L’Exorciste de William Fridekin est un film d’épouvante qui est grandiose. Ce film a tout pour plaire, qui sont une atmosphère pesante qui sait nous glacer le sang, un décor magnifique et surtout des personnages qui savent vraiment nous posséder
L’Exorciste est une véritable daube intersidérale. Le film a très mal vieilli : le découpage est approximatif, le son mal mixé et les dialogues peu convaincants. Je n’ai ressenti ni frissons ni émotion — tout semble relever de l’esbroufe. Une énorme déception. Sans parler de son prétendu réalisme… laissez-moi rire : une gamine qui vomit du slime, il faut arrêter le délire.
Musique culte, scénario bien conçu qui prend son temps sans vouloir sauter aux yeux du spectateur, bon casting et une ambiance rudement bien réussie qui nous plonge dans cet univers angoissant. Evidemment, et parce qu'il faut le dire, L'Exorciste date de 1973, a connu moults parodies et références cinématographiques, rendant le film très simple aujourd'hui. Rien ne fait peur, seules quelques scènes peuvent être dérangeantes, plus pour leur aspect religieux et parce qu'une gamine de 12 ans profère des insultes, mais rien ne fait peur. Pour autant, on salue le maquillage très réussi qui a créé l'un des plus grands mythes du cinéma horrifique.
C’est encore aujourd’hui ultra terrifiant. J’ai pas peur pour autant mais wouah, l’assurance que William Friedkin a du avoir pour oser sortir ça à cette époque. Complètement dingue
Avec L’Exorciste, William Friedkin signe l’un des tout premiers films d’horreur visant un large public, et surtout l’un des plus marquants jamais réalisés. Véritable œuvre fondatrice, il a influencé une quantité impressionnante de films, sans que beaucoup parviennent à égaler son impact. Le film est violent, éprouvant, psychologiquement très dur. La possession de la jeune fille est montrée de façon frontale, choquante, presque insoutenable, et reste aujourd’hui encore d’une efficacité redoutable.
La mise en scène est d’une précision remarquable. Le cadrage et la photographie sont superbes et contribuent pleinement à instaurer une tension permanente, faisant ressentir au spectateur tout le poids et la pression de la situation. Friedkin installe une atmosphère lourde, glaciale, où l’horreur s’infiltre lentement et durablement.
Les acteurs livrent des performances exemplaires. Que ce soit le policier, ancré dans une forme de rationalité troublante, ou les deux prêtres exorciseurs, incarnés avec une intensité et une gravité impressionnantes, tout sonne juste. L’Exorciste dépasse largement le simple film d’horreur : c’est une expérience cinématographique radicale, sombre et inoubliable, qui vous hante pendant de nombreux jours après le visionnage.
Peut-être le premier film d'horreur et épouvante qui mérite cette appellation, avec une telle maitrise de l'image, du scénario qui vous scotche à votre canapé. Le genre de film qui vous marque à jamais, ou certaines images vous restent en tête plusieurs décennies après (c'est mon cas) et qu'on prend plaisir à revoir. Et cette musique, lancinante, mais qu'on entend trop peu au cours du film, mais qui elle aussi, vous restera gravée en mémoire. Le film d'épouvante - horreur à voir; au moins une fois, pour voir si ce genre vous intéresse.
La présentation des protagonistes et la mise en place du sujet traine en longueur, parfois jusqu'à l'insignifiance. Cette attente vise à introduire le suspense et à ménager l'intrigue en installant une ambiance anxiogène et surnaturelle. Cela dit, le réalisateur William Friedkin parvient rarement à donner aux seconds rôles un réel intérêt dans la mesure où leur utilité est toute relative. Cette affectation qui confine à l'inertie, en se tenant à l'écart du vif du sujet, finit par agacer, d'autant que les premiers moments forts, les premiers indices d'une présence démoniaque sont introduits parcimonieusement. Dans cette énième variation de la lutte du Bien contre le Mal, l'angoisse ne repose ni sur un suspense suffocant ni sur l'épouvante typique des films d'horreur. Elle est exclusivement liée aux transformations physiques et morales de l'adolescente Regan. Dans ces moments, le cinéaste se montre très efficace et, à l'appui d'effets spéciaux impressionnants, d'une musique mémorable, parvient enfin à produire une situation intense. L'esprit diabolique et provocateur qui s'est emparé de l'héroïne a quelque chose de fascinant dans ses manifestations les plus répugnantes.
Le plus grand films du cinéma d’épouvante. Dans les années 70 c’était la terreur ! Il n’a pas mal vieilli. À voir au moins une fois dans sa vie pour les amateurs du genre
Le meilleur film d’horreur que j’ai vu de toute ma vie et je pèse mes mots. Friedkin, tu es un génie ! Ce film n’a pas pris une ride alors qu’il a fêté ses 51 ans ce 11 septembre 2025. Vu lors de l’Halloween movie night au Grand Rex en salle Grand Large ce qui m’a permis de l’apprécier pleinement. Dès le début je me suis dit : ça y’est on le tient le chef d’œuvre horrifique. La scène de l’injection dans la carotide est particulièrement réaliste et sanglante. Les effets spéciaux sont criants de vérité. Tous les acteurs sont parfaits dans leur rôle. Quel dommage que la saga soit partie en roue libre après le premier mais quel importance, ce film est un chef d’œuvre incontestable du cinema pas uniquement d’horreur.
Le slogan pété de l’affiche (très belle affiche sinon) vendait “Le film le plus terrifiant de tous les temps”. J'ai dû ressentir 30 secondes de vraie peur sur tout le film, et c’était lors de la perfusion à l’hôpital parce que je suis sensible au sang. Et pourtant l’oeuvre est très bien mise en scène, lent au démarrage pour que l’ambiance s’installe tout doucement, les choses sérieuses commençant après quarante minutes (fastidieuses c’est vrai) et dégénérant petit à petit, jusqu’aux vrais scènes choc (le crucifix, les escaliers, la tête qui tourne, les atrocités prononcées par Regan). C’est très, très bien filmé (les plans autour de l’escalier extérieur notamment sont impressionnants) et le film est riche en scènes mythiques et esthétiques soignées (le maquillage de Regan, l’exorciste arrivant sur le pas de la porte) mais il faut reconnaître que certains effets spéciaux ont pris un coup, le vomi parmi d’autres… cependant la réussite du démon tient majoritairement au jeu génial de la jeune Linda Blair, machiavélique de schizophrénie. Evidemment on est sur une vision du mal et du bien très médiévale et conservatiste mais ça fait partie du concept. Après donc une descente en enfer soignée, la partie exorcisme est véritablement impressionnante, même si on est encore en train de se demander pourquoi les personnages sont toujours aussi lents à monter et descendre les escaliers, ou même pourquoi la fille est souvent laissée toute seule… et le suspense agit à la place d’une véritable tension horrifique, le final étant une bonne conclusion assez inattendue (chaque personnage trouve une résolution à son évolution). De plus il s’agit d’une adaptation d’un best-seller de William Peter Blatty inspiré d’un véritable cas de possession supposée, de quoi foutre les jetons ! En somme le film est pas mal foutu et reste la référence du genre, mais justement le problème et qu’il a inspiré tellement de successeurs plus poussés qu’il finit par ne plus fonctionner. La seconde déception est la musique, la mythique réutilisation de l’intro de Tubular Bells, la symphonie rock de Mike Oldfield… eh ben on l’entend 30 secondes au générique de fin, dans le film elle ne représente pas grand chose. Pour l’anecdote on compte pas moins de neuf morts sur le tournage, qui fut particulièrement compliqué, lui aussi maudit. Je suis d'accord avec les deux écoles : le film est bien fait et en 1973 il devait sûrement faire peur, mais aujourd’hui ça a été tellement copié que c’en est démodé, on rentre dans la catégorie des originaux devenus clichés.
L’exorciste (1973) : Un film innovateur et terrifiant pour son époque
Résumé (sans spoiler) :
Adapté du roman éponyme Dans la ville de Washington vit la famille McNeil composée de Chris, une actrice de renom et de sa fille Regan. Cette dernière finira par être rongé de l’intérieur par une force paranormale forçant sa mère à lui faire subir de nombreux traitements médicaux mais en vain la poussant finalement à faire appel à deux exorcistes.
Défauts du film : Longueur et dénouement prévisible
Le film est de manière général plutôt bon, cependant il souffre de deux défauts apparents que sont les trop nombreux moments de longueur où le film n’avance plus ou fait durer trop longtemps à suspens mais également son dénouement qui me semble assez prévisible.spoiler: En effet, deux solutions plausibles s’offrent à nous : réussite de l’exorcisme conduisant à une happy ending ou la mort d’un personnage, ici Damien qui se sacrifie en forçant le démon à prendre son corps puis en se défénestrant. La fin est prévisible mais pas pour autant mauvaise
Qualités du films : Acteurs, scénario et ambiance
Le film est tout de même majoritairement bon, en effet les acteurs sont tous bon surtout Linda Blair qui interprète Regan McNeil qui réussit à la perfection à joué la jeune fille possédée mais aussi le démon plus que révulsant. Le scénario est bon et la fin est très bonne ne se contentant pas d’être une happy ending. Enfin, l’ambiance est excellente, elle l’est grâce au jeu de lumière mais aussi à la musique plus que culte créant une vraie angoisse chez le spectateur.
Conclusion : Bon film mais pas pour tout le monde
Aussi bon soit-il, je ne recommanderai pas ce film à tout le monde, il est excellent mais certaines scènes peuvent tout de même être considérées comme choquant. Sans toutes les citées, on peut relever celle où Regan « joue » avec un crucifix mais aussi celles où elle s’amuse à vomir sur les personnes présentes qui sont à mes yeux les plus difficiles à regarder. Enfin, Si L’Exorciste reste un film marquant, il n’échappe pas à certains écueils. Les scènes de transition, notamment celles centrées sur les investigations médicales, alourdissent le rythme sans toujours servir l’intrigue. Quant à la fin, bien que bien menée, elle suit une logique narrative classique qui la rend prévisible, sans pour autant lui ôter son impact
Plus qu’un film : un chef-d’œuvre qui a redéfini ce qu’est la véritable horreur. Une œuvre gravée à jamais dans l’histoire du cinéma, dont l’empreinte horrifique reste intacte plus de 50 ans plus tard.
Souvent imité, jamais égalé, L’Exorciste est une expérience, une leçon de cinéma qui transcende les frontières et frôle la perfection.
Des bras qui enlacent lentement, puis serrent. Encore, et encore… jusqu’à t’emprisonner complètement. C’est exactement l’effet que me fait ce film. Sa maîtrise du rythme impose une étreinte psychologique redoutable et, encore aujourd’hui, un silence presque religieux s’installe dans les salles quand il est rediffusé.
Pendant des années, mon père m’a interdit de le voir. Et il avait raison. De cette frustration est née une fascination. Une obsession pour ce film interdit.
Quand j’ai enfin pu le découvrir, j’ai d’abord été un peu déçu. J’avais des attentes tellement fantasmées que tout me semblait presque aseptisé par rapport à l’image que je m’en étais faite.
Mais très vite, l’interdit devenu accessible, j’ai eu une période où je l’ai regardé des dizaines de fois. J’étais tellement heureux de pouvoir le décortiquer dans tous les sens (VO, VF, version longue, courte, etc.) que j’en ai saoulé mes proches. (Coucou Mathilde, ma cousine !)
Aujourd’hui, je le connais par cœur. Et grâce à 22sur20, je peux enfin poser ces mots qui n’étaient jamais sortis, et surtout, en parler avec toute la passion qu’il mérite.
La réalisation, la mise en scène, le rythme, la bande-son, le casting : tout est quasi parfait. L’horreur s’installe insidieusement, lentement, et tout semble terriblement crédible. Je n’imagine même pas l’impact qu’il a pu avoir à l’époque où des gens s’évanouissaient, vomissaient, quittaient la salle.
Linda Blair, qui incarne Regan, était littéralement taillée pour ce rôle. Je pourrais faire un post entier sur elle, tant ce personnage a bouleversé sa vie personnelle et professionnelle.
Tous les acteurs sont dirigés d’une main de maître, et chacun livre une interprétation d’une justesse rare.
J’adore la manière dont la possession est traitée dans L’Exorciste. Autant médicale que religieuse, la lecture du phénomène plonge la mère de Regan dans une impuissance totale.
Et au final, ce ne sont pas tant les scènes de possession que je retiens (même si elles restent monumentales), mais tout le traitement médical, les fausses pistes, cette tension qui égare aussi bien les médecins que les prêtres, jusqu’à un dénouement aussi intense qu’insoutenable.
L’EXORCISTE est un chef-d’œuvre qui a marqué à jamais l’histoire du cinéma. Frôlant la perfection, il a redéfini l’horreur en proposant une histoire sérieuse, une réalisation magistrale et une expérience unique, l’élevant au rang de mythe universel et intemporel.
Un film mythique que je ne me lasse pas de regarder. Incroyable et hyper original pour l'époque, scandaleux aussi et bien gore. Même si l'image et les effets spéciaux ont un peu vieilli cela reste effrayant même aujourd'hui. Toutes les suites réalisées par la suite n'arriveront jamais à l'égaler.