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SebLefr3nch
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4,5
Publiée le 13 juin 2021
Laurent Tirard revient avec une comédie hilarante et émouvante. Il innove dans la réalisation et nous emmène facilement et rapidement là où il veut. Benjamin Lahverne est juste excellent, comme toujours ! Une excellent comédie pour nous redonner le moral.
Juste, drôle, touchant, les ingrédients d’une bonne comédie sont là. S’y ajoute une mise en scène bourrée d’astuces aussi originales qu’efficace à surprendre et à rythmer. On peut regretter la faiblesse des personnages secondaires. Ou bien est-ce l’excellente l’interprétation de Benjamin Lavernhe, dans un rôle sur mesure, qui éclipse les autres ?
Ce Benjamin Lavernhe, quel comédien ! Il peut tout incarner, et porte avec panache l'esprit bravache de ce film. Le mélange des genres, avec des codes empruntés au théâtre, est parfois déroutant mais fichtrement jouissif. Reste une forme de répétitivité narrative qui peut finir par lasser les moins enthousiastes.
Ce film pourrait s'appeler "si l'hypocrisie des familles m'était contée ". La mise en scène avec les off est excellente m. Laverhne a une présence extraordinaire et il mériterait d'être plus souvent tête d'affiche. C'est un film drôle mais pas abêtissant. J'ai vraiment passé un excellent moment. C'est à la fois une madeleine de Proust car j'y ai retrouvé du vécu mais également de vrais moments d'émotions allant du drame à la comédie sociale. Je recommande ce film.
Vu au ciné "LE DISCOURS" comédie de moeurs de Laurent Tirard adaptée d'un roman, le pitch de départ: Adrien en pleine crise de couple (sa copine a décidé de faire une pause!) se voit proposer, en plein dîner de famille, de faire un discours à l'occasion du prochain mariage de sa soeur: en plein doute et dépression dans sa propre vie il ne se sent pas prêt et c'est surtout (à travers ce discours qu'il redoute et dont il se met en tête les différentes possibilités d'exécution, très drôles séquences avec ses diverses imaginations d'interprétation) l'occasion pour lui de revenir sur sa vie, son enfance, ses relations avec sa famille et notamment sa soeur, sa rencontre avec sa copine, mais si l'histoire tient à la base dans une sorte de huis clos familial, lors d'un repas, le réalisateur deconstruit totalement ce système narratif par un montage mêlant différents procédés comme par exemple celui pour le personnage principal de parler à la caméra, figeant les autres personnages suivant les situations qu'il s'invente ou se démultipliant, se parlant à lui-même, la mise en scène rythmée et originale cassant les murs (au sens propre parfois!) et les codes du schéma narratif classique mais avec une simplicité et une fluidité qui enchantent et nous emportent, sans exagération. A l'arrivée une comédie ludique, parsemée d'une épatante fantaisie mais aussi mélancolique et pleine de tendresse, de cruauté aussi, aux dialogues aiguisés, et qui évoque les non dits, les rapports familiaux à travers ces dîners de famille où l'on retrouve par exemple celui qui raconte toujours les mêmes anecdotes, celui qui veut montrer sa science...bref la vie de famille! Et quelle interprétation! Kyan Khojandi, Julia Piaton, Sara Giraudeau (jolie et touchante), Guilaine Londez et l'excellent François Morel parfaits en parents, et surtout le formidable BENJAMIN LAVERNHE (issu de la Comédie Française) qui nous fait un véritable one-man show avec ce rôle en or à la hauteur de son immense talent: magnifique d'intensité, de charme, de fantaisie, de dérision, assurément avec Pierre Niney aujourd'hui le grand du cinéma français! Plus qu'un film, une vraie bulle de fraîcheur qui nous donne le meilleur, un superbe moment de cinéma! Le film français de la rentrée cinéma! A voir absolument! Une vraie pépite, d'une intelligente simplicité! Le bonheur est au ciné...courez-y vite, ne le laissez pas filer!!!
Une comédie hilarante grâce aux acteurs tous absolument géniaux et un scénario d'une grande habileté. Les situations comiques et les gags tombent juste avec sens du rythme excellent. J'ai ri tout du long et j'ai eu un fou rire ce qui est rarissime. Un vrai feel good movie avec aussi de l'émotion, ingrédient indispensable à toute bonne comédie :)
Une jolie comédie avec en toile de fond les joies et déceptions du cocon familiale. Construit comme un monologue intérieur teinté d'introspection personnel, le réalisateur nous sert ici une bien jolie fable sur le chagrin et la recherche du bonheur à tout prix. A voir.
Les états d'âme de ce jeune homme sont très bien portés par Benjamin Laverne et l'idée des "arrêts sur image" donne un genre particulier intéressant à ce film.
De Laurent Tirard (2021). Au premier abord le film est sympathique et bien vu dans l'analyse des comportements humains et familiaux faits de bonnes manières parfois jugées insupportables! Parfois insisif certaines réactions font mouches ! Pourtant le film semble long et cela tient au fait que le film est excessivement bavard surtout au travers du jeu (un peu tête à claques de Benjamin Lavernhe,
La manière dont on reçoit un film, et plus particulièrement celui-ci, a parfois ou même souvent à voir avec sa propre personnalité, sa propre histoire. Alors, pour peu que vous vous trouviez quelques similitudes avec le personnage d’Adrien (Benjamin Lavernhe), ce film passera sans doute beaucoup mieux que si vous vous sentez très vite irrité par ce garçon paniqué à l’idée de faire un discours de mariage et qui, durant tout le film, va imaginer de multiples façons, plus ou moins farfelues, pout envisager cette terrible corvée… Le discours, adapté du roman à succès de Fabrice Caro (le romancier auteur de Broadway en 2020) et non pas Fabcaro (l’auteur de BD absurdes et désopilantes), est une retranscription à l’écran assez fidèle du livre tout en étant épurée juste ce qu‘il faut pour que l’on y retrouve le ton et le rythme du livre avec ces va-et-vient permanents entre passé et présent, entre souvenirs d’un amour qui prend l’eau auquel tente de s’accrocher Adrien et un repas du dimanche en famille, coincé entre le gigot, les anecdotes du papa et les références scientifiques du beau-frère, le tout entrecoupé de considérations sur la manière d’envoyer ou d’interpréter un sms de son amoureuse Sonia (Sara Giraudeau) ou de faire des hypothèses plus ou moins fumeuses pour envisager la manière dont va se dérouler le mariage de sa sœur où il sera le centre de l’attention durant de trop longues minutes. C’est donc une adaptation réussie que nous propose là Laurent Tirard, d’abord pour avoir su rendre parfaitement le caractère du livre, mais aussi pour avoir composé une comédie drôle (évidemment), pleine de charme et de poésie, assez subtile et même émouvante sur la fin. Une comédie qui rappelle par certains aspects le ton des films de Bruno Podalydès et dans laquelle certain(e)s se retrouveront forcément avec un pouvoir d’identification au personnage qui fonctionnera à merveille, avec un Adrien s’adressant constamment au spectateur.
Après le pétillant et même très poilant Le retour du héros (avec Jean Dujardin et Mélanie Laurent), Laurent Tirard qui nous plonge durant 1h20 dans la tête pleine de pensées délirantes d’un garçon presque comme les autres et confirme ainsi son talent pour la comédie qui sort des sentiers battus, avec un film joyeusement ludique, rempli de moments assez savoureux et criants de vérité sur la manière dont on peut appréhender les conventions sociales familiales, la manière dont on peut les contourner avec plus ou mois d’habilité et d’ingéniosité comme on peut le voir dans le film.
Laurent Tirard aime les adaptations. On le savait depuis Le Petit Nicolas suivi des Vacances du même gentil héros du tandem Sempé-Goscinny. On l’avait diversement apprécié dans ses adaptations d’Astérix et Obélix. Voilà qu’à présent il se tourne vers Fabcaro – qu’il a découvert, comme tout un chacun, en lisant l’étonnant et séduisant Zaï Zaï Zaï Zaï : c’est dire la passion que l’ancien critique de cinéma voue à la bande dessinée. Or, ce n’est pas l’auteur de BD qui a suscité le projet d’adaptation de Laurent Tirard, mais bien le romancier, auteur du Discours, fidèle à cet humour décalé et terriblement efficace qui a fait la réputation de Fabcaro. Adrien est bien triste : sa compagne Sonia vient de se mettre en « pause » – traduisons elle l’a quitté pour un moment indéterminé. Seul dérivatif, mais ô combien pesant : le traditionnel repas de famille avec papa (qui n’en finit pas d’ennuyer le monde avec ses explications scientifiques), maman (fidèle à ses immuables recettes), sœurette (avec qui Adrien n’a guère de points communs) et le futur beau-frère (champion toutes catégories dans l’art de vanter les bienfaits du chauffage au sol). Pendant ce temps, Adrien n’attend qu’une chose : un SMS de sa copine dont il espère qu’elle rompra le plus vite possible son silence. Or, voilà que le beauf suggère à Adrien de prononcer un discours lors du mariage qui ne saurait tarder. Dès lors, les angoisses d’Adrien vont redoubler et la hantise de « la chenille qui redémarre » va surgir comme un leitmotiv dans le cerveau passablement troublé du jeune homme. C’était un fameux défi pour Laurent Tirard d’adapter un roman qui ne présente aucune action et qui offre une narration introspective sous la forme d’un long monologue intérieur. Comment faire pour ne pas ennuyer le spectateur ? La réponse est déjà dans le choix de l’acteur principal, Benjamin Lavernhe : une présence indéniable, une diction impeccable (on a beau dire, le théâtre offre la meilleure formation dans ce domaine) et un humour pince-sans-rire qui sied pleinement au personnage d’Adrien. Deuxième ingrédient : le « discours » intérieur d’Adrien va se traduire par une adresse quasi systématique de l’acteur à la caméra, tandis que le quatuor familial s’immobilise comme si le temps était suspendu. On peut aimer, on peut aussi trouver le procédé un peu lourd à force d’être répété. Enfin, les temps se télescopent joyeusement et la scène du « réel » croise celle de l’imaginaire et du fantasme. Voilà qui rappelle les bons vieux procédés mis en place par l’irremplaçable Woody Allen. Que le film présente quelques faiblesses dans le déroulement du récit, c’est certain : difficile était le pari engagé par Laurent Tirard. En particulier on pourra reprocher au cinéaste de nuire, pourrait-on dire, à la bonne respiration du spectateur : les séquences se succèdent à un rythme si rapide que tout est mis sur le même plan et que l’intérêt du spectateur s’en trouve affaibli. Il n’empêche que le film est une réussite et que l’on peut même parler de virtuosité dans l’art de filmer. Et puis, si Benjamin Lavernhe effectue une réelle performance, il faut saluer les prestations de Sara Giraudeau (la petite amie en « pause »), Julia Piaton et Kyan Khojandi (la sœur et le futur beau-frère), François Morel et Guilaine Londez (le père et la mère d’Adrien). Enfin, si l’on a bien à faire ici à une comédie, c’est d’une de ces œuvres rares et bienvenues dans le paysage français qu’il s’agit : pas d’acteurs tout désignés pour susciter le gros rire de la masse des samedis soir, pas de scènes de mauvais goût ou d’une bassesse comme il s’en trouve trop souvent dans les comédies à la française, rien qu’une approche honnête et intelligente – ajoutons efficace – qui fait de ce film sinon un chef-d’œuvre, du moins une production qu’il serait dommage de ne pas découvrir.
Enfin une comédie française inventive, rythmée, drôle et mélancolique, profonde, dialogues ciselés, distribution au top. Un excellent moment à ne pas rater.
Benjamin Lavernhe signe une partition XXL dans cette comédie savoureuse. Lorsque son beau-frère lui annonce qu'il l'a choisi pour son discours de mariage, l'ensemble de sa vie va défiler sous nos yeux. Tantôt hilarant, tantôt mélancolique, ce film analyse merveilleusement bien l'essence même de ce qu'est une famille. Laurent Tirard réussit le pari de faire jouer B Lavernhe avec la caméra pour un repas de famille mémorable. Créativité et nostalgie sont au rendez-vous jusqu'à la scène finale de cette comédie drôle et intelligente (chose rarissime).
Une comédie hilarante, intelligente et inventive, littéralement portée par la présence sympathique, à la fois nonchalante et pleine de verve de Benjamin Lavernhe. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/