Titane
Note moyenne
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737 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 juillet 2023
Admettons un parti-pris audacieux tant dans les thématiques que dans les choix techniques avec un travail léché sur les ambiances lumineuses, le montage sonore et l'atmosphère inquiétante, renforcée par une prestation hallucinée d'Agathe Bonitzer. Ceci étant posé...quel ennui, quelle vacuité! La première partie accumule scènes de sexe malsaines ou violentes et séquences de meurtre ou de mutilation gratuites pour revendiquer une provocation injustifiée par le scénario ou la psyché du personnage, ce dernier étant une forme mutante anachronique dans un environnement contemporain. Quant à la seconde, elle développe une relation perverse entre ce cyborg sociopathe et un père traumatisé par la disparition de son fils, soit deux récits en un qui se rejoignent artificiellement. Puisque prétendre choquer le bourgeois parisien (qui n'y connaît apparemment pas grand-chose en gore ou répugnance nauséeuse) offre une Palme d'Or, j'ai mal à mon cinéma...
R1 M
R1 M

28 abonnés 200 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 mai 2022
Mais vraiment quelle daube..... si vous avez 1h48 à perdre allez y. Rien n est cohérent la première partie du film vole pas très haute mais alors la deuxième..... Je pense que ducourneau devrait arrêter la drogue ....
Sébastien B
Sébastien B

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 juillet 2021
Aucun scénario. Une accumulation de scènes, bien filmées certes, mais sans logique. J'attendais un thriller excitant avec une enquête, quelque chose de concret... Sûrement beaucoup trop terre a terre...
Z20050503174038720178569
Z20050503174038720178569

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 juillet 2021
Désolant et surfait !
Bien réalisé et bien interprété, quelques thèmes abordés importants, mais une telle vacuité ne vaut pas le temps que vous y passerez et encore moins la Palme d'Or.
On aurait aimé se réjouir que la 2ème Palme d'Or de l'histoire décernée à une femme le soit pour un film qui la mérite !
lmc-3

307 abonnés 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juillet 2021
Supercherie!
A nos amis teasés par le scandale autour de ce film ayant fait évacuer 20 personnes par pompiers au festival de Cannes, disons le très clairement: deux possibilités: soit la version proposée actuellement dans nos cinéma est une version révisée, découpée à la baisse, aux passages ‘insoutenables’ retirés pour passer auprès d’un public, (ce qui n’est pas le cas), soit toute cette polémique est un coup monté par la presse et des comédiens payés pour faire semblant d’avoir des malaises durant le film, afin d’attirer toute cette belle communauté d’amoureux du très sal vers un film à plusieurs parsecs de ses promesses.
A mes amis se tapant des barres devant des films tels que ‘A Serbian Film’, ‘The Human Centipede II’, ‘August Underground’ ou encore ‘the Vomit Gore’, (déjà bonjour, enchanté de me sentir moins seul), niveau terreur visuelle et psychologique, on est ici à plusieurs années lumières de ces titres; pour évoquer des titres plus ‘familiers’ au commun des mortels, on est encore plusieurs unités astronomiques en dessous de films tel que ‘Martyrs’, ‘The Seasoning House’ ou encore ‘Cannibal Holocaust’.
Sur les plans psychologique et graphique: on est tout bonnement en terrain connu.

Là où on est dans l’inédit, c’est, pour commencer, dans la nationalité du film (cocorico je le radote toujours mais bon sang quand arrêterons nous de pondre comédies insipides et débilitantes sur comédies insipides et débilitantes pour aller explorer des terrains obscurs que nos réalisateurs maîtrisent pourtant si bien ?), et ensuite dans son scénario.
Mais là arrive un premier problème..: 1h48 est une durée tout à fait honorable, mais bien que ce film ne soit pas (je le répète), une version coupée de l’Alpha, il y a un sentiment de coupe… très présente.

Cette partie de l’évaluation spoile les premières minutes du film et récupère les spoilers de la bande annonce:
On a donc affaire une à femme ayant eu le crâne brisé lors d’un accident de voiture durant son enfance, remplacé par une plaque de titane, ellipse narrative jusqu’à son passage à l’âge adulte, où elle a atterri dans un milieu on ne sait pas trop lequel ni comment, avec une personnalité (innée? (déjà un peu spéciale avant l’accident), (lié à l’accident? dont il n’est fait mention d’aucune séquelle psychiatrique), une panoplie de tatouages semblant vouloir signifier des éléments de sa vie mais sans explication (son parcours scolaire avec le visage défiguré? Des évènements traumatiques divers survenus pendant ou après? Etc…), bref, flou total sur son background, c’est une personnalité dans son monde, on ne sait pas jusqu’où ça s’étend, fascination pour les voitures non développées? Simple strip-teaseuse ayant son lot de mecs ‘amoureux’? comment a-t-elle été conduite là (élément pourtant important pour le film), pour un personnage principal présenté sans être présenté. Tueuse en série consciente ou inconsciente? Avec ou sans mobile? Tout un tas de questions fondamentales laissées à l’oubli.

Ensuite:
spoiler: Enceinte,
‘’pourquoi’’ spoiler: ce liquide noir (très méta et proposant des images intéressantes) qui sort de son corps, n’étant apparemment pas du sang étant donné que ses plaies sont normalement rouges, mais plutôt de l’essence de voiture tel qu’on le voit couler d’un tuyau dès les premières scènes ?
, ‘’pourquoi’’ spoiler: ce ventre avec une plaque de titane sous la peau grossissant en même temps que le ventre tel un élément biologique faisant parti à part entière de cette femme ?
, ‘’pourquoi’’ spoiler: ce nourrisson à la colonne vertébrale en titane?
, ‘’pourquoi’’… ‘’pourquoi’’… ‘’pourquoi’’… sans arrêt; Zéro antécédent, le spectateur est projeté dans un univers inconnu qui lui impose des éléments censés lui être acquis, comme si il avait loupé un épisode, voir une saison entière.

Côté intérêt cinématographique, impression générale (presse et spectateur Allociné) et personnelle, ça reste une expérience sortant des sentiers battus à découvrir, un ‘Drame, Fantastique, Thriller’ pour reprendre ce qu’en dit Allociné porté sur des séquences légèrement ‘gores’ (sur une quinzaine de personnes dans la salle, on était trois ou quatre à se gausser tout le long).

Canular total sur le plan de ‘’l’insupportable’’ ? à côté des rires, une unique personne a effectivement quitté la salle.

Donc, bien que cela m’échappe, âmes sensibles s’abstenir?

Pour les autres, au-delà du mensonge, le film, qui n’a jamais été venté de film d’horreur, vaut le détour.
Contrairement à une interviewée qui assurait qu’il était important de le voir non pas en VOD mais sur grand écran, non, un écran de TV ou d’ordi pour un film comme celui-là, c’est très suffisant.
Déçu par rapport à mes attentes, mais agréable moment tout de même.
Tof Benjamin
Tof Benjamin

16 abonnés 347 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juillet 2021
J'ai pour habitude de regarder les lauréats du festival de Cannes. Il y a souvent d'excellentes surprises ("Elephant", "La Leçon de Piano", "La Vie d'Adèle", "Pulp Fiction", "La Pianiste" - oui "la" pas "le"-...). Cette année la Palme d'Or étant sortie la semaine de sa récompense j'ai pu voir "Titane" aujourd'hui. Verdict : oui, il mérite amplement sa récompense, ne serait-ce déjà parce qu'il n'est vraiment pas fait pour (merci Spike, merci Mylène).
Je balaie de suite les "malaises", "vomissements"... On n'est pas dans une successions de scènes gores, ce n'est pas un film d'horreur (d'ailleurs je ne peux même pas lui donner un genre. Il est sans genre, comme son héroïne). En revanche, j'ai beau être un habitué des films d'horreur, oui, les scènes hards son ardues, à la limite du supportable. Mais ce qui donne de la superbe à Titane, est qu'elles sont tournées avec une virtuosité incroyable. C'est la force de ce film : les images s'enchaînent avec une beauté inouïe. Il y a de la force, de la niaque, du caractère à filmer le sexe, la mort, les corps mutilés, la matière, la monstruosité. Ce qui m'a surpris à la fin de ce film, est d'avoir encaisser sans piper l'invraisemblable. Même les films fantastiques, d'horreur ou d'épouvante cherchent à donner un sens à l'inexplicable. Ici on s'en passe. Il n'y a pas de logique, on ne cherche pas à expliquer et tant mieux : l'imprévisible, l'irrationnel embarquent le spectateur. Par cet aspect il me rappelle "La Forme de l'eau", toute proportion gardée ("Titane" n'est pas un conte). Dans le rang des monstres, des "Elephant Man", des "Edward aux mains d'argent", Titane tient son rang...si ce n'est que le monstre n'est pas vraiment gentil et pas recommandé à tout le monde. Radical, transgressif, ardu, imprévisible, déroutant, monstrueux, élégant, beau, sidérant, et captivant, il n'a pas fini de faire parler.
Mention spéciale aux acteurs.
Coup de coeur.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 août 2021
Avec son second long-métrage, Julia Ducournau veut clairement suivre les traces de Cronenberg (Crash) et de Carpenter (Christine), à travers le récit de cette psychopathe obsédée des quatre roues, et se reposant sur une esthétique viscérale et motorisée. Et malheureusement desservi par un scénario en mode osef, qui veut se la jouer abstrait, mais qui n'a finalement rien à raconter de bien intelligent.

Rajoutez à cela des séquences sensées être dérangeantes (et qui pourront peut-être choquer les novices), mais provoquant plutôt gêne ou rire, et vous obtenez un objet scintillant, roulant des mécaniques, mais n'ayant en réalité pas grand-chose sous le capot (pardon, c'était trop tentant).
Et non, mettre plein de filtres de couleurs différentes n'y résoudra rien.

Bref, un pétard mouillé au vu de sa b-a intrigante et prometteuse, et une Palme d'Or qui laisse circonspect. 3,5/10.
2985

316 abonnés 1 257 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 décembre 2021
Film qui s'est vendu principalement pour sont côté subversifs, mais même pour ce dernier, on n'a déjà vu des oeuvres par le passé bien plus poignantes que cette bouillie cinématographique. Déjà que Grave était très surestimé pour ma part il est clair qu'avec Titane Julia Ducournau signe la plus grosse escroquerie du festival de Cannes. Des images pseudos-choc servant un scénario d'une pauvreté aberrante et surtout d'un ridicule absolue, une ado meurtrière sans réelle explication d'a peine 50kg se débarrassant de plusieurs personnes bien plus imposante qu'elle dans une maison, puis s'en suit cette rencontre avec Lindon qui tutoie les sommets de l'invraisemblance. Celui-ci a perdue son fils il y a fort longtemps se convainc que cette ado agité du bocal est son fiston et la c'est partie pour la farandole, les gentils policiers lui laissent l'ado en question sans preuves, Tout content d'être à nouveau papa, il l'emploie dans sa brigade de pompier, parce-que mentalement elle a l'air tous à fait apte à faire son devoir, mais grâce à la méthode Macarena on peut sauver des vies alors ça passe. Ce dernier ne se rend pas compte qu'elle est enceinte parce-que la maligne porte une gaine qu'il a fait passer pour anorexique alors que le plan d'avant c'est à peine si elle arrivait à marcher dû à son ventre, sans oublier qu'elle suinte l'huile de vidange parce-qu"elle a copuler avec une voiture un peu plus tôt, ça met l'eau a la bouche un tel scénar. Voilà donc immondice d'inepties auquel vous allez assister sous couvert bien sur d'une pseudo morale à double sens et métaphoriques que le film tente de se donner. Au moins on aura pas tout perdu avec ce film, on découvre l'envers du décors du monde des pompiers et qu'il faut être prudent en montant dans sa voiture sous peine d'avoir une surprise 9 mois plus tard.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2021
Je n'avais pas beaucoup aimé "Grave", précédent opus de Mme Ducourneau, au point que j'avais décidé de ne pas voir ses prochains films. Je ne suis pas non plus un aficionado du gore ou de l' épouvante. Titane étant auréolé de la palme d'or, je décide d'aller le voir, malgré l'écho qui me laissait craindre le pire. Finalement j'aurais commis une erreur en n'allant pas le voir. Il tient parfaitement la route. On y trouve des références notamment à "Christine " de Carpenter, à "Alien" de Scott, à "crash" de Cronenberg, à "only god forgive" de Refn, bien que tous ces films soient superieurs à Titane. Le meilleur : la réalisation, la photo et surtout Vincent Lindon qui tient quasiment seul le film sur ses épaules. Le moins bon : on est ici dans le film de genre stricto sensu. Il n'y a quasiment aucun dialogue qui sont lorsqu'ils existent d'une pauvreté affligeante. Les jeunes acteurs qui n'affichent tous que leur physique, sont tous d'une nullité , d'une vulgarité, à faire peur. Sauf les actrices féminines, toutes très sexy que Mme Ducourneau a su choisir avec goût. La réalisatrice fait bien de ne donner pratiquement jamais la parole aux jeunes acteurs masculins car quand ce n'est pas le cas c'est systématiquement mauvais. Il y a des cours à prendre et une sacrée marge de progression à combler, avant d'arriver à la ligne de flottaison. Bref, le film s'adresse surtout à un jeune grand public qui va au cinéma uniquement pour se distraire et qui aime les montagnes russes. La première partie est la plus violente ( à la Gaspar Noé) et pas la meilleure. Un fois que Lindon est à l'écran, le film décolle et donne le meilleur de lui-même. Un film tout à fait honorable qui m'a donné envie de revoir "grave" et d'attendre le prochain opus de la réalisatrice. Maintenant je ne connais pas l'ensemble des films présentés en compétition officielle, mais il est peu vraisemblable que j'aurais voté pour donner la palme d'or à Titane. Un prix, dont le prestige me semble nettement décalé, par rapport au résultat final. Il n'est pas impossible que le président Spike lee, ait voulu provoquer, en attribuant la palme à un film qui ne correspondait pas aux standards des films couronnés de la plus haute récompense.
Jean-Jacques FERNANDEZ
Jean-Jacques FERNANDEZ

40 abonnés 260 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 mars 2023
De l'odace, et puis rien d autre. Réalisation bordélique, faible en émotion. Aucune empathie pour quelconque personnage. Des clichés artistiques sans génie. Un épilogue raté. Une bien pâle palme d'or cannoise à la limite de l escroquerie en bande organisée!!!!
Korbô D.
Korbô D.

16 abonnés 101 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 juillet 2021
Julia Ducournau se fait indéniablement plaisir mais nous laisse sur le côté.
Il ya un univers fort, les comédiens sont bons, les effets sont plutôt réussis (même si avec un tel budget on aurait pu avoir plus de choses à l'écran). Mais c'est hermétique. Ça ne raconte pas grand chose d'interessant et l'émotion n'est pas au rdv (à part 1 scène spoiler: avec la mère du fils disparu

Ce qui me chagrine c'est cette incapacité à assumer ce qu'est le film (d'ailleurs on ne sait pas très bien). Un film d'auteur. Ni comédie, ni drame, ni vraiment d'horreur. Un film qui ne s'adresse à personne.
Le vrai synopsis est: " spoiler: Une tueuse en série tombe enceinte d'une voiture. Lors de sa cavale, elle se déguise en garçon et trompe un père qui pense avoir retrouvé son fils disparu 15 ans plus tôt."

Voilà ce qu'il aurait été honnête de dire. Avis au distributeur...
KARI SIMPLEMENT
KARI SIMPLEMENT

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 juillet 2021
Sans intérêt, violence gratuite on perd son temps. Pourquoi palme .Ce film ne le mérite pas.Ne perdez pas votre temps en allant voir ce film. Car grosse déception !!!
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 juillet 2021
L’entreprise de démolition adoptée par Titane, celle qui doit amener le corps féminin à renoncer à sa sexualisation de prime abord exacerbée pour exhiber au spectateur la douleur, la brutalité et le trouble de sa condition, ne pouvait-elle advenir qu’en atrophiant l’humain au profit de thèses psychanalytiques ? La réalisatrice emmêle l’homme et la machine afin de révéler – voire de dénoncer – la mécanisation de corps contraints de vivre en marge et écrasés sous des névroses : un père bouleversé par la disparition de son enfant, une fille qui disparaît de son plein gré à cause d’un père dépourvu d’amour pour elle. Ce faisant, elle monte un théâtre de la cruauté qu’elle rend ludique au moyen d’une stylisation de chaque plan à la fois répétitive et prétentieuse, d’un goût pour l’hyper-violence et d’un florilège de chansons rétro qui rapprochent les nombreuses effusions de sang des clausules orchestrées par Quentin Tarantino.

Julia Ducournau refuse la subtilité et ne laisse pas vivre ses personnages, réduits à l’état d’automates qui interagissent les uns avec les autres par le choc ; dit autrement, elle précipite le processus de métamorphose entamé lorsqu’Alexia fait l’amour avec une Cadillac, elle ne donne ni à voir ni à vivre les étapes d’un bouleversement intérieur. Tout ce que nous percevons ne relève que du physique, se cantonne à l’extérieur d’un corps insondable sur lequel la réalisatrice projette pourtant un discours psychanalysant daté. Là réside le problème majeur de Titane : son incapacité à renoncer, une fois pour toutes, aux schémas préconçus des traumas pour atteindre la désincarnation revendiquée par son esthétique. L’ouverture du long métrage frôle ainsi le ridicule en ce qu’elle motive et donc construit le récit à venir comme le font nombre de blockbusters contemporains soucieux de conférer à leurs personnages fantoches une profondeur artificielle.

Grave (2016) jouait fort à propos la carte de l’initiation et concevait une violence par paliers ; Titane pose une temporalité massive qui empêche d’apprécier les progressions et les ruptures d’un processus figé de transformation. Surtout, il se complaît dans les sévices qu’il fait endurer à ses actrices et acteurs, cultivant la violence pour elle-même et dégradant l’expérience de cinéma en une prise d’otages « à la mode » aujourd’hui – voir, par exemple, le Benedetta de Paul Verhoeven. L’enthousiasme suscité par la réouverture des salles et le maintien du Festival de Cannes, l’attrait pour le cinéma de genre, tout cela semble avoir eu raison de l’acuité critique des membres du jury. Au moins l’alchimie recherchée par Ducournau aura-t-elle, en un sens, réussi : convertir non pas l’humain en titane, mais la boue en or.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2021
Plusieurs scènes remarquables, mais une œuvre emportée par son élan... On annonce un film inepte, incohérent, ultraviolent, etc. Mais pendant l'essentiel du récit, on ne voit rien de tout cela. Certes il y a quelques scènes insoutenables qui donnent l'occasion de regarder le bout de ses pieds pendant que ça passe, mais on était prévenu par l'interdiction au moins de 16 ans (sachant que s'il en est ainsi en France, le film sera interdit au moins de 35 ans partout dans le monde... ;-) ). Quant au scénario, il est assez cohérent : une petite fille qui semble déjà passablement pénible a un accident de voiture, elle devient par la suite danseuse et tueur en série, deux activités qu'elle conjugue assez bien jusqu'à une soirée où il y a un peu trop de taf, ce qui la pousse à fuir et à passer incognito. Charge au spectateur d'accepter le twist qui suit ; après tout, c'est du cinéma... spoiler: Et charge à lui aussi d'accepter qu'on puisse tomber enceinte d'une voiture...
Plusieurs astuces scénaristiques permettent de retomber à peu près sur ses pieds quand ça va trop loin, telle la scène de la robe jaune et de l'album-photos qui laisse croire à l'invraisemblable, ou la scène de la mère, qui surmonte l'invraisemblable. Le récit alambiqué impose à la comédienne une performance hors normes, et le goût de la cinéaste pour les personnages torturés induit pour Vincent Lindon une implication rare... La représentation du corps, des genres, des dérèglements de l'esprit humain reste au cœur du travail de la cinéaste, avec une radicalité accrue. La mise en scène se montre elle aussi encore plus puissante que dans Grave, nous réservant quelques très belles scènes de danse collective, d'incendie de T-shirt, d'appartement et de forêt. Le tout accompagné par une bande originale efficace. Malheureusement, le tout s'emballe complètement dans les dernières minutes, démontrant que le scénario faisait fausse route en cumulant le questionnement des identités, des genres et de la copulation automobile ; cette dernière s’avérant inutile et un peu ridicule.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 août 2021
Le film est tout simplement nul, n’y allez pas. A l’inverse de Grave qui était époustouflant et qui avait marqué bon nombre d’entre nous, ce film est ridicule. Le scénario complètement tiré par les cheveux. Une palme d’or scandaleuse. Aucune scène insoutenable. Première question quand je suis sorti de la salle: j’ai vraiment payé 10 balles pour cette daube ?
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