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    9 jours à Raqqa
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    53 critiques spectateurs

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    CinÉmotion
    CinÉmotion

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    4,0
    Publiée le 11 septembre 2021
    Magnifique et poignant documentaire. Hommage et honneur donnée à Leila Mustapha, maire de Raqqa, ayant pour objectif et ambition de reconstruire la ville en ruine, tant architecturalement que humainement avec l'instauration d'une démocratie progressive.
    Ce qui frappe d'abord, c'est les images de la ville détruite. Aucun bâtiment n'apparait intact, et la plupart sont littéralement détruits. Les plans larges et aériens nous fait découvrir une ville grise, recouvert de poussière et de gravas. Une vision terrible de la ville, qui contraste avec cette reprise de vie qui semble débuter. Et où les couleurs vertes et rouges des fruits et légumes des marchés du centre-ville côtoie cette ambiance grise, avec derrière les immeubles en ruines mais en reconstruction. Très belle séquence que celle-ci.
    Et c'est donc heureusement cet espoir et cette entrevue de lumière qui donne encore plus d'impact et de force à ce documentaire via la présentation de Leila Mustapha. Incroyable femme, d'une force de caractère folle, qui semble bien déterminée à tout rebâtir. J'ai adoré son abnégation, et son courage. Donner ces interviews dans le cadre du documentaire alors qu'elle travaille à plein temps la journée pour la ville. Puis s'aventurer sur des places non encore parfaitement sécurisée, en nous expliquant les contextes passés liés à ces endroits, rapidement balayés par sa nouvelle vision prévue pour ces coins de ville dans le futur.
    On y découvre également les conséquences directes du retrait des troupes américaines, impliquant un risque de résurgence de cellules dormantes de la branche djihadiste. Elle nous fait clairement comprendre que l'internationale a abandonné la ville au moment où elle en avait encore besoin pour assurer une transition plus sereine et rapide pour sa reconstruction.
    Un documentaire implacable sur une ville d'après-guerre, dont le travail titanesque semble tellement impossible. À la vue des images on se demande littéralement comment est-ce possible de reconstruire à ce point toute une ville en repartant de zéro. Et comment la population peut encore puiser dans leur âme l'énergie que cela nécessite. Leila Mustapha incarne cette nouvelle énergie, et dédie à présent ses journées et sa vie pour tenter de redonner vie à sa ville. Magnifique.
    Cliffhangertwit
    Cliffhangertwit

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    5,0
    Publiée le 8 septembre 2021
    Fort et puissant, un film qui ne peut pas laisser indifférent et qu’il faut voir pour bien comprendre les problématiques qu’il soulève
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    2,0
    Publiée le 16 septembre 2021
    9 jours à Raqqa (2021) est une immersion en plein cœur de Raqqa, la capitale syrienne, mise (malgré-elle) sur le devant de la scène lorsqu’elle fut la capitale autoproclamée de l'organisation djihadiste État islamique entre 2014 et 2017. Celle qui fut sous le joug de son ancien califat, devenue ville-martyre suite aux nombreuses exactions commises par Daech, est depuis quelques années (et ça, on le sait moins), co-dirigée par une jeune femme kurde de 30ans, Leila Mustapha, une ingénieure en génie civil.

    Le réalisateur Xavier de Lauzanne a suivi durant 9 jours Leila et l’écrivaine Marine de Tilly qui était en train d’écrire un livre sur la jeune femme ("La Femme, la vie, la liberté" chez Stock). Le film met en lumière cette femme courageuse et déterminée, en suivant son parcours au quotidien, en tant que co-présidente du conseil civil de Raqqa (accessoirement, maire de la ville).

    Lorsque la coalition internationale, aidée par les forces démocratiques syriennes & kurdes parviennent en 2017, à reprendre le dessus au point de faire plier les djihadistes, les survivants retrouveront Raqqa détruite à plus de 80%, sans eau, ni électricité et criblée de mines ! Pour mener à bien la reconstruction et la réappropriation de la ville, il est décidé de mettre en place un conseil civil constitué d’un homme arabe et d’une femme kurde. La bataille à travers laquelle s’engage Leila, consiste à tout mettre en œuvre pour faciliter la reconstruction de la ville et tenter, je dis bien tenter, d’effacer les horribles souvenirs qui entachent la ville et cela commence par rebaptiser la Place Naïm, qui fut, du temps des djihadistes, le haut lieu de toutes leurs exactions (avec près de 1200 civiles massacrés, avec leurs têtes accrochés sur les grilles du rond-point comme pour rappeler (s’il ne le fallait) à tous les habitants de la ville que c’était eux qui faisaient régner l’ordre, la loi et surtout la terreur).

    Il en résulte un documentaire résolument féministe, dans un monde d’hommes et où la femme n’aura cessée d’être déconsidérée. Un documentaire qui aurait sans nul doute mérité plus de 9 jours pour pleinement nous immiscer au cœur de Raqqa aux côtés de Leila. Le manque d’émotion et ou d’empathie ne nous permet pas de pleinement partager avec tous les protagonistes la merveilleuse reconstruction de Raqqa.

    A noter enfin que ce film est le premier opus d’une trilogie, à suivre prochainement, "Radio Al-Salam" sur l'unique radio libre du Kurdistan et "Mossoul Campus" à la rencontre d'un groupe d'étudiants de l'université de Mossoul.

    ► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,0
    Publiée le 8 septembre 2021
    Raqqa est une ville du centre de la Syrie. C’est ici que les djihadistes ont planifié la plupart des attentats islamiques de 2014 à 2017, notamment ceux du 13 novembre 2015 à Paris. La ville sera ensuite bombardée et détruite à 80%. En 2017, une alliance arabo-kurde a permis de libérer Raqqa de Daesh. Marine de Tilly, une écrivaine française, a traversé l’Irak et la Syrie pour suivre Leïla Mustapha, la jeune maire de la ville. “9 jours à Raqqa” est le portrait d’une femme qui tente de reconstruire la ville et d’instaurer la démocratie avec son équipe municipale. Cette ville oubliée des aides humanitaires et des journalistes doit se relever, panser ses plaies et s’offrir un avenir placé sous le signe de l’espoir. Ce documentaire en montre une lueur...
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    velocio
    velocio

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    3,5
    Publiée le 5 janvier 2022
    Écrivaine et grande reporter, Marine de Tilly s’est montrée intéressée par la cause kurde depuis longtemps et elle a souhaité se déplacer à Raqqa afin de rencontrer Leila Mustapha, dans le but d’écrire un livre consacré à cette jeune femme kurde devenue icône du féminisme. Ayant eu vent de ce projet, le documentariste Xavier de Lauzanne lui a proposé de l’accompagner afin de filmer cette rencontre. Ce séjour de "9 jours à Raqqa" s’est déroulé en 2019. Marine de Tilly et Xavier de Lauzanne ont suivi Leila dans de nombreux déplacements liés à sa fonction et où, malgré tout le dispositif de sécurité qui l’entoure, elle arrive à faire preuve d’une grande empathie avec les gens, hommes ou femmes, arabes, kurdes, turkmènes, arméniens ou chrétiens. En plus, sa compétence d’ingénieure en génie civile lui permet d’être parfaitement à l’aise dans ses discussions avec des techniciens, des contremaîtres ou des ouvriers, sur les chantiers qu’elle visite, et ils sont innombrables à Raqqa.
    Yves G.
    Yves G.

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    2,0
    Publiée le 19 septembre 2021
    De 2014 à 2017, l’État islamique installa sa capitale à Raqqa et y imposa la charia. Libérée par les forces démocratiques syriennes en octobre 2017, la ville fut ravagée par les bombardements aériens et les combats de rue. Sa nouvelle maire, Leila Mustapha, est une jeune Kurde, ingénieur civil, âgée de trente ans à peine.
    Le documentariste Xavier de Lauzanne a mis ses pas dans ceux de la journaliste Marine de Tilly qui nourrissait le projet d’écrire un livre sur elle. Dans une ville en ruines, où le départ imminent des troupes américaines décrété par Donald Trump laisse planer la menace d’un retour de Daech, ils disposent de neuf jours à peine pour la rencontrer et l’interviewer.

    La figure christique de Leila Mustapha ne peut susciter que l’admiration et l’empathie. Elle incarne à elle seule la résilience d’une population martyrisée par un pouvoir fanatique, par la chappe de plomb qu’il a fait tomber pendant de longues années sur une ville et sa région et par la guerre civile qui a réussi à l’en libérer. Femme, jeune, intelligente, belle, Leila Mustapha est un exemple pour tous les féministes en mal de modèle, une femme forte qui n’a rien renié de ses valeurs pour s’imposer dans un monde d’hommes, à l’instar, toutes choses égales par ailleurs, d’une Ruth Bader Ginsburg ou d’une Aung San Suu Ky.

    La caméra de Xavier de Lauzanne a réussi à la filmer dans des conditions périlleuses. Le voyage jusqu’à Raqqa, via Istanbul, Erbil et une longue chevauchée automobile sous escorte, en augurent les difficultés. L’édile municipale n’a pas une minute à elle. Elle utilise toute son énergie à reconstruire sa ville en ruines, dans des conditions sécuritaires dégradées. La menace d’un attentat, d’un enlèvement plane. Ses traits tirés portent le témoignage de sa fatigue sinon de son épuisement. Mais sa détermination demeure indestructible.

    Il n’y a pas grand’chose à reprocher à "9 jours à Raqqa". En particulier, il serait malhonnête de lui reprocher d’avoir héroïsé une figure indéniablement héroïque. Pour autant, à force de tresser des louanges à cette « maire-courage », à force de souligner ses muets sacrifices et l’ampleur des défis qu’elle doit relever, le documentaire de Xavier de Lauzanne verse dans l’hagiographie plus ou moins assumée. Faute de contrepoint, "9 jours à Raqqa" se réduit à un long clip électoral.
    Thibault d.
    Thibault d.

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    5,0
    Publiée le 10 juin 2021
    Film magnifique, vu en avant première ce soir. Après la terreur, un espoir pour la ville de Raqqa grâce à cette femme exceptionnelle qui œuvre à la reconstruction mais aussi et surtout à la réconciliation des communautés. Le documentaire est passionnant.
    Marti14
    Marti14

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    5,0
    Publiée le 11 juin 2021
    superbe film, poignant et saisissant. une belle ode aux femmes, à la démocratie, au courage et à l'espoir. Un excellent montage, un belle photo et la trompette d'Ibrahim Maalouf en fil rouge. Un merveilleux moment à l'avant première avec la venue de Leila, l'héroïne de cette reconstruction. Bravo Aloest production, hâte de voir la suite.
    Xavier B.
    Xavier B.

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    3,5
    Publiée le 5 novembre 2021
    Bon rythme, personnage attachant et intéressant. De belles images d'espoir avec l'apparition de quelques boutiques à la fin du film, autant de lueurs de couleur dans l'horizon gris des ruines, des signes de retour durable à la "normale" ?
    On comprendrait mieux le film si l'on avait un rappel de l'histoire de Raqqa. Même si ce film est aussi l'occasion d'exciter notre curiosité et d'aller à la recherche d'informations et d'analyses, il est difficile de comprendre qui étaient responsables de la destruction de Raqqa : l'armée syrienne avait bombardé dès novembre 2014, la France et les États Unis ont "pris le relais" en septembre 2015 en réponse à l'attaque contre Charlie (7/1/15) et aux attentats du 13/11/15...
    Tours sept 21
    Galactus
    Galactus

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    3,5
    Publiée le 13 septembre 2021
    Excellent reportage, heureusement qu'il existe des journalistes de terrain et lanceurs d'alerte capables et motivés pour ne pas tourner vers l'oubli les anciennes zones de conflit, mettre en lumière les gens locaux qui se battent pour améliorer les choses sur place, et exposer le contexte géopolitique présent et les risques futurs.
    Dommage que sur les vidéos d'archives de combat il n'y ait pas de légende indiquant notamment le camp des combattants qu'ont voit à l'image.
    Criticman17
    Criticman17

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    4,0
    Publiée le 17 octobre 2021
    Ce documentaire est important et utile pour l'humanité. L'histoire doit se servir de son passé et à travers ce qu'a vécu Raqqa, il ne faut surtout pas oublier ces femmes et ces hommes qui se sont combattus pour leurs libertés avec très peu d'aide de la part de notre monde. Leïla Mustapha est un exemple pour notre monde c'est une "exception" dans une société violente et corruptible, elle prône des qualités humaines et des valeurs honorables, c'est une personnalité féminine exceptionnelle qui inspire. Ce portrait de Leïla Mustapha dans ce documentaire doit permettre de faire prendre conscience que le monde doit changer et qu'il y a des femmes influentes fortes qui savent prendre des décisions jutes et qu'il faut laisser au pouvoir pour avoir des prises de décisions féminines et non que masculines comme cela se passe la plupart du temps. Un documentaire à montrer aux nouvelles générations pour changer notre monde et arriver à un monde meilleur.
    christoq
    christoq

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    5,0
    Publiée le 19 septembre 2021
    Dans ce monde tourmenté
    et de plus en plus incertain une leçon d'espoir à ne manquer sous aucun prétexte !
    claudiebois
    claudiebois

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    4,5
    Publiée le 19 septembre 2021
    Magnifique, à part 5 mn de trop sur des scènes de violence, j'ai failli sortir....Mais quelle leçon d'humanité, d'intelligence. Voir comment des communautés arrivent à vivre ensemble et on un projet commun, ça fait un bien fou
    Laetitia B.
    Laetitia B.

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    5,0
    Publiée le 8 septembre 2021
    Un destin de femme hors du commun. Le film met en lumière un combat pour l'humanité porté par la personnalité exceptionnelle de Leïla Mustapha. Bouleversant !
    irgendwer92
    irgendwer92

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    2,0
    Publiée le 11 septembre 2021
    ce documentaire très mal construit ressemble davantage à une bande annonce sans fin pour un livre... la mise en scène de la journaliste est insupportable, un odieux moi-je face à une femme incroyable, la maire de Raqqa, faisant preuve, elle, d'humilité. Heureux d'avoir vu Raqqa, de savoir que cette maire existe... mais pas d'avoir vu ce film plombé de surcroît par la musique prétentieuse de Maalouf.
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