Je me suis ennuyée , pas du tout le style de film qui me captive , et pourtant j'aime tous les genres, mais là, non. Un délire qui ne m'a pas fait sourire , un rythme qui ne m'a pas emballé .
Un trentenaire névrosé, coincé dans une famille aux principes étouffants, se retrouve à devoir.. composer le discours de mariage de sa sœur.. Le hic, c'est qu'il n'a pas du tout envie de le faire. Et lors d'un dîner un peu long en famille, il va fantasmer plusieurs discours potentiels, comment cela va-t-il se finir ?
Malgré un casting sympathique (plusieurs sociétaires de la comédie française, dont Benjamin Lavernhe, ou encore la comédienne Julia Piaton ainsi que le talentueux Kyan Khojandi) la comédie "Le discours", sans doute trop cérébrale, ne parvient jamais à totalement lâcher les chevaux, pas assez piquante, pas assez mordante, et peut être trop sage quand elle devrait égratigner davantage les conventions ou les indécisions de la vie. Bref, je n'ai pas du tout été convaincu, j'ai trouvé l'ensemble moyen, pas assez drôle et assez long au final. Je reconnais toutefois une certaine inventivité dans la mise en scène mais ça ne fonctionne pas tout le temps et souvent l'ensemble a l'air un peu forcé niveau humour, blagues et crises. (en gros, on en fait souvent des caisses pour pas grand chose et on se plaint de choses pas forcément si graves que cela, mais ça semble toujours prendre des proportions délirantes).
Dommage, en résumé, c'est long, un peu ennuyeux et assez répétitif, malgré la bonne prestation de Benjamin Lavernhe. Et même les aficionados de comédies françaises n'y trouveront pas forcément leur compte. La faute à un faux rythme un peu étrange et à la sensation que ça sonne creux et un peu trop faux pour y croire.
Donc je ne vous conseille pas particulièrement ce film, et j'y vais pas.
Très original, on est plongés dans les petits mensonges pour ne pas se fâcher avec nos proches. C'est un peu déprimant, mais très drôle et touchant. Le jeu des acteurs est au poil, un régal !
Cette adaptation d'un roman de Fabcaro est surprenante ! Laurent Tirard, habitué aux comédies françaises à gros budget (Le Petit Nicolas, Astérix & Obélix : Au service de sa majesté, Le retour du héros...) se réinvente grâce à un concept singulier, inventif et théâtral, à la fois touchant et savoureux. Ici, un trentenaire, en attente d'un SMS déterminant l'avenir de sa vie sentimentale, est coincé à un diner de famille où le père balbutie toujours les mêmes anecdotes, où la mère pose sans cesse les mêmes questions et la soeur donne le bonheur de son couple en pâture. Face à ce tableau répétitif et anodin, le héros perd patience et n'attend qu'une chose : que son message arrive. L'angoisse de l'attente vire soudainement à la panique lorsque son futur beau-frère lui demande de faire un discours à leur mariage. Est-il capable d'assumer une telle responsabilité ? Qu'a-t-il à dire ? Comment toucher au coeur ses personnes qu'il côtoie au quotidien ? Via une structure continuellement en mouvement, jonglant entre le salon où se déroule le repas de famille et une série de souvenirs et de rêveries, "Le Discours" n'a de cesse de nous emporter par son humour cinglant, ses jolies trouvailles visuelles et ses situations qui sonnent justes, percutantes de tendresse. Le personnage principal, brillamment interprété par Benjamin Lavernhe, est placé en tant que narrateur qui raconte sa vie, la commente, l'imagine et s'adresse directement aux spectateurs. Cet exercice déroutant pour nous et sans doute très périlleux pour l'acteur est assuré avec panache et participe habilement à notre intérêt ! Des parenthèses de vie, prenant la forme de courtes scènes, garantissent la richesse imprévisible et décalée de cette comédie apparement banale. Le réalisateur, lui, s'amuse à casser les codes, les murs et les lois du temps ! Le décor, les lumières, les transitions, le rythme décousu du récit sont agencés et réglés comme du papier à musique et c'est extrêmement plaisant à regarder. Ça m'a fait penser à l'univers loufoque de Michel Gondry par moment. Évidemment, pour rendre aussi palpable cette invention abstraite, l'interprétation se doit d'être au cordeau, car l'essentiel de la structure narrative repose sur ses acteurs. La névrose et l'égoïsme du héros, ses échecs et ses angoisses existentielles, qui auraient pu le rendre antipathique, sont en fait maniés avec une certaine douceur, ce qui rend ce presque one-man-show attachant. Julia Piaton, Guilaine Londez, François Morel et Kyan Khojandi complètent ce portrait de famille, non sans clichés, mais toujours avec simplicité et plaisir du jeu. Peut-être trop théâtral pour certain, trop ordinaire pour d'autres, "Le Discours" marque les esprit par son originalité, ses petites vérités et les grandes émotions qu'il procure.
Film narratif très novateur dans sa forme de par le personnage principal joué par Benjamin Lavernhe qui est excellent avec une bonne première partie mais qui s'enlise très vite,devient vite insupportable et provoque l'endormissement.
Bien joué mais longuet sans rebondissements. Le scénario utilise non pas une voix off mais un personnage off, ce qui est original au début mais s'épuise vite vers quelque chose d'attendu et sans surprise.
Le film dure moins de 90 minutes c'est ce qui m'a fait rester. Sinon je serais parti avant. Je ne suis pas du tout rentre dans le film a cause des scènes où le narrateur parle en off avec le décor figé en arrière-plan. J'ai trouvé ça profondément ennuyeux.
J'ai tellement ris et pleuré. Très belle mise en scène, drôle, adorable. Ce scénario nous ressemble, il me ressemble. Cette histoire d'amour est belle, émouvante, on a tous vécu dans cette attente où rien n'est plus important que son histoire d'amour, l'attente d'un message qui peut changer votre vie. Sublime... bravo et merci ! J'ai aussi envie de déposer un billet dans l'arbre à rêves..
Je n'ai jamais spécialement aimé les films de Laurent Tirard, même si Molière et Le retour du héros se laissaient regarder. Je n'avais pas vu qu'il avait réalisé celui-là. Sur la forme, c'est plutôt intéressant. Le héros parle à la fois en voix-off, tout seul face caméra et avec les autres protagonistes, le montage est serré. Mais le procédé a ses limites, au bout d'un moment cela devient répétitif, un peu lassant, et tourne à la cacophonie. Et comme sur le fond, rien de bien nouveau dans le genre comédie sur les rapports familiaux et le désespoir amoureux, j'ai fini par m'ennuyer légèrement. Quelques vérités bien placées sur la famille tout de même, qui pourront rappeler des souvenirs à chacun. Mais on aurait préféré quelque chose de plus caustique et de plus trash. Tout reste assez lisse au final. Le casting s'en sort bien. Même si je ne suis pas grand fan de Benjamin Lavernhe, il est convaincant dans l'exercice. Kyan Khojandi est assez savoureux. Bref, une petit comédie qui ne sort pas vraiment de l'ordinaire mais qui se laisse regarder sans trop de problème.