J’ai regardé Mayday un peu par curiosité, attiré par le pitch simple mais efficace d’un avion qui s’écrase en territoire hostile, forçant les passagers à survivre. Et dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment. Ce n’est pas le film du siècle, mais pour ce qu’il promet (de l’action tendue, du suspense et une petite dose d’adrénaline) il fait le job.
Le duo Gerard Butler/Mike Colter fonctionne plutôt bien. Butler reste fidèle à lui-même : le héros un peu fatigué mais solide, charismatique sans en faire trop. Colter, en ancien soldat mystérieux, apporte une présence intéressante, presque plus marquante à certains moments. Leur alliance improbable devient vite le cœur du film, et c’est ce qui m’a le plus accroché. Pas besoin de longs dialogues, leur complicité se construit dans l’urgence, et ça marche.
Côté réalisation, Richet s’en sort avec efficacité. Les scènes dans l’avion sont tendues comme il faut, et même si certaines facilités scénaristiques m’ont un peu fait lever les yeux au ciel, l’ensemble est bien rythmé. Ce n’est pas du grand art, mais c’est propre, lisible, et surtout ça ne traîne pas. Le film va droit au but, ce qui est agréable à une époque où beaucoup de blockbusters dépassent les deux heures sans toujours le justifier.
Mon seul vrai reproche, c’est peut-être un certain manque d’ambition. Mayday aurait pu aller plus loin dans l’intensité ou dans la complexité des enjeux. On reste dans quelque chose d’assez balisé, sans grande surprise. Mais si on accepte cette simplicité comme un choix assumé, alors c’est un bon divertissement du samedi soir. J’en ressors satisfait, sans être renversé. Un honnête 3,5/5.