L’EXORCISTE : 19,5/20
Plus qu’un film : un chef-d’œuvre qui a redéfini ce qu’est la véritable horreur.
Une œuvre gravée à jamais dans l’histoire du cinéma, dont l’empreinte horrifique reste intacte plus de 50 ans plus tard.
Souvent imité, jamais égalé, L’Exorciste est une expérience, une leçon de cinéma qui transcende les frontières et frôle la perfection.
Des bras qui enlacent lentement, puis serrent. Encore, et encore… jusqu’à t’emprisonner complètement.
C’est exactement l’effet que me fait ce film. Sa maîtrise du rythme impose une étreinte psychologique redoutable et, encore aujourd’hui, un silence presque religieux s’installe dans les salles quand il est rediffusé.
Pendant des années, mon père m’a interdit de le voir. Et il avait raison.
De cette frustration est née une fascination. Une obsession pour ce film interdit.
Quand j’ai enfin pu le découvrir, j’ai d’abord été un peu déçu. J’avais des attentes tellement fantasmées que tout me semblait presque aseptisé par rapport à l’image que je m’en étais faite.
Mais très vite, l’interdit devenu accessible, j’ai eu une période où je l’ai regardé des dizaines de fois. J’étais tellement heureux de pouvoir le décortiquer dans tous les sens (VO, VF, version longue, courte, etc.) que j’en ai saoulé mes proches.
(Coucou Mathilde, ma cousine !)
Aujourd’hui, je le connais par cœur. Et grâce à 22sur20, je peux enfin poser ces mots qui n’étaient jamais sortis, et surtout, en parler avec toute la passion qu’il mérite.
La réalisation, la mise en scène, le rythme, la bande-son, le casting : tout est quasi parfait.
L’horreur s’installe insidieusement, lentement, et tout semble terriblement crédible.
Je n’imagine même pas l’impact qu’il a pu avoir à l’époque où des gens s’évanouissaient, vomissaient, quittaient la salle.
Linda Blair, qui incarne Regan, était littéralement taillée pour ce rôle.
Je pourrais faire un post entier sur elle, tant ce personnage a bouleversé sa vie personnelle et professionnelle.
Tous les acteurs sont dirigés d’une main de maître, et chacun livre une interprétation d’une justesse rare.
J’adore la manière dont la possession est traitée dans L’Exorciste.
Autant médicale que religieuse, la lecture du phénomène plonge la mère de Regan dans une impuissance totale.
Et au final, ce ne sont pas tant les scènes de possession que je retiens (même si elles restent monumentales), mais tout le traitement médical, les fausses pistes, cette tension qui égare aussi bien les médecins que les prêtres, jusqu’à un dénouement aussi intense qu’insoutenable.
L’EXORCISTE est un chef-d’œuvre qui a marqué à jamais l’histoire du cinéma.
Frôlant la perfection, il a redéfini l’horreur en proposant une histoire sérieuse, une réalisation magistrale et une expérience unique, l’élevant au rang de mythe universel et intemporel.
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