intime qui devient celui de tout un pays. Unir l’Histoire à la raison des êtres. Qu’il s’agisse de légende, de conte ou de vérité hypnotique, Jayro Bustamante creuse patiemment les fondations de son pays dans une terre si fertile à son cinéma. Du grand cinéma.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2020
Après un très beau film tourné dans l'altiplano guatémaltèque, Bustamante s'intéresse à nouveau au peuple maya et à l'épuration dont il fut victime au cours d'une guerre civile plutôt oubliée de ce côté-ci de l'Atlantique. Grâce à des comédiens convaincants, le cinéaste peint la chute du général responsable et les interrogations de sa famille avec force. La nouvelle servante indienne de la maisonnée, dont les enfants sont morts dans des circonstances que l'on devine atroces, sera le révélateur de la culpabilité du militaire.
Un beau film en forme de huis-clos, essentiellement situé dans la demeure du caudillo où les femmes prennent la parole au fil du récit.
riverainpsy
riverainpsy

45 abonnés 433 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2022
Original et passionnant. Un réalisateur qui s'impose, sur fond de traumatisme ancré dans les consciences guatémaltèques. Mais le message est universel .
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juillet 2020
Voici un film guatémaltèque tourné quasiment en huis clos dans la résidence d'un ancien Général acquitté pour un génocide présumé. J'avais adoré "Tremblements" du même réalisateur, Jayro Bustamante Ici cet enfermement rythmé par le bruit des manifestants est dans un premier temps anxiogène pour finir par être agaçant. Même si le sujet est intéressant en dénonçant les exactions commises par les militaires du pays envers les habitants mayas, j'ai trouvé qu'il y avait une forme d'intellectualisation permanente dans ce film d'horreur assez déplaisante.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2020
La sortie en salle de La Llorona de Jayro Bustamante précède de quelques semaines celle d’un autre film guatémaltèque : Nuestras madres de Cesar Diaz. Outre leur nationalité, ces deux longs métrages partagent un même sujet mais traité sur un angle de vue diamétralement opposé. Là où Bustamante adopte le point de vue d’un général de l’armée et de sa famille, Diaz opte pour une perception à travers l’autre belligérant, la population indigène des mayas. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2020/03/05/la-llorona/
Min S
Min S

69 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2020
Un film très intéressant, avec des croyances culturelles très particulières et avec une histoire fort et douloureuse. Le rhythme est lent mais j'ai suivi attentivement tout le long du film. J'aime beaucoup Jairo Bustamante.
montecristo59
montecristo59

41 abonnés 288 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2020
Un film surprenant, et utile puisqu'il nous donne (en tous cas m'a donné) envie d'en savoir plus sur la répression barbare d'une dissidence peu médiatisée, une "Violencia" assez méconnue, un quasi-génocide sur la population maya guatemaltèque. Une barbarie impunie qui fit plus de 200 000 morts selon Wiki...
Le traitement formel peut déconcerter : parti-pris résolument surréaliste, il donne une ambiance, installe une tension, un malaise, voire de l'aversion contre un vieux général immonde, reclus dans sa villa sécurisée . Ce vieux lubrique, qui a perpétré des massacres pendant des années, cette âme noire imperméable à la culpabilité entend le peuple qui chante sa colère. Autour de lui se fissurent les défenses qui le protègent, comme se fissure l'estime de ses proches. Nous, spectateurs de son obscène impunité, on se demande si la mort s'approchera de lui au point de le toucher et le chant traditionnel final, entonné par une voix magnifique, clôture en beauté la montée de notre étrange attente... .
Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2020
Un film politico-fantastique guatémaltèque...... franchement, ne serait ce que pour l'exotisme, ça ne se rate pas!
Le général Enrique (Julio Diaz) est typique de ces officiers supérieurs sud américains (comme on en voit à chaque putsch...) farouchement anticommunistes et d'une cruauté sans limite. Il a fait massacrer toute une communauté d'Indiens Mayas, des rebelles -en fait la vérité est plus sordide: on a découvert du pétrole sur leurs terres et il fallait se débarrasser des habitants. Il passe en jugement des années plus tard et est condamné pour génocide (le jugement sera cassé.....)
Alors, ces Indiens, ces Indiennes surtout, qui sont venus témoigner au procès -de la séparation avec les hommes, des viols, de l'utilisation des enfants, se rassemblent autour de la magnifique villa où le général vit avec son épouse, sa fille médecin et divorcée, Natalia (Sabrina de La Hoz) et sa petite fille Sara. Ils chantent, jouent du tambour, crient, affichent des pancartes.... il n'y a pas de musique dans le film: c'est ce bruit de fond qui constitue l'accompagnement sonore, ce qui est un peu fatiguant à la longue (mais nous met exactement dans l'état d'esprit des habitants des lieux!)
Mais le général est aussi un vieux monsieur qui commence à perdre la tête, éventuellement dangereux; il parcours la maison la nuit un revolver à la main, prêt à tirer sur tout ce qui bouge, parce qu'il est sûr que quelqu'un est rentré, une femme: il l'entend pleurer!
C'est que dans la maison les nombreux domestiques apeurés sont partis. Il reste le garde du corps, et l'intendante, Valeriana (Maria Telon), farouchement attachée à la famille. Sans doute est ce une fille du général, qui aimait les Indiens morts, et les petites Indiennes dans son lit. Une nouvelle domestique s'est présentée, Alma (la magnifique Maria Mercedes Coroy, une beauté ethnique impressionnante) qui vient d'on sait où, mais à qui Sara s'attache.
Alors qui pleure, la nuit? Serait la Llorona, un fantôme qui pleure, qui a noyé ses enfants et n'apparaît qu'aux coupables?
Le plus impacté n'est cependant pas le général, trop diminué, mais son épouse Carmen (Margarita Kénefic), une femme élégante, aux chignons sophistiqués, sèche et dure, aussi indifférente que son mari aux malheurs des autres. Mais la nuit, démaquillée, sa crinière blanche en désordre, elle fait des cauchemars, elle s'imagine traquée par l'armée, contrainte de laisser noyer ses deux jeunes enfants.... Le remords, bien tardif? Ou la Llorana qui s'est emparée de son esprit?
Valeriana sait bien qu'on ne peut lutter contre la magie qu'avec la magie, alors elle associe la famille à d'étranges rites, mi animistes, mi chrétiens..... famille qui se laisse faire maintenant, totalement abandonnée à une peur animale.
L'eau est omniprésente. Celle de la piscine se peuple la nuit de créatures mystérieuses. Alma et Sara jouent avec cette eau, la petite fille s'exerçant à rester en apnée le plus longtemps possible. Elle aime rester auprès de cette mystérieuse Alma, mutique, passive, si fascinante dans sa tunique de dentelle.
La nuit, dans la maison obscure, ses habitants glissent sans bruit, pieds nus, dans les couloirs au gré de leurs fantasmes, et chaque image est angoissante.
Pour avoir réussi à insérer ainsi une tragédie politique contemporaine dans le substrat de croyances ancestrales, il faut être fort. Jayro Bustamante est un grand cinéaste.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2020
Un film étrange et original où se mélange fantastique et politique et où l âme des indiens massacrés vient hanter et punir leurs tortionnaires militaires. De belles images mais quelques lenteurs
marmottedu77
marmottedu77

13 abonnés 69 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2020
La llorona est un film qui révèle les plaies du Guatemala. Le massacre, le génocide des Mayas, oubliés de l'histoire. Bustamante nous fait découvrir le quotidien d'un vieux général coupable d'avoir orchestré délibérément l'assassinat de centaines d'indigènes. Plongé dans sa vie, sa maison, sa famille, nous découvrons ses angoisses, mélange de superstition, de fantastique et d'épouvante. Le destin le prend en tenaille. Il a peur. Il devient peu à peu pitoyable, nie l'évidence, n'ose affronter son passé. Son destin s'en charge. La vengeance de la llorona est puissante, implacable. La langue espagnole prend ici toute sa force tragique. Elle sonne comme une sentence, donne des frissons. Les murmures résonnent longtemps à l'oreille. Il y a dans ce film un écho latino-américain. Il nous fait voyager, nous fait découvrir, nous ouvre les yeux. Quelques longueurs, un rythme un peu haché, des moments un peu trop soulignés viennent quelquefois ternir légèrement ce très bon film.
Nisrine A
Nisrine A

38 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2020
LA LLORONA fût plus qu'une belle surprise. C'est un véritable coup de maître, un thriller politico-fantastique qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Jayro BUSTAMENTE y explore le mythe de la pleureuse (très connu en amérique latine) et l'utilise pour évoquer un sujet beaucoup plus douloureux: l'extermination des mayas sous "prétexte" de lutte contre le communisme, dans le guatemala d'il y a quelques années.
Je salue vraiment Jayro pour sa démarche, son talent d'écriture et son choix de sujets âpres (notamment dans TEMBLORES sorti l'année dernière, voir ma critique si besoin). Jayro réussit finalement l'impossible: faire rayonner son pays dans le monde du cinéma via des vérités humaines très obscures. Bravo maestro ! Jeune cinéaste à suivre de très près !
William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2020
La Llorona est un film politico-fantastique, genre plutôt peu représenté au cinéma (Le labyrinthe de Pan ?). Il s'agit donc d'une oeuvre plutôt originale, d'autant qu'elle vient du Guatemala , qui n'inonde pas nos écrans. Le réalisateur raconte l'histoire d'un tortionnaire génocidaire (qui a réellement existé) poursuivi par la "pleureuse" créature qui vient hanter ceux qui ont commis des massacres, en particulier d'enfants. Le film est un quasi huis-clos se déroulant dans la villa où il est assiégé , avec sa famille, par une foule vengeresse qui réclame ses disparus. La Llorona n'est pas un chef d'oeuvre, mais l'ensemble est plutôt réussi avec de belles idées de cinéma (la piscine). Il dénonce aussi les exactions commises par la junt militaire contre les mayas, ce qui le rend, en plus, utile. A voir donc.
Bicheyrejp
Bicheyrejp

14 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2020
Ce film est fort. Il tarde un peu à se lancer, c’est vrai qu’il y a quelques longueurs et des silences mais les personnages font passer beaucoup d’informations dans les regards. Ce général génocidaire réussit à rendre sa famille et ses domestiques sous son emprise, quoique… L’arrivée de l’énigmatique llorona vient troubler l’impunité de la justice humaine. Elle est magnifique avec ses grands yeux et ses longs cheveux et le dénouement n’est pas du tout celui auquel on s’attend. La chanson sur le générique final est tout simplement extraordinaire et je l’ai encore dans la tête.
Danielle G
Danielle G

14 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2020
un film tout en demi mesure très bien fait. il paraît lent, long avec beaucoup de plans séquences mais c'est le but du film. dans la dureté de ce film aucun remords de la part du protagoniste. on espère qu'il réagira au mal qu'il a fait ... mais rien !!!! une très bonne fin qui reste sans appel.
Cyril Bureau
Cyril Bureau

14 abonnés 719 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2022
Magnifique film « La Llorona » de Jayro Bustamante. On en sort en retenant sa respiration, avec l'impression de perdre un peu de son innocence mais de gagner en espoir et en combativité. Ce film onirique vous raconte l'histoire d'un peuple, les Mayas, longtemps persécuté dans un silence coupable. Avec la Llorona, Jayro Bustamante nous livre sa version du conte populaire de la Pleureuse qui venait hanter les coupable et les assassins.
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