Sexy Beast
Note moyenne
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NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2013
Bienvenu dans un milieu que quand on propose un contrat, on le refuse pas, sinon... Premier film pour le britannique Jonathan Glazer, il réalisa de nombreux clips publicitaires ainsi que des clips. Pas un débutant, mais fallait voir de plus près son passage pour le grand écran. Et la presse se dépêcha. Son premier pas est percutant et déroutant. Explication, percutant parce qu'il donne au polar une dramatisation avec un style que l'on pourrait s'y méprendre avec un certain Tarantino, sauf qu'ici, pas d'humour. Déroutant, déjà concernant l'affiche du film, elle semble neutre, qui dévoile en rien à quoi nous allons faire face. Le générique de début avec un marquage rose... C'est aussi une réalisation Tape à l'oeil. Ben Kingsley en personnage caricatural et inquiétant, Ian McShane (Deadwood), terrible lui aussi et mystérieux, Ray Winstone en gangster retraité en Espagne se pavanant au soleil comme un iguane. j'ai beaucoup apprécié la première partie qui chatouille avec volonté la non-tranquillité. Vous savez comme un voisin que vous voulez plus du tout être en affaire avec lui.
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 juin 2014
Les réflexes de réalisateur de clips de rock de Jonhatan Glazer se ressentent dès les premières minutes extrêmement maniéristes de son premier long-métrage, mais la suite semble pâlir d’une mise en scène bien plus fade. Si beaucoup y ont vu une inspiration des films de Tarantino, c’est uniquement dans la place que vont prendre de longs dialogues sans intérêt dans le développement d’une intrigue qui tient sur le dos d’un timbre. Cette absence de risque dans la description du quotidien de mafieux anglais se ressent également dans le rôle transparent de Ray Winstone. Heureusement, face à lui, Ben Kingsley livre une prestation particulièrement survoltée qui, à elle-seule, rend surprenante la première heure du film. Dans la dernière demi-heure le montage va enfin s’enflammer et réussir à donner toute son ampleur à la violence de ce milieu. Avec très peu de passages marquants (tel que l'énigmatique plan de fin) pour un scénario insipide, Sexy beast reste un petit film de gangster pas désagréable, ce qui laisse à croire que Glazer est un réalisateur plus habile qu’il n’y parait.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juillet 2016
Avec ses airs tarantinesques, "Sexy Beast" est un film de gangsters qui a de quoi séduire. En premier lieu, le jeu des acteurs est très bon avec une mention spéciale pour Ben Kingsley, plus psychopathe que jamais. L'intrigue démarre plutôt bien et nous fait entrevoir un film déjanté, à l'humour noir, souligné par une mise en scène ambitieuse. Mais n'est pas Tarantino qui veut et la réalisation de Jonathan Glazer manque d'un surplus de folie appréciable. Le scénario lui-même prend une direction plus classique vers le milieu du film et perd grandement de sa saveur. Finalement, on ne voit pas bien où le cinéaste a souhaité nous amener et il manque à "Sexy Beast" ces scènes marquantes qui sont la marque de nombreux films de ce genre. Sympathique donc, mais sans plus...
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 juin 2014
Dès les premières minutes du film j'ai regretté de l'avoir enregistré, on sent très bien que le réalisateur essaye de donner un style à son film ; ça lorgne du côté Quentin Tarantino tant dans la musique que dans les personnages nonchalants et blasés. Mais la recette ne prend pas, on s'ennuie rapidement cependant la réalisation n'est pas totalement mauvaise, c'est le 1er long-métrage de Jonathan Glazer et on sent qu'il est capable de mieux faire.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2024
Un film d'anti-gangster où l'on suit un gangster à la retraite, tout à fait sympathique, qui se voit rattrapé par son passé pour une nouvelle mission. Un premier film très réussi pour Glazer, encore assez sobre dans son symbolisme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 août 2009
4 étoiles pour le scénario et le montage de ce film british.
L'interprétation est sans faille et on a à faire à des durs !
Willow-des-bois
Willow-des-bois

28 abonnés 118 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 décembre 2012
Voilà voilà, ça, c'est fait!
Encore un mythe qui s'écroule.
Bon, mythe est très exagéré en l'occurrence, mais disons que ce film était sur ma liste des films à voir depuis que je l'y avais noté, avant sa sortie ciné, il y a plus de 12 ans donc.
Il n'était pas sorti au ciné ici, et c'est pas plus mal, autant le voir "gratos" on TV, vu la très faible qualité du métrage, malgré un casting intéressant dirons-nous.
Je ne suis pas fan d'eux, mais il faut admettre que Ben Kingsley, Ian McShane et Ray Winstone ne sont pas n'importe qui ni des mauvais acteurs.
Mais bon, que du blabla (un peu comme un Tarantino mais en moins bien, voire en beaucoup moins bien si on prend comme référence l'excellent Jackie Brown ou le très bon Inglourious Basterds et même les plutôt bons Kill Bill et le moyen Boulevard de la mort), nous faisant prier pour voir le fameux braquage avant la fin.
Et même pendant le braquage, très court sur l'ensemble du film, il n'y a pour ainsi dire aucune action vu que tout se passe comme sur des roulettes.
Même quand ça flingue un peu, c'est fait de telle façon qu'on pourrait s'endormir en y voyant, devant le manque de punch avec lequel c'est fait et le manque de conviction des interprétations, malgré encore une fois le niveau du casting.
Bref, à zapper; ce que j'aurais ptèt du faire, mais je le fais quasi jamais, même quand c'est encore beaucoup moins bon; autant que ça soit possible.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 août 2022
Un polar de gangster stylé et prenant, qui brille plus pour ses personnages insolites (avec un très bon Ben Kingsley en truand givré), que pour son intrigue un peu décousue.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2025
Le début m'a beaucoup plu. Pendant une bonne demi-heure, sur la Costa del Sol, Gal, en retraite dans sa tête, se prélasse au bord de sa piscine et cela ne ressemble guère à un film policier. Puis le problème arrive en la personne du gangster Don Logan jouée avec brio par Ben Kingsley. C'est un personnage schizophrène, intimidant, aux antipodes de celui de Gandhi, comme quoi il peut tout jouer à la perfection. Le ton m'a parfois amusé et globalement, j'ai apprécié le traitement très créatif du réalisateur britannique, Jonathan Blazer
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2024
Sexy Beast est le premier long metrage de Jonathan Glazer. A mi-chemin entre le film de mafia et le film de casse à la Soderbergh, il est particulièrement déroutant dans son écriture et sa réalisation. L'œuvre parvient sans cesse à nous surprendre, et nous emmène hors des sentier battus. Il s'en dégage une énergie folle et une tension de tous les instant. Il faudra faire avec un personnage de Don assez insupportable, mais qui remplit parfaitement son rôle d'antagoniste.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2023
Un très bon drame policier hispo-britannique avec Ray Winstone , Ben Kingsley ,Ian McShane et Amanda Redman.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2025
Qui est le film ?
Sexy Beast est le premier long-métrage de Jonathan Glazer, cinéaste issu du monde du clip et de la publicité. Présenté en 2000, il s’inscrit dans une tradition britannique de films de gangsters qui s'intéresse moins au casse qu'aux rapports entre crime et identité. En surface, c’est l’histoire d’un homme qui a choisi le retrait, le soleil, l’oisiveté, et qui voit ressurgir la violence d’un passé incarné par un ancien compagnon venu le convaincre de prendre part à un dernier coup. Mais cette surface ne dit pas l’essentiel : Sexy Beast promet un récit de genre, et livre en réalité une étude sur la domination.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet du film repose sur une tension simple mais féconde : l’idylle contre la coercition, la douceur domestique contre l’intrusion brutale. Le personnage de Gal, ancien gangster installé dans une villa espagnole avec sa femme et ses amis, incarne la tentation du repos. L’arrivée de Don Logan, envoyé pour le convaincre de participer à un braquage, brise ce fragile équilibre. Mais Glazer ne se contente pas de décrire une lutte entre deux personnages. Ce qu’il met en scène, c’est la mécanique du pouvoir : comment la loyauté, l’amitié, la peur et la rhétorique deviennent des instruments de contrôle.

Par quels moyens ?
Le récit est réduit à sa plus simple expression : un retraité veut rester tranquille, un ancien camarade vient le forcer à reprendre du service. Cette simplicité ouvre l’espace à une succession de scènes qui prolonge la même question : céder ou résister ? Cette économie narrative permet au spectateur de sentir la pression monter sans distraction ni échappatoire.

Ray Winstone joue Gal comme une masse tranquille, lourde de chair et de fatigue, filmée d’abord dans la chaleur et la jouissance du quotidien. Ben Kingsley, en Don Logan, surgit comme un corps nerveux, sec, incapable de repos. Leur contraste visuel est la première forme de violence : l’un aspire à se fondre dans l’environnement, l’autre refuse tout apaisement.

Les dialogues, écrits par Louis Mellis et David Scinto, fonctionnent comme un rituel d’asservissement. Don ne discute pas, il martèle. Ses phrases sont des coups, ses répétitions une méthode de démolition psychique. Le spectateur est contraint d’écouter la violence dans la syntaxe elle-même, dans l’impossibilité d’échapper à la logorrhée. La criminalité n’est pas qu’une affaire de gestes, mais de mots.

Glazer transpose son expérience du clip dans une esthétique précise. Les textures sont sur-exposées : la peau brûlée par le soleil, le bleu artificiel de la piscine, les intérieurs britanniques étouffants. Les cadres serrés semblent chercher la faille dans la chair des personnages. L’Espagne solaire devient un décor qui surexpose. Le soleil ne réchauffe pas, il révèle trop. Cet excès de lumière, loin de consoler, met à nu la fragilité de Gal.

Le film ne parle pas seulement de braquage, mais de la manière dont des hommes se définissent par l’épreuve, l’obligation de prouver leur force ou leur loyauté. Don Logan n’impose pas seulement un travail, il exige une identité : être un homme, c’est obéir à la loi du groupe. La résistance de Gal est d’autant plus fragile qu’elle s’oppose à une injonction intime, presque ontologique.

Où me situer ?
Là où l’on attendrait fusillades et casse spectaculaire, Glazer propose un film théorique sur l’emprise. Cette austérité est sa force. Mais elle est aussi son risque. Pour moi, le film reste fascinant justement par ce déséquilibre : un dispositif fragile où l’acteur devient concept, où la scène de parole devient plus violente qu’un braquage.

Quelle lecture en tirer ?
Sexy Beast se lit moins comme un récit criminel que comme une méditation sur la possession : posséder une maison, une identité, une tranquillité ou au contraire posséder l’autre par la parole, l’obligation, la peur. La fin, ouverte, refuse une résolution morale claire. On sort du film avec une impression durable : celle que la violence laisse des traces, qu’elle s’infiltre jusque dans les interstices les plus intimes.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juillet 2024
Premier long métrage du génie Jonathan Glazer. Par sa mise en scène, Glazer nous emmène dans une histoire particulière, avec un changement d'ambiance à plusieurs moments. Malgré de très bonnes idées, l'intrigue ne décolle pas plus que cela. Hormis aussi, une performance génial de Ben Kingsley, ce premier film est loin d'être parfait
Flotibo
Flotibo

72 abonnés 1 441 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2011
Sexy beast est un film policier vraiment à part qui ne ressemble à pas grand chose d'autre si ce n'est un petit air de Tarantino... Ce film nous raconte l'histoire d'un truand qui cherche à convaincre un des anciens collègues aujourd'hui rangé de se joindre à lui pour un dernier gros coup. Le film vaut surtout parla prestation de Ben Kingsley vraiment très très bon. Pour le reste, on s'y perd un peu sans trop savoir où le réalisateur veut nous mener...
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2010
On pense avoir à faire à un film de cambriolage classique, ce qui n'est absolument pas le cas.
L'histoire se concentre sur le personnage hallucinant interprété magistralement par Ben Kingsley, qui, on peut le dire, fait le film à lui tout seul.
La mise en scène est assez originale et inventive, et les dialogues oscillent entre humour noir et vulgarité ravageuse, ce qui donne d'excellents moments.
Le film tient le rythme du début à la fin, ne se perd pas dans des scènes superflues (il est même court), ce qui permet de conserver un intérêt et un plaisir constant.
Je ne saurais donc que recommander chaudement ce "Sexy beast" plutôt méconnu.
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