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    143 Rue du Désert
    note moyenne
    3,7
    84 notes dont 20 critiques
    répartition des 20 critiques par note
    5 critiques
    9 critiques
    4 critiques
    2 critiques
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    20 critiques spectateurs

    Olivier Barlet
    Olivier Barlet

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    5,0
    Publiée le 7 octobre 2020
    En arabe, Malika est une reine. En voici une, assise, âgée, seule au bord de la route de Tamanrasset, à dix heures d’Alger, 143 rue du désert (mention spéciale du jury du festival), dans une masure en plein Sahara où elle sert le thé, le café ou une omelette aux chauffeurs routiers ou à de rares touristes. Entre vents de sable et canicule, « gardienne du vide », elle y finit sa vie : « J’accepte ce que Dieu me donne ». Sa vie, elle ne s’étend pas volontiers dessus. Il faut l’écoute d’Hassen Ferhani pour qu’elle la révèle peu à peu. Une écoute sans doute proche du temps passé à capter les incertitudes et les élans des ouvriers de l’abattoir de son précédent film, Dans ma tête un rond-point, pour saisir un souffle, l’esprit du lieu, en même temps que la condition ouvrière contemporaine. On retrouve la même sensation ici que l’écoute ouvre le réel. Le credo est cette fois que saisir ce temps qui passe donne épaisseur au temps passé. En livrant des bribes de sa vie, dans ses attitudes et sa détermination, femme face aux hommes, Malika est une métaphore de l’Algérie d’hier et d’aujourd’hui, une Algérie qui fut belle mais fut « trahie pour de l’argent ».
    Il ne se passe pas grand-chose, mais l’intensité des échanges est fulgurante. La porte ouverte sur la route est une camera obscura. C’est l’Algérie qui franchit le pas, ces chauffeurs déprimés par la hausse du prix de l’essence, ce resto-café moderne qui s’installe à la station-service en face, ultime concurrence à la fraternité, et cet homme qui a perdu sa fille et cherche son frère. « Les gens mentent mais ils ne savent pas mentir », réagit Malika. Le passé ressurgit, ces accusations de ramener de l’alcool et des femmes, le rejet de sa différence et de sa liberté de ton.
    Un accident sur la route ? La caméra reste distante, ne quitte pas l’ancrage de la masure de Malika. Elle laisse la réalité venir à elle. Pas de sensationnel, que de l’écoute. Des plans fixes. Pas de musique pour entendre le trafic et le vent, ou bien le silence, jusqu’à ce que la musique se déchaîne (“Qu’Ran” de Brian Eno and David Byrne), le temps d’une émotion, ou que le film se termine, soudain lyrique, sur le chant traditionnel amazigh a capela de Taos Amrouche.
    Un homme (Chawki Amari, auteur du roman Nationale 1 qui a présenté Malika au réalisateur) joue avec le fenestron, comme si c’était le parloir d’une prison. « Vous m’avez laissé une place dans le monde, je suis ici », lâche Malika. Elle est au centre géographique de l’Algérie. Elle en est la mémoire fragmentée. Rien de précis : Malika gardera son mystère. Car l’enjeu n’est pas de savoir mais de ressentir. Car le monde de Malika est menacé et que quelque chose de profond va se perdre, que nous avons encore du mal à saisir. Car là-bas, dans ce relais routier au cœur du désert, se joue un peu de notre avenir.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    3,5
    Publiée le 17 juin 2021
    “143 rue du Désert” est le portrait d’une vieille femme qui tient un restaurant dans le Sahara. Certes, elle ne propose que des omelettes ou des omelettes tomate, mais son commerce est un lieu de passage et de repos pour les quelques voyageurs du désert. Entre tempêtes de vent et silences, le documentaire nous ouvre les yeux sur un mirage existant, sur une femme isolée qui conserve ses idéologies. Primé au Festival de Locarno, “143 rue du Désert” est un petit entracte hors du temps.
    D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    Irène O.
    Irène O.

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    5,0
    Publiée le 17 juin 2021
    Malika est une femme libre, une femme-monde, comme on en rencontre rarement au cours d'une vie. Elle a décidé d'écrire son histoire en plein milieu du désert, un désert inhospitalier, mais paradoxalement peuplé et très vivant.
    143 rue du Désert est un film d'une grande beauté et d'une finesse rare.
    thar h.
    thar h.

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    4,5
    Publiée le 11 juin 2021
    Ne ratez pour rien au monde de documentaire qui nous transporte au cœur de l humanité... Défiant les codes culturels et religieux Malika trône dans ce café hors temps où les rencontres se succèdent au gré d un temps qui semble s étirer.... beaucoup de clins d œil politique et d humour
    A savourer sans moderation😉
    velocio
    velocio

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    2,0
    Publiée le 17 juin 2021
    De ce documentaire algérien, on peut dire qu'il est sympathique et que le réalisateur fait preuve d'un très bon art du cadrage, mais il serait très exagéré de dire qu'il est passionnant. Tout se passe dans ou à proximité d'une sorte de Bagdad Café posé en plein désert, au bord de la RN1 algérienne, à peu près à mi-chemin entre Alger et Tamanrasset. Depuis des années, ce café est tenu par Malika, 60 ou 70 ans, une femme solide, une femme qui ne s'en laisse pas compter. Le film voit défiler un échantillonnage de sa clientèle, des routiers, des imams, des migrants, des militaires, une touriste polonaise à moto, un groupe de musiciens en tournée, un homme qui, soi-disant, recherche son frère. Des conversations qu'on entend, on retient surtout l'omniprésence du divin, comme si tout, dans la vie des clients et de Malika, était régi par un dieu omnipotent. De ce point de vue, la première conversation est presque caricaturale : durant 5 minutes, se succèdent les "si dieu le veut", les "que dieu te donne la santé", les "que dieu ceci", les "que dieu cela". Sinon, il y a bien quelques petites piques contre les dirigeants du pays, il y a l'apparition d'une concurrence à proximité du café de Malika, mais cela ne va jamais très loin et on finit par s'ennuyer quelque peu.
    Dandzfr
    Dandzfr

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    4,0
    Publiée le 17 juin 2021
    Superbe portrait d'une femme au milieu du désert. Dans sa cabane face à la route elle reçoit ceux qui veulent boire un thé ou manger un peu. On découvre peu Malika mais elle se dévoile un peu au fils des rencontres. Beau film à voir
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    3,0
    Publiée le 30 juin 2021
    En plein désert algérien, Malika, 74 printemps, tient une buvette sur la Nationale 1 qui relie Alger à Tamanrasset. Avec pour seule et unique compagnie son chat, au beau milieu d’un désert à perte de vue, elle accueille ses hôtes dans sa bicoque délabrée aux murs couleur bleu ciel.

    143 Rue du désert (2019) est une fascinante plongée au cœur du quotidien d’une femme aussi téméraire que drôle. Hassen Ferhani a posé sa caméra et n’intervient qu’à de rares moments, se contentant de filmer les allées et venues des routiers et autres voyageurs de passage. Il est intéressant de voir ce qu’il s’y raconte, ce qu’il peut s’y passer le temps d’une conversation, d’un repas ou d’une simple halte. Une modeste buvette d’à peine 20m² où les échanges sont francs, tendres & drôles.

    Malika est une femme étonnante et lucide sur le monde qui l’entoure. Seule (à plus de 70km à la ronde) et livrée à elle-même malgré son grand âge et la rudesse du monde qui l’entoure, elle persiste à vouloir gérer sa petite entreprise et continuer à recevoir ses voyageurs d’un jour. Du simple routier en passant par des imams ou une touriste en provenance de Pologne (qui se fait un road-trip en moto à travers le Sahara), Malika croise chaque jour de nouvelles têtes et semble prendre un malin plaisir à faire constamment de nouvelles rencontres.

    A première vue, son quotidien donne l’impression d’être figé dans une boucle temporelle, mais à y regarder de plus près, on constate que ses nombreuses rencontres s’avèrent aussi riches que variées. « Malika gardienne du vide » comme l’a si bien dit un routier, règne sur son royaume de sable et d’asphalte (Malika signifie "reine" en arabe) et donne à voir de très beaux moments.

    ► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄
    Laurent Levy
    Laurent Levy

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    2,5
    Publiée le 17 juin 2021
    Un tout petit bout d'Algérie, une tranche de vie sur un petit coin de désert. J'aurai aimé en savoir plus sur Malika que ces bribes de conversation.
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

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    3,0
    Publiée le 20 mai 2021
    143 Rue du désert réussit à brosser le portrait de l’Algérie d’aujourd’hui en se saisissant du relais situé en plein désert comme d’un moyeu autour duquel gravitent différents individus appartenant chacun à un milieu socio-professionnel et détenteur, par conséquent, d’un regard personnel sur la société. Hassen Ferhani compose un documentaire contemplatif un peu longuet et répétitif, mais qui trouve dans sa longueur et ses répétitions les moyens formels de son ambition, à savoir saisir le quotidien d’une femme âgée avec rigueur et sans artifices, femme qui apparaît telle la mémoire d’un lieu et, plus largement, du désert tout entier. Le film repose alors sur une suite de séquences qui sont autant de tranches de vie axées sur le partage d’un repas ou d’une boisson : les récits se suivent et convergent parfois, les langues également. La caméra du réalisateur tire des choix de cadrage et d’une attention portée à la lumière des plans magnifiques qui prennent le temps de s’installer dans la durée : pensons à cette lampe qui, une fois allumée, change le réfrigérateur contre le mur du fond et la fenêtre de côté en un espace quasi magique, riche en nuances de couleurs et de textures. Et si la démarche contemplative revendiquée dès le début peut sembler forcée, elle permet néanmoins d’installer un rythme lent apte à partager des expériences et à converser simplement, tout en composant un beau portrait de femme à la fois chaleureuse et mystérieuse.
    Jean-luc G
    Jean-luc G

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    3,0
    Publiée le 23 juin 2021
    Envoutant pour ceux qui connaissent l'Algérie et la nationale 1 sur la "grande boucle" de Timimoun. Déroutant pour les autres, car aucune belle image "touristique" dans ce faux documentaire. Ferhani cadre serré, et adopte la lenteur du désert. Malika, débonnaire, cassée par la vie mais philosophe avant tout, a un petit air de Fern, l'héroîne de Nomadland (eh oui!). Sauf que ce n'est pas elle qui voyage, mais les voyageurs qui s'arrêtent chez elle. Quelques scènes bien croquées ( la motarde polonaise, le groupe de musiciens, la parodie de la visite au parloir) émaillent un film rempli de silences, de deux chiens et d'un chat. Un metteur en scène à encourager. cinéma - juin 21
    Philippe Delbos 83
    Philippe Delbos 83

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    4,0
    Publiée le 3 juillet 2021
    143 rue du désert, c'est d'abord un voyage. Ce qu'on aime dans un voyage : trouver l'endroit pas vraiment touristique, mais authentique, qui nous fait, à travers lui et une ou deux personnes, découvrir la réalité d'un pays. Là, c'est ce café minimaliste et cette personne ordinaire dont on découvre la personnalité extraordinaire, Malika, qui nous rappelle ce que j'ai souvent découvert, à savoir qu'il ne faut pas croire ce qu'on raconte d'un pays, ce qui me rappelle mon court séjour en Libye. Dans un voyage, il y a ce qu'on voit, et ce qu'on ne voit pas. Pour transférer celà, il y a l'utilisation maline d'un mélange : le plan fixe, toujours intéressant dans l'horizontalité du désert, et le micro multidirectionnel rarement utilisé au cinéma, qui nous fait entendre ce qu'on ne voit pas. Grande réussite. Il y a ces personnages (de documentaire, car c'est bien un documentaire la plupart du temps, hormis l'apparition d'un acteur – Chawki Amari - qui se met à jouer un rôle de fils prisonnier derrière une petite fenêtre grillagée devant Malika, la faisant bien rire – elle se prête bien volontier au jeu, donnant la réplique -), qui construisent le film au fur et à mesure qu'ils apparaîssent, comme ils construisent une vie que notre héroïne ne veut pas quitter. Elle leur sert un café, une omelette, voire plus. Une bouteille d'eau, un thé, ou rien, quand c'est l'heure de dormir. Ils viennent pour se poser, mais aussi pour la voir, lui reprochant parfois, eux dont les salaires sont souvent dérisoires, de pratiquer des prix trop bas. Et puis il y a les commentaires à caméra ou hors champ de Malika, commentaire jugeant les clients avant ou après leurs passages. "Indiens", "voulant trop en savoir sur elle", "menteur". Tiens, il nous fait bien rire celui-là, dont elle estime que son récit n'est que mensonge et qui lui sert à son tour, les pires mensonges qu'on puisse trouver. Il y a, en approche de fin, cet abandon du plan fixe pour un plan tournant autour de cette buvette, comme celui du radeau de Aguirre, Hassen Ferhani montrant comme Herzog que la cause est entendue. Et puis, tout comme je le suis souvent dans les voyage, il y a la surprise créée par les voyageurs, les touristes, qui en dit plus long sur le pays et nos visions déformées par la faute de nos gouvernants français (ou autres) qui veulent nous faire croire en des choses qui n'existent pas. J'ai été frappé, dans la Libye de Kadhafi, de rencontrer beaucoup de touristes italiens voire allemands (ces derniers particulièrement sympathiques) dans un pays soi-disant terroriste où un fou sanguinaire faisait tuer tout le monde, surtout les occidentaux (c'était la version officielle). De même, une jeune touriste occidentale apparaît, et va mettre par terre tout ce qu'on nous fait croire sur le Sahara : On ne peut pas y aller. Elle, elle y va, dans son tour de médittérannée, seule, sur sa moto, et tout se passe bien. Très bien. Alors, on nous raconte quoi ? De même, dans ce pays où on ne peut critiquer le pouvoir, Malika balance. Et elle balance pas mal, sur la bande de voleurs qui sont au pouvoir. Et puis, autre intérêt du film, on ne cesse d'avoir des indications géographiques qui nous donnent envie de savoir où l'on est, sur cette route N°1, entre ces villes aux noms mythiques. Allez voir 143 rue du désert. Pour voyager. Comme on s'arrête on ne sait pourquoi, dans un voyage, dans un lieu où l'on sent qu'on va en apprendre beaucoup, sans qu'il n'y ait grand chose. Un coin de désert, un point où l'on peut avoir une collation, buvette où s'arrêtent routiers et capitaines, migrants, imams, musiciens... et discuter avec une vieille dame. Et puis, il y a l'autre personnage : le chat. Alors, si en plus, vous aimez les chats...
    Florian R.
    Florian R.

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    4,5
    Publiée le 9 juillet 2021
    Dans ce petit chef d'oeuvre, Malika attrape nos coeurs. Ce documentaire-portrait nous la fait voir ronde, généreuse, rieuse, débordant sans cesse du cadre des caméras qui cherchent à capter son miracle d'humanité.
    A cette fin, et comme dans le western, s'alternent des plans d'un intérieur et d'un extérieur. L'extérieur se résume essentiellement à l'horizontalité d'une route, où défilent quelques rares voitures, motos et camions. Figurant le commerce d'un monde dont on ne connait que les noms des villes-destinations, cette route porte les échanges et permet le travail des habitants de ce monde vaste et inconnu. L'extérieur comme le lieu de calculs, calcul d'argent, mais aussi d'un calcul plus commun que l'on appelle l'Histoire : l'histoire du monde qui est le résultat d'une division et d'une grammatisation du flux de mouvements et d'interactions, devenant faits et événements, agencés par les les historiographes, romanciers, journalistes et par nous tous, finalement. On apprend à un moment qu'il y a eu un ou deux accidents de la route, ce n'est pas très clair.
    Et puis il y a les plans intérieurs. A l'opposé du calcul, il y a l'humanité et la vitalité de Malika, qui ne cesse d'être belle et surprenante. L'intérieur est vécu, incarné, dans ses gestes, actes et dans ses regards malicieux. Voici à l'oeuvre l'in-calculable et l'im-prévisible. Elle refuse tous les discours (autres "calculs") extérieurs et qui viendraient agresser son hâvre de paix : les actualités sur les révoltes féminines ou les prêches d'imams, elles s'en passent. La modernité, plus généralement, lui est étrangère : le thé n'est pas réchauffé, l'eau n'est pas réfrigérée, la radio grésille principalement. Aucun appareil fonctionnel n'a réellement sa place chez elle. Sauf à un moment magique, un plan de quelques secondes, où l'on aperçoit sa pièce secondaire, son espace intime, avec, derrière un certain désordre, tout au fond, son poêle allumé. Le foyer de ce foyer. Poêle tout ancien, qui apporte lumière, chaleur et qui rend possibles la cuisine et le partage de repas pris sur le pouce le plus souvent.
    Il est question de de Dieu souvent dans les dialogues : s'il est si souvent cité, dans des formules habituelles, c'est le signe qu'il est toujours à la fois absent (on le rappelle) et présent (il est bel et bien cité). Tout comme tout le film se déroule dans un lieu hors de tout, au centre de nulle part. L'espace intérieur de Malika, lui aussi, échappe continuellement aux jeux de caméras : tous les plans de caméra sont expérimentaux toutes les possibilités sont expérimentées, osées, tentées, pour rendre compte de ce qui se passe, ici, en ce lieu, y trouver un sens peut-être. Tout cela est très géométrique et très maîtrisé. Souvent les points de fuite sont en dehors du cadre. Quelques ouvertures, des petites fenêtres, laissent respirer les murs rudimentaires. Cette façon de filmer, simple et somptueuse, toujours se renouvelant, renaissant à elle-même, ce regard curieux, amusé du cinéaste parvient à nous faire parvenir cette ambiance de générosité, de chaleur et de lumière, mais la source de ce divin est peut-être juste là, sous nos yeux, c'est certainement Malika elle-même.
    Sagia T
    Sagia T

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    4,5
    Publiée le 21 juin 2021
    l'Algérie vue du 143. Très beau documentaire. loin d'être le néant bien au contraire. Malika est très touchante pour son courage, son intérêt pour les autres, sa simplicité, son humour, son fatalisme.
    j'ai adoré la profondeur des images, l'imprégnation du spectateur par le temps long des séquences. j'ai apprécié la discrétion, l'effacement du caméraman.
    une histoire VRAIE. une tranquillité que l'appât du fric vient bousculer alors que la route est très très longue...pourquoi là !
    très intéressant.
    une pensée pour Mimi :)
    Eleni
    Eleni

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    4,5
    Publiée le 16 juin 2021
    Un très beau récit oriental, dénudé et épuré, dans un espace-temps à part. Le film navigue entre documentaire et fiction. Car Malika est malicieuse. Elle joue parfois avec la caméra ou avec les gens de passage. Cette femme solitaire et accueillante en même temps, fait preuve d'une indépendance et d'une détermination étonnantes
    Un faux huis-clos, au rythme du désert, où passent des bribes de vie.
    Stephanbuchet
    Stephanbuchet

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    4,0
    Publiée le 15 juillet 2021
    143 rue du désert ne tient à rien sinon à son personnage principal, portrait d'une femme seule, au milieu du Sahara, c'est à dire de nulle part, elle tient quatre murs servant de refuge aux voyageurs de passage.
    Le film se construit autour d'une galerie de portraits, au hasard des rencontres, grâce à laquelle l'on peut saisir l'humanité dans sa diversité. Le procédé est simple, voire simpliciste dans la réalisation, mais la présence de Malika est si prégnante, si magnétique, sa finesse d'esprit face à ses visiteurs si aiguë, que l'on tient ici sur un fil ténue, toute la richesse de ce qui fait une vie d'être humain : les regards, les silences et les échanges qui donnent du sens.
    Merci pour ce beau moment passé ailleurs !
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