La Cravate
Note moyenne
3,8
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88 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 mars 2021
Soit je suis obtus, le sujet traité me sort par tous les orifices de mon corps tant je vomis l’idéologie de ce parti - je fais comme Voldemort -, je ne le prononce pas ; par conséquent je fais preuve de subjectivité et me trompe car suis hors sujet ; soit je reste ouvert en appréciant simplement la réalisation brute du documentaire et de son sujet traité, lequel sujet mérite d’être entendu même si je vomis l’idéologie de ce parti ! Ce que je retiens avant tout, c’est la forme du documentaire : plaisante et inattendue, voire originale. Inviter le sujet principal, c’est-à-dire le protagoniste du sujet, Bastien, un militant dévoué corps et âme à son parti d’extrême droite, à avaliser le reportage. Assis dans un confortable fauteuil, avec un verre d’eau, les réalisateurs lui passent un journal écrit. Ce journal n’est rien d’autre que le film de sa rencontre avec les réalisateurs qui l’ont accompagné dans son parcours de militant qui couvre un peu plus d’un an dont les élections présidentielles. Bastien lit le journal mais la voix qui commente le documentaire n’est pas la sienne. Cette voix Off posée donne de la fluidité à ce documentaire bien écrit car la forme proposée a le caractère d’une oeuvre littéraire. De temps en temps, on retrouve Bastien qui commente les mots comme un professeur apporterait un commentaire à une copie. Oui, quelque part, les réalisateurs soumettent leur copie à Bastien avec l’espoir que tout ce qui a été filmé, les silences, les regards, les mots ou les non-dits interprétés, les paroles émises quelles soient ordinaires ou racistes puissent être approuvées. Dans l’ensemble, Bastien les avalisent, et lui arrive de temps à autres de les discuter sans être pour autant contrarié. Ce qui est aussi inattendu, ce sont des propos tenus au moment de la lecture (je ne dévoilerai rien) mais on sent l’étonnement de l’interviewer, tout comme moi, je l’ai été. Ce qui donne à ce documentaire du relief. Le sujet en lui-même délicat ne manquait pas de relief, mais comme à l’image de Bastien engoncé dans son fauteuil, le documentaire avait un rythme de croisière plan-plan. La révélation de Bastien ne permet pas de parapher définitivement le journal. Les auteurs vont biffer quelques feuilles au stylo rouge. Le journal proposé n’est plus qu’un manuscrit incomplet. Pour le reste, c’est le portrait d’un militant d’un parti dont j’exècre les idées, un portrait de plus, rien d’original. Si son discours semble sincère, ceux de ses acolytes, le fameux Eric qui voulait être député avec des petits coeurs roses sur son affiche électorale, respirent l’hypocrisie, la sournoiserie, la manipulation. Ce qui est malaisant, c’est que des gens vont se laisser séduire au nom du « pourquoi pas, ça ne peut pas être pire, faut bien essayer ». Ce qui est révoltant, c’est que l’homme ne retient pas les leçons du passé au nom d’une soi-disant modernité, d’un discours qui se dit progressiste. Ce parti ne vit pas avec son temps. Comme le disait un des auteurs du film à Bastien, ce parti a un passé violent et adhère à une idéologie qui donne la nausée. Que les cravates qui habillent ces militants ou partisans étranglent les mots crapuleux qu’ils prononcent. Bref, ce reportage ne m’apprend rien de nouveau et peu importe le quidam qui s’exprime avec ou sans violence ; le sourire, l’apparence que ces militants se donnent n’est que tromperie.
Esteboon
Esteboon

1 abonné 25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2021
Troublant , très bon documentaire , très originale . Des faits malheureusement réelles malgré l'impression d'une fiction .
damien88170
damien88170

7 abonnés 261 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2021
Je n'ai pas accroché ce film documentaire dans l'univers de l'extrême droite ... on s'aperçoit que dans tout parti confondu chaque cadre ne pense qu'à ces intérêts personnels pour leur carrière ... ce n'est pas un scoop...
Un jeune qui est manipulé pour servir les intérêts des chefs ... image supplémentaire pour faire peur ... la diabolisation du parti n'est pas gagnée!
Mister_Ed
Mister_Ed

9 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2021
Très bon documentaire, dans une forme originale. Les images filmées sont belles. On a vraiment l’impression de rentrer dans la tête de Bastien. Très bonne idée des réalisateurs de laisser à Bastien la parole pour commenter lui-même le documentaire qui est fait sur lui. On aimerait plus de documentaire dans ce genre ; gratter la profondeur sous chaque être. Les réalisateurs devraient faire un documentaire sur eux pour s’auto-analyser.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2021
Ce documentaire suit Bastien, un militant du Front National, sur les marchés pour distribuer des tracts, dans les rues la nuit pour coller des affiches, au siège du parti, dans des meetings…
Le mode de narration est original, comme un roman, au passé simple, lu par le réalisateur et filmé entre les mains de Bastien qui commente certains passages.
En milieu de film, alors qu’on pense être installé dans le documentaire, Bastien fait une révélation majeure, très intéressante pour comprendre la psychologie de ce militant et ce qui a pu déterminer son arrivée dans ce parti.
C’est fascinant, prenant. La sincérité de Bastien est touchante malgré ses idées. Vraiment très intéressant.
Stéphane R
Stéphane R

29 abonnés 487 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2021
Intéressant. Bien plus instructif par son empathie terrifiante que par un sempiternel message indigné. Ils révèlent l'humanité de ce militant, ses doutes, n'en font pas un montre. C'est d'autant plus efficace et inquiétant
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 302 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2021
Un documentaire dont le format singulier pose question ou plutôt non, il les enlève pour nous imposer la vérité de leurs créateurs.
La cravate montre le parcours d'un militant du Front National. On ne s'attache pas aux idées défendues mais à la vie d'un militant politique. On découvre ainsi étonné le mode artisanal de la gestion de la chaine Youtube du numéro 2 du "plus grand parti de France".

Mais ce qui fait d'abord l'intérêt de la cravate c'est son dispositif. Car les deux journalistes ont rajouté une étape à leur processus de creation : une mise en abime. Ils filment leur héro lire le texte qui sera énoncé tout au long du docu afin de le valider. C'est ce qui m'ennuie car on voit bien que ce Bastien, qui est pourtant loin d'être débile n'a pas les armes pour contester et mettre en perspective le texte. Tout est factuel peut-être mais ce qui est écrit là n’est pas tout ce qu’il a vécu. Par exemple il apparait comme un salop lorsqu'il rabroue un nouveau militant. Le texte dit : "car il est agacé par l'enthousiasme permanent du néophyte". Bastien répond : "c'est surtout parce qu'il ne faisait que des conneries". Combien de ces oublis se rajoutent aux interprétations ? Car c'est surtout là que la cravate me pose problème. Le documentaire pense à la place de Bastien et à la notre. Il manque totalement d'objectivité, c’est comme si l’ensemble des faits étaient relatés sous le prisme de l’image qu’on avait envie de renvoyer de l’électeur du Front National, une bête immonde. Bastien relève d'ailleurs judicieusement la champ lexical militaire utilisé pour décrire sa passion (tellement prolo) du lasergame. Quiconque a déjà fait une partie trouvera en effet risible l'image extrême qui en est renvoyé.
C'est comme si le documentaire avait tellement peur que l'on trouve le Front National et Bastien sympa qu'il devait, par son texte (d'ailleurs très académique et prétentieux) nous rappeler que ces gens et ce parti sont infréquentables. L'effet sur moi a été contre productif au possible. Surtout que l'on a droit à une psychologisation et des assertions vraiment limites. Bastien a vraiment validé "les visages déformés par la haine" des sympathisants au meeting de Marine Le Pen ? Pour avoir assisté à l'un de ces meeting, si le fond est loin de m'avoir convaincu, il est difficile de nier le talent d'oratrice, l'engouement et la ferveur ressentie parmi les militants, ce que le documentaire élude totalement. La façon dont le documentaire est construit j'ai d'ailleurs eu le sentiment qu'à la fin, comme dans un film hollywoodien ce Bastien, si touchant et si sincère se rallie au camp du bien (celui des journalistes) et se repente de ses penchants nationalistes.
Je regrette également que le moment de la cassure de ses ambitions n'ait pas été davantage creusé et expliqué. Au contraire les plans sur le journaliste devant son micro m'ont semblé inutiles et narcissiques. On ressent par contre cruellement la douleur infligée par l'institution scolaire à un Bastien qui "travaille mais ne comprend pas". Ma scène favorite : le car. Elle montre une composante essentielle du militantisme politique : l'appartenance à un groupe. PS : De Tavernier, préférez "DROGUE: dis-leur" autrement plus neutre, instructif et poignant.
Komodorr
Komodorr

139 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2021
Film et immersion dans la vie de ce militant intéressants, dommage qu'il ne s'exprime pas toujours très bien. Il y a deux dimensions, la narration du réalisateur avec laquelle nous sommes reliées par les pages du livres ou le micro et le film documentaire où l'on voit des passages de la vie réelle de ce garçon. La narration, je la trouve parfois un peu à charge quant au vocabulaire utilisé, ça hyperbole beaucoup; ensuite les images du film parlent d'elle-même tout comme le témoignage de Bastien. Ayant fait un peu de politique, il est difficile de s'y faire une place même en y mettant tout son dévouement et sa passion, cela engendre souvent de la frustration et c'est bien illustré ici tout comme le parcours de Bastien passant de la rue au militantisme pour un parti politique.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2021
Aussi original qu'interessant ce documentaire nous plonge au coeur du militantisme. On y découvre le portrait d'un jeune homme, franc et sincère qui lutte pour ses idées.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 janvier 2021
Un chef d'oeuvre, tout simplement. Très intelligent. Les réalisateurs ont fait un travail de fond incroyable. Les plans sont magnifiques, digne d'un grand film de cinéma. spoiler: Mon préféré est celui du dépouillement.
On découvre, au fur et à mesure, la réalité qui se cache derrière ce parti politique qui nous effraie et nous intrigue. On découvre, les stratégies du front (infiltration, motivation des manifestations...). Bref, un chef d'oeuvre qui mériterait d'être passé dans toutes les écoles de France. Honnêtement.
lululenantais
lululenantais

6 abonnés 22 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2021
Deuxième fois que je regarde ce documentaire. Il est bien fait mais cela semble caricatural et le ton grave est un peu agaçant. Je pense qu'on pourrait faire le même type de documentaire si chaque parti ouvrait ses portes. C'est plus un reportage orienté politiquement-contre qu'un film documentaire. Les commentaires du réalisateur sont excessifs ( idéologie de fermeture..) et l'exploitation des problèmes psychologiques de ce jeune militant est un peu facile. On exploite la déception d'un jeune à l'enfance difficile, ex-skinhead, déçu de ne pas avoir été retenu comme responsable dans son groupe local. Dans leurs interviews, les réalisateurs qui à l'évidence sont de gauche, manipulent ce jeune militant, exploitant ses confidences, et cela met mal à l'aise. La tentative de démontage des procédures du parti national ( les codes de langage, les techniques d'expression, les réponses aux provocations des journalistes....) pourraient s'appliquer à tous les autres partis. On pourrait pour chaque parti ironiser sur les luttes de pouvoir, les discours préparés, les apartés au téléphone.... néanmoins cela se regarde avec intérêt car le jeune militant passe très bien devant la caméra et parle très bien. Il est très humain et on le suit avec intéret durant ces quelques mois. intéressant à acouter e car aga
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2020
Un documentaire respectueux sur le parcours de vie d'un jeune homme militant FN, un film d'une tristesse profonde.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 décembre 2020
La virtuosité du dispositif mis en place par La Cravate tient au constant désamorçage qu’il oppose à la condamnation frontale du parti d’extrême-droite, puisqu’il est intrinsèquement lié aux aléas d’un être qui se saisit à mesure que la fiction fait de lui un personnage. Ce qui frappe d’entrée de jeu est bien cette fictionnalisation de Bastien qui, tel un héros de roman réaliste, voit décrites sa coupe de cheveux, sa carrure physique, l’apparence qu’il renvoie. Aussi le long métrage propose-t-il une réflexion virevoltante sur les pouvoirs de la fiction, qu’elle soit littérature ou cinéma, qui semble d’ailleurs agir de façon similaire au Front National : elle recueille les failles, attire les mécontentements, conjugue les contradictions afin de convertir tout cela en force vive, une force de contestation, d’essence politique. Enfin un documentaire qui s’empare pleinement d’un problème de société et l’aborde non du point de vue du rejet mais de celui de la compréhension : il est une quête du sens à donner à l’engagement, un engagement reconduit sous plusieurs partis mais qui prend sa source dans un même lieu. L’approche sociologique, quelque peu psychologisante, est sauvée par la constante interaction avec Bastien, désormais spectateur de sa propre vie d’acteur. Un acteur qui agit sur son existence. Un acteur qui ne joue pas des rôles mais s’efforce de rester fidèle à qui il est ou qui il voudrait être. Dans l’articulation entre passé et présent, l’œuvre interroge, de manière plus générale, ces hasards qui gouvernent nos choix et les orientations que prennent nos destinées ; ce faisant, il rappelle qu’en amont d’une image se trouve un homme, être sensible qu’il faut essayer de comprendre avant de prétendre le juger. La révélation des stratégies de dédiabolisation entreprises par le parti de Marine le Pen se double donc, depuis le collectif vers le singulier, d’une démarche de dédiabolisation du militant moyen, issu du peuple et voué à y rester, qui transfère dans son engagement politique une fièvre, un malaise, une rage, autant de symptômes que le Front National manipule à sa guise. Mathias Théry et Etienne Chaillou signent La Cravate un documentaire magistral, fort intelligent et novateur, l’une des grandes réussites de cette année 2020.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2020
Le Front National à l’époque – 2017, dernière campagne présidentielle –, désormais Rassemblement National, vu de l’intérieur via un militant de base de la région d’Amiens, voici l’idée de ce documentaire original sur le fond et sur la forme car il est demandé au personnage principal de « valider » la vision qu’en ont les réalisateurs du documentaire. Le film ne fait que confirmer que le parcours d’un individu légitime ses choix politiques, même et surtout les plus extrêmes. Je ne partage pas les idées de ce protagoniste mais je trouve qu’il a du cran de se mettre à nu devant la caméra et d’assumer son parcours chaotique. L’envers du décor du parti, pas aussi démonstratif sur sa volonté de dédiabolisation et de rupture avec le passé que dans « Chez Nous » (2017) ou « Féroce » (2002), outre les parachutages de candidats parisiens en province et l’intérêt particulier de ses membres qui prime sur l’intérêt général, montre surtout en creux le public – les électeurs – qu’il vise.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2020
Tout au long de la campagne présidentielle de 2017, les deux documentaristes Théry et Chaillou ont suivi Bastien, un militant FN d’une vingtaine d’année, avec la bénédiction de la direction du parti, trop heureux qu’un documentaire n’annonce pas dans sa note d’intention sa volonté de tirer sur eux à boulets rouges. Le procédé employé pour rendre compte de ce travail est assez particulier puisque le jeune homme lit le “script” qu’ils ont tiré de leurs entretiens, ce dernier étant illustré en direct par les bandes-vidéos tournées tout au long du projet, et commenté par l’intéressé lorsqu’un élément fait débat. L’ensemble repose donc beaucoup sur la voix off, ce qui est toujours un peu regrettable et renforce l’impression d’une mise en scène qui, pourtant, n’a pas lieu d’être ici. On ne note pas d’intention particulière de dévoiler le corpus idéologique rance du Parti, à travers un portrait qui finirait inévitablement par exposer le visage hideux de ses militants : Bastien est un garçon aimable, posé, sympathique. Il n’est pas un de ces cadres du parti qui ont appris à offrir un visage avenant aux médias, juste un jeune très ordinaire du Nord de la France qui, bien qu’issu d’un milieu relativement aisé, a eu un parcours de vie chaotique sur lequel il reviendra souvent tout au long des entretiens. Il ne tient pas de propos extrémistes, ne théorise guère son engagement, et le spectateur aura toute latitude pour décrypter, entre les lignes, les motivations qui ont pu le pousser à rejoindre ce parti plutôt qu’un autre. On pourrait presque dire que le documentaire est consacré à Bastien, jeune ordinaire qui vote FN et pas à Bastien, électeur FN d’une vingtaine d’années. Certains crieront sans doute à l’entreprise de dédiabolisation mais dédiaboliser (ou diaboliser d’ailleurs) le FN aujourd’hui, c’est avoir deux guerres de retard sur la réalité, et refuser de prendre acte du fait qu’entre deux partis traditionnels moribonds et un vainqueur sorti du néant et dont on ne sait pas encore s’il va y retourner, il est sans doute la formation la plus pérenne du paysage politique français. Néanmoins, qu’est ce qui peut pousser deux réalisateurs à étudier avec une neutralité assumée une engagement militant qui n’est sans doute pas le leur ? Comprendre, tout simplement. Ne pas chercher la caricature, qui attire les rieurs sans étiquette mais personne d’autre, ou l’angle d’attaque optimal, qui n’a apparemment convaincu personne ces trente dernières années de changer d’obédience dans le sens souhaité. Plutôt laisser le spectateur se faire sa propre idée sur la manière dont le parti le plus haï de France est devenu l’impulsion politique première de citoyens ordinaires, en rien différents de ceux qu’on côtoie tous les jours.
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